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Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

, par Ferghane Azihari

L’actualité économique et monétaire européenne semble mouvementée. La Banque nationale suisse a décidé de déconnecter la monnaie helvétique de l’euro. Angela Merkel a joué au poker pour influencer, en vain, le cours des élections en Grèce. La victoire d’un parti qui refuse à juste titre de subir la politique d’un establishment corporatiste, conservateur et au service des élites financières était inéluctable bien que son programme étatiste ainsi que son association avec une formation conservatrice et nationaliste restent regrettables. Enfin les élites à la tête de la Banque centrale européenne (BCE) se décident à jouer les apprentis sorciers avec la monnaie unique au service de l’oligarchie financière qui, avec la complicité active des puissances publiques, nous a plongé dans la crise que nous continuons à subir. Les caprices et autres coups bas des dépositaires de la puissance publique ne cessent décidément pas de mettre à mal le projet civil européen. Cela doit cesser.

La Banque centrale européenne, dont le siège est à Francfort, est-elle nécessaire ? - Carsten Frenzl

Auteurs

A quoi joue Mario Draghi ?

Les institutions et gouvernements européens sont décidément irrécupérables. Ils ont déresponsabilisé l’ensemble du secteur bancaire via des plans de renflouement aussi massifs qu’illégitimes (les banques irresponsables auraient dû faire faillite, tout simplement). Le risque systémique pourrait désormais être plus grand qu’avant la crise.

L’interventionnisme de la Troïka (ce corps obscur de diplomates nationaux assujettis à aucun véritable contrôle parlementaire) en Grèce s’est également résumé à appauvrir un pays pour gaver le secteur bancaire d’aides publiques. Voilà désormais que Mario Draghi se met à racheter des obligations d’État sur les marchés financiers (détenues par ces mêmes banques évidemment) dès que l’on apprend la possible victoire d’un parti dont la ligne politique consiste à remettre en question la légitimité de la dette publique.

Coïncidence ? Peut-être. Toujours est-il que cet interventionnisme monétaire que l’on nomme « Quantitative Easing » a curieusement été salué par l’ensemble de la presse européenne alors qu’il ne profitera qu’à l’élite financière déjà arrosée de liquidités du fait de politiques monétaires jusqu’ici ultra-accommodantes. Cette politique monétaire élaborée par l’élite et pour l’élite pose la question du monopole administratif de l’émission de la monnaie et donc de l’existence même de la BCE. Il faut s’empresser d’énoncer que même dans l’hypothèse de l’abolition de celle-ci, il est bien évidemment hors de question de retourner aux monnaies nationales.

Les soi-disant chercheurs et intellectuels favorables à ce scénario ne font que verser dans le nationalisme primaire. Tout d’abord, une administration nationale monopolistique n’est pas par essence meilleure qu’une administration supranationale au fonctionnement similaire. Ensuite parce que rien ne permet de décréter que l’échelle nationale est l’échelle la plus pertinente pour exécuter une politique monétaire exclusive. L’argument de la « diversité des modèles économiques nationaux » ne tient pas la route. Faire de la frontière nationale la plus pertinente pour délimiter les réalités économiques relève au mieux d’une décision arbitraire aveuglée par un nationalisme inconscient, au pire de la mauvaise foi aux arrières pensées consciemment nationalistes.

Par exemple, la région parisienne a sur le plan économique beaucoup plus de points communs avec les grandes métropoles européennes qu’avec la Corse, l’Auvergne ou la Martinique. Étrangement, nous n’entendons point les chantres de la diversité économique plaider pour un franc corse, un franc parisien, un franc auvergnat ou encore pour un franc martiniquais. La réalité tient à ce qu’il n’existe pas d’échelle pertinente pour délimiter l’exclusivité d’une politique monétaire. La question de l’échelle est d’ailleurs un faux problème. Le sujet essentiel concerne plutôt le caractère exclusif, monopolistique, centralisé, contraignant et bureaucratique de l’outil monétaire, ce qui la place mécaniquement entre les mains d’une élite.

Au contraire, la monnaie devrait être un instrument démocratisé et donc décentralisé. Elle doit être le fruit de fédérations volontaires et spontanées.

Privilégier les monnaies sociales concurrentielles en lieu et place des monnaies bureaucratiques exclusives

Les monnaies sociales sont des instruments d’échange institués par des organismes nés de coopérations spontanées et volontaires. Il s’agit généralement d’associations bancaires privées qui fonctionnent selon une dynamique fédérative, coopérative, mutualiste ou autre. Leur caractère contractuel fait qu’ils ne peuvent prétendre à l’exclusivité sur un territoire donné (ainsi pourrions-nous voir circuler plusieurs monnaies sur un même territoire).

