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L’identité européenne : mythe ou réalité ?
Quelle place pour la nation dans une Europe fédérale ?
Parfaitement ! Parfaitement ! Pour souligner votre propos, rappelons que la guerre de 100 ans ce sont des « Français » contre d’autres « Français » ! Et les « Anglais » craignaient que si leur souverain gagne la guerre, que leur île soit quelque peu délaissée.
Pour ma part je serai tout à fait d’accord avec cette vision des choses, l’Europe des régions, aux compétences clairement définies, respectant strictement le principe de subsidiarité.
À une nuance près.
L’échelon national sera une coquille vide la plupart du temps.
Regardez l’Allemagne. À peu près toutes ses compétences peuvent être transmises à une Fédération européenne. Le reste étant déjà confié aux Länder.
Ou encore la France ! Certains pouvoirs et responsabilités devront être transmis aux régions (éducation, santé, etc.) et d’autres à la Fédération (armée, diplomatie). Que restera-t-il à la France ?
Les seuls États qui ne seraient pas divisés, seraient les petits (Portugal, Pays-Bas, Estonie). Et encore. La Belgique serait naturellement divisée en 3 (Wallonie, Flandre et Bruxelles, capitale de l’exécutif européen, avec Luxembourg capitale judiciaire et Strasbourg capitale parlementaire).
Et tant mieux si ces grands États disparaissent au profit d’une Fédération européenne et des régions : ça évitera de voir quelques pays bloquer ou orienter tout le processus de construction européenne. Regardez comme la France bloque avec la PAC ! C’est indécent.
Pour un plan européen extraordinaire de développement durable et pour l’emploi
@Xavier : Voilà un raisonnement typiquement libéral, soit que vous le partagiez, soit que vous le récitiez sans le comprendre.
D’une part, l’argent ne manque pas en Europe. Entre les niches fiscales, l’évasion et la fraude fiscale, ce sont au moins 40 milliards d’euros qui sont perdus par l’administration en France, et des centaines de milliards au niveau européen. Des systèmes d’impositions plus progressifs et plus justes pourraient aussi lever des millards. De plus dans le texte des sources de financement sont mentionnées (Taxe sur les transactions financières et taxe carbone) ; avez-vous seulement lu l’article ?
D’autre part, vous êtes bien content d’avoir des infrastructures telles que les routes, les écoles, les services publics, payées avec les impôts (la dette) de vos parents et grands parents ! Il faut sortir de cette idée que la dette est forcément mauvaise ; un état n’est pas un foyer qui compte annuellement, un état peut et doit agir sur le long terme ! Un investissement sur les énergies renouvelables serait forcément rentable maintenant en termes d’emploi et d’économie, et sur le long terme grâce au bénéfice pour le climat et l’économie cela créerait.
De plus, si la BCE prêtait aux états directement ou via des obligations européennes, le remboursement des dettes serait bien moins difficile…
Enfin, je ne suis pas convaincu que les politiques de relance appauvrissent. Mais je suis en revanche certain que les politiques d’austérité qu’on impose un peu partout en Europe créent de la détresse sociale, du chômage et des inégalités. Donc à choisir, je préfère la relance qui a une chance de marcher, elle.
@ l’Auteur : l’idée est intéressante mais j’ai un problème avec la taxe carbone. S’il s’agit comme je crois le lire çà et là de quotas achetables sur un marché, alors c’est franchement peu efficace. Si de grosses industries produisant beaucoup de CO2 ont le choix entre acheter des droits d’émission au prix fort, et réduire leur empreinte carbone, je crains que la plupart fassent le choix de payer pour continuer à polluer…
Une Europe sociale grâce au fédéralisme ?
Il est écrit dans cet article : « L’Union européenne n’a pas de compétence sur les questions sociales et ne peut que venir compléter les politiques nationales des États membres. Elle ne peut donc pas définir un cap ».
C’est à mon sens une erreur d’analyse.
En effet le fait d’avoir un marché unique, une monnaie unique mais d’avoir enregistré que l’Europe n’a pas de compétence sur les questions sociales, ça définit déjà un cap : celui de la concurrence sociale, ça pousse les états membres à minimiser leurs politiques sociales afin d’être fiscalement attractifs.
