Processus de Bologne

Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

Pour faire face aux nouveaux défis mondiaux

, par Sarah Braunstein

Enseignement Supérieur européen : choisir l'Europe

Lors que le processus de Bologne doit prendre fin en 2010, s’est tenue la Conférence des ministres de l’Education à Londres les 17 et 18 mai dernier. La Confédération Etudiante y a présenté ses trois priorités pour la poursuite de la construction d’un espace européen de l’Enseignement Supérieur fort et compétitif à l’échelle mondiale, divers et convergeant.

Le 25 mai 1998, les quatre ministres chargés de l’enseignement supérieur d’Allemagne, de France, de Grande-Bretagne et d’Italie se retrouvent lors d’un colloque à la Sorbonne, à l’occasion de la célébration du 800e anniversaire de l’Université de Paris, pour lancer un appel à la construction d’un espace européen de l’enseignement supérieur. C’était le début du processus de Bologne.

Ce processus de Bologne est l’une des plus vastes et plus importantes réformes de l’enseignement supérieur en Europe. L’objectif est d’instaurer d’ici 2010 un espace européen de l’enseignement supérieur dans lequel les enseignants, les étudiants et les diplômés pourront se déplacer facilement et bénéficier d’une juste reconnaissance de leurs qualifications. Tous les deux ans, les ministres européens de l’éducation se réunissent pour faire le point. La Confédération étudiante en a profité pour leur rappeler ses trois priorités.

Une stratégie d’excellence européenne

Cet objectif politique ambitieux nécessite que l’Europe se dote de pôles d’excellence mondiaux avec pour cela 2 exigences :
- Une augmentation substantielle du financement public et privé européen de l’enseignement supérieur et de la recherche.
- Une stratégie européanisée pour définir et construire ces pôles d’excellence européens.

A 3 ans de l’échéance de 2010 en France des réticences fortes existent encore sur les débats politiques majeurs pour l’avenir de l’université : l’évolution des missions de l’Université, l’autonomie des établissement et leur gouvernance, l’évaluation.

Nouvelle mission pour l’université : entrer dans une logique de compétences

Ainsi, de nouvelles questions se posent avec la massification de l’enseignement supérieur européen recherchée dans la perspective des objectifs de Lisbonne de construire une société de la connaissance.

L’émergence d’une mission pour l’université : « l’Insertion des Jeunes » au niveau européen est aujourd’hui une nécessité. Ce n’est pas uniquement rentrer dans une logique adéquationniste avec les besoins du marché de l’emploi mais aussi :
- identifier les compétences nécessaires pour s’adapter dans le monde du travail de demain (la mobilité, l’aptitude à la vie en réseau, la connaissance de son profil...)
- acquérir des compétences transversales des formations initiales
- traduire les diplômes en compétences à l’échelle de l’Europe. Cette logique de compétences est aussi nécessaire pour développer la mobilité des étudiants, des chercheurs, des professeurs en Europe.

La mobilité pour construire l’Europe

L’Europe politique se construit aussi par la connaissance mutuelle, meilleur rempart à la peur de l’autre et à la xénophobie. C’est le sens que nous donnons au nécessaire développement de la mobilité étudiante qui doit être renforcée et accompagnée, et notamment d’un point de vue des moyens financiers.

"Unis dans la diversité" pour être plus fort

La prise en compte de la diversité des systèmes permet la construction d’un espace européen d’enseignement supérieur fort pour affronter la concurrence mondiale. Cette construction ne peut consister à plaquer un système national sur l’ensemble des autres, c’est aussi la diversité de l’Europe qui fait sa force.

Un projet politiquer pour l’Europe de l’Education c’est poursuivre le chemin vers un espace de vie en commun dans la paix, la liberté, la démocratie et la prospérité.

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Vos commentaires

  • Le 14 juin 2007 à 17:37, par krokodilo En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Ces grands concepts de construction d’un espace européen universitaire, ces grands mots d’intégration, de mobilité, sautent tous à pieds joints par-dessus le problème de la barrière de la langue comme s’il n’existait pas. Or, ce n’est pas en niant un problème qu’il disparaît.

    Que constate-t-on en pratique ? Erasmus, et surtout le programme moins connu Erasmus mundus destiné aux étudiants hors UE, subventionnent et favorisent le développement de l’anglais dans le domaine des sciences, alors que son hégémonie est déjà bien installée. Plus de 80% des cursus Erasmus mundus sont en anglais, dont la majorité exclusivement dans cette langue, même en France ! Ces programmes disent au monde entier que la modernité, la science et l’Europe sont anglophones !

