Le populisme sera-t-il la prochaine victime du Covid-19 ?

, par Clémence Dogniez

Le populisme sera-t-il la prochaine victime du Covid-19 ?
Les leaders populistes ont eu une approche particulière de la pandémie qui sévit sur le globe. Image : Samuel Dogniez

C’est du moins ce que titrait le journal Politico (« Coronavirus’ next victim : Populism ») le 18 mars dernier. Si « le populisme pourrait figurer parmi les victimes du coronavirus », selon la politologue Laurence Morel, les images restent cependant confuses et les signes contradictoires. En effet, alors que certains chiffres montrent des dirigeants populistes tel que Trump au plus bas, d’autres comme Viktor Orban semblent tirer profit de la situation.

« Face à ce défi sanitaire sans précédent, la gestion du président américain ressemble à un condensé de sa politique nationaliste et de son mode de gouvernance confus et autoritaire. » écrit la journaliste au Monde Stéphanie Le Bars. En effet, que ce soit par le rejet de la parole des experts dans un perpétuel déni de la réalité, les réactions imprévisibles et court-termistes face à des crises d’ampleurs, ou encore la recherche incessante d’un bouc-émissaire ; le populisme ne se trahit pas dans cette crise, affichant pleinement les grands traits qui le définissent.

Le Covid-19 au révélateur du populisme

On représente souvent le chef populiste par l’image d’une personnalité charismatique, forte, au parler franc voire familier. Par son charisme davantage pragmatique que programmatique, par l’utilisation des formes populaires d’expression, ou par l’imprévisibilité des mesures choisies… le dirigeant populiste s’oppose aux experts qu’il dénonce. De plus, la relation directe entre le haut et le bas de l’échiquier politique, mise en avant par le populiste (autrement dit entre le chef unique, représentant le pouvoir, et son peuple) exclut l’expertise des élites éloignées du peuple, par leur langage inintelligible. Cet anti-intellectualisme se retrouve dans les diverses formes de populisme indépendamment de leur coloration politique, remplaçant ainsi le clivage gauche/droite par le clivage élites/peuple et les circonstances exceptionnelles que nous connaissons ne changent rien à cette nouvelle division, au contraire. Aux Etats-Unis, la politologue Sheri Berman met en avant cette « insistance à diviser la société entre les bons et les mauvais, les élites diaboliques et le bon peuple sous Trump » et celle-ci ne fait que croître en cette période où l’on donne davantage la parole aux scientifiques.

Ce rejet des experts a atteint son apogée le 14 avril dernier lorsque Donald Trump a annoncé suspendre les subventions envers la principale organisation mondiale de santé publique, accusant encore une fois les experts de cacher la vérité au peuple. En effet, le gel des subventions envers l’OMS ne pourra être levé qu’après « une étude pour examiner le rôle de l’OMS dans la mauvaise gestion et la dissimulation de la propagation du coronavirus » a annoncé le Président Américain. Cette mesure est d’autant plus significative que les Etats-Unis sont les premiers subventionneurs de l’OMS (en 2017, leur contribution s’élevait à 17% du budget de l’organisation). Pour l’ancien diplomate du département d’Etat, Nicholas Burns, cette décision est contre-productive en cette période de crise sanitaire, comme si l’on coupait le financement « des pompiers au milieu d’un incendie  ».

Ce rejet des experts s’inscrit plus largement dans un déni de la réalité. En effet, selon le politologue Carlos Milani, le président d’extrême droite Brésilien Jair Bolsonaro, tente déjà d’imposer une lecture « négationniste » de la crise actuelle, « comme il le fait avec le climat, le genre, l’histoire de la dictature brésilienne, il conteste les travaux des experts ». Les leaders populistes cherchent à s’imposer en tant que chefs forts, incontestables et intangibles, faisant face à chaque crise. De Trump à Poutine, en passant par Bolsonaro et Johnson, tous ont minimisé les risques de la crise à venir, comparant le Covid-19 à une « mauvaise grippe » qu’ils contiendraient aisément : « Le virus est arrivé au Brésil, nous le combattons et ce sera bientôt fini », assurait Jair Bolsonaro.

Cette réaction était « prévisible » selon le sociologue Joseph Yvon Thériault, pour qui : « Les gouvernements populistes n’ont pas réagi, car ils ne croyaient pas à la progression exponentielle de la maladie ». Alors que de nombreux Etats commençaient à faire l’expertise de l’ampleur de la crise et concevaient les premières mesures de prévention, les leaders populistes comme Jair Bolsonaro ou Boris Johnson étaient photographiés en train de prendre des bains de foule, serrer des mains et s’en féliciter. Pourtant, «  il est évident que cette habitude des populistes de déformer les faits pour servir leur intérêt politique n’a pas permis de faire disparaître la réalité des morts dus à la maladie », assure Catherine Fieschi. En effet, alors que Boris Johnson se félicitait de ses poignées de mains avec des malades du Covid-19 dans l’objectif d’en minimiser la dangerosité, son action eu finalement l’effet inverse lorsque celui-ci fût testé positif quelques temps plus tard et nécessita une hospitalisation en soins intensifs.

