Les leçons à tirer de la crise grecque - commentaires Les leçons à tirer de la crise grecque 2015-08-22T20:43:08Z https://www.taurillon.org/les-lecons-a-tirer-de-la-crise-grecque#comment21461 2015-08-22T20:43:08Z <p>C'est vraiment problématique cette démocratie.</p> <p>N'y aurait-il pas d'autres moyens de mettre tout le monde d'accord. On voit bien que si on demande leur avis à 28 peuples, ils ne seront jamais d'accord.</p> <p>Si on veut l'Europe efficace, il faut une Europe qui aurait une autorité indiscutable. Mais je ne sais pas comment y arriver.</p> <p>Peut-être que ces épreuves que nous traversons vont faire émerger un chef qui aura la carrure ; certains trouvent que l'Allemagne dirigée par Merkel pourrait endosser le rôle. D'autres imaginent que les USA qui ont intérêt à nous fédérer, pourrait s'impliquer plus ouvertement ?</p> <p>Ces 28 peuples sont si différents, leur culture, leurs choix politiques, leur économie, leur taille etc... Chacun a ses propres besoins, ses propres objectifs, ses propres capacités. Plus ça va, moins ça va.</p> <p>À six, une action commune était possible. À 28, c'est un casse-tête permanent. Et ce nombre devrait encore croître !</p> <p>Il faut une sacrée dose d'optimisme pour y croire, toujours et encore.</p> <p>Et ceux qui doutent ne sont pas forcement des populistes euro-sceptiques...</p> <p>Enfin, je crois.</p> Les leçons à tirer de la crise grecque 2015-08-17T13:01:52Z https://www.taurillon.org/les-lecons-a-tirer-de-la-crise-grecque#comment21441 2015-08-17T13:01:52Z <p>C'est quoi une « réponse de gauche » ?</p> <p>Et où est donc le libéralisme « très actif à Bruxelles » ? Si le libéralisme était si actif, on aurait dit ceci dès le début aux Grecs : « vous avez un budget déficitaire, vous vous êtes trop endetté, vos créanciers ont évalué un risque, se sont rémunérés sur ce risque, alors faites défaut de paiement ou restructurez votre dette ».</p> <p>En fait ça a été dit : c'était la position allemande et ça a été très partiellement fait (si cela avait été fait de manière complète, la Grèce n'aurait plus été en mesure d'emprunter et aurait été contrainte de mener de vraies réformes structurelles - comme la Lettonie ou encore la Suède ont pu le faire). Mais la France a réussi à imposer sa solution : fuite en avant, faire en sorte que la Grèce bénéficie de taux intéressants pour pouvoir soigner la dette par de la dette... Autrement dit, privatisation des profits et nationalisations des pertes et risques. C'est ce qui a été appliqué, on voit que ça n'a rien résolu et ceci est à l'opposé total du libéralisme. Et cela me semble au contraire une solution de gauche, puisque c'est une pseudo-solidarité qui a été imposée au contribuable européen.</p> <p>Et heureusement maintenant nous avons Merkel qui défend ce contribuable européen... quand Hollande milite maintenant pour une restructuration au détriment du contribuable ! Quel monumental foutage de gueule quand même !</p> <p>Bref. Tout ceci n'est pas une question de national ou supranational, c'est une question de définition des responsabilités. Les responsables sont les Grecs et les créanciers, on n'aurait pas dû intervenir directement dans le dossier. On n'aurait pas dû assumer une part de cette responsabilité. Tout au plus aurions-nous pu aider les Grecs à assumer certaines missions (gestion des frontières par exemple).</p> <p>Tout ceci aurait pu permettre de sanctionner les politiques clientélistes grecques, ainsi que les créanciers, nous avons préférer sanctionner les Grecs et les contribuables européens.</p> <p>Petit rappel historique. Après la guerre d'indépendance, les USA ont remboursé les dettes des colonies, parce qu'elles s'étaient endettées pour l'indépendance, ce qui a bénéficié à tous les Américains. Quand certains États ont toqué à la porte du fédéral pour un nouveau remboursement, quelques décennies plus tard, le fédéral a refusé car cette fois-ci ils s'étaient endettés pour eux seulement. Question de responsabilité, de logique, de rigueur. Les Américains ont préféré délivrer un message clair pour bâtir l'avenir sur des bases saines, quitte à morfler quelques années. Nous, Européens, avons préférer délivrer un message flou et prônant l'irresponsabilité, pourrissant l'avenir, pour repousser le problème sans le résoudre aucunement.</p>