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Derniers commentaires

  • Peut-on expérimenter de nouvelles formes de Démocratie en Europe ? (2/2)

    9 avril 2014  20:29, par Alexandre Marin

    Si la démocratie fonctionne mal, c’est certes de la faute des élus et des médias, mais c’est aussi de la faute des citoyens et de leur indifférence. Et ce n’est pas un changement de système qui change les mentalités et qui résout les problèmes.

    Enfin, traditionnellement, le fait d’avoir des « élites » dans les parlements sert à éviter les pièges de la démagogie, un peu comme un syndicat dans une entreprise. Par exemple, supposons qu’un employeur demande à ses salariés de voter une augmentation de salaire ; il serait logique que les salariés l’approuvent ; mais si l’employeur se sert de cette augmentation pour justifier des licenciements, le rideau tombe. Les syndicats sont là pour éviter de telles dérives. C’est pourquoi, le droit du travail impose aux entreprises de passer par les syndicats ou les comités d’entreprise pour ce genre d’opération. Il en va de même pour les parlementaires : ils sont là, en théorie, pour éviter qu’un ambitieux n’impose un pouvoir personnel et illimité dans le temps et l’intensité par son charisme et sa démagogie.

    D’ailleurs, les premiers syndicats de l’Histoire ont été constitués par les ouvriers du livre, les ouvriers imprimeurs, qui devaient savoir lire, pour exercer leur métier. C’étaient les seuls ouvriers à devoir savoir lire et à devoir lire les livres qu’ils imprimaient.

    Pour reprendre Polybe, pour assurer une forme harmonieuse de système politique, il faut de la démocratie, de l’aristocratie, et de la monarchie. Si un de ces éléments manque, la démocratie vire à l’ochlocratie, l’aristocratie vire à l’oligarchie, et/ou la monarchie vire à la tyrannie.

  • Peut-on expérimenter de nouvelles formes de Démocratie en Europe ? (2/2)

    9 avril 2014  20:27, par Alexandre Marin

    « C’est justement à l’homme qui ne veut pas du pouvoir, qui prendra cela comme un devoir, un fardeau, qu’il faut donner le pouvoir. »

    J’avoue ne pas très bien comprendre cette phrase. Si on donne le pouvoir à celui qui n’en veut pas, la chose la plus probable est qu’il s’acquitte de sa tâche avec de la mauvaise volonté, voire de la négligence. D’ailleurs il n’est guère susceptible d’être moins corrompu qu’un avide de pouvoir. D’où vient que la volonté s’oppose au pouvoir ? Je peux vouloir exercer une fonction, et la considérer comme un devoir. Il y a ici une confusion entre devoir et contrainte.

    « la démocratie représentative ne nous permet pas de choisir librement nos représentants, mais nous force à les choisir parmi une liste de candidats déclarés eux mêmes désignés par leurs partis politiques »

    Selon moi, le problème de la démocratie, ce sont les électeurs. Le défaut dénoncé de la démocratie représentative, c’est son côté grégaire (reproduction des élites, etc.). Si la démocratie est grégaire, c’est parce que les électeurs sont grégaires. La classe politique n’est que le reflet de la société civile. Si vous ne voulez pas de la liste, présentez-en une !

    La classe politique ne fait que promettre du « pain et des jeux », en garantissant qu’ils vont résoudre tous les problèmes de la société d’un coup de baguette magique. Si les citoyens suivent, c’est qu’ils ne raisonnent qu’en se demandant ce que la France ou l’Europe peuvent faire pour eux, pas ce qu’ils peuvent faire pour l’Europe. C’est pour cela que l’on laisse un ancien ministre de l’intérieur dire par exemple que les Roms n’ont pas vocation à s’intégrer. Il est là le problème de la démocratie. Comment peut-on vouloir un système de protection sociale efficace si le citoyen se désengage et considère que c’est à l’Etat de s’en charger entièrement ? Si on se désintéresse de sa communauté et de son prochain, comment vouloir que les élus s’intéressent à nos problèmes ?

