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L’idée européenne ne date pas d’hier !
L’idée européenne ne date pas d’hier !
Ben justement - pardon - mais c’est précisément là qu’est le problème : il n’y a absolument pas de ’’notion d’Europe’’ sinon un espèce de gigantesque fourre-tout polysémique où l’on trouve un petit peu n’importe quoi, voire tout et son contraire ; une espèce d’auberge espagnole où chacun amène ce qu’il veut bien (l’Empire, la Trêve de Dieu, la Table ronde et - pourquoi pas, comme ici (soupirs) - la quête du Graal…) et ne veut bien comprendre que ce qui l’arrange.
Le tout étant classé un petit peu au petit bonheur la chance, au gré des fantaisies et sensibilités des uns et des autres (et certainement pas de manière très rationnelle).
Je suis de ceux qui pensent que l’Europe - en tant que projet politique - a essentiellement besoin de rationalité, de perspectives politiques, d’institutions lisibles, de contrôle démocratique et d’efficacité fonctionnelle, mais sans doute pas de mythes fondateurs capillotractés. Tout le monde aura compris…
Maintenant - oui - l’idée fédérale ne date pas d’hier. Avec Dante Alighieri, par exemple, dans ’’Il convivio’’ (i.e : « le Banquet »), notamment (début XIVe) ; dans un cadre institutionnel impérial, en effet. Mais ne confondons pas les concepts…
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
François Hollande fait un beau discours « fédéraliste » en apparence. Il appelle à un gouvernance économique de la part de l’UE.
Et regardez ensuite comment il réagit lorsque la Commission européenne lui fait des recommandations ! Elle n’a rien à dicter à la France.
Voilà donc la preuve que le président français est contradictoire et hypocrite. Il tient un un discours différent en fonction de la situation et de ses interlocuteurs ou bien de son « public cible ».
Nous n’avons aucun intérêt à soutenir de près ou de loin ce genre d’opportunistes.
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
Oui, ce sont les citoyens qu’il faut convaincre !
De bons connaisseurs, au sein des institutions européennes, commencent à ne plus exclure que les prochaines élections envoient au PE une majorité de députés … europhobes !
Un peu comme si notre Assemblée nationale était peuplée en majorité de représentants remettant en cause l’Etat français.
Il y a, en France, des dizaines d’associations d’inspiration citoyenne, mouvements, forums,fondations … militant pour l’Europe sociale et politique et/ou pour l’émergence d’un modèle de société que cette « autre » Europe pourrait soutenir.
Puisque nous sommes des fédéralistes, commençons par fédérer les énergies de tous ces mouvements en un réseau qui saura se faire entendre. Cela suppose bien sûr de s’accorder sur une plateforme commune permettant de redonner aux citoyens le goût de l’Europe.
Et si cela fonctionne en France, alors cela fonctionnera aussi dans d’autres pays.
Le temps presse. Qui est partant ?
www.citoyensunisdeurope.euFaut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
@Xavier : n’en voulez pas aux JE de soutenir ce type d’initiatives, car nous le faisons avec de nombreux types de propositions. Ce n’est pas notre seule initiative. Ce n’est pas là-dessus que notre « crédibilité » pourrait être remise en cause. Nous sommes plutôt présents auprès des citoyens. Pas assez, évidemment, et c’est à continuer et à amplifier, bien sûr. ;-)
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
Le fond des propositions de Jacques Attali c’est de soigner la dette par de la dette. Je trouve cela au mieux malsain. Et une Eurofédération basée sur cela, non merci. Mais cela n’engage que moi bien sûr, et je regrette profondément que le Mouvement européen et les JE aient suivi Attali.
Que sont les JE ? Des jeunes européens qui pensent que l’Europe devrait s’intégrer politiquement via une fédération. Voilà ce qui nous réunit. Après le reste, sur ses compétences en particulier, nous ne nous accordons pas toujours. Mais l’important est bien que nous considérons que nous serons plus forts unis, parce que les Européens se rassemblent sur suffisamment de choses pour s’entendre.
