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Derniers commentaires

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    27 juillet 2014  12:06, par Jean-Luc Lefèvre

    Si je partage totalement cette analyse, il convient aussi de se rappeler que la Baronne ASHTON était aussi vice-présidente de la Commission. Comme le rappelle Courrier international cette semaine, l’une de ses fonctions lui imposait de se déplacer et l’autre la contraignait à résidence bruxelloise.

    Et à l’avenir ? que son (sa) successeur soit exclusivement chargé de la diplomatie européenne et de la mise en place progressive d’un réseau de représentations diplomatiques partagées.

  • Le Service européen d’action extérieure existe-t-il ?

    24 juillet 2014  22:41, par Volpi Rémy

    Article intéressant en ce qu’il souligne que seule une Europe fédérale, c’est-à-dire pourvue d’un gouvernement supranational aux pouvoirs souverains (au premier rang desquels la défense et la politique extérieure) limités et démocratiquement contrôlés peut agir au plein sens du terme. Dans la situation actuelle, le « Haut Représentant pour les Affaires Etrangéres et la Sécurité », quelle que soit la personne qui exerce cette fonction, ne sera jamais qu’un chef d’orchestre parodique qui s’agite tandis que chaque musicien joue comme bon lui semble une partition de son choix. Non seulement inefficace, mais encore totalement contreproductif dans un monde où la realpolitik a largement cours !!!!!

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    22 juillet 2014  22:02, par tnemessiacne

    @Pierre-Antoine Klethi

    En cliquant sur ce lien http://www.europarl.europa.eu/aboutparliament/fr/006d1cec56/%C2%A0Parlements-nationaux-des-%C3%89tats-membres.html vous pourrez voir que « les commissions parlementaires [du PE] invitent régulièrement les membres des parlements nationaux à leurs réunions pour débattre, notamment, des nouvelles propositions législatives soumises par la Commission »

    Il existe également les Cosac (Conférence des commissions parlementaires pour les affaires européennes.)

    Se réunissant deux fois par an elles sont composées de 6 représentant par pays et 6 du parlement européen.

    La commission Europe de l’Assemblée nationale invite parfois des commissaires ou même le président du Conseil.

    Comment voudriez-vous renforcer le dialogue avec les institutions ?

    Le dialogue de quasi-sourds est malheureusement présent dans toutes les institutions.

    Sinon concernant la charte des droits fondamentaux et son application c’est un autre débat qui peut être ouvert.

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    22 juillet 2014  20:19, par Pierre-Antoine Klethi

    @tnemessiacne

    Viviane Reding jouait effectivement ce rôle dans l’ancienne Commission. Mais peut-être qu’un nouveau portefeuille mettrait encore plus l’accent sur l’importance de la Charte des droits fondamentaux. Effectivement, il serait intéressant de débattre des portefeuilles dans la prochaine Commission.

    Le semestre européen ne suffit certainement pas en matière de « dialogue »... surtout entre institutions européennes et Parlements nationaux. Si dialogue il y a, c’est un dialogue de quasi sourds...

  • Kant et les autruches ?

    22 juillet 2014  20:10, par Bernard Giroud

    « la dérobade est érigée en principe de gouvernement ».

    C’est le moment, aujourd’hui, du temps de l’amitié et de la fermeté

    . L’amitié pour la patience, toute la patience qu’il faut, pour que l’idée entre dans la tète du prochain, et du grand nombre ;

    La fermeté, pour arrêter et se garder des casses ou des pillages qu’entrainent les dérives de la duplicité, sous le manteau de la dérobade ou du mensonge.

    C’est un signe certain d’un niveau civilisé évolué que de permettre à l’autre, son prochain, de vous opposer sa vérité. C’est ainsi que ces prochains, ces proches, ces amis que nous sommes en Europe, nous souhaiterions travailler ensemble.

    Avant de diverger sérieusement dans notre Europe nous devrions pouvoir parler ensemble, et, mettre sur la table les vrais problèmes de fond de l’avenir de nos communautés. Nous devrions nous rappeler que la justification la plus sure de notre convergence, c’est cette volonté de rencontre et d’entraide, chacun poussant à la roue, selon ses propres forces, ce qui en fin de compte multiplie ces forces par le nombre d’hommes et de femmes de bonne volonté que nous sommes.