Cette déformation de la situation pour en minimiser l’impact, s’est par la suite ressentie dans la mise en place de solutions court-termistes et utopiques. En effet, cette attitude est récurrente chez les populistes qui veulent montrer une maîtrise de la situation, comme l’analysent Michaël Franssen et Julien Milquet dans leur ouvrage Le populisme : Une vague qui déferle sur le vieux continent : « Ces réponses ne sont souvent que des mesures simplistes et peu raisonnables qui ne résolvent pas les problèmes en profondeur mais s’attaquent à des symptômes visibles.  ».

Donald Trump, accoutumé à la prise de telles mesures, a parfaitement démontré cela en promettant des solutions rapides dès le départ. Après avoir annoncé que le virus allait « disparaître, comme un miracle  » le 27 février, il promit un vaccin pour « très bientôt » le 2 mars (contredisant par là les scientifiques annonçant au minimum 1 an de recherche) et la possibilité à « tous les Américains [de] se faire tester  » le 7 mars. Finalement, il assure le 15 mars que «  face à ce virus très contagieux, la situation [est] sous contrôle  ». Aujourd’hui le pays est pourtant le plus meurtri, comptant plus de 40 000 décès liés au Covid-19. Ainsi, comme le souligne l’écrivain anglais Andrew Scott : « l’essence du populisme britannique et américain moderne est que les politiciens de grande personnalité promettent des solutions rapides aux problèmes complexes », ce qui a mené à des réponses « désordonnées et confuses » dans cette crise sanitaire.

Ce rejet de la parole des experts et plus largement de la réalité de la situation, mène à la fois à la mise en place de mesures court-termistes souvent invraisemblables et à la recherche de boucs émissaires. En effet, le populiste refuse de percevoir toute situation qui lui est défavorable en la minimisant ou en faisant porter la responsabilité de celle-ci à un autre. Encore un fois, Donald Trump a parfaitement illustré cette stratégie tout au long de la crise, comme l’explique Stéphanie Le Bars : « dans la crise actuelle, la propension du président américain à rejeter la faute sur « l’autre », ennemi extérieur ou intérieur, et à s’autocongratuler, est aussi apparue dans toute son évidence  ».

Dans un premier temps, celui-ci s’est attaqué aux démocrates, accusés d’accentuer les dangers du virus et d’exagérer les failles dans la gouvernance de la crise, alors que son administration «  faisait du bon boulot  ». Le bouc-émissaire est par la suite devenu chinois. Si dans son tweet du 24 janvier, Donald Trump reconnaissait que « la Chine a travaillé très dur pour contenir le coronavirus.  », le vent de solidarité a vite tourné en tempête d’accusation (comme en témoigne la photo de son discours où le terme « coronavirus » avait été rayé et remplacé par « chinese virus »). C’est désormais l’OMS qui semble avoir été élu nouveau bouc émissaire, responsable de la propagation du virus : « Si l’OMS avait fait son travail et envoyé des experts médicaux en Chine pour étudier objectivement la situation sur le terrain, l’épidémie aurait pu être contenue à sa source avec très peu de morts », attesta le président.

Ainsi, comme l’explique Michaël Franssen et Julien Milquet : « le populisme oscille entre le déni et la recherche du bouc émissaire » et ceci est particulièrement perceptible en cette période sensible ou chaque erreur dans la gouvernance peut coûter des vies. D’autres exemples peuvent être pris comme Viktor Orban, qui a rapidement souligné que les premiers cas de contamination s’étaient répandus parmi la population d’étudiants étrangers, notamment iraniens. Si « essayer de faire porter le chapeau à d’autres afin de profiter politiquement de la situation » est un « jeu dans lequel excellent les populistes » selon Thomas Greven, le populisme réussira t-il à sortir indemne voire renforcé de cette crise ? Le Covid-19 est –il l’ami ou l’ennemi du populisme ?

COvid-19 : opportunité ou danger pour les populistes ?

« À première vue, le coronavirus semble la confirmation éclatante des thèses défendues par les populistes. La pandémie qui s’est installée en un temps record sur la planète serait la démonstration des méfaits de l’ouverture des frontières et de l’incurie des élites » explique Laurence Morel. En effet, les populistes de tous horizons se sont empressés de rappeler la corrélation entre cette propagation éclaire et la « religion du sans-frontiérisme » pour Marine Le Pen, ou le « dogme de l’ouverture des frontières » pour la présidente du groupe AfD au Bundestag, Alice Weidel. Pourtant, cette rhétorique populiste semble être mise à mal par le Covid-19.