Auprès de qui devons-nous faire valoir nos idées ? Les citoyens !
Ca nous fera de belles jambes d’avoir des eurodéputés qui soutiennent nos idées et qui se font éjecter aux prochaines élections parce que les citoyens ne suivent pas.
Cependant pour pouvoir convaincre les citoyens il nous faut impérativement éviter de nous égarer dans des promesses et solutions intenables à la Attali, ne pas être eurocrédule envers l’UE (qui a quelques politiques tout simplement aberrantes, comme la PAC) et clarifier notre projet.
Nous gagnerions en crédibilité en critiquant sévèrement ce qui ne va pas dans l’UE. Notre soutien envers ce qui fonctionne bien n’en sera que plus fort.
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
@Xavier C. : je vous trouve un peu dur avec l’initiative de Jacques Attali. Il proposait en effet une « Eurofédération » avec des aspects très intéressants : http://www.taurillon.org/Jacques-At…
La question est la suivante pour moi : auprès de qui devons-nous appuyer nos idées ? Les Eurodéputés ne sont-ils pas les seuls à pouvoir révolutionner l’Europe ?
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
@Jean-Guy Giraud
Il me semble que les JE ont fait des propositions concrètes récemment. ;)@Fabien Cazenave
Je serai d’avis qu’il vaut mieux ne pas soutenir ce genre de propositions. Ce n’est pas parce que c’est européen ou pro-européen qu’on doit soutenir n’importe quoi, comme cela a été fait avec les propositions d’Attali. Ne soyons pas eurocrédules !De la part de Hollande ces propositions ne sont que du vent.
Et quand bien même ce serait sincère et motivé, l’application de celles-ci ne sera pas convaincante.
1) Quelles décisions économiques et fiscales veulent-ils prendre chaque mois ? Des exemples que diable ! Or nous savons que ça ne sera jamais qu’une occasion supplémentaire pour bafouer le principe de subsidiarité et matraquer fiscalement les Européens.
2) Les modèles européens sont pour la plupart bâtis pour les vieux (système de retraite par répartition, marché du travail sclérosé par certaines lois marginalisant les jeunes et les moins formés). Dévalorisation des métiers manuels.
3) Oui à une communauté européenne de l’énergie pour sortir de la dépendance russe notamment. Non à la transition énergétique, en tout cas pas au niveau européen. L’Allemagne est le plus grand pollueur d’Europe grâce à son abandon du nucléaire. Les énergies alternatives sont balbutiantes. L’énergie verte est un immense boulet. À l’heure d’une économie européenne figée, c’est se tirer une balle dans le pied. Nous ferions mieux d’exploiter les gaz de schiste.
4) Pourquoi pas (la capacité budgétaire de la zone euro), mais à condition que ça ne soit pas un impôt supplémentaire… On étouffe sérieux ! Il faudrait des garanties à ce niveau. Et non, mille fois non au nouvel emprunt. Un nouvel emprunt, martelons-le, c’est l’impôt de demain. Que Hollande demande à nos gosses s’ils en veulent, de ce futur emprunt. Et, tout de même, on voit ce que ça donne un État surendetté. Alors que la zone euro le soit également ne fera qu’empirer les choses.
Bref. Concrètement. Pas grand chose à tirer de ces propositions.
Et comme tu le dis fort justement, rien de fédéraliste.
Alors pourquoi soutenir Hollande et sa misérable conception européenne ?
Ce président est à terre, nous ferions mieux d’en profiter.
Des fédéralistes pro-européens qui désavouent la politique européenne du président français, ce serait vraiment bien. :)
Le Royaume-Uni en crise identitaire : la crise de la quarantaine
Bonjour,
Votre commentaire n’est pas assez précis sur les points avec lesquels vous n’êtes pas d’accord et je ne peux donc pas reprendre mon argumentation afin de répondre à votre critique, voulez-vous être plus précis ?