    Nul doute cependant, pour entrainer le cercle vertueux dans le bon sens, il faut de bons exemples. C’est donc le temps de la vérité

    Il faudra plus que des paroles, mais des actes,(monétaires, sociaux , fiscaux) qui confirment cette volonté de convergence, si ceux qui se disent des amis veulent se donner un futur de communauté libre.

  • Peu importe l’influence française au Parlement européen !

    22 juillet 2014  10:56, par tnemessiacne

    C’est un jeu subtil, car comme vous le dites, il y a la question de l’UMPS et le fait que nous soyons un des seul pays à avoir voter massivement pour l’extrême droite. Mais il y a aussi la question des partis proprement européens avec discipline de vote. Tous les députés européens du PSE votent pareil en incluant quelques personnalités dissidentes européennes comme en France avec les Frondeurs. Mais c’est vrai qu’il est assez étonnant que le PSE vote pour Juncker, leur concurrent.

    Mais si le PSE le n’avait pas voté comme ça, Juncker n’aurait pas été élu, donc le PS français a un peu fait la tactique économique du passager clandestin. Théorie économique qui dit que les syndiqués ne s’engagent pas mais récoltent les avancées sociales de ceux qui s’engagent.

    Par contre, j’avais à l’esprit les négociations du traité de Nice concernant le nombre de commissaire, et pendant les élections, les candidats auraient pu s’engager sur quelques commissaires sans nécessairement changer le traité.

    Aussi il est à noter que Juncker est passé de 29% au premier tour universel, à 58% au deuxième tour parlementaire.

    On peut également voir les groupes parlementaires exposés simplement ici http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89lections_europ%C3%A9ennes_de_2014

    Et noter que le groupe de David Cameron est troisième devant l’ALDE. Le groupe des conservateurs et réformistes européens.

  • Peu importe l’influence française au Parlement européen !

    22 juillet 2014 10:14, par Ferghane Azihari

    Si les socialistes français n’ont pas voté pour Juncker, c’est sans doute qu’il y a dans cette attitude une tactique pour éviter qu’on leur reproche sur la scène nationale (le fameux UMPS de Marine le Pen) de voter pour un conservateur.

    Cependant ils ne remettent pas en cause la légitimité de Juncker. Il n’y a donc aucun problème démocratique de ce côté si ce n’est le fait que la politique européenne reste avant toute chose tributaire des opinions publiques nationales.

    Pour ce qui est du nombre de Commissaires, Lisbonne prévoyait sa réduction mais le Conseil européen a dynamité le processus : http://www.taurillon.org/Les-egoismes-nationaux-malmenent-l-esprit-des-traites,05786

    Et pour ce qui est de l’équipe gouvernementale, son investiture est assujettie à une seconde approbation parlementaire, de quoi s’assurer d’un exécutif européen politisé....pour peu que le Parlement joue son rôle de gardien de l’intérêt transnational : http://www.taurillon.org/elections-europeennes-2014-le-parlement-europeen-n-a-pas-le-droit-a-l

  • Peu importe l’influence française au Parlement européen !

    22 juillet 2014  09:59, par tnemessiacne

    Il est assez étonnant de constater que les socialistes français ont voté contre l’élection de Jean-Claude Juncker et pourtant, le gouvernement français présente un socialiste de cette famille, Pierre Moscovici. La démocratie, la légitimité et un certain respect ont encore des progrès à faire.

    Il est également à noter que Jean-Claude Juncker à récolté 58% des suffrages. Ce qui est très rarement voir jamais exprimé en pourcentage. Ce qui est plus simple à appréhender et va en direction d’une Europe plus démocratique.

    Pour la future commission, il faudrait réduire le nombre de commissaire, proposition faite de nombreuses fois ces dernières années, mais pas lors des élections, et ne pas nommer des commissaires dont leur famille politique n’a pas voté majoritairement pour le président. C’est du bon sens démocratique il me semble.

  • Peu importe l’influence française au Parlement européen !

    22 juillet 2014 09:52, par Ferghane Azihari

    Merci pour votre commentaire bien que je pense que mon raisonnement fédéraliste sera toujours perfectible. Effectivement la réalité est que tous les Etats européens voient le Parlement comme une assemblée de seconde zone qui doit servir les intérêts nationaux.D’où la nécessitée prendre des mesures pour définitivement fédéraliser le système européen.