    A quoi bon une intégration universitaire européenne si elle subventionne et renforce l’hégémonie de l’anglais et fait reculer le français dans les sciences comme c’est arrivé au suédois ? Si l’intégration c’est une UE anglophone, qu’on le dise franchement. Ces conférences lancent de grandes théories sans s’interroger sur la réalité de ce qu’elles veulent mettre en place : on ne peut demander aux étudiants d’étudier dans trois ou quatre langues différentes, ni aux enseignants de faire cours dans 25 langues, c’est inhumain.

    Chaque pays a déjà des pôles d’excellence, alors ne serait-il pas plus simple d’attribuer une sorte de label européen de qualité ?

  • Le 14 juin 2007 à 20:03, par Fabien Cazenave En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Cher Krokodilo,

    Il est bien de se battre contre l’anglomanie... mais il ne fait pas tout mettre dans le même paquet.

    La réforme LMD était nécessaire parce qu’elle permet notamment à un étudiant de pouvoir suivre des cours en Europe sans avoir de barrière de diplômes... Cela peut vous paraître être un détail mais c’est le genre de détail qui a son importance quand on arrive du système universitaire français dans un autre qui n’a pas forcément les mêmes besoins et les mêmes repères.

    Le coup du label n’est pas suffisant si nous voulons des pôles universitaires comme Lyon ou Turin qui intègrent les meilleurs éléments européens (notamment au niveau transfrontalier).

    La mobilité étudiante est une grande avancée pour l’Europe même si elle est encore réservée à peu de monde vu la masse des étudiants.

    Nous avons déjà eu d’ailleurs la discussion, Krokodilo, sur l’article concernant Erasmus.

    Votre anglophobie linguistique ne devrait pas vous aveugler à ce point. Qu’un étudiant puisse partir en Italie pour étudier est une très bonne chose. Pareil pour les étudiants qui vont à Berlin...

    Le système LMD permet cela grâce à une mise en règle des diplômes sans pour autant enlever le côté particulier de chaque pays.

  • Le 15 juin 2007 à 00:21, par Emmanuel Vallens En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    suis assez d’accord avec krocodilo, mais tout dépend de l’objectif poursuivi par Erasmus.

    Si l’objectif est la poursuite du processus de Lisbonne (être la zone la plus compétitive du monde en 2010), l’accroissement de la productivité des travailleurs européens, à la limite pourquoi pas les cours en anglais (même si comme l’indique un des articles récents du Taurillon, le plurilinguisme est aussi un facteur de compétitivité).

    En revanche, si Erasmus est là pour permettre aux jeunes Européens de s’ouvrir aux autres, de découvrir de nouvelles cultures, d’une autre manière de penser, bref de devenir un vrai Européen et pas seulement une sorte d’insipide « citoyen du monde », alors les cours dispensés dans une autre langue que celle du pays d’accueil sont selon moi parfaitement contraires aux principes d’ouverture qui sont censés sous-tendre Erasmus.

    En allant en Suède ou aux Pays-Bas, pour avoir des cours en anglais et être entouré par une population locale parfaitement anglosaxonisée, vous pouvez en revenir sans avoir rien vraiment appris du pays dans lequel vous avez vécu, on en n’ayant acquis que les connaissances superficielles. On oublie beaucoup trop qu’une langue est aussi un vecteur de valeurs, de manières de penser etc. Si vous n’apprenez pas le suédois en Suède, les Suédois auront beau vous parler en anglais, vous y perdrez nécessairement. Et le pire, c’est que vous ne vous en rendrez pas compte !

    Cette manie de donner des cours en anglais dans des pays non anglophones sous prétexte de plus attirer les étudiants et de faire moderne et compétent est une pitoyable solution de facilité, qui ne permettra de toute manière jamais de concurrencer Oxbridge ou LSE. On sortirait de cette situation vers le haut si une année d’Erasmus était obligatoire au cours de la scolarité, avec des cours de langues ultra-intensifs pendant 3-4 mois pour les débutants. Mais il faudrait pour cela que les Etats acceptent d’y mettre les moyens.

  • Le 15 juin 2007 à 08:25, par valery En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Il vaut mieux passer un an en Suède à suivre des cours en anglais que de n’avoir jamais vécu en Suède. Ensuite c’est une question d’effort individuel pour découvrir la langue du pays et la culture de celui-ci.

    On peut tout aussi bien passer une année au Royaume-Uni sans quitter le campus et les étudiants Erasmus, ou bien décider d’aller les étudiants britanniques et de fréquenter des pubs en ville plutôt qu’à l’Union étudiante.