Par ailleurs, je ne pense pas qu’il y ait de vérité en politique, mais des interprétations différentes de la réalité et des solutions à apporter. Il n’y a donc pas de vérité à découvrir par l’expérience en politique, à mon sens.Enfin, j’ai une certaine affection pour le Royaume-Uni où je vis cette année. Mon article ne se veut absolument pas anglophobe, mais montrer que le Royaume-Uni, ne sais plus comment se positionner dans le monde. Ce n’est pas une critique. Je pense que c’est le cas pour beaucoup d’autres pays, qui l’expriment autrement. M’intéressant actuellement au débat sur le référendum maintenant programmé d’ici 2017, j’ai voulu soulever ce point dans cet article, et n’aborde pas cet aspect pour d’autres pays.
Le Royaume-Uni en crise identitaire : la crise de la quarantaine
Faut-il soutenir les propositions de François Hollande sur l’Europe ?
CHER FABIEN, CHERS AMIS DU TAURILLON
TOUT À FAIT D’ACCORD AVEC VOTRE ANALYSE DE LA PROPOSITION FRANÇAISE (QUI, PAR AILLEURS, DOIT INCITER À LA PLUS GRANDE PRUDENCE VIS À VIS DES PROJETS D’"INSTITUTIONNALISATION" DE L’EUROGROUPE).
MAIS LE TEMPS N’EST-IL PAS VENU DE PASSER DU STADE DE L’ANALYSE CRITIQUE À CELUI DES PROPOSITIONS CONCRÈTES ?
LES JEF SONT FAVORABLES À L’IDÉE DU LANCEMENT D’UN GRAND DÉBAT SUR LA RÉFORME DE L’UE À L’OCCASION DES ÉLECTIONS DE 2014. ENCORE FAUDRAIT-IL QUE LA TENEUR DE CETTE RÉFORME SOIT PRÉCISÉE ET DÉTAILLÉE AFIN QU’ELLE PUISSE ÊTRE UTILEMENT DÉFENDUE LORS DE LA CAMPAGNE ÉLECTORALE EUROPÉENNE.
L’UEF FÉDÉRALE A ÉLABORÉ UN PROJET DE « LOI FONDAMENTALE » (DONT CERTAINS ASPECTS SONT TOUTEFOIS DISCUTABLES). L’UEF FRANCE A DRESSÉ UN CATALOGUE EN 38 POINTS INTITULÉ « LA RÉFORME DE 2014 » (CI-JOINT). LES JEF FRANCE ONT EUX-MÊMES PRODUIT PLUSIEURS DOCUMENTS DU MÊME TYPE.
N’EST-IL NÉCESSAIRE DE POURSUIVRE ACTIVEMENT SUR CES BASES AFIN DE PARVENIR À DES PROPOSITIONS COMMUNES AVANT LA FIN 2013 ?
AMITIÉS JEAN-GUY GIRAUD
Pour l’ajout d’une clause sociale aux critères de Copenhague et aux actes constitutifs de l’UE
Dans la terminologie de l’Union européenne et de ses traités actuels, l’expression « économie sociale de marché » résume bien la situation : le social y est coincé, à l’étroit et à l’ombre, entre l’économie et le marché.
Vous dites très justement que « la protection sociale est le tempérament qui permet de protéger les plus fragiles. »
Au-delà de ce « programme minimal », l’ambition devrait être, non seulement de « défendre » les plus fragiles, mais de construire un modèle de société non soumis au « fondamentalisme marchand » (selon l’expression de Joseph Stiglitz).
Souhaitons que ce débat ne soit pas escamoté pour les prochaines élections européennes !
http://www.citoyensunisdeurope.eu/n…L’identité européenne : mythe ou réalité ?
Certes, mais cependant il faut se dire que les premiers états pré-américains, les 13 Colonies, ont décidé de commun accord de faire indépendance et de créer une Nation unie, et les Etats sont en majorité nés au sein même de cette Fédération, ils ont par conséquent, quelque soit leur culture spécifique à l’etat, toujours existé au sein des USA, leur existence a toujours été lié aux USA.
