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Derniers commentaires

  • Droit de vote des étrangers : Pour les fédéralistes, nationalité ne doit pas rimer avec citoyenneté

    2 mars 2016  09:47, par Courouve

    Depuis que l’on a supprimé le suffrage censitaire, payer des impôts (ou non) ne donne (ni n’enlève) aucun droit de vote.

    Par ailleurs il est juridiquement déplacé d’invoquer une exigence d’égalité entre étrangers ressortissants de l’Union Européenne et étrangers hors U.E., sauf à nier toute la logique de la construction d’un droit européen et tout l’esprit de cette U. E..

    Ce vote des ressortissants d’ États hors U. E. n’aurait été une mesure de justice que si les distinctions Français / citoyens de l’Union Européenne / étrangers n’étaient pas fondées, en droit interne comme en droit international. Or ces distinctions sont parfaitement fondées, légitimes et constitutionnelles. La qualité d’électeur exprime en effet non seulement la citoyenneté française individuelle mais aussi la souveraineté nationale.

    Comment justifier aux yeux des Français, auxquels on a fait approuver par le référendum du 20 septembre 1992 ce Traité de Maastricht de 1992, que cette exigence de réciprocité, légitimement exprimée pour les ressortissants des 15 États alors membres de l’U. E. (aujourd’hui pour les 28), exigence inscrite dans notre Constitution à l’article 88-3, pourrait être abandonnée, sans autre forme de procès, dans le cas d’immigrés hors U. E., et en majorité ressortissants de nombreux États (pas tous amis de la France) en dehors du continent européen ?

  • Réfugiés : Valls n’a pas de leçon à donner à Merkel

    27 février 2016  23:09, par Ccadic

    L’Allemagne de Madame Merkel et de son grand argentier, Monsieur Schauble, ainsi que les autres pays Européens n’ont pas montré beaucoup plus de solidarité dans la lutte contre L’Etat Islamique. L’absence de Défense Européenne en est la preuve manifeste. Quelle est la solidarité de l’Europe vis à vis de la Grèce en proie à des difficultés économiques considérables et devant faire face, seule, a un nombre croissant de migrants : l’Europe, Allemagne comprise, fait de ce pays un véritable « hotspot ». Enfin ne parlons pas de la Grande Bretagne vis à vis de Calais. L’Europe n’existe pas sauf pour des raisons purement mercantiles ; et Madame Merkel et son Ministre des finances ne haussent pas le niveau en comptant leurs deniers. Aussi il est toujours possible de critiquer les politiques Français. Mais leurs collègues européens n’ont rien à leur envier.

  • Sur l’accueil des réfugiés, les dirigeants jouent l’avenir de l’Europe

    24 février 2016  19:58, par Bernard Giroud

    Nous sommes arrivés, en effet, au moment ou il faut se dire certaines vérités qui seront.meilleur service que d’abonder aux cœurs des pleureuses.

    Deux pays, deux positions bien différentes :

    L’un, L’Allemagne menant la danse de la « concurrence farouche », contre ses principaux « partenaires » La France et l’Italie ; Sa balance commerciale est largement bénéficiaire depuis des années, grâce à son réalisme,le recours à une main-d’œuvre à prix imbattables (Chine et pays « émergents »), et au prix même sa natalité. Une obsession de la conquête de parts du marché. Dernières en date, l’agriculture française, et la main d’œuvre, bon marché, de sa façade est.

    De l’autre coté, la France, un « partenaire » , qui , jusqu’à maintenant a accepté le jeu, n’a pas pratiqué comme axe majeur, à l’origine, cette politique de substitution de main d’œuvre bon marché. ; Nous n’avons pas toutes les qualités du monde mais nous savons qu’à la fin, à pratiquer ainsi, les vaincus sont un désert ou l’herbe risque de ne pas repousser , si l’on ne prévoit un pays solidaire avec les transferts financiers solidaires pour la faire repousser..

    Sous pression, déficitaire, d’années en années, notre machine industrielle se fait dépasser par un jeu de concurrence aux dés pipés, qui n’ont rien à voir avec une vrai compétition imaginative dans une solidarité de destin. La bonne grosse raison du plus fort l’emporte, sans que nos puissants énarques instruits ; vigilants, réalistes et courageux n’osent trop discuter , fermement de cette manière de procéder.