Tout le reste est parfaitement clair et juste…
Les pleins pouvoirs d’urgence pour le Parlement européen !
REACTIONS SUR L’ARTICLE
SUR LE BUDGET EUROPEEN D’AUSTERITE // Le Conseil européen a décidé une réduction du budget européen dans le prolongement de la politique d’austérité que les institutions européennes ont encouragé au niveau des Etats. Les députés européens auraient préféré qu’on leur reverse les économies réalisés mais dans quel but ? Avait-ils mieux à proposer que leur participation à l’effort général de réduction des dépenses publiques ? Quand ont-ils proposé un new deal européen ?
SUR LA LOGIQUE DESTRUCTRICE // Il y a deux intégrations européennes : l’intégration des Etats dont le moteur est le couple franco-allemand et celles des eurofonctionnaires dont le moteur sont les lobbies des nantis et des grandes puissances étrangères. L’intégration des Etats a produit les grands consortiums tels qu’Airbus et l’ESA en réponse à l’incapacité des eurofonctionnaires à produire de telles réalisations. Cette intégration a garanti la paix entre les Etats membres depuis la fin de la dernière guerre mondiale, bien avant la venue de la CEE et l’UE. L’intégration des eurofonctionnaires est un processus de centralisation bureaucratique mis en œuvre au profit de leur gagne-pain, pas un processus de fédéralisation démocratique motivé par l’intérêt général européen. Naturellement, elle a engendré des antagonismes nouveaux, pas la solidarité entre les Etats qu’elle cherche à éliminer. Il faut rechercher la logique destructrice dans le comportement des institutions européennes, pas dans ses conséquences.
SUR LA LEGITIMITE DES EURODEPUTES // Nous, citoyens européens, avons évidemment intérêt à renforcer notre contrôle sur les institutions européennes, comme sur nos institutions nationales. Mais qui peut croire que les députés européens, s’arrogeant des pouvoirs soviétiques, vont instituer la fédération démocratique si souvent promise ? Nous passerons simplement d’une version européenne de la Confédération d’Allemagne du Nord à une version européenne de la IV République, sans réduction de la lobbycratie. Une Europe plus profitable pour nos députés, pas pour nous.
SUR LE FEDERALISME//L’UE n’est pas le pays le plus puissant du monde, ce n’est même pas un pays. Il est entendu qu’il y a plus de chance d’arriver à l’unité dans la diversité en instituant une Fédération composée d’un Etat européen démocratique et de 27 Etats fédérés plutôt qu’en s’acharnant à essayer de créer un Etat européen unitaire décentralisé en des centaines de régions. La majorité des députés européens eux-même présentent volontiers les USA comme le pays le plus puissant du monde et la première démocratie moderne. Imaginez ce que serait devenu les USA si, en 1787, les Pères fondateurs avaient tenté de créer une Amérique des Comtés au lieu de fédérer les membres initiaux de la Confédération. C’est exactement le cul de sac dans lequel se sont engagés les Européens.
PROPOSITION DE REFORME DE L’UE
Il est évident qu’une fédération démocratique classique, dans les style des USA ou du Brésil, ne peut être institué dans l’état actuel des choses. Cette fédération ne pourrait être que l’instrument d’une volonté commune, d’un patriotisme européen qui n’existe pas encore. Comme les Américains ou les Allemands, nous devons rester humbles et commencer par une structure qui inspirerait moins de défiance que l’Union européenne actuelle mais donnerait aux Européens les moyens de travailler ensemble et de développer un esprit de corps. Cette structure reposera sur quatre principes.
a) Les institutions communautaires sont remplacées par un Etat européen organisé comme un Etat fédéral normal comme celui des USA, du Brésil, de l’Inde ou l’Australie, quitte à donner des noms bizarres pour faire plaisirs aux Etats eurosceptiques « indispensables à l’intégration ».
b) Les règles communes de base appliquées aux Etats membres sont celles du Commonwealth of Nations, l’Etat européen (démocratique) jouant le rôle de la Conférence et du Secrétariat du Commonwealth.