    La possibilité de séjourner dans un pays sans en connaître la langue au départ est une formidable opportunité au contraire pour élargir ses horizons !

  • Le 15 juin 2007 à 12:03, par krokodilo En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Fabien

    Je sais que nous avons déjà eu cette discussion sur Erasmus, c’est pour ça que j’ai fait court.

    Valéry

    Le français aura-t-il l’avenir du suédois ? Certes, la francophonie reste vaste et vivace, mais dans les sciences, il a pris le chemin du suédois. Ne nous cachons pas la réalité : derrière ces grands mots d’intégration européenne, de vrais européens mobiles voire vibrionnants, plurilingues (devenons tous des traducteurs ?), se cache une seule réalité : l’UE est devenue anglophone. Eurocorps, Erasmus mundus, 70% des documents européens, les coopérations policières et civiles, l’aviation, l’OTAN, certaines ONG, des boites privées comme Europassistance, le centre de contrôle européen des maladies infectieuses et tant d’autres organismes sont anglophones. Il ne s’agit pas d’anglophobie, mais du sentiment que l’UE ne pourra se construire sur une injustice pareille, en outre illégale et contraire aux principes fondateurs de l’Union qui prônent le respect de la diversité linguistique. Apprenons l’espéranto, la langue interculturelle. Son vocabulaire est européen, sa grammaire internationale, et ce serait le noyau d’une âme européenne qui n’existe pas réellement à ce jour, un belle idée au moment où chaque commentateur glose sur l’absence de projet européen. Voilà une idée commune faisable, équitable et très utile. Car sur le Taurillon, de nombreux auteurs ont justement rappelé que les Européens devaient pouvoir s’adresser à la commission dans leur propre langue, et réciproquement, mais les européens ne doivent-ils pas aussi pouvoir discuter entre eux ? L’usage de trois langues nationales à un petit niveau ne garantit absolument pas que les citoyens européens se comprennent vu le nombre de combinaisons possibles.

  • Le 15 juin 2007 à 14:50, par valery En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    >>> Le français aura-t-il l’avenir du suédois ?

    Quel est le problème du suédois au juste ? des millions de gens le parlent et vivent très bien avec au quotidien et cela ne va pas changer. Pareil pour le Français.

    >>> mais les Européens ne doivent-ils pas aussi pouvoir discuter entre eux ?

    Oui c’est pour cela qu’il faut promouvoir l’apprentissage des langues. Au jour d’aujourd’hui il n’est pas envisageable de ne pas apprendre l’anglais à un enfant. Mais il faut qu’il puisse connaitre d’autres langues aussi, dont pourquoi pas l’espéranto... sauf qu’il n’est pas enseigné dans les écoles comme beaucoup de langues. On souffre d’un déficit de l’offre dans l’enseignement de ce point de vue mais ça s’est un problème franco-français.

    Pour revenir au sujet, il reste qu’au jour d’aujourd’hui les initiatives permettant de découvrir un autre pays sont intéressantes même en prenant l’anglais comme base de départ.

  • Le 15 juin 2007 à 18:06, par krokodilo En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Valéry

    Naturellement que les suédois parlent le suédois. Sauf qu’une part des études supérieures se fait directement en anglais, que beaucoup de thèses doivent être déposées en anglais, et que les chercheurs eux aussi rédigent en anglais. C’est le vocabulaire scientifique lui-même qui est menacé, faute d’être réellement utilisé et actualisé ; c’est la vitalité de la langue qui est menacée. Il ne s’agit pas des qualités de la langue. Je voulais dire que son étude présente peu d’intérêt pratique pour un européen lambda, sauf goût linguistique, raisons familiales, ou voisins comme la Finlande (c’est une des 3 langues de Finlande, mais en baisse). L’UE elle-même avait mis en garde dans un de ses rapports contre le danger pour un pays qui enseignerait directement en anglais, danger pour la vitalité de la langue nationale ; Ils avaient même promis une étude complémentaire sur le sujet, promesse non tenue... Je n’ai plus les références en tête, vous serez obligé de me croire, de toute façon, tout le monde ou presque s’en fout.

    Tout est fait pour nous conditionner à l’Europe anglophone : aujourd’hui ou hier aux infos d’A2, entretien dans la rue sur l’Europe avec un étudiant polonais : il a répondu en bon anglais. Etait-ce le premier interrogé, ou le premier à être capable de bien répondre en anglais ? Pourquoi ne pas interroger des gens répondant en polonais, avec une traduction ? Des exemples comme celui-là, il y en a treize à la douzaine dans nos médias. Seul le réseau échappe à cette unanimisme pesant et mensonger.

