
Un Master, trois parcours
Héritier du DESS de politiques publiques en Europe et du DEA de science politique de l’Europe de Sciences Po Strasbourg – qui ont été parmi les toutes premières formations de ce type en France et en Europe – le Master 2 Politiques Européennes de l’Institut d’Etudes Politiques de Strasbourg (IEP) comprend aujourd’hui un effectif total de soixante-cinq étudiants répartis dans trois parcours : European Politics (EP), Politiques Européennes et Affaires Publiques (PEAP) et Politiques Européennes et coopération franco-germanique (FRANCO-GER) – le cursus Politiques européennes et coopération franco-polonaise (FRANCO-POL), dispensé les années précédentes, fait actuellement l’objet d’une révision en vue d’un nouveau partenariat.
La formation se déroule sur deux semestres : enseignement à l’IEP de mi-septembre à fin février, puis stage (minimum 3 mois) ou rédaction d’un mémoire. C’est un défi pour les étudiants qui doivent en l’espace de six mois assimiler les nombreux concepts pluridisciplinaires liés aux affaires européennes.
Ce master a pour objectif de former aux métiers de l’Europe et, en particulier, aux fonctions de représentants d’intérêt auprès des institutions européennes : chargés de mission Europe au sein des collectivités territoriales et des entreprises, consultants en affaires publiques, assistants parlementaires, fonctionnaires européens, professionnels de la coopération internationale ou décentralisée franco-allemande ; dans le cadre d’un mémoire, il prépare aux métiers de l’expertise, de la formation, de l’enseignement et de la recherche.
Des élèves unis dans leur diversité
A l’image de la construction européenne se fondant sur la richesse de sa diversité, les élèves sélectionnés pour ce Master 2 sont issus de formations très variées parmi lesquelles le droit, les sciences politiques, l’économie, les relations internationales, les études européennes, et, sur un total de soixante-cinq étudiants, on dénombre pour l’année 2009/10 un tiers d’étrangers, provenant tant du Vieux Continent (Allemagne, Bulgarie, Grèce, Irlande du Nord, Pologne, Portugal, Slovaquie) que des autres (Afghanistan, Chine, Colombie, Japon). La présence d’étudiants extra-européens est une nouveauté qui traduit l’attractivité et l’aura dont jouit cette formation.
La récente référence dans Le Monde Education vient le confirmer. Dans un dossier daté du 16 septembre dernier intitulé « Ces Masters qui font de l’Europe une réalité », le Master 2 Politiques Européennes de l’IEP de Strasbourg se distingue à côté du renommé Collège de Bruges. Y témoignent d’anciens étudiants, de même que l’actuel directeur du parcours, M. Didier Georgakakis.
Un socle commun et des possibilités multiples pour répondre aux défis européens
Pour appréhender les grands chantiers qui se présentent à l’Union européenne (institutions, environnement, énergie, finance, élargissement…), les trois parcours sont composés de cours obligatoires et optionnels. Ainsi, des cours de sociologie, droit et économie à l’échelon européen, ainsi que des séminaires d’actualités en langue étrangère, forment un socle commun. A cela s’ajoute une autre série de cours obligatoires propres cette fois aux trois cursi. Enfin, des modules optionnels complètent une formation que l’étudiant définit selon ses préférences et ses projets pour le second semestre. Un vaste panel de cours dispensés en français, anglais et allemand est ainsi proposé. On y retrouve entre autres Politiques communes, Politiques locales et régionales, Lobbying, Droit et économie de l’Allemagne, Science politique de l’élargissement, Coopération interrégionale ou encore Communication et champ politique européen. L’option EUCOR sort toutefois du lot par son originalité : les élèves peuvent en effet suivre des cours à l’Albert-Ludwigs-Universität de Fribourg-en-Brisgau dans le cadre du programme EUCOR – la Confédération européenne des Universités du Rhin supérieur (www.eucor-uni.org) –, réseau tri-national né en 1989. Pour celles et ceux préférant la rédaction d’un mémoire à un stage, des cours de méthodologie de la recherche et de l’expertise sont à disposition et fournissent de solides outils.
Autre élément indispensable de cette formation pluridisciplinaire : la visite des institutions européennes, devenue un passage obligé dès la session de rentrée. La première semaine de septembre est consacrée à la découverte du Parlement Européen, de la Cour Européenne des Droits de l’Homme ainsi que du Conseil de l’Europe à Strasbourg. Un voyage d’études à Bruxelles et à Luxembourg a ensuite lieu chaque hiver, une semaine durant, afin que les élèves du Master s’imprègnent de l’atmosphère des deux autres capitales européennes. C’est l’occasion pour les étudiants de rencontrer de nombreux acteurs européens qui deviendront dans certains cas de futurs employeurs.
Un encadrement optimum pour préparer sa future carrière
La qualité et la diversité des intervenants sont un atout incontestable de cette formation. La volonté de l’IEP de créer une réelle dynamique entre la formation universitaire et le monde du travail se traduit en effet par le choix de faire venir un grand nombre d’intervenants, tant du milieu académique (universités européennes et étrangères) que du monde professionnel (lobbyistes, fonctionnaires, consultants). Non seulement le profil des intervenants mais également leur origine est très variée puisque se côtoient Européens et internationaux.
Le Master 2 Politiques Européennes se veut également un tremplin vers le monde professionnel. C’est pourquoi il favorise la mise en place de nombreux groupes de travail transversaux. L’idée est de faire participer les élèves à l’exigence d’excellence pédagogique du Master en leur permettant d’acquérir des savoir-faire nécessaires dans leur futur emploi. Quatre groupes, où les étudiants des trois parcours se mélangent, coexistent : le premier est en charge de l’organisation de deux conférences, le deuxième s’axe sur l’écriture (rédaction de comptes-rendus, d’articles), le troisième est responsable de l’annuaire des anciens et le dernier a pour mission de mettre en valeur le réseau. La présentation publique des résultats a lieu en février à l’ENA et est jugée par un jury mixte.
Enfin, le stage de fin d’année et l’orientation future des élèves font l’objet d’une grande attention comme l’atteste le module de professionnalisation. Pour preuve la succession au fil du premier semestre des simulations d’entretien de recrutement, des séances de recherche de l’information professionnelle et des réunions d’explication sur la rédaction de CV (format Europass ou en langue étrangère). Des membres du CEES, le Centre des études européennes de Strasbourg, rattaché à l’ENA, interviennent en outre pour la préparation – en français et en anglais – aux épreuves de présélection des concours des institutions européennes.
A la fin du cursus, un tiers des élèves rejoindra Bruxelles (institutions, lobbies, conseil), un autre optera pour une carrière ailleurs en Europe ou dans le monde, et le dernier commencera à travailler en France (collectivités locales). C’est peut-être au coeur de ces formations exigeantes, pluridisciplinaires et à vocation internationale, que se construit, aujourd’hui, le réseau de compétences qui façonnera l’Europe de demain…