    Enfin je ne suis pas sûr que Monsieur Barnier fasse partie des individus qui veulent délivrer le système des emprises nationalistes : http://www.bfmtv.com/economie/michel-barnier-la-france-a-choses-a-dire-a-commission-sans-arrogance-805393.html

  • Peu importe l’influence française au Parlement européen !

    22 juillet 2014  09:26, par Jacques Fayette

    L’auteur a un raisonnement fédéraliste impeccable et dans l’absolu on ne peut que l’approuver. La réalité est un peu différente. Si des pays comme l’Allemagne, le Royaume Uni, l’Italie veillent à avoir des députés de chez eux à des postes-clefs c’est pour que des rapports, des projets, voire des textes soient favorables à leurs intérêts économiques ou politiques. D’où le communique de l’AFEP qui regroupe les 100 plus grandes entreprises privées françaises à la veille des élections. Pour le moment luttons contre les médias qui voudraient faire du commissaire français le représentant de la France. La Commission n’est pas un Coreper bis, Michel Barnier a été très clair sur le sujet.

  • L’indépendance de la Catalogne, un danger pour l’Espagne ?

    21 juillet 2014  19:42, par Joan Ruiz Solanes

    Encore une réflexion sur les mots à mon avis absurdes de Monsieur Perico Chicano : si c’est la Catalogne qui a opprimé l’Espagne, comment donc expliquer que nous, les catalans nous soyons OBLIGÉS PAR LA LOI à apprendre le castillan mais les castillans no soient pas obligés à apprendre le catalan ?

    Et encore : si la Catalogne, selon les amusantes paroles de Mr. Chicano, est tellement déprimée et mal placée pour survivre dignement, comment comprendre que la plupart de l’industrie « espagnole » reste en Catalogne malgré les efforts fiscaux et administratifs que celà implique ?

    Encore : lorsque dans un couple l’un des conjoints désire se séparer et l’autre ne veut pas accepter çelà à aucun prix, il est conseillable de penser que le deuxième exploite ou opprime le premie, et pas le contraire.

  • L’indépendance de la Catalogne, un danger pour l’Espagne ?

    21 juillet 2014  19:24, par Joan Ruiz Solanes

    Puisque on se refère à la constitution espagnole, et l’on dit que tous les organismes internationaux ONU, Cour de Strasbourg, classement du journal l’« economist » reconnaissent que l’Espagne répond à tous les critères que l’on peut exiger d’une démocratie, j’aimerais rappeler le fait indiscutible que cette constitution a été votée en 1978 SOUS LE CHANTAGE DE TOUT L’APPAREIL D’ÉTAT DU FRANQUISME, avec l’armée franquiste aux casernes, la police franquiste aux comissariats, les juges franquistes aux tribunaux, les fonctionnaires franquistes aux bureaux administratifs, les journaux, TV et tous les média, au service du franquisme.

    En plus, l’Espagne maintient une monarchie IMPOSÉE PAR LE GÉNERAL FRANCO, d’une dynastie qui a été chassée pour deux fois (Isabel II en 1871, et Alphonse XIII en 1931) et envoyée a l’éxile.

    Le caractère prétendument démocratique de l’état espagnol est fictif. Il faut considérer que 30 ans après la mort de Hitler et Mussolini, Franco continnuait a gouverner l’Espagne, et que si aujourd’hui les citoyens de Castille et ses satellites votent surtout le parti politique héritier du franquisme, la Parti Populaire, c’est sans doute à cause du "néttoyage" politique éxécuté par Franco, qui a envoyé à l’éxile ou enfermé en prison tous les démocrates qu’il n’avait pas tué pendant la guerre civile ou envoyé au péloton d’éxécution à l’après-guerre.

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    20 juillet 2014  21:54, par tnemessiacne

    @Pierre-Antoine Klethi

    « l’ouverture vers un dialogue renforcé entre la Commission, le PE et les parlements nationaux est une bonne chose. »

    Ceci existe déjà...

    C’est le semestre européen les parlements nationaux, le PE, la Commission, les Conseils y sont associés, mais par exemple en France il faudrait que les députés soient informés lorsqu’ils siègent au sein du dialogue inter-institutionnelle européen... Mais connaissent-ils tous les lois qu’ils votent...?

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    20 juillet 2014  21:44, par tnemessiacne

    @ Pierre-Antoine Klethi

    "Par ailleurs, vous ignorez totalement la section consacrée à « l’Europe des valeurs » et la proposition d’un commissaire en charge de la Charte des droits fondamentaux et de l’Etat de droit."

