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Derniers commentaires

  • La nostalgie des VoPos

    15 mars 2015  17:28, par Apostat

    (suite)

    La question est donc plutôt "que fait-on" ? Continuer avec l’euro et mourir à petit feu ou trouver une solution alternative. Le problème autour de l’euro n’est en réalité pas tant économique qu’idéologique. Les partisans de l’euro le défende en réalité pour le symbole, celui d’un glissement fédéral et non pas pour son efficience économique. L’euro est une monnaie mal fichue (inadaptée à la moitié des économies qui la compose), anti-démocratique (banque centrale indépendante, n’hésitant pas d’ailleurs à outrepasser ses attribution ou à jouer le long de la ligne jaune pour sauver le bébé) et sous influence (allemande mais pas uniquement), et sans légitimité historique ou culturelle.

    Bref, sortir de l’euro n’est en rien une baguette magique, et l’est d’autant moins que l’acharnement à nous y maintenir rend l’effort toujours plus difficile, comme le blessé dont les forces s’épuisent peu à peu.

    Alors on m’opposera que j’affirme l’impossibilité de rester dans l’euro, qu’en sortir est obligatoire. Non, bien entendu, il est tout à fait possible de rester dans l’euro d’imposer la vieille monnaie à tous les citoyens. On peut s’inspirer de l’histoire et comme en 71 ou Nixon met en place une réforme qui va permettre progressivement d’imposer le dollars au monde, l’UE impose l’euro aux nations d’Europe par la peur et la désinformation, bref, le coup de force (voir Attali) On peut conserver l’euro, il suffit de mentir au peuple ! Caricatural ?

    Aller, c’est cadeau, parce que finalement, cet homme n’incarne-t-il pas tout ce que vous défendez ? "« Ce qui n’était pas prévu, c’est que les peuples puissent refuser ce que proposent les gouvernements. » (Michel Rocard, International Herald Tribune, 28.7.92)" « Maastricht constitue les trois clefs de l’avenir : la monnaie unique, ce sera moins de chômeurs et plus de prospérité ; la politique étrangère commune, ce sera moins d’impuissance et plus de sécurité ; et la citoyenneté, ce sera moins de bureaucratie et plus de démocratie » (Michel Rocard, Ouest-France, 27.8.92)

    « Si le Traité était en application, finalement la Communauté européenne connaîtrait une croissance économique plus forte, donc un emploi amélioré. » (Valéry Giscard d’Estaing, RTL, 30.7.92)

    « Le traité d’union européenne se traduira par plus de croissance, plus d’emplois, plus de solidarité. » (Michel Sapin, ministre socialiste des finances, Le Figaro, 20.8.92)

    Faudra pas oublier de rappeler à tous les Européens que la croissance est là, bêtas comme ils sont ils n’ont même pas remarqué !

  • La nostalgie des VoPos

    15 mars 2015  16:33, par Apostat

    Déjà le début de l’article est assez consternant mais la fin tombe dans le grand guignol...La présence de Philippe Dessertine est en soi une blague tant ce prêtre de l’ultralibéralisme bon teint cachetonne davantage qu’il ne travaille (et sa présence régulière à C dans l’air est en soi un brevet d’aplatventrisme).

    Soyons sérieux 2 minutes et essayons d’analyser les choses le plus froidement possible :
    - la situation monétaires des pays européens était-elle formidable avant l’euro. Pas nécessairement, mais elle n’était pas dramatique non plus, et les ajustements réguliers parvenaient peu ou prou à maintenir le système, non sans difficultés parfois, liés aux divergences au sein du SME et à la crise britannique.
    - La situation monétaire après l’euro : sur le plan strictement monétaire (mais est-ce que cela a un sens ?), la situation est également mitigée car l’euro, en se focalisant trop longuement sur la question de l’inflation et en s’alignant sur le DM avec un euro fort à certes stabilisé les échanges (puisque disparition des taux de change) mais fracturé l’UE en asphyxiant les économies du Sud et en plongeant le continent dans la déflation.