En Europe, les différents pays ont des siècles entiers de culture spécifique et de rivalité vis-à-vis de leurs voisins derrière eux, et dans les années 90, une certaine union européenne décide de les lier, dans un but purement économique au départ. Les peuples de l’Europe n’ont pas réllement choisi, mais les dirigeants, pour des raisons économiques.
Evidemment, il reste le fantasme de créer des Etats Unis d’Europe depuis Churchill, par évidente jalousie envers la force identitaire de l’oncle Sam, qu’on essaie désormais d’inculquer au sein des population européennes. Bien sûr, ce serait véritablement pratique qu’il existe une identité Européenne, mais cela prendra énormément de temps, et il est encore ridicule d’oser comparer l’Europe aux Etats Unis d’Amérique aujourd’hui. Malgré la nuance de l’article, les américains restent énormément fier de leur pays, et malgré les tensions entre Etats ou visons, ils sont définitivement unis quand le pays traverse une crise. Même lorsqu’il y a une contestation, ce n’est pas contre leur pays, mais pour leur pays, à leurs yeux.
Aujourd’hui, je vois assez peu de gens en Europe qui sont prêt à risquer leur vie pour l’Europe…Leur pays, éventuellement, mais pas l’Europe, qui reste quelque chose d’abstrait, ou pire, d’autoritaire (au sens économique)…La propagande paneuropéenne n’est pas encore efficace (ce n’est pas péjoratif !), mais cela dit, cela est peut-être à mettre en lien avec la crise actuelle, qui entache l’image que l’europe tente de se donner…Quelle place pour la nation dans une Europe fédérale ?
Parfaitement ! Parfaitement ! Pour souligner votre propos, rappelons que la guerre de 100 ans ce sont des « Français » contre d’autres « Français » ! Et les « Anglais » craignaient que si leur souverain gagne la guerre, que leur île soit quelque peu délaissée.
Pour ma part je serai tout à fait d’accord avec cette vision des choses, l’Europe des régions, aux compétences clairement définies, respectant strictement le principe de subsidiarité.
À une nuance près.
L’échelon national sera une coquille vide la plupart du temps.
Regardez l’Allemagne. À peu près toutes ses compétences peuvent être transmises à une Fédération européenne. Le reste étant déjà confié aux Länder.
Ou encore la France ! Certains pouvoirs et responsabilités devront être transmis aux régions (éducation, santé, etc.) et d’autres à la Fédération (armée, diplomatie). Que restera-t-il à la France ?
Les seuls États qui ne seraient pas divisés, seraient les petits (Portugal, Pays-Bas, Estonie). Et encore. La Belgique serait naturellement divisée en 3 (Wallonie, Flandre et Bruxelles, capitale de l’exécutif européen, avec Luxembourg capitale judiciaire et Strasbourg capitale parlementaire).
Et tant mieux si ces grands États disparaissent au profit d’une Fédération européenne et des régions : ça évitera de voir quelques pays bloquer ou orienter tout le processus de construction européenne. Regardez comme la France bloque avec la PAC ! C’est indécent.
Pour un plan européen extraordinaire de développement durable et pour l’emploi
@Xavier : Voilà un raisonnement typiquement libéral, soit que vous le partagiez, soit que vous le récitiez sans le comprendre.
D’une part, l’argent ne manque pas en Europe. Entre les niches fiscales, l’évasion et la fraude fiscale, ce sont au moins 40 milliards d’euros qui sont perdus par l’administration en France, et des centaines de milliards au niveau européen. Des systèmes d’impositions plus progressifs et plus justes pourraient aussi lever des millards. De plus dans le texte des sources de financement sont mentionnées (Taxe sur les transactions financières et taxe carbone) ; avez-vous seulement lu l’article ?
D’autre part, vous êtes bien content d’avoir des infrastructures telles que les routes, les écoles, les services publics, payées avec les impôts (la dette) de vos parents et grands parents ! Il faut sortir de cette idée que la dette est forcément mauvaise ; un état n’est pas un foyer qui compte annuellement, un état peut et doit agir sur le long terme ! Un investissement sur les énergies renouvelables serait forcément rentable maintenant en termes d’emploi et d’économie, et sur le long terme grâce au bénéfice pour le climat et l’économie cela créerait.