    Viviane Reading, vice-présidente, en charge de la Justice, des droits fondamentaux et de la citoyenneté.

    N’êtes vous pas d’accord qu’un "commissaire en charge de la Charte des droits fondamentaux et de l’Etat de droit" n’existe-t-il/elle pas déjà.

    Vous pouvez connaitre tous les commissaires ici http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/members/index_fr.htm

    et peut être est il intéressant de réfléchir sur les futures portefeuilles.

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    20 juillet 2014  14:21, par Pierre-Antoine Klethi

    Je suis d’accord avec l’un des commentaires précédents : pourquoi critiquer la méthode communautaire, qui est la méthode d’intégration fondatrice prônée par les pères de l’Europe ??

    Par ailleurs, vous ignorez totalement la section consacrée à « l’Europe des valeurs » et la proposition d’un commissaire en charge de la Charte des droits fondamentaux et de l’Etat de droit. Cela contribue à faire de l’UE autre chose qu’un simple marché commun et à démocratiser l’UE. Si j’ignore ce que les OGM font dans la partie sur la démocratisation, je trouve néanmoins que l’ouverture vers un dialogue renforcé entre la Commission, le PE et les parlements nationaux est une bonne chose. Que voudriez-vous voir d’autre durant une législature ?

    Je tiens enfin à préciser que le nouveau PE ne « subit » pas les choix de l’ancien PE. Le PE votera chaque année le budget ; le cadre financier pluriannuel sert simplement de cadre général, conformément à la pratique de multiples démocraties parlementaires. D’ailleurs, une certaine continuité institutionnelle est toujours inévitable.

  • 22 propositions pour l’Europe de demain

    19 juillet 2014  17:48, par tnemessiacne

    Il est à savoir que l’enseignement de l’Histoire se fait déjà avec une perspective européenne.

    Programme du collège

    6e

    I - L’Orient ancien

    II - La civilisation grecque thème 1 : Au fondement de la civilisation grecque II - La civilisation grecque thème 2 : La cité des Athéniens II - La civilisation grecque thème 3 : Alexandre le Grand (au choix avec la Grèce des savants) II - La civilisation grecque thème 3 : La Grèce des savants (au choix avecAlexandre le Grand)

    III - Rome thème 1 : Des origines à la fin de la république III - Rome thème 2 : L’empire : l’empereur, la ville, la romanisation

    IV - Les débuts du judaïsme et du christianisme thème 1 : Les débuts du judaïsme IV - Les débuts du judaïsme et du christianisme thème 2 : Les débuts du christianisme

    V - Les empires chrétiens du haut moyen âge

    VI - Regards sur les mondes lointains : L’Inde classique aux IVe et Ve siècles (au choix avec la Chine des Han) VI - Regards sur les mondes lointains : La Chine des Han à son apogée (au choix L’Inde classique)

    5e

    Partie I - Les débuts de l’islam Les débuts de l’islam

    Partie II - L’Occident féodal, XIe - XVe siècle Paysans et seigneurs Féodaux, souverains, premiers États La place de l’Église L’expansion de l’Occident

    Partie III - Regards sur l’Afrique Regards sur l’Afrique (mise à jour le 25 octobre 2010)

    Partie IV - Vers la modernité, fin XVe - XVIIe siècle Les bouleversements culturels et intellectuels (XVe -XVIIe siècle) (mise à jour le 25 février 2011) L’émergence du « roi absolu »

    http://eduscol.education.fr/cid48735/histoire-geographie-education-civique-college.html

    Il n’y a pas là d’"euro-nationalisme".

    Intéressant commentaires précédents de Ferghane Azihari qui appellent des commentaires constructifs. Sur les modèles socio-économiques des anciens pays communistes.

  • Les 5 points à retenir du programme de Jean Claude Juncker :

    19 juillet 2014  17:35, par tnemessiacne

    Cette phrase étant un peu floue l’idée est double. Un onglet avec que des articles traduits par l’équipe très efficaces des Jeunes Européens Europe et pas par Google. Par contre traduire les commentaires par les traducteurs ou Goole ou Bing.

  • 22 propositions pour l’Europe de demain

    19 juillet 2014  17:27, par tnemessiacne

    @ Cornélius

    Pourquoi la sortie de l’Angleterre de l’UE ?