    D’ailleurs, les promesses politiques tournent d’avantage autour d’une baisse du chômage, de la fiscalité, de ma richesse de chacun, que de la défense des libertés fondamentales, qui demeurent de nos jours gravement menacées.

  • ARTE, figure de proue des eurosceptiques ?

    8 avril 2014  10:32, par tnemessiacne

    « Des formules avaient déjà été proposées, à l’instar des projets Eurikon en 1982, Europa-TV en 1985 ou encore d’Euronews en 1992.Tous ont été déçus. »

    Euronews est le première chaine d’information européenne, devant CNN...

    Aussi je pense concernant l’identité et le casse-tête chinois, les professionnels de la culture, je pense savent très bien faire des programmes européens, mais la culture est politique, les programmes peuvent s’européaniser avec le temps.

    Concernant les coûts de traductions regardez tous ce qui passe à la télé, ce sont des programmes américains traduits dans une multitude de langues sur toute la planète. Et encore la musique n’est même pas traduite.

    En tout cas article très lisible et intéressant.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    6 avril 2014  17:41, par Alexandre Marin

    « la conception plus ou moins sacralisée, et donc plus ou moins contestable par un laïc, plus ou moins...létale pour lui, des textes fondateurs d’essences mythique et/ou religieuse : la relation à la transgression, en quelque sorte ; »

    Je ne vois pas en quoi les Européens auraient le monopole de la capacité à dépasser la loi et les dogmes religieux. Les exemples d’Akhenaton en Egypte, ou de Confucius en Chine sont révélateurs, et même si Confucius a servi de référence durant près de 1500 ans, il n’en avait pas moins remis en cause le système établi à son époque. Il avait d’ailleurs, un temps, été critiqué par un courant de pensée appelé le légisme dont la doctrine était beaucoup plus autoritaire.

    Un tel type de remise en question est assez naturelle dans les sociétés où s’opèrent des changements démographiques ou technologiques qui entraînent des modifications de la vie politique, économique et des moeurs.

    « histoire spécifique des civilisations dans la mesure où seule l’européenne s’est ouverte aux autres »

    La non plus, le monopole n’appartient pas aux Occidentaux. Au XV° siècle , l’empereur chinois Yongle, désireux d’établir de nouvelles routes maritimes, fit construire une des flottes les plus imposantes de l’Histoire dans un but d’exploration.

    Avant de se fermer sur lui-même au XVI° siècle, le Japon a beaucoup emprunté à la civilisation chinoise. Un exemple bien connu est l’arrivée du Bouddhisme vers le VIII° siècle.

    Les savants arabes du Moyen-Âge se sont aussi ouverts sur les Européens, les Indiens, et les Chinois.

    Là aussi, c’est relativement naturel, car une société ne se développe jamais en autarcie, même quand elle est complètement repliée sur elle-même. Elle évolue en considérations des autres dans un contexte de relations internationales, politiques, économiques, culturelles, dans des rapports de force ou d’échanges particuliers, d’innovations technologiques, et en considérations des mutations internes.

    Le Moyen-Orient, en particulier, carrefour des trois continents, et foyers d’affrontements et d’échanges historiques majeurs, est un lieu où les civilisations qui s’installent sont contraintes de s’ouvrir aux autres, du fait des réalités géographiques qu’elles soient, ou non européennes.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    5 avril 2014 18:50, par Ferghane Azihari

    @Jean-Luc Lefèvre

    Vous n’avez pas à plaider un convaincu. Je ne nie pas l’existence d’une identité européenne (vous aurez compris que je confonds identité et particularisme, ce qui n’est pas incompatible avec la notion de métissage). En revanche, il faut dissocier celle-ci du politique.

    Ensuite, quels sont les éléments de cette identité ? N’étant pas aussi érudit que vous qui êtes historien de formation et qui avez apparemment beaucoup travaillé dessus, je ne suis pas capable de vous répondre avec certitude sur quoi que ce soit.