De plus, si la BCE prêtait aux états directement ou via des obligations européennes, le remboursement des dettes serait bien moins difficile…
Enfin, je ne suis pas convaincu que les politiques de relance appauvrissent. Mais je suis en revanche certain que les politiques d’austérité qu’on impose un peu partout en Europe créent de la détresse sociale, du chômage et des inégalités. Donc à choisir, je préfère la relance qui a une chance de marcher, elle.
@ l’Auteur : l’idée est intéressante mais j’ai un problème avec la taxe carbone. S’il s’agit comme je crois le lire çà et là de quotas achetables sur un marché, alors c’est franchement peu efficace. Si de grosses industries produisant beaucoup de CO2 ont le choix entre acheter des droits d’émission au prix fort, et réduire leur empreinte carbone, je crains que la plupart fassent le choix de payer pour continuer à polluer…
Une Europe sociale grâce au fédéralisme ?
Il est écrit dans cet article : « L’Union européenne n’a pas de compétence sur les questions sociales et ne peut que venir compléter les politiques nationales des États membres. Elle ne peut donc pas définir un cap ».
C’est à mon sens une erreur d’analyse.
En effet le fait d’avoir un marché unique, une monnaie unique mais d’avoir enregistré que l’Europe n’a pas de compétence sur les questions sociales, ça définit déjà un cap : celui de la concurrence sociale, ça pousse les états membres à minimiser leurs politiques sociales afin d’être fiscalement attractifs.
Tout le reste est parfaitement clair et juste…
Les pleins pouvoirs d’urgence pour le Parlement européen !
REACTIONS SUR L’ARTICLE
SUR LE BUDGET EUROPEEN D’AUSTERITE // Le Conseil européen a décidé une réduction du budget européen dans le prolongement de la politique d’austérité que les institutions européennes ont encouragé au niveau des Etats. Les députés européens auraient préféré qu’on leur reverse les économies réalisés mais dans quel but ? Avait-ils mieux à proposer que leur participation à l’effort général de réduction des dépenses publiques ? Quand ont-ils proposé un new deal européen ?
SUR LA LOGIQUE DESTRUCTRICE // Il y a deux intégrations européennes : l’intégration des Etats dont le moteur est le couple franco-allemand et celles des eurofonctionnaires dont le moteur sont les lobbies des nantis et des grandes puissances étrangères. L’intégration des Etats a produit les grands consortiums tels qu’Airbus et l’ESA en réponse à l’incapacité des eurofonctionnaires à produire de telles réalisations. Cette intégration a garanti la paix entre les Etats membres depuis la fin de la dernière guerre mondiale, bien avant la venue de la CEE et l’UE. L’intégration des eurofonctionnaires est un processus de centralisation bureaucratique mis en œuvre au profit de leur gagne-pain, pas un processus de fédéralisation démocratique motivé par l’intérêt général européen. Naturellement, elle a engendré des antagonismes nouveaux, pas la solidarité entre les Etats qu’elle cherche à éliminer. Il faut rechercher la logique destructrice dans le comportement des institutions européennes, pas dans ses conséquences.
SUR LA LEGITIMITE DES EURODEPUTES // Nous, citoyens européens, avons évidemment intérêt à renforcer notre contrôle sur les institutions européennes, comme sur nos institutions nationales. Mais qui peut croire que les députés européens, s’arrogeant des pouvoirs soviétiques, vont instituer la fédération démocratique si souvent promise ? Nous passerons simplement d’une version européenne de la Confédération d’Allemagne du Nord à une version européenne de la IV République, sans réduction de la lobbycratie. Une Europe plus profitable pour nos députés, pas pour nous.