    Alors oui, sortir de l’euro peut être une solution, non pas magique, mais qui peut résoudre certains problèmes :
    - rééquilibrer les échanges internes à l’union par le jeu des dévaluation / réévaluations.
    - Permettre une monétisation progressive de la dette et de ses intérêts par une émission régulière (50 milliards par an par exemple), ce qui soulagerait clairement l’effort liée à la remise en ordre des finances.
    - Ajuster les balances commerciales : le taux, faible, de l’euro actuel est un niveau assez adapté à l’économie française et la dévaluation serait assez modeste, ; loin des 30% ridicules évoqués (ça c’est pour l’Espagne) mais plutôt autour de 10%, avec un réévaluation importante du Mark. —> cela permettrait notamment d’accompagner une mutation des modes de consommation : la dépréciation rendrait les produits importés plus chers vis à vis des pays à monnaie forte ou hors zone euro et permettrait une relocalisation partielle dans certains secteurs mais surtout briserait le cycle de surconsommation favorisé par les cout bas (dans l’électronique par exemple), voire pourquoi pas (mais plus difficile, par effet de rebond, de favoriser de meilleures conditions de travail/hausse de salaires dans les pays sources.

  • L’armée européenne sera surtout française

    15 mars 2015  12:34, par tnemessiacne

    Je parle des anciennes colonies dans le contexte des liens qui unissent les Français à ces pays. Les pays de l’ancien bloc communistes sont également cités ainsi lorsque l’on évoque leurs liens actuels avec la Russie.

    Après concernant la démographie c’est la question que devrait connaitre tout bon européiste. Comme la Chine et l’Inde et leur démographie menacent (sans le vouloir, ou pas) l’Europe. Sauf que la croissance économique est un flux à comparer aux stocks. Et là les Européens ont des capitaux importants.

    Mais il faut changer le modèle social européen, c’est impératif.

    Par exemple, en Chine la population active représente 77% de la population contre 45% en France et 52% en Allemagne. Il suffit de comparer les indicateurs entre les Etats-Unis et les pays émergents et de se demander si des ajustements sont jouables.

  • Paris 2015 : La préparation de la COP21 vers un succès historique ?

    15 mars 2015  12:09, par jipebe29

    Pour vous rassurer, sachez qu’il existe des cycles océaniques bien documentés : 1000 ans, 230 ans et 65 ans. Nous sommes actuellement au sommet d’une pseudo-sinusoïde de période 65 ans, et donc il y aura refroidissement dans les prochaines années, comme cela fut le cas dans les années 50.

    Voir : https://crioux.wordpress.com/2015/02/04/cycles-climatiques/

    Cela signifie que le RC sur les périodes 1910-1940 et 1978-1997 a été généré par la phase montante de pseudo-sinusoïdes, et le CO2 n’a rien à y voir.

  • Paris 2015 : La préparation de la COP21 vers un succès historique ?

    15 mars 2015  12:07, par jipebe29

    Claude, je suis bien d’accord qu’il n’y aura aucun accord au COP21, ne serait-ce que parce que les pays émergents et les pays pauvres ont besoin des combustibles fosssiles, ne serait-ce que pour satisfaire à leurs besoins primaires. La consommation des combustibles fossiles, selon l’AIE, va continuer à augmenter dans les prochaines décennies, ce que tout le monde sait.

    Maintenant, la question est : est-ce gênant, et cela va-t-il générer un emballement irréversible de la TMAG (température moyenne annuelle globale), qui est stable depuis 18 ans ? Un petit coup d’œil dans le passé nous apprend que le taux de CO2 est déjà monté à 8000 ppm (400 ppm de nos jours), et le fait que nous soyons là pour en parler prouve qu’il n’y a eu aucun RC cataclysmique et irréversible. Par ailleurs, la divergence de plus en plus forte entre les projections des modèles numériques et les observations confirme que leurs projections multidécennales ont une crédibilité nulle.

  • L’armée européenne sera surtout française

    15 mars 2015  00:41, par julien.233

    Le problème, c’est qu’on en revient toujours à ce terme « anciennes colonies » alors que cest pays sont libres depuis 50 ans, là où tout bon Européen sait bien qu’on ne parle plus des pays de « l’ancien bloc soviétique », même si ces pays ne sont libérés de ce joug impérial-là que depuis 25 ans. Voilà qui laisse une impression de doubles standards en fonction du continent.