S’il est vrai que la mondialisation croissante de nos sociétés et l’ouverture de nos frontières, ont accentué la vitesse de propagation du virus, les solutions de repli proposées par le populisme ne peuvent suffire. En effet, la fermeture des frontières, bien que nécessaire dans un premier temps pour endiguer la diffusion rapide du virus, n’est que temporaire et ne peut combattre à elle seule la maladie. Au contraire, le combat contre l’épidémie nécessite une collaboration entre les Etats, que ce soit au niveau médical ou économique, et non un repli nationaliste. De plus, les populistes blâment, dans la progression de la pandémie, «  l’incurie des élites » qui auraient prôné une libéralisation à outrance dans la recherche de leurs intérêts propres.

En effet, comme l’explique John Lichfield pour le Courrier International  : « Dans la théologie des populistes, qu’il s’agisse de la droite dure ou de l’extrême gauche, « l’élite ultralibérale » fait passer le profit avant tout » en ajoutant que « pourtant, la France, comme tant d’autres pays, a placé d’importants secteurs de son économie en coma artificiel pour sauver des vies ». Ainsi, les critiques portées par le discours populiste semblent inadaptées à cette crise et ne permettant pas l’endiguement de la maladie. De plus, les dirigeants populistes comme Donald Trump, Jair Bolsonaro, Matteo Salvini ou Boris Johnson se sont fait élire via la dénonciation des élites, des étrangers, des migrants ou de la mondialisation, en jouant sur la peur de l’autre et le rejet du « système ».

Or le virus auquel nous faisons face « substitue la peur d’un danger réel, documenté par des faits, à la peur populiste dirigée contre des maux imaginaires ou fortement exagérés », explique Laurence Morel. Ce danger réel, perceptible, demande au contraire une analyse en profondeur pour en comprendre les dangers, les failles et établir des solutions stables et fondées. Ainsi, dans cette crise, « il apparaît désormais clairement à tous que les connaissances et l’expertise comptent  » écrit Inna Shevchenko pour Charlie Hebdo.

« Une crise comme celle que nous traversons appelle un gouvernement par les experts, une « expertocratie » qui entre forcément en contradiction avec le populisme puisque par définition, les populistes mettent le bon sens au pouvoir  », atteste le sociologue Joseph Yvon Thériault. En effet, les gouvernements qui se sont appuyés sur l’expertise des scientifiques, ont bénéficié d’un fort rebond dans le soutien de la population. En France, la cote moyenne du président Emmanuel Macron s’est élevée à 38,3%, une hausse de 7 points par rapport à février 2020. De même chez ses voisins européens, où Angela Merkel, qui perdait en soutiens électoraux depuis la crise migratoire, a obtenu un regain de 5 points et Giuseppe Conte est désormais soutenu par 71% de la population. Si c’est dans les épreuves que l’on juge les gouvernants, cette crise semble montrer un jugement plus favorable aux gouvernements se basant sur l’expertise dans leur prise de décision.

De leur coté, les populistes semblent au contraire subir une décote dans les sondages d’opinion. En effet, selon le journaliste politique Alain Duhamel : «  pour les dirigeants populistes qu’une forte houle a portés récemment au pouvoir, il s’agit du premier grand test de leur aptitude, du premier grand examen concret de leur performance. Le résultat est accablant ». Si certains ont par la suite ajusté leurs actions en prenant davantage au sérieux la crise actuelle, d’autres restent sous le feu des critiques pour leur manque de réaction. En effet, le Royaume-Uni tablait sur l’immunisation de masse, en laissant le virus atteindre 60% de la population anglaise. Pourtant, le lundi 23 mars, Boris Johnson changea radicalement de stratégie et opta pour le confinement général. Ce revirement lui a été très favorable auprès de l’opinion publique : de 46% d’approbation à 66% entre mi-mars et mi-avril, selon le baromètre de l’institut YouGov. Si au départ le Premier ministre anglais fut « critiqué par ceux qui le jugeaient trop laxiste face à la propagation de l’épidémie, le dirigeant conservateur a enregistré un fort rebond auprès de l’opinion », explique Arnaud Focraud pour le JDD. Ce n’est pas le cas de Donald Trump ou de Jair Bolsonaro qui, malgré la reconnaissance d’une crise grave, restent réticents.