SUR LE FEDERALISME//L’UE n’est pas le pays le plus puissant du monde, ce n’est même pas un pays. Il est entendu qu’il y a plus de chance d’arriver à l’unité dans la diversité en instituant une Fédération composée d’un Etat européen démocratique et de 27 Etats fédérés plutôt qu’en s’acharnant à essayer de créer un Etat européen unitaire décentralisé en des centaines de régions. La majorité des députés européens eux-même présentent volontiers les USA comme le pays le plus puissant du monde et la première démocratie moderne. Imaginez ce que serait devenu les USA si, en 1787, les Pères fondateurs avaient tenté de créer une Amérique des Comtés au lieu de fédérer les membres initiaux de la Confédération. C’est exactement le cul de sac dans lequel se sont engagés les Européens.
PROPOSITION DE REFORME DE L’UE
Il est évident qu’une fédération démocratique classique, dans les style des USA ou du Brésil, ne peut être institué dans l’état actuel des choses. Cette fédération ne pourrait être que l’instrument d’une volonté commune, d’un patriotisme européen qui n’existe pas encore. Comme les Américains ou les Allemands, nous devons rester humbles et commencer par une structure qui inspirerait moins de défiance que l’Union européenne actuelle mais donnerait aux Européens les moyens de travailler ensemble et de développer un esprit de corps. Cette structure reposera sur quatre principes.
a) Les institutions communautaires sont remplacées par un Etat européen organisé comme un Etat fédéral normal comme celui des USA, du Brésil, de l’Inde ou l’Australie, quitte à donner des noms bizarres pour faire plaisirs aux Etats eurosceptiques « indispensables à l’intégration ».
b) Les règles communes de base appliquées aux Etats membres sont celles du Commonwealth of Nations, l’Etat européen (démocratique) jouant le rôle de la Conférence et du Secrétariat du Commonwealth.
Un lien :http://dlaplante.ep.profweb.qc.ca/j…c) Les Etats membres qui souhaitent aller plus loin ont la possibilité d’adhérer librement à des unions spécialisées dont ils peuvent faire sécession. Les Etats membres d’une union spécialisée délègue certaines compétences exclusives ou partagées à l’Etat européen. Quand l’Etat européen agit en tant qu’Etat fédéral d’une union spécialisé, seul les mandataires des Etats membres de l’union concernée ont voix délibérative. Je propose que l’on institue six unions spécialisées et qu’on s’inspire des formations du Conseils des ministres pour la répartition des compétences.
d) L’Etat européen et les unions spécialisées ont chacun un fond souverain. Un financement non contributif permet de contourner les défauts des impôts à l’époque actuelle et d’éviter toutes les critiques que susciteraient des impôts européens.
PROPOSITION POUR LE PROCESSUS DE REFORME
Bien sûr, il n’est pas question d’imposer ma proposition ou n’importe quelle autre par un processus autoritaire engagé par les fonctionnaires européens ou les eurodéputés. Un processus de réforme démocratique reposerait sur les quatre principes suivants :
a) Une Constituante bicamérale élue par les Européens
L’électorat européen élit une chambre basse constituante selon les même modalités que le Parlement européen actuel et une chambre haute constituante selon les mêmes modalités que le Sénat américain. Les deux chambres forment l’Assemblée constituante.
b) Un projet de Constitution rédigé par la Constituante
L’Assemblée constituante rédige un projet de Constitution fédérale qu’elle soumet à la ratification des Etats.
c) Ratification par référendum nationaux
Dans chaque Etat, la ratification se fera par un référendum national. Le projet de Constitution n’entrera en vigueur dans les Etats qui l’auront ratifié si au moins trois cinquièmes des Etats membres de l’UE la ratifie.
d) Réinitialisation du processus en cas d’échec
En cas de rejet du projet, une consultation populaire sera organisée dans l’UE dans les six mois pour déterminer les causes du rejet. De nouvelles chambres constituantes sont élus dans les trois à six mois qui suivent la publication des résultats de la consultation populaire.
Pour un plan européen extraordinaire de développement durable et pour l’emploi
Alala… Que c’est facile d’être généreux avec l’argent des autres !!!
Finançons ceci et finançons cela… Mais d’où vient l’argent les amis ?
Des impôts ? De la dette (les impôts de demain) ?
C’est bien beau de vouloir *partager*, *redistribuer*, mais avant il faut créer de la richesse. Et cette ICE n’en créera pas. Ces politiques de relance (rire) ne font qu’appauvrir.