    Par ailleurs, non, je parle de Peuple proche car j’inclus aussi les Chrétiens d’Orient, j’inclus tous ceux avec qui nous avons une solidarité historique, linguistique, culturelle, humaine (migratoire). Sur ce terrain-là, la France a des solidarités qui ne sont pas celles de ses voisins.

    Et économique bien sûr. La croissance des prochaines années ne se fera pas en Europe. Elle se fera de l’autre côté de la Méditerranée, où la population va doubler en 35 ans.

    Ne jetez pas pudiquement un voile européen sur ces questions !

  • Paris 2015 : La préparation de la COP21 vers un succès historique ?

    14 mars 2015  18:42, par Claude Renaud

    Ce n’est pas la Planète qui est en jeu, c’est l’Humanité toute entière à travers son climat. La Planète, elle s’en fout complètement. Elle tournera encore bien après nous. Le dérèglement climatique est déjà en marche, et croire qu’on va pouvoir limiter la température à +2° est illusoire. C’est un leurre. Il ne fallait pas laisser la teneur en CO2 dépasser les 400ppm. Maintenant, il est trop tard. Nous n’avons plus le contrôle de notre Climat. Il faudrait pour ça, diminuer notre consommation d’hydrocarbure de 50% et même de 80% pour le charbon. Mais pas d’en 20 ans, tout de suite. Ce qui est impossible !!! Et, nous avons le culot de demander à nos enfants ou petits-enfants de réduire leurs émissions de gaz à effet de serre de 40 à70% en 2050. Quant au 0% proposé pour 2100, je me demande quel est le crétin qui a imaginé ça ? Là, on atteint les sommets du cynisme, alors que nous, en 2015, nous nous permettons d’en balancer 40 milliards de tonnes dans l’atmosphère. C’est pathétique et affligeant. Si François Hollande veut faire de la COP21 une réussite, ce n’est pas pour le Climat, mais pour son prestige personnel. Quand on pense, qu’à 6 mois d’intervalle, il va inaugurer le Salon aéronautique du Bourget et la Conférence sur le Climat. Sur le même site. Tout un symbole ! Il semble que les lobbyistes ont plus d’influence sur lui que Nicolas Hulot, pourtant son conseiller Climat. En conclusion, je ne crois pas à la réussite de la Conférence. Il y a trop d’hypocrisie et personne n’est prêt à sacrifier son pré carré sur l’autel du Climat. Claude

  • L’armée européenne sera surtout française

    12 mars 2015  22:51, par tnemessiacne

    Les pays proches dont vous parlez c’est surement les anciennes colonies. La proximité est économique en partie. Dans ce cas là ça concerne tous les Européens. Même si ça concerne que les Français, ca influe le circuit européen.

    Après il y a une proximité relationnelle, mais la défense, là, ça devient, pour moi, trop de la fiction.

  • La nostalgie des VoPos

    12 mars 2015  22:16, par Xavier C.

    Amusante, cette idée de marquage ! Et bien tournée en dérision par l’auteur de l’article.

    L’argument fondamental des anti-euro, Jacques Sapir le formule ainsi :

    Il y a des réalités économiques, des spécialisations industrielles, dont les effets s’imposent et s’imposeront, que les politiques le veuillent ou non.

    Sous-prétexte qu’il y a des divergences économiques (spécialisation industrielles, spécialisations sectorielles, etc.), il faudrait une monnaie « nationale ».

    Cependant, avec leur logique, il faudrait aussi des monnaies régionales, voire municipales ! Et même à l’intérieur d’une ville on constate une certaine diversité économique, sectorielle, etc.

    Leur base idéologique, c’est que la monnaie est un outil magique. En réalité, le mieux pour l’économie, c’est une monnaie stable, qui ne se déprécie pas dans le temps.

  • L’armée européenne sera surtout française

    12 mars 2015  21:02, par Guillaume Bucherer

    D’accord avec Michel sur ces conclusions quant au nécessaire dépassement de l’addition mathématique des forces en présence.

    Le circuit de défense est complexe : l’utilisation de forces armées est le dernier maillon. Déjà tout commence par des études communes (besoin de défense, évolution technologique, évolutions capacitaires, adéquation moyens/missions futures etc.). Ensuite, l’industrie de défense (construction industrielle, ajustements des programmes...nous sommes sur du long terme : 15/20 ans). Ensuite, la mise en service et le maintien en condition opérationnelle. Enfin, le déploiement.