Ces associations, parce qu’elles sont par essence soumise à la concurrence ainsi qu’à l’absence d’exclusivité territoriale sont beaucoup plus facilement contrôlables par leurs usagers que les banques qui détiennent un monopole territorial en matière monétaire. Nous pouvons alors imaginer des monnaies émises par des structures associatives regroupant des particuliers, des associations ainsi que des entreprises à l’échelle locale, supra-locale, continentale voire mondiale. Ces personnes seraient libres de s’affilier à une ou plusieurs monnaies associatives. Un tel système serait tout à fait envisageable.

Contrairement à ce que prétend la vision économique dominante, la monnaie n’est pas un élément par nature vouée à être aux mains des institutions étatiques. Tout d’abord parce qu’aucun phénomène social n’est naturel. Ensuite parce que l’échange marchand (fut-il commercial ou non) ainsi que la monnaie sont tous deux des phénomènes antérieurs à l’État. Enfin, il est bon de rappeler qu’il n’y a en matière économique et sociale rien qu’une association ne puisse pas faire au moins aussi bien qu’une administration. La seule différence entre ces deux formes d’entités tient à ce que la première se fonde sur le contrat là où l’autre se fonde sur la contrainte.

En l’espèce, les banques associatives susmentionnées seraient libres de choisir leur « politique » monétaire. Cette dynamique auto-gestionnaire aurait une légitimité supérieure aux politiques pratiquées aujourd’hui dans le cadre des banques centrales. La concurrence favoriserait les expérimentations ainsi que les innovations en matière de politique monétaire. Parmi ces innovations, on peut penser à la perspective d’un revenu universel ou encore à l’exemple des monnaies fondantes même si, hélas, la plupart des expériences monétaires privées ont été avortées par les autorités centrales qui y voyaient un dangereux outil d’émancipation vis-à-vis de leur tutelle contraignante.

Les banques associatives s’inspireraient des échecs et des réussites de leurs concurrentes. Les échanges internationaux ne seraient pas entravés par les risques de change. Ce système combinerait à la fois liberté et flexibilité. Il satisferait l’idéal d’unité de la société civile en Europe et dans le monde mais également la diversité des revendications individuelles et collectives en matière monétaire, et cela indépendamment des considérations nationalistes.

La BCE et l’euro ayant été conçus comme des instruments au service du projet européen, on peut légitimement s’interroger sur les conséquences de leur abolition sur l’intégration européenne. Le dernier paragraphe a ainsi l’ambition de convaincre les fédéralistes que l’euro et la BCE ne sont en rien l’alpha et l’oméga de l’aboutissement de notre projet fédératif. Bien au contraire.

L’abolition de la BCE compromettrait-elle l’intégration européenne ?

Comme on vient de l’énoncer, l’euro et la BCE n’ont pas été conçus pour des considérations économiques. La zone euro a été conçue comme un projet politique avant toute chose. Il ne s’agit à l’époque que d’un simple instrument au service de l’unité politique du continent. Mais l’instrument en question est-il réellement indispensable voire tout simplement compatible au regard de la finalité poursuivie ? Ne constitue t-il pas plus un obstacle qu’autre chose ? Nous avons tort de concevoir le projet européen comme un projet politique. Car qui dit politique dit pouvoir et domination, les deux notions contre lesquelles se sont battues les pères fondateurs. Ainsi le projet européen doit-être vu non plus comme une conquête pour le pouvoir mais une conquête pour la liberté. Il ne serait plus un projet "politique" mais un projet "civil" ou de "civilisation" au sens libéral du terme.

Seule cette perspective serait compatible avec les objectifs de l’idée européenne. Abolir les États-nations et l’ordre westphalien [1] qu’ils ont mis en place. Dépolitiser et individualiser les relations internationales pour conforter l’exercice des libertés individuelles (non seulement économiques mais également civiles et politiques) au-delà des cadres arbitrairement institués par les nationalismes. Promouvoir la paix en arrachant aux États qui détiennent le monopole de la guerre la compétence diplomatique au profit de la société civile. Favoriser les conditions de l’émancipation individuelle et la fraternité humaine qui découleraient d’une société libre et pacifiée.

Ces objectifs sont bien évidemment incompatibles avec l’idéologie qui consacre la primauté des souverainetés étatiques sur la scène internationale et des rapports de force politiques qui en découlent. Mais on voit mal également comment l’existence d’une institution monétaire centralisée, monopolistique, irresponsable et dépendante des rapports de puissance diplomatique (l’indépendance de la BCE n’étant plus qu’un mythe qu’autre chose) peut servir cette finalité.