  • Le 15 juin 2007 à 19:19, par skirlet En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Quelques mots sur le sujet. Concernant les langues nordiques, voici un petit extrait :

    « En plus du domaine académique, c’est avant tout au sein de la vie économique ainsi que dans les sphères de la technologie de l’information et de la communication que l’on a décliné toute responsabilité quand à l’usage du norvégien par rapport à l’anglais. Nous nous trouvons par conséquent face à une situation où la plupart des secteurs avant- gardistes les plus prestigieux de la vie économique norvégienne ont laissé une forme de »dégénéressence« du norvégien comme langue à part entière s’effectuer. Le norvégien n’est plus à proprement parler une langue à part entière, utilisée par toutes les composantes de la société. Avec comme point de départ de cet état de fait le symptôme de perte de domaine manifeste, il est tout à fait possible d’esquisser d’autres scénarios pour le futur, beaucoup plus préocupants pour la communauté de langue norvégienne. Le chemin n’a pas besoin d’être sinueux ou long avant d’en arriver à une situation de totale diglossie, où le norvégien est dévalué et prend le statut de langue vulgaire, l’anglais étant la langue cultivée. » (Brit Mæhlum)

    Il y a d’autres documents qui attestent que le suédois, le norvégien etc. perdent le vocabulaire scientifique et spécialisé, autrement dit se folklorisent. Et une langue se porte bien uniquement si elle est utilisée dans tous les domaines. J’espère que vous ne souhaitez pas la folklorisation du français ?..

    Autre chose : on sait que la position de l’anglais est dominante grâce aux Etats-Unis. Mais on parle ici de l’Europe ! Alors au niveau européen, comment peut-on justifier la place de l’anglais, sinon, d’un côté, par un besoin de communiquer, et de l’autre - par l’aplatventrisme devant le puissant pays outre-Atlantique ? De plus en plus souvent on dit que l’anglais ne suffit pas ; aucun accord ne l’instaure en tant que LA langue de communication européenne. Pendant que nos enfants s’escriment à étudier l’anglais et autres langues, les petits Britanniques perfectionnent d’autres matières, et certains s’essaient au mandarin (langue jugée plus « économiquement intéressante » ; depuis peu rien ne les oblige d’étudier les langues européennes). Alors pourquoi devons-nous rester soumis et culpabilisés par le fait de ne pas parler anglais comme les natifs ?

    « Mais il faut qu’il puisse connaitre d’autres langues aussi, dont pourquoi pas l’espéranto... sauf qu’il n’est pas enseigné dans les écoles comme beaucoup de langues. On souffre d’un déficit de l’offre dans l’enseignement de ce point de vue mais ça s’est un problème franco-français. »

    Le problème franco-français, c’est l’interdiction de l’espéranto dans le cadre scolaire. Pour le reste, les Français ne sont pas pires en langues que les autres.

    Hier dans une émission les participants étaient d’accord qu’il n’est pas possible de construire l’Europe sans les Européens. Et il ne s’agit pas d’une petite élite plus mobile ou plus polyglotte que la moyenne ; non, ce sont les Européens ordinaires, monolingues et sédentaires, qui doivent être d’accord pour faire l’Europe ensemble. Il faudrait peut-être réfléchir sur les moyens d’assurer la communication entre les citoyens ordinaires, de diffuser plus largement la culture des voisins (au lieu d’être perfusés par la production étatsunienne), d’ouvrir les esprits, comme on répète tout le temps, sans déplacer les populations et faire voyager tout un chacun.

  • Le 15 juin 2007 à 19:34, par Emmanuel Vallens En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    oui oui oui. mille fois oui.

  • Le 20 juin 2007 à 10:59, par Arnaud En réponse à : Enseignement Supérieur européen : choisir l’Europe

    Je suis d’accord, l’anglais n’est pas forcémment la langue universelle obligatoire de l’Europe. Cependant elle est bien maitrisée par les pays du Nord de l’Europe (mes sources viennent de personnes rencontrés en Allemagne) et c’est tout de même une langue facile par rapport au suédois, au danois, au finnois, au norvégien, néerlandais, à l’hongrois ou encore la polonais.

    Peut-être qu’avec le temps et l’accroissement de la mobilité des étudiants et des travailleurs il y aura des langues qui se parleront de plus en plus (comme le russe).

    Merci.

    Arnaud Evrard.

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