    Il faut que ceux qui se disent nos partenaires, nos voisins Allemands reviennent à plus d’égard envers leurs voisins et les uns envers les autres. Il est temps qu’ils rappellent le sens de notre gentillesse mais aussi celui de notre détermination. Nous n’avons pas besoin de main d’œuvre pour faire tourner nos usines Audi ou Mercédès ; Pour équilibrer notre balance commerciale, nous pouvons faire ce que nous jugerons utile pour que ce matériel et d’autres, ne vienne pas amputer plus fortement notre équilibre économique à long terme.

    Nous savons très bien que les réactions émotionnelles, et intempestives sont une immense faiblesse. Ainsi la communauté de l’énergie, pièce maitresse d’une autonomie réelle, est loin, mais. les nuages des centrales à charbon sont près ; Loin aussi, pour en parler, les valeureux opposants au nucléaire civil. Que se passe-t-il donc au pays des Landers, pour que l’on oublie à ce point que nos chances de développement continu, c’est ensemble que nous les avons !

    Nos amis allemands feraient bien d’ouvrir un peu plus leurs yeux et peut-être leur cœurs, sur le véritable sens d’une vie communautaire d’un nouveau siècle.

    Voilà la vraie réponse..

  • Le jumelage entre établissements scolaires européens, une clé pour l’apprentissage des langues

    24 février 2016  11:55, par Diop

    Bjr mon nom est madame diodio diop sow responsable financier et chargée de la communication a l’école Ibrahim ans à l’homme Rufisque département de Dakar/Sénégal. Je suis a la recherche de partenariat pour un jumelage interscolaire

  • Quand Rembrandt sert la coopération européenne

    21 février 2016  15:17, par Pierre Wang

    (la suite du premier commentaire)

    Dernier détail que je mentionne sur cette affaire, le prix des deux portraits est toujours celui initialement annoncé depuis le début de cette affaire : 160 millions d’euros. Plutôt que de « travailler conjointement pendant plusieurs mois pour sécuriser cet accord » avec les Pays-Bas, le ministère de la culture n’aurait-il pas pu utiliser cette énergie pour négocier directement avec l’acheteur. La France va finalement acquérir le portrait d’Oopjen Coppit (l’épouse) qui n’est apparemment pas signé par Rembrandt (et qui a donc ‘moins’ de valeur). Pourtant elle paiera bien la moitié du prix, 80 millions d’euros. Un appel au mécénat d’entreprise a été lancé… pourquoi ? Alors que la Banque de France était prête à acquérir les deux…

    Ce qui doit nous préoccuper avant tout c’est la conservation, la restauration et la protection du patrimoine. "Les considérations muséales" (comme vous dites) sont prioritaires par rapport aux autres logiques dans ce domaine. Toutes les basses considérations sont à reléguer aux oubliettes. Il est d’ailleurs absolument essentiel de renforcer les crédits du ministère de la Culture alloués au patrimoine. Nous avons un devoir moral envers les vieilles pierres ! J’invite les lecteurs à consulter la répartition du budget du ministère de la culture (7.5 milliards d’euros), je vous laisse deviner le montant consacré à l’entretien et la restauration des monuments historiques... Nous avons besoin que l’Etat assume ses responsabilités, et que les servants de l’Etat utilisent les outils législatifs régaliens créés par le passé. N’êtes-vous pas d’accord ?

    Encore une fois je ne suis pas spécialiste, et je ne dispose que de modestes moyens d’informations, mais à partir de ceux-ci j’essaie d’utiliser le bon sens. Nous pourrions encore débattre sur tout une série d’autres points de cette article. En tous les cas, je serai ravi de vous rencontrer pour discuter de ces "problématiques" et, surtout, partager la passion pour l’art et l’histoire. Nous pourrions (et devons) le penser dans l’avenir, c’est à dire l’Europe, et avant tout consolider les fondamentaux de la préservation du patrimoine. J’attends votre réponse avec un grand intérêt.

    Dans l’attente de cette réponse, je vous prie de croire en l’assurance de ma considération distinguée.

    Bonne semaine !

    Pierre Wang

    PS : Je me permets juste d’apporter une petite nuance. Vous affirmez que "La coopération entre des musées pour acquérir des œuvres d’art n’est pas quelque chose de nouveau, mais c’est la première fois que deux musées de pays différents coopèrent dans ce sens." Après quelques recherches, j’ai découvert que le Louvre avait acquis conjointement avec le Metropolitan Museum de New York une plaque en ivoire, "l’arbre de Jessé" en... 1972.