    Cependant je me permets de vous poser la question suivante : l’Européen a t-il vraiment le monopole de la découverte et de l’exploration quand la Terre entière a été peuplée par une race de migrants apparue en premier lieu sur le continent africain ?

  • Un fédéraliste au ministère des Affaires Européennes !

    5 avril 2014  17:32, par Techer Laurent

    Un espoir bien vite envolé : la dimension européenne n’est manifestement pas une priorité du nouveau gouvernement. En lieu et place d’un ministère dédié, nous avons un ministère balai pour le commerce extérieur, le tourisme et les affaires étrangères (rien que ça). Pas vraiment de nature à réveiller les consciences et à remettre l’Europe au centre des débats. En revanche, le gouvernement a dediė un ministère unique à l’outre mer (!!!). Je n’ai rien contre l’outre mer (j’en viens) mais la différence de traitement est complètement anachronique et ne correspond pas à la réalité des enjeux auxquels nos sociétés sont et seront confrontés. Je ne suis pas de nature pessimiste mais je crois que la concrétisation de l’idéal européen n’est malheureusement pas pour demain.

  • « Une Jeunesse Européenne », de Guillaume Klossa

    5 avril 2014  11:27, par valentine renaud

    J’aime ce livre une jeunesse europeenne parce qu’il est universel

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  22:33, par François Hublet

    Un bon article à mon sens, déclencheur d’une controverse entre gens finalement assez largement d’accord entre eux. Il y a un patrimoine à défendre, il y a ces belles lettres (dans tous les sens que cette expression porte) gréco-latines, néo-classiques, romantiques et autres muses diverses qu’il nous faut faire prospérer aujourd’hui encore... Il y a une histoire, elle est notre passé, et celui de tous les autres hommes qui sont et seront. La culture est une comme l’humanité est une. Que l’idée européenne puisse être universelle autant qu’universaliste me semble une juste vision que je défends bien volontiers, avec tout l’idéalisme qu’elle comporte ; ceci suppose que l’Europe aussi, que les Européens en prennent soin. Mais sans en réclamer ni la paternité exclusive, ni un mérite quelconque (peut-on s’ennorgueillir des bienfaits d’ancêtres si lointains) ni en l’établissant comme une référence unique. Finalement c’est là histoire de morale et de culture plus que d’Europe, et il s’agit de faire cette dernière, si nous le pouvons, au service des deux premières.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  19:33, par Jean-Luc Lefèvre

    @ Ferghane,

    Vous ne répondez pas à deux de mes arguments plaidant en faveur d’une identité dans les et au-delà des métissages :

    - la conception plus ou moins sacralisée, et donc plus ou moins contestable par un laïc, plus ou moins...létale pour lui, des textes fondateurs d’essences mythique et/ou religieuse : la relation à la transgression, en quelque sorte ;

    - une histoire spécifique des civilisations dans la mesure où seule l’européenne s’est ouverte aux autres, le plus souvent par intérêt sans doute, par la force aussi, à TOUS les moments de l’histoire : une relation à l’autre ESSENTIELLEMENT pensée en termes d’enrichissements mutuels. L’Européen s’est servi, certes, mais il aussi « servi », ce qui fait sa singularité !

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014 18:18, par Ferghane Azihari

    Pour ce qui est de la conscience européenne, même question, au nom de quoi cette conscience (très controversée) devrait - elle servir de base pour fonder la civilisation européenne ?

    Après tout, on peut estimer que celle-ci est la conséquence de l’antiquité greco - romaine...?Qui elle même est issue de fondements plus anciens ?

    C’est encore arbitraire.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014 18:12, par Ferghane Azihari

    Si on n’est pas d’accord sur la définition des termes, on ne pourra pas être d’accord, ni se comprendre.

    La civilisation renvoie à un particularisme grande - échelle qui enveloppe une mosaïque de particularismes locaux.