Un lien :http://dlaplante.ep.profweb.qc.ca/j…c) Les Etats membres qui souhaitent aller plus loin ont la possibilité d’adhérer librement à des unions spécialisées dont ils peuvent faire sécession. Les Etats membres d’une union spécialisée délègue certaines compétences exclusives ou partagées à l’Etat européen. Quand l’Etat européen agit en tant qu’Etat fédéral d’une union spécialisé, seul les mandataires des Etats membres de l’union concernée ont voix délibérative. Je propose que l’on institue six unions spécialisées et qu’on s’inspire des formations du Conseils des ministres pour la répartition des compétences.
d) L’Etat européen et les unions spécialisées ont chacun un fond souverain. Un financement non contributif permet de contourner les défauts des impôts à l’époque actuelle et d’éviter toutes les critiques que susciteraient des impôts européens.
PROPOSITION POUR LE PROCESSUS DE REFORME
Bien sûr, il n’est pas question d’imposer ma proposition ou n’importe quelle autre par un processus autoritaire engagé par les fonctionnaires européens ou les eurodéputés. Un processus de réforme démocratique reposerait sur les quatre principes suivants :
a) Une Constituante bicamérale élue par les Européens
L’électorat européen élit une chambre basse constituante selon les même modalités que le Parlement européen actuel et une chambre haute constituante selon les mêmes modalités que le Sénat américain. Les deux chambres forment l’Assemblée constituante.
b) Un projet de Constitution rédigé par la Constituante
L’Assemblée constituante rédige un projet de Constitution fédérale qu’elle soumet à la ratification des Etats.
c) Ratification par référendum nationaux
Dans chaque Etat, la ratification se fera par un référendum national. Le projet de Constitution n’entrera en vigueur dans les Etats qui l’auront ratifié si au moins trois cinquièmes des Etats membres de l’UE la ratifie.
d) Réinitialisation du processus en cas d’échec
En cas de rejet du projet, une consultation populaire sera organisée dans l’UE dans les six mois pour déterminer les causes du rejet. De nouvelles chambres constituantes sont élus dans les trois à six mois qui suivent la publication des résultats de la consultation populaire.
Pour un plan européen extraordinaire de développement durable et pour l’emploi
Alala… Que c’est facile d’être généreux avec l’argent des autres !!!
Finançons ceci et finançons cela… Mais d’où vient l’argent les amis ?
Des impôts ? De la dette (les impôts de demain) ?
C’est bien beau de vouloir *partager*, *redistribuer*, mais avant il faut créer de la richesse. Et cette ICE n’en créera pas. Ces politiques de relance (rire) ne font qu’appauvrir.
La Russie est-elle vraiment en Europe ?!
Croatie : histoire politico-économique du vingt-huitième État membre de l’Union européenne
Bonjour,
Avant toute chose, permettez-moi de saluer la pertinence de vos remarques. À cet égard, j’invite Factualis à suivre l’exemple de Unnepeket et à traduire ses commentaires en italien et à les transmettre à l’auteur de l’article original, dont on ne m’a demandé ni de partager l’opinion, ni de corriger l’article.
En ce qui concerne l’orthographe, votre correction est tout à fait juste. Néanmoins, toute personne ayant l’ambition de corriger autrui devrait, par respect pour elle-même, veiller à ne pas commettre d’erreurs. Ainsi, « équipement » ne comporte qu’un seul « p » et « il s’agit » est invariablement singulier.
En français, « 7 000 » s’écrit sans point, contrairement à l’usage anglais. Le participe passé s’accorde toujours lorsqu’il est précédé du verbe être, ainsi on préférera « qu’ils soient considérés » à « qu’ils soient considéré ». L’usage veut également que le nom des mers prenne effectivement une majuscule. Ce n’est pas le cas du mot « mer », on écrit donc « mer Adriatique ». En début de phrase, le premier mot prend invariablement la majuscule. Dans « les forces séparatiste serbes », il conviendrait d’accorder séparatiste également, si pas pour la grammaire, au moins pour la cohérence. Enfin, l’accord sujet-verbe est l’une des règles fondamentales de la langue française : « toutes ces cohortes de réfugiés croates, bosniaques ou albanais ont été détroussés et dépossédés de tout avant d’être contraints de fuir » est donc mal accordé, puisque le sujet est féminin et les verbes masculins.Comme quoi, errare humanum est, perseverare diabolicum.