La BCE et la monnaie unique ne nous unissent point, pas plus qu’elles nous libèrent. Elles nous divisent et asservissent en reproduisant la même logique westphalienne et les mêmes constantes de la géopolitique européenne que nous essayons de combattre depuis 60 ans. Les coups de la BCE portés sous la ceinture d’un certain nombre de pays pendant la crise de la zone euro (Grèce, Irlande, Chypre, Espagne, Italie [2], les tentations très fortes d’exclure [3] la Grèce de l’Union européenne,« le berceau de notre civilisation », à l’issue d’une élection populaire au nom de considérations économiques ainsi que le ressentiment général vis-à-vis de "l’hégémonie allemande" par rapport à la définition de la stratégie économique de la zone euro (si tant est qu’il y en ait une) l’illustrent bien et devraient nous interpeller.

De plus, une monnaie monopolistique assujettit nos vies à des volontés politiques centralisées au service d’une caste irresponsable, ce qui s’apparente plus à une situation de servitude grande échelle qu’à la liberté continentale que nous essayons de consacrer. Les banques centrales n’existent en effet que pour asseoir la domination des États et de ses élites sur le plan économique. Or le projet européen est né contre cette même forme de domination. La reproduire à l’échelle continentale constitue donc un contre-sens philosophique et va à l’encontre de la philosophie fédérative qui suppose des institutions aux assises résolument contractuelles.

Enfin, si les liens civils et sociaux que nous cherchons à favoriser par l’abolition des nationalismes ne dépendent que de l’existence d’une monnaie bureaucratique, c’est qu’ils sont bien plus pauvres et virtuels que l’on ne l’admet. On préfèrera au contraire considérer la qualité supérieure des solidarités transnationales spontanées par rapport aux relations sociales construites de toute pièce par les bureaucraties monopolistiques. C’est pourquoi dépolitisation totale des questions monétaires est indispensable à rectification du projet européen.

Voir en ligne : Photo : CC

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Notes

[1Le système westphalien est le mode d’organisation des relations internationales dans lequel prévaut le principe de primauté des souverainetés étatiques et les rapports de puissance diplomatique qui en découlent.

[2"Malgré une adoption par décret des mesures demandées (par le BCE, NDLR) deux jours après la réception de la lettre, certains points ont été remis en question lors des dernières phases du processus législatif en octobre 2011[...]. Les dirigeants de la banque ont estimé que la conditionnalité des achats de titres souverains n’avait pas été respectée par le gouvernement italien. Le 7 novembre 2011, le taux d’intérêt associé à la dette italienne atteint des nouveaux records à 6,68 % mais la BCE n’engage pas de rachat de titres afin de pouvoir continuer à exercer une pression sur la mise en œuvre des mesures. Plus tard dans la journée, Silvio Berlusconi annonce sa démission, une nouvelle qui provoque une intervention massive de la BCE sur les marchés secondaires [...]. Bien que la banque n’ait pas été le seul acteur à exercer une pression poussant le président du Conseil italien à la démission, c’est bien son monopole sur les liquidités qui lui a permis d’influer sur le remplacement d’un dirigeant élu par Mario Monti.", Fontan Clément, « Frankenstein en Europe », Politique européenne 4/ 2013 (n° 42), p. 22-45

[3Juridiquement parlant, ce scénario est impossible. Mais nul doute que les institutions européennes (la BCE en tête) peuvent de facto exercer des pressions économiques et monétaires pour pousser la Grèce dehors.

Vos commentaires

  • Le 30 janvier 2015 à 09:05, par Jacques Fayette En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Je suis stupéfait que Le Taurillon puisse éditer une telle accumulation de stupidités.

  • Le 30 janvier 2015 à 10:22, par Bernard Giroud En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Je suis « un peu » de ton avis Jacques ; Mais il ne faut pas massacrer nos enfants quand ils se font entendre avec leurs cris de révolte.

    On pourrait suivre par moments l’idée que les banques centrales n’existent en effet que pour asseoir la domination des États et de ses élites sur le plan économique, tellement la notion de lien qui doit exister entre celui qui a reçu 5 talents et celui qui n’en a reçu que beaucoup moins, comme l’imageais le Christ(parabole des cinq talents) est absente de nos relation vitales.

    Il va falloir expliquer et réexpliquer, qu’une société, à la fin ne peut survivre, pour enfin se dépasser, que si ses membres comprennent bien et admettent, que peut importe la différence de nos dons individuels, pourvu que :

    1/ Chacun ait la volonté de les employer autant qu’il peut le faire. La volonté est primordiale.

    2/ Que celui qui est un peu plus doué ou un peu plus fort , un moment, sache bien qu’il fait partie du groupe, de l’ensemble, et que sa réussite permette à tout l’ensemble de s’élever.

    C’était cela l’enseignement fondamental du Christ( ce mutant spirituel), cette notion du lien universel auquel , aujourd’hui , plus personne ne peut échapper, et pour lequel il nous prévenait.