    Dans toutes ces étapes, des coopérations puis des « fédéralisations » sont possibles. On a commencé avec l’Agence européenne de défense. Avec le European Air Transport Command. Avec le Centre satellitaire de l’UE. Puis avec des consortium privés, comme Eurofighter ou les Frégates Européennes Multi-missions. Etc.

    La mise à disposition de contingents nécessitera une très grande confiance (notamment par un partage accru des renseignements) entre les partenaires. Et des politiques et des officiers généraux de très haut vol capable de voir le territoire de l’UE comme un tout indivisible.

    Enfin, l’armée française n’est pas « au service de l’Europe » en effet. Mais la formulation la plus exacte serait « l’Europe bénéficie de la défense française ». Je ne prendrai que deux exemples : Atalante et Corymbe. La sécurisation des routes d’approvisionnements en produits manufacturés ou en matières brutes bénéficie à l’ensemble du marché unique.

  • L’armée européenne sera surtout française

    12 mars 2015  04:30, par julien.233

    Voilà une question à poser aux jeunes fédéralistes allemands, finlandais, croates et belges... : si nous n’avions eu qu’une seule armée européenne, serait-elle intervenue au Mali, en Centrafrique, et contre Daech ?

    Si la réponse est non, une France membre d’une Europe fédérale devra-t-elle conserver sa propre armée pour être en capacité d’agir à chaque fois qu’un Peuple qui nous est proche nous appellera à l’aide ?

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    12 mars 2015  04:20, par Xavier C.

    Avant les deux guerres mondiales, il y avait une très forte proportion d’Allemands aux USA. Cela n’a pas empêché les USA d’entrer deux fois en guerre contre l’Allemagne.

    Ces deux guerres ont d’ailleurs provoqué une sorte de déclin de la culture et de la langue germanique aux USA : changements de patronymes, non-transmission de la langue, etc. pour ne pas paraître « ennemi ».

    Bref. Je ne suis pas convaincu que la citoyenneté résidentielle offre concrètement l’once d’un espoir de pacification.

  • L’armée européenne sera surtout française

    12 mars 2015  04:13, par Xavier C.

    Finalement, l’État (quel que soit le niveau) s’est arrogé plein de missions, dépense à tout va, dans tout et n’importe quoi et néglige de plus en plus ses fonctions régaliennes.

    De même que l’UE met son nez partout, mais pour ce qui compte vraiment, on ne la voit pas.

    On peut comprendre qu’une armée européenne ça ne soit pas pour demain : il y a de véritables défis logistiques, des arbitrages difficiles à faire... Mais si on pouvait commencer par une diplomatie unique, ce serait bien, non ? C’est très simple : fermer toutes les ambassades en trop, fermer tous les ministères des affaires étrangères sauf celui de l’UE.

    Excellent article.

  • L’armée européenne sera surtout française

    11 mars 2015  16:39, par Michel GELLY

    Plus je lis sur le sujet, plus j’ai le sentiment que la France, ses dirigeants et ses citoyens perçoivent l’idée d’une armée européenne comme les allemands perçoivent la monnaie unique.

    Si, factuellement, il y a peu à redire au sujet de cet article, je reste dubitatif quant aux conclusions et surtout inquiet de ce que l’on projette sur cette idée. Celle-ci est beaucoup plus vaste et, si elle devait aboutir, il faudrait veiller à un dépassement de l’existant et non à l’addition mathématique des forces en présence. Il faut inventer la défense européenne.

    Par ailleurs, il faut cesser de dire que la France est son armée sont au service de l’Europe. Elle ne sert principalement - et comment lui reprocher ? - ses intérêts de puissance dans les relations internationales.

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    11 mars 2015  11:34, par tnemessiacne

    « La question se pose aussi pour l’intervention de l’armée française au Mali, quid des régions et conseils régionaux qui refusent cette intervention ? »

    Les régions et conseils régionaux n’ont pas d’armée, contrairement aux Etats-membres.