    Je préfère de loin l’approche post-nationale qui vise à concilier tous les particularismes, ce que l’Etat civilisation ne permet pas visiblement, à en juger par la défiance exprimée par certains fédéralistes à l’égard de pays tiers et plus généralement à l’égard d’une éventuelle gouvernance mondiale analogue, le tout sur des fondements culturels comparables aux arguments nationalistes utilisés à l’encontre de l’Europe

    En ce sens, la communauté post-nationale est un concept préférable à la communauté - civilisation.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  16:52, par Alexandre Marin

    Enfin, pour ce qui est du Moyen-Âge, beaucoup des questions qui se posent aux Européens à l’heure d’aujourd’hui se posaient au Moyen-Âge. L’exemple le plus révélateur est celle de l’unité dans la diversité, question qui existait déjà au Moyen-Âge, dont on retrouve des traces importantes dans la geste arthurienne. La deuxième raison est, selon Jacques le Goff, que le Moyen-Âge voit l’apparition d’une conscience européenne due à l’association entre un idéal d’unité des Chrétiens, et des Chrétiens d’occident en particulier, et un lieu géographique, même si l’idée était que la terre entière se convertisse au christianisme. Le passage de la fin de l’Antiquité au Moyen-Âge, c’est le passage d’un idéal d’unité lié du Mare Nostrum, à un idéal d’unité lié au continent européen.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  16:51, par Alexandre Marin

    @Ferghane Azihari

    Particularisme pourvu d’une taille suffisamment critique n’empêche ne réduit pas l’Europe à une nation fermée sur elle-même.

    Pour reprendre l’exemple de l’Inde, elle a une frontière commune avec le Népal. Or, une partie importante des népalophones vivent du côté indien de la frontière, et il serait absurde de dire qu’une partie de peuple népalais appartient à la civilisation indienne et l’autre non. La frontière qui sépare le Népal de l’Etat-civilisation indien est une frontière étatique et non civilisationnelle, contrairement à ce qu’étaient à leurs constructions la muraille de chine ou les limes romains, l’idée d’Etat à cette époque n’existant pas. Pareil, le fait que l’actuel Myanmar faisait partie de l’empire britannique des Indes, et ne fait plus partie de l’Inde ne détermine en rien la mesure de son appartenance à la sphère de civilisation indienne.

    Et puis, de nombreuses civilisations ont eu des tailles fort réduites. Les Minoens ont développé une civilisation qui ne dépassait guère la Crète, même si son influence s’est largement répandue en Grèce continentale, au vu des références qui y sont faîtes par la mythologie.

    Et puis, le fait que l’universalisme ne vire pas à l’uniformité absolue comme le nationalisme, c’est bien le particulier. En ce sens, le particulier participe à l’universalisme, loin de s’y opposer. Les régionalistes et anti-jacobins te le diraient mieux que moi. C’est pourquoi le « particularisme suffisamment critique » ne remet guère en cause une conception universaliste de la civilisation et de l’Etat-civilisation. Huntigton parle de l’affrontement des civilisations, mais qui dit « affrontement » dit forcément « échange », et le Moyen-Orient, dit « carrefour des civilisations » en sait quelque chose.

    Car qui dit « civilisation » dit « échange », qu’il soit culturel, mais aussi économique, politique, juridique, philosophique, idéologique, religieux, etc...

    En ce sens, je pense que l’Etat-Civilisation épouse assez bien l’idée de patriotisme constitutionnel cher à Habermas, l’idée que le patriotisme s’harmonise, non pas autour d’une identité culturelle, mais autour de valeurs qui ne sont pas arrivées toutes seules, mais qui sont le fruit d’une Histoire qui n’est pas forcément une Histoire qui nous est propre. Le patriotisme constitutionnel pourrait être la base d’un Etat-civilisation européen.

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  15:08, par Jonathan LEVEUGLE

    Excellent comme d’habitude.

    Bravo !

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  13:36, par Valéry

    Excellent article. Merci !