    Une véritable élite rencontre l’intérêt de l’ensemble, elle sait, il sait, nous savons que cette notion de lien universel, est le lien de l’univers, Le lien de l’éternité ;

    A ce titre il ouvre nos cœurs et nos esprits aux espérances suffisantes qui nous permettrons à tous ensemble, de conquérir le passeport, le seul, le vrai, celui de la vie éternelle.

    PS/ Foutaise ! Chiche en toute logique, qui est le moyen d’asseoir les valeurs d’une foi universelle.

    Allez-vous convenir que c’est l’esprit, à la fin, qui guide la matière, et que celle-ci s’en accommode ?

  • Le 30 janvier 2015 à 10:29, par Ferghane Azihari En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Bon. Au delà du récit paternaliste de certains et du fait que d’autres se contentent d’un « mais c’est totalement stupide ! », on aurait peut-être aimé des arguments de fond par rapport à ce qui est dit dans cet article.

    Mais ce sera peut-être pour la prochaine fois.

  • Le 30 janvier 2015 à 11:59, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    "Je suis « un peu » de ton avis Jacques ; Mais il ne faut pas massacrer nos enfants quand ils se font entendre avec leurs cris de révolte."

    Oui mais vos enfants sont la crème du néo-libéralisme et le Taurillon, dans son ensemble n’est pas représentatif de la jeunesse française et européenne.

    Concernant le début de l’article ça l’air plutôt bien, lié à l’actualité, mais un défaut est qu’il ne repose pas assez sur des choses concrètes, il contient énormément de mots qui jouent sur l’émotion et pervertit un peu le discours.

    Néanmoins, c’est intéressant le jeu de poker de Merkel "on" aimerait en savoir plus, qu’a t elle dit etc..

    Après il y a l’idée qu’il ne fallait pas sauver les banques, c’est une idée mais là on peut objecter que sans ça c’est la ruine des européens comme dans les années 30.

    Il me semble avoir d’autres idées intéressantes dans l’article, ce qui pourra apporter d’autres "débats" ou dialogue constructif pour discuter des affaires européennes.

  • Le 30 janvier 2015 à 19:21, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Un avis

    « Le système westphalien est le mode d’organisation des relations internationales dans lequel prévaut le principe de primauté des souverainetés étatiques et les rapports de puissance diplomatique qui en découlent. »

    supprimez « et les rapports de puissance diplomatique qui en découlent »

    ça donne

    « Le système westphalien est le mode d’organisation des relations internationales dans lequel prévaut le principe de primauté des souverainetés étatiques »

    Encore plus clair : « le système westphalien correspond à un système de relations entre Etats souverains à la différence d’un espace ou des Etats relativement souverains délègue une partie de souveraineté à un gouvernement central. »

    Je ne vous demande pas si vous êtes d’accord ce serait est trop humble, ou pas d’accord.

  • Le 30 janvier 2015 à 19:35, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    vous pouvez même supprimer « principe de primauté »

    C’est l’exemple typique de langue de bois involontaire et dommageable car vous avez des connaissances mais noyée dans cette langue de bois.

    Un commentaire de valeur ajoutée pour être sure de pas être censuré :

    « Comme on vient de l’énoncer, l’euro et la BCE n’ont pas été conçus pour des considérations économiques. »

    Enfin comment pouvez vous écrire ceci, ça en devient un cours de déconstruction psychologique.

    Vous légitimez une phrase par une théorie que vous avez énoncé. Mais la BCE (Banque centrale européenne) qui émet la monnaie, base des relations économiques n’a pas été « conçus pour des considérations économiques ». Bah si quand même. Mais je vois vous avez une idée simple et vous employez plein de mots pour l’exprimer et on en vient à ne pas comprendre l’idée simple : l’euro et la BCE sont un effort pour l’Union européenne. Enfin bon, niveau logique c’est dur à suivre.

    Mieux vaut rebondir sur les affirmations de Xavier C.

    Comment résoudre l’équation :

    les actionnaires ont l’argent, réclament de la rentabilité sinon ils investissent en Chine ?

    Oui mais en Europe on a de bonnes infrastructures (réseaux de transports) des personnes ayant des connaissances (mais c’est comme Ferghane Azihari, leur mise en valeur est laborieuse).

    L’important est la lutte contre le chômage Objectif primordial en Europe. Les théories économiques peuvent y répondre, avec les agrégats monétaires et les lois. Mais surtout des mesures de bons sens simples à appliquer, comme des bourse de travail ou l’offre et la demande se rencontre en direct.