  • Quand Rembrandt sert la coopération européenne

    21 février 2016  15:17, par Pierre Wang

    Cher Taurillon, Chère Juliette Chevée,

    Je ne suis ni spécialiste des musées ni étudiant à l’Ecole du Louvre. Néanmoins, je suis également étudiant à Sciences Po, mais seulement en première année sur le campus euro-américain à Reims. Je fais partie des Jeunes européens-Reims, fréquentant donc le Taurillon, sous la houlette de Cyrille Amand. C’est d’ailleurs en lisant un article de ce dernier à propos de la campagne du Plus Grand Musée de France (http://www.taurillon.org/l-incendie-de-la-cathedrale-de-reims-des-etudiants-au-secours-d-un-tableau) que je me suis dirigé vers cet article concernant les Rembrandt.

    Je suis simplement passionné par l’histoire et le patrimoine, sans pour autant en faire (pour l’instant) ma spécialité, ce sont donc juste des éclaircissements que je souhaite de votre part à propos de la thèse formulée dans l’article. J’ai l’impression que vous vous félicitez de l’acquisition conjointe de ces Rembrandt par le Louvre et le Rijksmuseum comme preuve de coopération culturelle européenne. J’ai suivi (de loin) les péripéties de ces Rembrandt mais je suis heureux de voir que nous avons les mêmes sources, le très bon site latribunedelart.com. Il est (très) critique par rapport à cette affaire comme d’autres articles de presse (dans Le Monde ou encore Les Echos), vous ne faites d’ailleurs pas part de ces critiques, et surtout des alternatives possibles à cet accord conjoint. Pourquoi ? Où vous placez-vous par rapport à eux ?

    Plus spécifiquement, vous rappelez, à juste titre, la possibilité qu’il y avait de classer ces deux œuvres uniques comme Trésor national. Mais vous dites que cela les « aurait protégé de sortir du sol européen », or le principe de la loi de 1992 sur les Trésors nationaux est d’empêcher la sortie du territoire NATIONAL (évidemment on peut regretter qu’il n’y ait pas de statut de "Trésor européen). L’Etat doit ensuite faire une offre d’achat, fondée sur les estimations d’experts, et si le propriétaire la repousse, l’Etat peut indéfiniment renouveler l’interdiction de sortie du territoire tant qu’il propose une offre d’acquisition. Cette option n’a de toute façon pas été retenue, sous prétexte que (et vous le rappelez) les moyens financiers manquaient au Louvre (et l’Etat alors ?)... Or, et là vous ne le rappelez pas, plusieurs articles ont fait état du témoignage de Pierre Rosenberg (académicien et président-directeur du Louvre de 1994 à 2001) qui affirmait que la Banque de France était prête à acquérir les DEUX tableaux pour qu’il demeure au même endroit, au Louvre. Eric de Rotschild était d’ailleurs disposé à répondre à cette offre. Qu’en dites-vous ? Pourquoi la rue de Valois (et le Louvre) ont-ils écarté toutes ces options ? Ce sont les plus hautes autorités de l’Etat (François Hollande en personne) qui ont tranché en faveur de l’achat conjoint, pour quels motifs ?

    (la suite dans un second commentaire)

  • Être pro-européen ne veut plus rien dire aujourd’hui

    19 février 2016 13:55, par Valéry-Xavier Lentz

    @Chacarrotte : les voix de nos opposants sont sur toutes les télés et toutes les radios tout le temps

  • Et si Schengen échouait

    19 février 2016 13:53, par Valéry-Xavier Lentz

    Non : en Europe un citoyen européen est chez lui et doit pouvoir circuler dans les mêmes conditions que quand il circule dans l’État dont il a la nationalité. L’objectif de la construction européenne tel qu’il a été défini dans la déclaration Schuman est la fédération européenne et dans une fédération d’hommes libres on ne se fait pas humilier par un flic qui te demande de montrer patte blanche à chaque fois que l’on voyage.

    Toutes les raisons invoquées pour la mise en place de contrôles aux frontières sont bidon et motivées uniquement par la démagogie nationaliste. Si on devait croire les sales types qui proposent ce genre de mesures débiles alors il faudrait aussi des contrôle gare du Nord pour les trains de banlieues.

    Quand à l’immigration ce n’est pas le sujet. En France le contrôle aux frontières a été rétabli suite aux attaques terroristes dont la plupart des auteurs étaient Français. Pour les autres il s’agit de refuser des réfugiés victimes des meutriers de masse Assad et Poutine que les Européens ont laissé faire et de repousser lâchement le problème en le laissant à la Grèce ou à la Turquie. Peu importe que des enfants se noient l’essentiel est de tenter (vainement) d’apaiser les abrutis qui votent pour les partis fachos. L’Europe a les moyens d’accueillir les réfugiés dignement : c’est simplement qu’elle le refuse car une partie de l’opinion considère que la vie d’un arabe ne vaut pas celle d’un Européen.