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014 12:13, par Ferghane Azihari

    @Jean-Luc Lefèvre

    Oui l’Europe a été pionnière dans ce processus. Mais elle n’en détient pas pour autant le monopole. Et si elle a pu ouvrir la voie, c’est le fruit hasardeux de l’histoire, des facteurs historiques par définition aléatoires. Affirmer le contraire serait consacrer la supériorité intellectuelle de certains êtres humains par rapport à d’autres sous le seul critère culturel, ce qui serait bien-évidemment douteux. Mais j’ai bien compris que vous n’étiez pas dans cette approche.

    @Tnemessiacne

    Si vous refusez d’être plus précis, soit. Cependant il faut peut-être songer à cesser d’être impulsif et d’énoncer des absurdités en taxant d’eurosceptiscisme quelque chose qui ne l’est pas ;)

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  12:05, par tnemessiacne

    Je veux bien argumenter mais ça finira avec une fin telle que je l’a connait.

    Par contre je suis contre l’idée que plus il y a de réponses quelque peu outrées plus c’est intéressant il peut également avoir des débats constructifs...

    Mais il me semble que c’est la journée de l’Europe au vu du nombre de sorties médiatiques.

    Tel le livre de De Sarnez l’Urgence européenne

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  12:04, par Jean-Luc Lefèvre

    @ Ferghane,

    Rien de plus anecdotique, et donc exceptionnel, que cette hirondelle tunisienne ! Je crois avoir lu dans Courrier international les distances que cette constitution « laïque » a conservées avec la thématique des droits de l’homme ! Plus fondamentalement, la « laïcité » authentique consiste aussi à oser remettre en question le sens littéral des textes sacrés sans faire l’objet d’une quelconque stigmatisation et moins encore de menaces sur sa personne. Sans l’Occident a-t-il mis du temps à l’accepter, mais il l’a fait et cela peut être porté à son compte sans fausse pudeur !

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014 11:51, par Ferghane Azihari

    @ Schaft,

    Là aussi, cher ami, vous semblez ne pas déceler que cet article s’attache simplement à dénoncer la tentation nationaliste qui anime certains Européens.

    Pour ce qui est du libéralisme dogmatique, je ne cesse de vous rappeler que les traités laissent des marges de manoeuvre pour le tempérer et qu’il n’appartient qu’aux peuples de décider de ce qu’ils veulent faire de l’idée européenne. Or en ce moment c’est bien la France qui bloque les velléités régulatrices de la Commission européenne.

    Relire : http://www.taurillon.org/regulation-financiere-quand-la-commission-europeenne-depasse-le

    Vous voulez une Europe qui soit autre chose que néolibérale (à supposer qu’elle le soit) ? Aidons-nous mutuellement. Je vous aide à vous rendre-compte qu’on peut demander une autre Europe qui s’implique davantage dans les sujets clefs comme la transition énergétique, l’écologie, la recherche, le développement et l’éducation.

    Et en contrepartie, vous m’aidez à faire avancer cette pétition européenne qui va dans le sens d’un plan de relance de type néo-keynésien jugé conforme aux traités par la Commission :

    http://www.newdeal4europe.eu/fr/

    @Jean-Luc Lefèvre,

    La capacité de progresser et d’aller au-delà des dogmes n’est pas propre aux Européens me semble t-il. Prenez par exemple la Tunisie qui s’est dotée d’une Constitution laïque après des processus révolutionnaires mouvementés...

  • La civilisation européenne est tout aussi artificielle que les nations qui la composent

    4 avril 2014  11:37, par Jean-Luc Lefèvre

    @ Ferghane,

    La capacité de dépasser les dogmes ? Tout simplement parce qu’un texte, en Europe, même sacré, même prophétique, n’a pas de valeur définitive et irrévocable, d’où l’idée de « renaissances » inconnues en d’autre contrées : les textes prennent un sens différent selon les époques et les cultures. En d’autres sphères culturelles, c’est plus simple encore : il n’y a jamais eu de dogme, parce qu’il n’y a pas d’église !!!

    Pas de particularisme pour fonder le vivre - ensemble, on est bien d’accord, mais pas davantage de confusions indues ! Et cet aspect du dogme me paraît être un marqueur du vivre - ensemble fondamental aujourd’hui !

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