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Capitales européennes de la culture 2016 : plutôt Wroclaw ou San Sebastian ?

, par Lucie Pagnat

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Pour la 31e année consécutive, la culture est mise à l’honneur au sein de l’Union européenne grâce à deux villes portant cette année le label de capitale européenne de la culture : Wroclaw la polonaise et Saint-Sébastien l’espagnole.

San Sebastian est une station balnéaire très prisée du pays basque espagnol. Connue pour son festival international de cinéma et son festival de jazz, la ville est cette année capitale européenne de la culture. - Nigel’s Europe & beyond (CC/Flickr).

Auteurs

  • Diplômée du master Droit des produits de santé en Europe de l’Université de Strasbourg, membre des Jeunes Européens et du comité de rédaction du Taurillon en Flam’s.

Wroclaw, la Venise polonaise

Vous vous demandez surement pourquoi la quatrième ville de Pologne est ainsi désignée la petite Venise du Nord. Figurez vous que Wroclaw possède 120 ponts reliant les 12 îles de la ville formées par la traversée du fleuve Oder. Complètement détruite pendant la Seconde Guerre mondiale, Wroclaw est aujourd’hui resplendissante grâce à son identité et ses aspirations.

En devenant cette année capitale européenne de la culture, Wroclaw accueillera la seconde édition de la cyber académie autour du thème de la « Cité digitale » prônant le développement urbain et multiculturel permettant une plus grande communication et une multitude d’échanges culturels.

Côté architectural, le projet « Des espaces pour la beauté » vise à faire partager et réfléchir sur un triptyque particulièrement déterminant aujourd’hui qui regroupe : nature, communauté et architecture. D’éminents urbanistes et architectes viennent partager leurs visions et discuter de ce projet visant à façonner les identités de communautés locales grâce à la culture et à la création.

Côté littéraire et théâtral, la ville va étendre sa capacité de programmes de recherche et de traduction littéraire. Elle consacrera l’édition du festival international du crime et du mystère à la fiction européenne du crime.

La ville se métamorphose progressivement en une véritable « Bibliopolis ». Dès avril, Wroclaw a hérité également du titre donné par l’Unesco de Capitale mondiale du livre. De nombreuses pièces mettront en scène la culture à travers les frontières, faisant notamment références aux problèmes de circulation et à la crise de réfugiés qui touchent actuellement l’Europe.

Côté cinéma, un programme d’éducation cinématographique a été élaboré de même qu’un master en cinéma européen. Ce dernier vise à présenter l’histoire et la diversité du cinéma du Vieux continent de la « Nouvelle vague » au mouvement « Nouveaux horizons » grâce à la venue de célèbres réalisateurs. Des rétrospectives sur le cinéma basque font le lien avec l’autre capitale européenne de la culture avec qui Wroclaw partage l’affiche.

Saint-Sébastien navigue sur les « Vagues d’énergie citoyenne »

Officiellement nommée Donostia en langue basque, cette ville est une station balnéaire réputée qui borde la mer cantabrique. Saint-Sébastien est une ville très cosmopolite depuis la Première Guerre mondiale : elle est mondialement connue depuis 1953 pour son Festival international du film et depuis 1966 pour son Festival de jazz.

Son projet culturel de 2016 s’est axé autour d’un thème très évocateur : « Vagues d’énergie citoyenne ». Saint-Sébastien cherche ainsi à défendre l’idée que ce sont les initiatives citoyennes qui sont le réel moteur, l’énergie civique, à l’origine de tout changement ou transformation moderne. La citoyenneté est ainsi portée au rang d’acteur principal face aux défis mondiaux actuels. Saint-Sébastien s’élève comme un triple phare de la paix, de la vie et de la voix. Comme l’a très justement souligné la représentante de la Commission européenne, Saint-Sébastien veut cette année s’ériger « comme un trait d’union entre les communautés qui ont connu la souffrance et la discorde afin que la diversité culturelle puisse devenir la clef d’un monde plus pacifique ».

Côté peinture, celle-ci mettra à l’honneur le projet « Europe Transit » qui verra des journalistes parcourir l’Europe, tels des ambassadeurs itinérants, afin de montrer les sites témoignant de la violence et de la guerre comme Sarajevo ou Belfast. Des expositions de grands artistes sont organisées autour de ce même thème afin d’initier et de confronter le public aux horreurs humaines du passé.

Côté gastronomie, des chefs espagnols ouvriront leur cuisine afin de faire partager leur travail et de jumeler leur savoir-faire avec d’autres chefs européens pour offrir aux gourmands une fusion des saveurs culinaires.

Côté art de rue, des artistes réhabiliteront du mobilier urbain tombé en désuétude, tout comme l’artiste Maider López qui réunit et métamorphose d’anciennes fontaines de la ville sur une même place.

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P.-S.

Cet article a été publié dans l’édition strasbourgeoise du Taurillon, le Taurillon en Flam’s.

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