    Concernant l’armée européenne il ne faut pas oublier que celà consiste surtout à l’intégration de l’industrie de la défense européenne. Et que cette communication va de pair avec des communications rappelant l’objectif des Etats-Unis d’Europe.

    Et comme il est dit une armée européenne facilite les décisions communes en terme de politique extérieure et de sécurité commune.

  • L’armée européenne sera surtout française

    11 mars 2015  10:45, par Guillaume Bucherer

    Bon article, réaliste. Merci.

    L’idée d’un « partage du fardeau » me semble être l’hypothèse la plus crédible. La bataille diplomatique française sera de démontrer que les Européens bénéficient de la défense française. Et que plutôt que de payer des armées nationales, qui n’ont pas véritablement d’utilité, ils pourraient consacrer une partie de leur budget de défense au budget français. Quitte à ce que nous mettions ensuite à disposition des contingents de matériels et d’hommes (en effet, le porte-avions, les Mistrals, les FREMM, ou des régiments)

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    11 mars 2015  01:36, par Alexandre Marin

    @shaft Les réserves que vous émettez valent aussi bien pour une armée européenne que pour une quelconque armée nationale.

    « Ce qui m’inquiète, c’est que le jour où l’on enverra des troupes en Ukraine, quid des pays qui refusent cette intervention ?Auront-ils le choix de ne pas envoyer leurs soldats membres de cette armée ? »

    La question se pose aussi pour l’intervention de l’armée française au Mali, quid des régions et conseils régionaux qui refusent cette intervention ?

    « On commence par envoyer l’armée aux frontières de l’UE et après tout naturellement, on l’envoie à l’intérieur.Si par exemple, en Grèce, les violences explosent à cause de la dette, l’armée européenne pourrait rétablir l’ordre, ce qui prouverait, du point de vue des révoltés, que l’Europe est totalitaire. »

    Si des révoltes éclatent en Seine Saint-Denis et qu’on envoie l’armée, comme ce fut envisagé en 2005, cela prouverait aussi que la France est totalitaire. Sinon, comme le dit Guillaume Bucherer, on envoie plutôt la police.

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    10 mars 2015 18:29, par Ferghane Azihari

    Merci pour votre commentaire Lame, j’ignorais que la compétence militaire n’était pas du seul ressort de l’échelon fédérale aux USA. Je constate toutefois que cette forme de séparation des pouvoirs n’est pas suffisante pour prévenir les risques d’impérialisme.

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    10 mars 2015  14:54, par Lame

    Si l’on craint l’instauration d’une dictature militaire européenne, la solution est simple : une armée fédérale pour les institutions européennes, une armée nationale pour chaque Etat-Nation. C’est le fédéralisme militaire pratiqué aux USA.

    Maintenant, il est évident que le déficit démocratique des institutions communautaires est un obstacle à toute avancée dans tous les domaines. Ce n’est pas aux Etats-Nations qu’il faut l’imputer mais à la commission, aux fonctionnaires européens et aux lobbies, le véritable électorat de nos députés.

    Placer une armée européenne unique sous le simulacre de « contrôle » du Parlement européen augmente justement le risque de dérive autoritaire. Ne rien faire, c’est consacrer l’hégémonie militaire allemande en construction.

  • Europe de la défense : ne pas céder aux sirènes euro-hégémonistes

    10 mars 2015  12:20, par Guillaume Bucherer

    C’est vraiment tout le crédit que vous accordez à votre armée ? Je vous invite à venir nous découvrir. Vous y trouverez des gens dévoués, respectueux du droit et des valeurs humaines, mais dédié à la défense de votre pays. Et vous verrez ce qu’est notre travail au quotidien... : vigipirate, évacuation des ressortissants, missions de maintien de la paix, formation des forces étrangères, protection contre la piraterie, lutte contre la pêche illégale et la pollution maritime, protection de l’espace aérien, etc.

    Ensuite, pour répondre à votre vraie question sur le droit de retrait : je pense que les armées nationales ne se dissoudront pas entièrement dans l’armée fédérale. Un contingent sera mis sous commandement européen, qui lui devra être considéré comme mis à disposition. Un droit de retrait ne pourrait donc avoir lieu.

    Quand à l’armée européenne intervenant en Grèce...on imagine plutôt une force de police que l’armée.

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