La Russie est-elle vraiment en Europe ?!
Croatie : histoire politico-économique du vingt-huitième État membre de l’Union européenne
Bonjour,
Avant toute chose, permettez-moi de saluer la pertinence de vos remarques. À cet égard, j’invite Factualis à suivre l’exemple de Unnepeket et à traduire ses commentaires en italien et à les transmettre à l’auteur de l’article original, dont on ne m’a demandé ni de partager l’opinion, ni de corriger l’article.
En ce qui concerne l’orthographe, votre correction est tout à fait juste. Néanmoins, toute personne ayant l’ambition de corriger autrui devrait, par respect pour elle-même, veiller à ne pas commettre d’erreurs. Ainsi, « équipement » ne comporte qu’un seul « p » et « il s’agit » est invariablement singulier.
En français, « 7 000 » s’écrit sans point, contrairement à l’usage anglais. Le participe passé s’accorde toujours lorsqu’il est précédé du verbe être, ainsi on préférera « qu’ils soient considérés » à « qu’ils soient considéré ». L’usage veut également que le nom des mers prenne effectivement une majuscule. Ce n’est pas le cas du mot « mer », on écrit donc « mer Adriatique ». En début de phrase, le premier mot prend invariablement la majuscule. Dans « les forces séparatiste serbes », il conviendrait d’accorder séparatiste également, si pas pour la grammaire, au moins pour la cohérence. Enfin, l’accord sujet-verbe est l’une des règles fondamentales de la langue française : « toutes ces cohortes de réfugiés croates, bosniaques ou albanais ont été détroussés et dépossédés de tout avant d’être contraints de fuir » est donc mal accordé, puisque le sujet est féminin et les verbes masculins.Comme quoi, errare humanum est, perseverare diabolicum.
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Europa: continente di luci e speranze
Monsantos verlorener Boden











Effectivement, l’Europe de l’époque était loin d’être ce qu’elle est aujourd’hui, les mentalités étaient différentes. Cependant, l’idée d’Union existait déjà, certes dans un contexte bien distinct. Je ne suis absolument pas partisan d’un retour vers le passé. Nous vivons dans un monde qui change vite, et qui est exigent en matière d’innovation et de remise en question.
L’objet de cet article n’est pas de dire qu’il faut revenir à l’époque du saint-empire. Il est de montrer que l’idée unificatrice impériale nous a légué des éléments importants de la pensée et des idéaux politiques actuels.
Ensuite, les différences fondamentales existent:l’idée de paix dans la pax dei ne correspond pas à l’idée de paix que nous nous représentons de nos jours:les forces politiques n’étaient pas du tout les mêmes qu’aujourd’hui. Les réalités sociales n’étaient pas les mêmes et l’Europe ne concernait qu’une petite partie de la population, essentiellement celle des villes. La notion de fédéralisme n’existait pas non plus et Dante était surtout partisan d’un pouvoir politique appartenant à la cité, où l’Empire n’a qu’un rôle très limité. Aurais-je écrit sur ce que nos démocraties doivent à Athènes, il faudrait garder à l’esprit que les fondements n’étaient pas les mêmes, et que les Athéniens n’avaient pas la même conception de la liberté que nous.
Quant à la table ronde, c’est un mythe, c’est à dire qu’il s’adresse à toutes les époques, et à tous les peuples qui veulent s’unir bien dans un but commun, bien qu’ils soient différents.
Les mythes grecs non plus ne s’adressaient pas qu’à l’Antiquité, et ils restent très actuels. Il ne faut pas oublier que ces histoires ont un grand nombre de versions, en privilégier une, c’est capillotracter le mythe et le détourner. Je suis parfaitement d’accord que l’Europe a besoin de plus de légitimité démocratique, d’une simplification du fonctionnement des institutions, ainsi que de vrais institutions politiques, mais on aurait tort de sous-estimer l’importance des mythes. Toutes les fédérations ont leurs propres mythes fondateurs.