    Et puis il y a les lois par exemples de flexisécurité. Et enfin les mentalités mais là c’est chaud

  • Le 30 janvier 2015 à 20:55, par Xavier C. En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ tnemessiacne

    Selon ce qu’on lit dans la presse, Merkel a tenté de faire peur aux Grecs pour qu’ils votent autre chose, mais au risque qu’ils fassent l’inverse de ce que Merkel aurait souhaité. C’est ça le coup de poker : quitte ou double.

    « Après il y a l’idée qu’il ne fallait pas sauver les banques, c’est une idée mais là on peut objecter que sans ça c’est la ruine des européens comme dans les années 30. »

    On a préféré siphonner le contribuable, aggraver le déficit de l’État et déresponsabiliser les acteurs économiques pour sauver les banques. Ensuite on s’étonne que les banques ne retiennent pas la leçon. Mais là est tout le problème : l’État brouille les signaux du marché et supprime la notion de risque : « t’inquiètes pas ami banquier, si jamais tu te plantes, je suis là pour assurer tes arrières ». Alors le créancier évalue le risque, se rémunère sur le risque et lorsqu’il se matérialise, ce n’est pas lui qui l’assume. Voilà qui est bien étrange.

    Fondamentalement, que la banque ressorte affaiblie parce que le créancier trinque, ou qu’elle ressorte "stabilisée" parce que le contribuable trinque, ça ne change pas grand chose : le contribuable est également créancier. Mais pour assainir le système, voilà qui fait la différence.

    Si l’État pouvait cesser de jouer avec la monnaie.... car... au demeurant, la crise de 29 comme celle de 2008 (et la bulle internet, etc.) ne font que confirmer l’analyse de l’école autrichienne : la création monétaire des banques centrales (et plus généralement le système à réserve fractionnaire) génère les bulles (et les krachs qui suivent).

  • Le 31 janvier 2015 à 18:04, par solange Marin En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Peut-on m’expliquer la différence entre le libéralisme et le neo-libéralisme ?

  • Le 31 janvier 2015 à 18:10, par Bernard Giroud En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Il y a divers sujets dans l’article de Ferghane Azhiari ;

    Monnaie unique, monnaies multiples, suprématie financière, organisation bancaire, etc.…

    Les banques n’ont pas toujours la dominance qu’elles exercent aujourd’hui. Dans les années soixante dix, sous le septennat de Giscard D’Estaing le système administratif a trouvé pratique d’obliger la plupart d’entre nous à utiliser le système bancaire (chèque obligatoire en dessus d’une certaine somme) pour le contrôle des revenus, assujettissement à la TVA, contrôle de la comptabilité ; Une perception de l’impôt facilité, par rapport aux méthodes précédentes des signes extérieurs de richesse.

    Le pouvoir politique met en selle un bon serviteur, un collaborateur, dont la force au cours des années ne fera que grandir. La méthode a été copiée un peu partout.

    Les milliers de paiements catégoriels qui avaient cours, or, argent, biens en espèces diverses, aveugles, ou de valeurs plus ou moins diversement appréciées, se sont peu à peu inclinées devant les facilités et les sécurités que donnait le nouvel élargissement d’un système scriptural ancien proposé par la banque..

    En somme malgré tout un progrès que ce papier.

    Ce qui crée un problème aujourd’hui, c’est à la fois une puissance et un gigantisme qui souvent, échappe au pouvoir, à n’importe quel pouvoir, et ne sert que lui-même. D’autre part la férule de dominants, sans soucis des capacités d’équilibre commerciaux ou budgétaires de leur voisins,. Le hasard de l’opportunité, de la force, souvent de la rouerie se joue à troubler nombre de repères sociétaux. Il précipite la divergence des régions (pays européens), au point d’entrainer, si cela perdure, des cohabitations impossibles

    Le sens de l’adaptation est un talent, mais chacun n’a ni les mêmes souhaits, ni les mêmes atouts. A la fin les écarts peuvent se creuser tant qu’ils peuvent devenir obstacles infranchissables, comme des murs de séparations.

    Que faire, sinon de tenter des régulations.

    L’euro a de multiples casquettes ; Il stabilise les rentrées monétaires pour ceux qui exportent ; Ces derniers contribuent à payer les achats extérieurs. Mais il est vrai aussi que rien n’empêche pour le moment, une suprématie des plus forts au détriment des plus faibles, comme ce devrait l’être dans une société normalement organisée..

    L’euro est considéré, jusqu’à maintenant, comme un moyen de paiement sur ; ; Il aide bien les avionneurs à tirer partie sur le plan mondial de leur science ; Il n’a cependant de valeur que celle que lui confèrent la cohérence des partenaires qui l’utilisent.

    Nous n’avons pas intérêt, personne n’a intérêt à casser la maison, et cela dépend du degré de compréhension, et finalement de sagesse que de parts et d’autres, chez les créanciers comme chez les débiteurs, on saura faire preuve.

