Après le Brexit, Hollande et Sarkozy plus dangereux que Le Pen - commentaires Après le Brexit, Hollande et Sarkozy plus dangereux que Le Pen 2016-07-09T09:36:39Z https://www.taurillon.org/apres-le-brexit-hollande-et-sarkozy-plus-dangereux-que-le-pen#comment22091 2016-07-09T09:36:39Z <p>Merci pour cet article. Il me semble que l'une des grandes lacunes est l'ignorance générale sur le fonctionnement de l'UE, et le mensonge que l'UE n'est pas démocratique. Expliquez, expliquez s'il vous plaît le rôle direct que joue les états dans la prise de décision de l'UE, que la Commission Européenne n'a AUCUN pouvoir de décision (ne propose mais ne peut jamais décider) ce que je parie n'est pas compris par 99,9% des citoyens de l'UE et certainement très rarement expliqué par la presse et média !</p> Après le Brexit, Hollande et Sarkozy plus dangereux que Le Pen 2016-07-07T19:26:08Z https://www.taurillon.org/apres-le-brexit-hollande-et-sarkozy-plus-dangereux-que-le-pen#comment22090 2016-07-07T19:26:08Z <p>Cet article souligne - s'il en était besoin - que la fédéralisation de l'Europe ne peut venir des hommes politiques nationaux dont il n'y a rien à attendre à cet égard pour la raison simple que pour être élu, il faut être en résonance avec l'opinion publique. Or le message fédéraliste n'a pas percolé jusqu'à elle. Dans Les Echos du 23 juin (le jour du vote britannique), le rédacteur en chef Nicolas Barré, écrivait : « Savons-nous quelle Europe nous voulons ? La réponse est négative.[...] Le sentiment le plus répandu à l'égard de la construction européenne est le scepticisme.[...] Si le Brexit l'emporte, si la passion triomphe, la réponse de l'Europe devra consister à démontrer concrètement pourquoi il est plus efficace de traiter ces enjeux au niveau européen plutôt qu'au niveau national ». Mais - in cauda venenum - il conclut : « il faudra éviter les discours béats sur le saut fédéral auxquels personne ne croit.. ». Une claque violente pour les militants fédéralistes ! J'espère ne pas être le seul à être abasourdi.Tandis que dans le magazine Time (July 11, July 18), Marine Le Pen se voit consacrer une page d'interview où, avec un triomphalisme sans fard, elle affirme que dans les dix ans qui viennent l'Europe sera « déconstruite ». N'est-il pas plus que temps que les militants s'extirpent de leur autisme ? Et s'emploient à diffuser dans l'opinion publique une vision forte, enthousiasmante, collectivement appropriée de la nécessité fédérale ? A défaut, comme le titre du dernier livre de Michel Rocard, serait-ce le « Suicide de l'Europe, Suicide de l'Occident ? » Au clivage politique suranné droite/gauche, sans objet dans le cadre de l'économie sociale de marché de l'UE, n'est-il pas judicieux de substituer celui, autrement plus pertinent, de national-souverainisme/fédéralisme. C'est là tout l'enjeu : une Europe forte pour un avenir de paix. A défaut - et il semble bien que l'on s'oriente obstinément dans ce sens - le fédéralisme, comme le disait naguère le général De Gaulle à propos de l'Argentine, « est une idée d'avenir,... et qui le restera ». Le 28 juin à Bruxelles, le Groupe Spinelli nous exhortait à construire « A FEDERALIST NARRATIVE FOR EUROPE ». Prêche dans le désert ?</p>