La liberté de la presse en recul dans l’Union européenne
Croatie : histoire politico-économique du vingt-huitième État membre de l’Union européenne
Tout auteur ayant l’ambition d’être lu par un grand nombre de lecteurs leur doit, ne serait-ce que pqr respect, un minimum d’exactitude dans les informations qu’il leur destine. Or votre article est truffé d’erreurs factuelles quasiment à chaque phrase, sans parler de l’orthographe (on écrit Premier ministre, et non pas Premier-Ministre !).
Voici quelques exemples, à ajouter aux commentaires déjà publiés :
« L’arrivée au pouvoir d’un courant d’extrême droite en 1991 ». (sic)
Jamais l’extrême droite n’a été au pouvoir en Croatie.
La Croatie s’est dotée d’un gouvernement de centre-droit en 1990, et non en 1991, et, lorsque la Serbie et l’armée yougoslave ont lancé leurs troupes à l’assaut de la jeune démocratie croate, celui-ci a été remanié en Gouvernement d’union nationale, rassemblant des personnalités croates de toutes les sensibilités politiques, à l’exception notable de l’extrême droite, qui au plus fort de la guerre n’a culminé qu’à 6% dans les enquêtes d’opinion. Dans beaucoup d’autres pays d’Europe le score de l’extrême droite est bien plus élevé sans qu’ils soient pour autant aussitôt considéré comme des pays d’extrême droite. Peut-être avez-vous confondu avec le parti radical serbe, considéré comme ultra-nationaliste et dont le président, Vojislav Seselj, qui a obtenu 49% des suffrages au second tour de la présidentielle en 1997, est actuellement jugé pour crimes contre l’humanité à La Haye. Très populaire en Serbie, le Parti radical serbe fut la figure de proue de l’extrême droite européenne puisqu’il a représenté un tiers des sièges au Parlement serbe de 1992 à 2012 (excepté entre 1993 et 1997 et entre 2000 et 2003 où cette proportion fut divisée par deux). Avant de fonder le Parti progressiste serbe en 2008, le président actuel de la Serbie, Tomislav Nikolić, fut entre 2003 et 2008, par trois fois le candidat présidentiel du Parti radical serbe, ayant atteint au second tour 48%, 31% et 40% des suffrages.Depuis la réforme constitutionnelle de 2001, la Croatie n’est plus une république de type semi-présidentiel.
Le parlement croate n’est pas composé de deux chambres, comme en France, mais d’une seule. la Chambre haute a été supprimée en 2001. Nous sommes en 2013…
Le parti social-démocrate croate n’est pas le SPH, mais le SDP.
Le portrait économique du pays est un peu superficiel : l’industrie ne se porte pas si bien que ça. L’agriculture non plus.
La Croatie ne dispose pas de « 4000 kilomètres de terres s’étendant le long de la Mer Adriatique » : du nord au sud la côte croate s’étire sur 530 km à vol d’oiseau. En revanche, sa côte étant très découpée, son littoral atteint 1800 km de longueur. En y ajoutant la longueur des côtes de ses 1200 îles, on dépasse les 6000 km de littoral, soit deux fois celui de la France. Le chiffre de 4000 km que vous citez reste donc un mystère.