  • Le 1er février 2015 à 00:31, par Ferghane Azihari En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @Solange Marin

    Le « néo-libéralisme » est simplement un élément de langage utilisé par les adversaires du libéralisme pour discréditer ce courant de pensée.

  • Le 2 février 2015 à 05:54, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ @Solange Marin

    De tête, avec de l’inspiration, on peut dire que le libéralisme est la suppression des obstacles au marché pure et parfait dans lequel il y a le moins d’obstacles possibles à la rencontre de l’offre et la demande.

    Le néo-libéralisme est le tournant des années 80 prônant la réduction des dépenses publiques et de la place de l’Etat.

    Après au niveau sociologique c’est un peu fumeux mais il y a des théories respectables notamment le fait que ceux qui n’ont pas de travail et moins d’argent que les autres, c’est de leur faute.

    Et puis il y a le chacun pour soi, l’hypocrisie, la simulation chère à Baudrillard, la disparition du réel etc... Du fait de la libération des signes qui constituent un univers déconnecté de la réalité.

  • Le 2 février 2015 à 05:59, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    « Après au niveau sociologique c’est un peu fumeux mais il y a des théories respectables notamment le fait que ceux qui n’ont pas de travail et moins d’argent que les autres, c’est de leur faute. »

    C’est plus-tôt il y a des théories respectables type Bourdieu.

    Et des théories « populaires » type « ceux qui n’ont pas de travail et moins d’argent que les autres, c’est de leur faute. »

    Le néo-libéralisme dans le sens de la réductions des dépenses peut se rapprocher de la chasse au gaspillage, qui est plus sain.

  • Le 2 février 2015 à 06:24, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ Xavier C.

    "On a préféré siphonner le contribuable, aggraver le déficit de l’État et déresponsabiliser les acteurs économiques pour sauver les banques. Ensuite on s’étonne que les banques ne retiennent pas la leçon. Mais là est tout le problème : l’État brouille les signaux du marché et supprime la notion de risque : « t’inquiètes pas ami banquier, si jamais tu te plantes, je suis là pour assurer tes arrières ». "

    Je persiste, mieux vaut quelques points de hausse des impôts que la fonte de son compte bancaire. Après il ne faut pas oublier que de nombreuses banques ont fait faillite. Il a bien fallu stopper cette spirale.

    Après une grande question, c’est la création monétaire. D’où vient elle ? De biens et services. Maintenant la grande majorité de la création de richesse n’est plus basée sur les biens mais sur les services et la représentation que l’on se fait. Il y a les services qui se rapprochent des biens mais sont temporaires comme le gaz, l’électricité, le pétrole, et puis les services de la communication dont la part augmente toujours plus et là pour faire de l’argent pas besoin de ressources physiques, il faut juste de l’imagination. Simplicité gardée, je pense qu’il y a plusieurs secteurs théoriques de création de richesse.

    Après au niveau européen, l’Union européenne encourage beaucoup l’esprit d’initiative, d’entreprise.

    Mais on a l’impression que si on a pas fait du commerce, c’est peine perdue.

  • Le 2 février 2015 à 17:06, par Xavier C. En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ tnemessiacne

    Non, une banque en faillite n’est pas forcément synonyme d’une perte totale des comptes bancaires.

    Non, la création monétaire ne vient ni des biens, ni des services. Si je créé une nouvelle richesse, un nouveau bien, ou un nouveau service, je ne créée pas de monnaie (j’en modifie éventuellement la valeur, mais je n’en créé pas). À une époque la monnaie, c’était l’or (et argent) ou basé sur la valeur de celui-ci. De facto, il n’y avait qu’une création monétaire limitée à l’extraction de l’or (donc très peu).

    Aujourd’hui la monnaie n’est plus arrimée à l’or et il y a le système à réserve fractionnaire qui contribue largement à la création monétaire, basée sur rien.

  • Le 2 février 2015 à 20:48, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ Xavier C.

    Oui d’accord, peut-être que les épargnants ne perdent pas tout mais une bonne partie, sinon je vois pas comment la banque peut garantir les dépots des épargnants. Je vais me renseigner sur la question.

    Pour ce qui est de la création monétaire, autre sujet européen, je veux bien que les créations de richesse ne créent pas de la monnaie mais change sa valeur comme vous l’avez dit. Mais peut-être que la valeur d’une monnaie se mesure aux capitaux sur lesquels elle est basé, je pense que c’est une évidence mais bon là mon raisonnement a ses limites sur la BCE, les cours ect.

    On en vient à se dire si c’est pas des considérations occultes qui fondent la BCE a changer sa politique monétaire.