    J’ai plutôt une image j’imagine façonnée par les médias et peut-être vraie d’un pays pragmatique et efficace économiquement (ce qui je pense n’a rien à voir avec l’euro bien au contraire ils profitent du marché de la zone euro), mais par contre plus inégalitaire que la France.

  • 22 propositions pour l’Europe de demain

    19 juillet 2014 11:03, par Ferghane Azihari

    Mais dans l’idéal, il aurait fallu mettre en place un dispositif qui soit plus respectueux des libertés étatiques : Laisser les États gérer leurs budgets comme ils l’entendent mais prévoir un mécanisme officiel de tutelle au cas où ces derniers seraient défaillants. Ainsi en l’absence de défaillance, l’UE n’aurait pas à mettre son nez dans la politique budgétaire des Etats-membres. La liberté est le principe, la tutelle l’exception. Or les règles budgétaires européennes actuelles tendent à favoriser l’inverse.

    En ce qui concerne l’enseignement de « l’histoire européenne » pour renforcer le sentiment d’appartenance. Il s’agit là d’un fantasme euro-nationaliste qui est dangereux. Les notions d’histoire et d’identité communes sont totalement arbitraires. On ne mettra jamais les gens d’accord sur le contenu d’une « identité européenne ». Certains pays méditerranéens ont bien plus de points communs historiques avec l’Afrique qu’avec le monde scandinave.

    Dans ces conditions, l’identité, plutôt que de servir à justifier l’action politique, devrait au contraire relever des libertés individuelles. Notons que la démarche euro-nationaliste, qui consiste à conférer une certaine prééminence de l’identité européenne sur les identités nationales sera contre-productive. Regardons un peu le cas de pays comme l’Espagne, dont la surenchère nationaliste ne fait qu’attiser les velléités indépendantistes de ses communautés.

  • 22 propositions pour l’Europe de demain

    19 juillet 2014 10:56, par Ferghane Azihari

    Petite précision. Ces propositions ont été adoptées lors du Conseil d’Administration de Stuttgart du 7 avril 2013.

    Peut-être convient-il de revoir ce programme afin de le rendre compatible avec toutes les tendances europhiles. Parce qu’elle est trans-partisane, notre association devrait se contenter du plus petit dénominateur commun

    Quelques exemples.L’harmonisation fiscale et sociale est un concept socialiste de même que la notion de « dumping social & fiscal » est un élément de langage issu du même courant. Si les pays d’Europe centrale n’ont pas un modèle social aussi généreux que le notre, ce n’est pas dans une optique de « dumping » mais tout simplement parce que cela ne correspond pas à leurs aspirations.

    Ainsi les libéraux et les conservateurs restent attachés au principe de concurrence sociale & fiscale qui découlent de l’autonomie des collectivités et de la subsidiarité inhérente au fédéralisme. Cela ne détruit pas les modèles sociaux généreux. La preuve, les pays scandinaves (qui ont les systèmes de redistributions les plus généreux) s’en sortent très bien alors qu’ils coexistent dans le même espace que des pays qu’on pourrait qualifier de paradis fiscaux. Les politiques fiscales & sociales devraient donc rester de la compétence des États, même si cela n’empêche pas le niveau fédéral d’avoir sa propre politique fiscale & sociale, notamment via d’éventuelles péréquations (qui relèvent aussi de considérations partisanes).

    D’ailleurs, cette harmonisation découle souvent d’un un fantasme jacobin et plus généralement d’une vision franco-française de l’Europe. Au nom de quoi l’Europe va t-elle faire de l’ingérence dans les politiques sociales et fiscales des États ? Au nom de quoi pourrait-elle dire « Voilà le genre de prestations sociales que tu dois effectuer, et voilà le genre de fiscalité que tu dois mettre en place » ? Rien ne justifie cela. Il n’est d’ailleurs pas compréhensible que des règles européennes viennent encadrer la TVA des États membres. Il s’agit là de violations de la subsidiarité même si on peut admettre une certaine ingérence en ce qui concerne les questions de la dignité des êtres humains et les droits de l’Homme qui relèvent de considérations universelles.

    Pareil en ce qui concerne la supervision des budgets nationaux, Ces règles sont injustifiées au regard de la subsidiarité. Cela me fait penser aux pouvoirs monstrueux des préfets français à l’égard des collectivités territoriales. Alors certes me direz-vous, à partir du moment où la collectivité met en place des mécanismes de solidarité, l’individu doit rendre des comptes à la société.

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