Traduction des sous-titres en français
Université de Lisbonne, Commission des étudiants révolutionnaires 1976, deux ans après la Révolution des Œillets
« Je crois que la proposition de la commission des étudiants révolutionnaires, adoptée aujourd’hui en session plénière pour les étudiants de première année, est une proposition véritablement équitable. »
« Cette proposition s’inscrit dans le combat que nous menons dans le cadre d’une organisation révolutionnaire. Elle demande au gouvernement l’admission immédiate des étudiants et insiste sur la légalité de cette admission. »
« Il faut tenir compte du fait que le dossier du service civique étudiant était déjà en discussion l’an dernier. Le Ministère de l’Éducation et de la Recherche, appelons-le comme ça, soutient la loi sur le service civique étudiant. »
« Cette loi est symptomatique de la crise d’un système d’éducation bourgeois. Cette loi est une erreur, elle est anti-prolétaire et anti-populaire. Elle dresse les étudiants contre les travailleurs, et les travailleurs contre les étudiants »
De quoi parle cette interview ?
Les propos du jeune José Manuel s’expliquent par le contexte de grand bouleversement que connaît le Portugal entre 1974 et 1976. Pendant les décennies de la dictature, l’éducation était un moyen classique de propagande utilisé par le régime. La chute du régime de Salazar en 1974 entraîne rapidement des modifications substantielles dans les programmes scolaires et de nombreuses réformes sont menées pour approfondir la Révolution et asseoir la démocratie. C’est le cas du service civique que dénonce le futur président de la Commission dans la vidéo.
Comme toutes les réformes touchant à l’éducation, la loi sur le service civique est accueillie avec une grande méfiance par les syndicats étudiants qui y voient une nouvelle forme d’embrigadement idéologique.