  • Le 3 février 2015 à 04:11, par Xavier C. En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @ tnemessiacne

    C’est (malheureusement ou heureusement) l’État qui garanti l’épargne des épargnants (du moins un certain montant). Vous placez votre argent dans la banque, la banque le prête et grâce à cela votre épargne est rémunérée. Plus c’est risqué, plus c’est payant. Le livret A est peu risqué (en théorie aucun), et il est très peu rémunéré. Tandis que votre épargne placée en bourse est potentiellement bien plus payante... mais également plus risquée.

    Le problème c’est que les banques prêtent aux États, la Grèce par exemple, les yeux fermés, car les États garantissent derrière.... Si l’État ne donnait pas sa garantie, implicite (Freddie Mac Fannie Mae pour l’immobilier : crise de 2008) ou explicite, les banques seraient peut-être plus prudentes... et l’épargnant serait moins floué. Et le contribuable ne serait pas injustement mis à contribution.

    La valeur d’une monnaie qui fluctue selon les richesses produites n’est jamais que le reflet de l’économie. Le problème avec la création monétaire ex-nihilo du système à réserves fractionnaires, c’est que cette valeur perd de son sens et génère des bulles qui éclatent.

    Si la BCE respectait ses statuts, si son indépendance était une réalité, il y aurait bien peu à dire sur l’euro... si ce n’est que ça pourrait être une monnaie commune plutôt qu’unique.

  • Le 5 février 2015 à 14:25, par Ferghane Azihari En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @Bernard Giroud :

    Les banques centrales n’ont pas été créées pour rendre la monnaie stable. La Banque de France, banque privée, a hérité de différents privilèges de Napoléon pour financer par la planche à billets ses guerres tout en arrosant certains de ses proches, actionnaires de la banque. La Banque d’Angleterre a été créée par le Roi William pour … financer ses guerres par la planche à billets tout en arrosant certains de ses proches… La Banque Fédérale Américaine a été créée en 1913 par un cartel de grandes banques de Wall Street pour augmenter leurs prises de risque sans en assumer les conséquences tout en asphyxiant les petites banques locales. Du Zimbabwe à l’Argentine, les banques centrales ont toujours servi la même cause : piller discrètement les pauvres et les classes moyennes au profit des Etats ou des grandes banques.

    Rien d’étonnant quand on place l’outil monétaire entre les mains d’une élite bureaucratique. La BCE ne fait hélas pas exception à la règle. Non pas parce qu’elle n’est pas nationale ou autre...mais parce que c’est une instance élitiste et monopolistique.

    Au contraire, la monnaie devrait être soumise à un contrôle social beaucoup plus strict. C’est pourquoi elle doit être le fruit de coopérations volontaires.

  • Le 5 février 2015 à 16:07, par Bernard Giroud En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    J’ai bien entendu votre remarque Monsieur Azihari.

    En matière d’argent et spécialement en matière de partage de cette ressource pour ses services personnels, il est bien difficile de bonne raison garder.

    Il faut être grand saint pour ne pas succomber de temps à autres aux facilités personnelles que peux apporter la manipulation, plus ou moins occulte de cet instrument garantissant les échanges, donc le bon respect des appréciations initiales de chacun.

    Les états eux aussi, ont essayé la rouerie, et le font encore.

    Il n’empêche que dans des sociétés organisées comme la notre, comme les nôtres, dans cette Europe imparfaite, il est plus prudent de confier la gestion de nos comptes généraux à des gens qui en connaissent le mécanisme, ne serait-ce que pour ne pas laisser aller la valeur de la monnaie à vau-l’eau, ou plus tôt d’aller franchement au bénéfice d’une catégorie sociale particulière, comme vous le dites

    Ne vous y trompez pas, je suis plutôt comme vous, pour une organisation sociale qui assure la participation de chacun à la marche à la vie de cette société ; Ainsi par exemple, la dispersion de la propriété, au moins de l’instrument de travail, et dans ce domaine, la limitation de celle-ci à l’optimum, plutôt qu’au gigantisme, me parait non seulement préférable, mais salvateur.

    Mais lorsque l’on parle de participation de chacun, par la propriété de l’instrument de travail, par exemple ; il faut savoir aussi ce que cela signifie ; Il faut vouloir cette condition d’être acteur dans son domaine, et surtout vouloir avoir la volonté de faire encore mieux que ce que l’on a reçu, ce qui signifie que parfois on doit faire des choix et des sacrifices..

    La réussite, bien sur, n’est pas toujours au rendez-vous ; Mais c’est bien l’esprit qui compte, et dans ce cas oui, avec cette condition, je veux bien d’un contrôle social beaucoup plus strict, venant de ceux qui peuvent alors poser un jugement éclairé et bénéfique au grand nombre..