Enfin, vous affirmez que les Serbes ont été « décimés par l’armée croate ou contraints de fuir dans les pays voisins ». À ce titre il convient de rappeler que le bilan de la guerre de Croatie atteint les 23.000 morts et portés disparus : 16.000 coté croate et 7.000 côté serbe. Pour ce qui est de la fuite « contrainte » des Serbes dans les pays voisins, vous omettez de mentionner d’où venait la contrainte, et semblez implicitement l’imputer aux Croates : devant la défaite imminente face à l’offensive de l’armée croate, l’état-major des forces séparatiste serbes a ordonné le 5 août à 16h45 l’évacuation forcée des civils serbes vers la Bosnie voisine. L’objectif premier était de protéger ainsi la retraite des troupes serbes et de leur équippement lourd vers les territoires sous contrôle serbe en Bosnie, lesquelles troupes en se mêlant aux civils se mettaient à l’abri d’actions offensives de l’armée croate, en violation flagrante des lois de la guerre. Il s’est agi là du premier acte « d’auto-nettoyage ethnique » serbe dans la région, selon les termes de Nicolas Wapler. Un épisode semblable a eu lieu en 1996 dans les faubourgs de Sarajevo avant qu’ils ne soient restitués au gouvernement bosniaque en application des accords de paix de Dayton. Enfin, en 1999, à la fin de la campagne de bombardement de l’OTAN qui a conduit la Serbie à enfin capituler après sa 4e guerre d’agression en dix ans, les Serbes du Kosovo ont préféré quitter ce territoire que d’y rester vivre en tant que minorité, bien qu’ils n’y représentaient que 10% de la population. Dans chacun de ces cas de figure, on constate une différence frappante avec les centaines de milliers de réfugiés croates chassés de chez eux en 1991, de réfugiés bosniaques et croates expulsés des territoires conquis par les Serbes en Bosnie en 1992-1993, ou du million d’Albanais déportés hors du Kosovo en 1999, contraignant l’OTAN à y intervenir : toutes ces cohortes de réfugiés croates, bosniaques ou albanais ont été détroussés et dépossédés de tout avant d’être contraints de fuir, la plupart du temps à pied, et ce dès l’arrivée des troupes serbes en territoire conquis. En revanche, les colonnes de réfugiés serbes de 1995 en Croatie, de 1996 à Sarajevo en Bosnie et de 1999 au Kosovo, qui ont, toutes, accompagné la retraite des troupes serbes vaincues, avaient ceci en commun qu’ils s’agissait de colonnes de réfugiés motorisées emportant leurs effets et véhicules personnels et, pour la plupart, leurs meubles sur des remorques ou camions, le tout encadré par les troupes serbes, et non par des troupes hostiles. Car si la condition de réfugié reste un drame pour chacun d’entre eux, il importe de saisir les réalités différentes englobées par le terme de « réfugié », car ce n’est pas tout à fait la même chose que d’être un réfugié terrorisé, ayant été témoin de l’exécution sommaire de membres de sa famille par les troupes conquérantes avant d’être dévalisé et dépossédé de ses documents d’identité, puis expulsé manu militari, et, d’autre part, d’être un réfugié fuyant à bord de son propre véhicule avec ses effets personnels dans des colonnes certes interminables mais encadrées par « son » armée durant sa retraite en bon ordre et sans contact avec des troupes ennemies.
En ignorant les différences que recouvrent ces deux réalités, on se prive de la possibilité de saisir le fond des choses, et l’on est conduit à traiter un sujet d’une manière qui est non seulement superficielle, mais également erronée.
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Certes, mais cependant il faut se dire que les premiers états pré-américains, les 13 Colonies, ont décidé de commun accord de faire indépendance et de créer une Nation unie, et les Etats sont en majorité nés au sein même de cette Fédération, ils ont par conséquent, quelque soit leur culture spécifique à l’etat, toujours existé au sein des USA, leur existence a toujours été lié aux USA.
En Europe, les différents pays ont des siècles entiers de culture spécifique et de rivalité vis-à-vis de leurs voisins derrière eux, et dans les années 90, une certaine union européenne décide de les lier, dans un but purement économique au départ. Les peuples de l’Europe n’ont pas réllement choisi, mais les dirigeants, pour des raisons économiques.
Evidemment, il reste le fantasme de créer des Etats Unis d’Europe depuis Churchill, par évidente jalousie envers la force identitaire de l’oncle Sam, qu’on essaie désormais d’inculquer au sein des population européennes. Bien sûr, ce serait véritablement pratique qu’il existe une identité Européenne, mais cela prendra énormément de temps, et il est encore ridicule d’oser comparer l’Europe aux Etats Unis d’Amérique aujourd’hui. Malgré la nuance de l’article, les américains restent énormément fier de leur pays, et malgré les tensions entre Etats ou visons, ils sont définitivement unis quand le pays traverse une crise. Même lorsqu’il y a une contestation, ce n’est pas contre leur pays, mais pour leur pays, à leurs yeux.
Aujourd’hui, je vois assez peu de gens en Europe qui sont prêt à risquer leur vie pour l’Europe…Leur pays, éventuellement, mais pas l’Europe, qui reste quelque chose d’abstrait, ou pire, d’autoritaire (au sens économique)…La propagande paneuropéenne n’est pas encore efficace (ce n’est pas péjoratif !), mais cela dit, cela est peut-être à mettre en lien avec la crise actuelle, qui entache l’image que l’europe tente de se donner…