En effet, le président Américain a appelé à l’isolement social, après avoir fermé les frontières avec le reste du monde. De son coté, son homologue brésilien a utilisé les termes de « guerre » ou d’« ennemi invisible ». Cependant les dirigeants semblent rester sceptiques face à l’ampleur de la crise, comme l’atteste l’arrêt des subventions à l’OMS par Donald Trump ou les déclarations de Jair Bolsonaro : « C’est une question grave, mais il n’y a pas de quoi devenir hystérique ». Dimanche 19 avril, ce dernier a même soutenu des manifestants qui remettaient en cause les règles de confinement : « Je suis ici car je crois en vous et vous êtes ici car vous croyez au Brésil ». Ainsi, pendant que la cote d’approbation de la performance du président américain baisse de manière significative (de 49% à 43% d’opinions favorables, de mars à avril, selon un sondage Gallup), les Brésiliens montrent tous les soirs leur mécontentement avec les concerts de casseroles à 20h.

Pourtant certains leaders populistes semblent au contraire avoir su utiliser la crise sanitaire pour renforcer leurs positions et s’assurer une place au pouvoir sur le long terme. En effet, « le risque est moindre pour des dirigeants qui ont des tendances autoritaires comme Viktor Orban, capable de prendre des mesures à même de museler toute contestation, mais c’est une vraie menace pour des populistes qui s’inscrivent dans le jeu démocratique traditionnel comme Donald Trump ou Boris Johnson », explique Pawel Zerka, chargé de mission au Conseil européen des relations étrangères. Cette crise arrive donc à point pour quelques dirigeants qui l’instrumentalisent pour servir leurs intérêts politiques. Certains s’en sont servi pour faire taire l’opposition, comme en Israël, où Benjamin Netanyahu a profité de la pandémie pour suspendre les tribunaux, alors que celui-ci devait être jugé pour corruption. De même, le parti indien BJP de Narendra Modi a profité de la mise en place du confinement pour mettre fin de facto aux manifestations d’opposition.

D’autres ont utilisé la gravité de la situation pour justifier l’augmentation de leurs prérogatives. En Russie, comme en Chine, la lutte contre la propagation du virus a constitué le prétexte idéal pour le développement de la surveillance électronique des populations. D’autres encore, vont plus loin en étendant leurs propres pouvoirs comme Viktor Orban en Hongrie avec la possibilité de gouverner par décrets ou Rodrigo Duterte aux Philippines qui s’est fait accorder des pouvoirs présidentiels étendus, tous deux pour une durée indéterminée.

Autres acteurs à prendre en compte qui pourraient tirer de nombreux avantages de cette crise : les populistes dans l’opposition « car ils sont dans la situation confortable de n’avoir aucun compte à rendre et de pouvoir attendre que la situation se tasse pour commencer à distribuer les mauvais points aux autorités et à désigner des coupables  », développe Pawel Zerka, politologue du Conseil européen des relations internationales. Leurs voix se sont déjà fait entendre comme celle de Marine Le Pen en France : « Qu’est-ce que l’unité nationale ? Participer aux mensonges du gouvernement ? Couvrir ses incompétences comme la mise en danger de gens luttant en première ligne contre le virus ?  ».

« Les leaders populistes qui seront incapables de bien répondre à la situation vont en payer le prix  », assure Marc André Bodet, professeur en science politique à l’Université Laval. Pourtant la thèse de l’effondrement des populismes ne peut être prise pour sûre et le contraire est même tout à fait probable : « nous entrons dans une phase de grande solidarité nationale, mais aussi de peur et d’angoisse, de théories du complot et de rejet de la faute sur "l’autre"  », explique Alain Chouraqui, spécialiste de la politique extrémiste. Ainsi, il semble être « encore trop tôt pour savoir si les régimes populistes vont être les grands gagnants de cette pandémie ou si elle va en montrer les limites », souligne la politologue Pawel Zerka.

La fin du populisme ou, au contraire, son renforcement après la crise, dépendra de facteurs nombreux comme la gestion de la situation par les dirigeants populistes mais également de la capacité des leaders progressistes à minimiser l’impact socio-économique, qui pourrait représenter un terrain fertile pour les populistes. Cela a d’ailleurs déjà commencé sous le confinement où les inégalités se sont faites ressentir (travailler de chez soi est possible pour environ 60 % des salariés spécialisés en France, mais seulement pour 1 % des travailleurs manuels ou sans qualification, selon le Courrier international).

Au delà des inégalités sociales et économiques, la crise pourrait aussi mener à un affaiblissement des institutions européennes, celles-ci étant « mal outillées pour faire face à une crise sanitaire puisque la plupart des questions de santé relèvent de la compétence des États », selon Pawel Zerka. Plus que jamais, la solidarité européenne doit être encouragée selon le Président français Emmanuel Macron, qui prône notamment la mise en place des coronabonds : « Si on ne sait pas faire ça aujourd’hui, je vous le dis, les populistes gagneront aujourd’hui, demain, après-demain en Italie, en Espagne, peut-être en France et ailleurs ».

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