  • Le 5 février 2015 à 17:31, par tnemessiacne En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Les banques centrales prêtent de l’argent aux banques qui ensuite prêtent de l’argent aux entreprises et aux citoyens, soit pour consommer de manière plus rapide soit pour créer des richesses en prenant des risques, comme à Venise au Moyen-Age début du capitalisme.

    Mais d’où vient l’argent des banques centrales est-ce qu’elles l’inventent basé sur rien, virtuellement (univers des possibles) pour ensuite que l’argent soit fondé sur des biens et services ou plus value (?) réels ?

    D’après ce que j’ai compris la BCE ne veut plus prêter aux banques grecques car elle ne veut plus échanger des emprunts temporaires de l’Etat grec contre de l’argent frais, pouvant être prêter à l’économie directement.

  • Le 11 février 2015 à 02:07, par Amidon En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Article très audacieux. J’avoue avoir été très surpris lorsque j’ai lu le titre mais on peut peut-être remarquer qu’il est toujours bon de remettre en question ce qui paraît parfois évident, quitte à heurter un « totem » (car oui, l’euro est malheureusement devenu une religion et il est dommage que les européanistes ont laissé le monopole de la critique monétaire aux nationalistes).

    Par contre, j’avoue ne pas avoir compris l’alternative que propose l’auteur. N’y a t-il pas un risque d’éclatement si on laisse chaque individu déterminer sa monnaie ?

  • Le 11 février 2015 à 05:30, par Xavier C. En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @Amidon L’or prendra naturellement le dessus. Peut-être les cryptomonnaies prendront-elles aussi leur place. Mais ce sera la fin des monnaies fiat.

    Car, c’est bien beau de créer sa propre monnaie... mais encore faut-il convaincre les autres de l’utiliser. L’or et l’argent se sont toujours imposés, naturellement, sans coercition. Il n’y a que l’État, avec son monopole de la violence, qui a réussit à imposer une monnaie basée sur du vent.

  • Le 11 février 2015 à 10:34, par Ferghane Azihari En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @Amidon « N’y a t-il pas un risque d’éclatement si on laisse chaque individu déterminer sa monnaie » ?

    C’est une possibilité mais nul doute que les forces du marché, du fait des interdépendances entre les acteurs, arrivera à structurer des réseaux monétaires qui s’imbriqueront d’une manière ou d’une autre.

    Xavier mentionne les métaux ou les crypto-monnaies. Il y a en vérité une infinité de possibilité, du système local d’échange à des banques mutualistes de portée mondiale, des monnaies communautaires à celles pouvant servir des solidarités de classe. Les exemples historiques sont indénombrables. Nul peut prédire ce qu’il adviendrait de la monnaie dans un système libre.

    La seule certitude serait la fin du système pyramidal qui a permis aux élites financières de piller les plus pauvres. La fin également de l’hégémonie desdites élites qui ont réussi à s’octroyer de facto le monopole du crédit en capturant les Banques centrales. Il y aurait ainsi une meilleure égalité des chances face au marché et un meilleur contrôle de la monnaie grâce à la concurrence et la non-exclusivité des systèmes monétaires sur un territoire donné.

  • Le 11 février 2015 à 10:37, par Ferghane Azihari En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    @Bernard Giroud :

    « Il est plus prudent de confier la gestion de nos comptes généraux à des gens qui en connaissent le mécanisme, ne serait-ce que pour ne pas laisser aller la valeur de la monnaie à vau-l’eau, ou plus tôt d’aller franchement au bénéfice d’une catégorie sociale particulière, comme vous le dites »

    Hmm d’accord. Mais au nom de quoi des banquiers centraux seraient-ils par essence plus compétents que des banquiers mutualistes ? La seule différence tient à ce que les seconds tirent leur force de contrats immédiatement révocables. Et qu’ils sont soumis à la concurrence...qui constitue le meilleur contre-pouvoir social.

    Ne pas voir que les Banques centrales sont toujours au service d’intérêts catégoriels, c’est se voiler la face. La BCE est le temple de la connivence entre les intérêts d’une petite élite financière privée et le pouvoir politique.

  • Le 13 février 2015 à 19:43, par Bernard Giroud En réponse à : Faut-il abolir la Banque centrale européenne ?

    Les banquiers centraux dans notre zone euro sont bien des gens qui, en connaissant le mécanisme bancaire, éxercent dans des pays démocratiques ; De même le pouvoir politique est bien issu d’un système électorale libre, n’est-ce pas ?

    La question est donc mal posée en ce qui concerne la BCE, et l’affirmation encore plus.

    Les règles capables d’un peu plus de juste mesure en cette matière sont probablement ailleurs ; Ne nous y trompons pas, elles sont exigeantes, pas seulement pour les banquiers, mais pour nous tous.

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