    Fort heureusement 79% des Européens sont favorable au maintien de la liberté de circulation. Les couards qui nous gouvernent devront revenir vite fait à la raison.

  • Et si Schengen échouait

    18 février 2016  07:52, par Alain

    Il est absurde de considérer une création tardive de l’union comme son cœur. De plus il s’agit seulement du contrôle aux frontières et absolument pas de la libre circulation des résidents européens qui est - elle - le cœur de l’union. Donc ce chœur de pleureuses autour de Schengen n’a pas de sens, les gens ne cesseraient pas de circuler en Europe parce qu’il y aurait quelques contrôles d’identité qui ne seraient systématiques que dans les aéroports.

    Par contre il y a un risque non négligeable d’éclatement à cause de Schengen, il faut se rendre compte que les peuples peuvent être prêt à dynamiter l’Europe elle-même si il ne retrouvent un contrôle de l’immigration mis à mal par Schengen et Dublin ! Il faut savoir sacrifier l’accessoire pour conserver l’essentiel

  • L’Europe n’a pas besoin de politique migratoire commune

    17 février 2016  04:40, par Xavier

    1) Si les cathos intégristes peuvent imposer leurs vues sur certains dossiers, il ne suffit malheureusement pas de réaffirmer l’importance de la laïcité pour barrer la route à toute culture qui souhaite s’imposer.

    2) Je n’ai pas parlé du territoire, mais de l’espace public, ce qui est bien différent il me semble. ;)

    3) On peut quand même considérer que l’État a une certaine légitimité sur l’espace public puisqu’en théorie il nous représente.

    4) L’État est conservateur, le conservatisme est une forme de stabilité, coûteuse, certes, mais elle rassure beaucoup de monde. Réaliser son coût et sa faible légitimité ne me semblent pas suffisant pour l’emporter. Enfin, qui vivra verra !

  • Il faut lever l’état d’urgence

    16 février 2016  13:30, par Valéry

    Félicitations. Excellent texte.

  • Être pro-européen ne veut plus rien dire aujourd’hui

    12 février 2016  17:33, par Iwantout

    @ Chacarrotte

    Le magazine refuse de publier les commentaires eurosceptique, certainement dans le section anglaise. En effet bon nombre des articles en anglais ne permettent aucun commentaires du tout. Juste aller et regarder.

  • « Hisser des murs ne nous protégera pas »

    10 février 2016  12:03, par Catherine

    Votre constat est réaliste et pertinent, certaines de vos propositions aussi. Mais vous devriez vous pencher un peu plus sur ce que sont réellement des hotspots (quels que soient les moyens qu’on y mettrait), leur origine (qui en dit long) et ce même s’ils devaient être gérés par l’UE, sur les limites des gardes-frontières, mais aussi sur ce qu’est être réfugié, la réalité d’un parcours de réfugié et ce que cela implique. Vous en conclurez assez vite d’une part que les hotspots et les garde-frontières ne sont pas compatibles avec le droit d’asile, loin s’en faut, et que hospots et contrôles renforcés aux frontières extérieures de l’Europe ne feraient qu’enfermer un peu plus l’Europe dans une forteresse : nous ici, les autres ailleurs. De là on comprend bien que votre rapprochement des peuples ne concernent alors que les peuples européens, à l’exclusion de tout autre. Quant aux passeurs, ils n’existent en aussi grand nombre que parce que justement on interdit toute circulation légale et sûre aux personnes dans le besoin.

  • L’Europe n’a pas besoin de politique migratoire commune

    9 février 2016  16:31, par Azihari Ferghane

    Merci pour tes commentaires Xavier.

    Quelques remarques :

    - > La peur qu’une culture s’impose par la voie démocratique

    Si celle-ci se manifeste, ce sera l’occasion de rappeler l’utilité restreindre la portée des processus décisionnels démocratiques. De réaffirmer la laïcité en étant intransigeant et de dépolitiser toutes les questions culturelles. De sorte, personne ne pourra imposer ses choix culturels aux autres, contrairement à ce que font par exemple certaines associations catholiques intégristes qui arrivent à censurer des films qui ne plaisent pas (bizarrement, il n’y a plus personne pour crier à l’impérialisme culturel ;) )

    - > L’idée de considérer l’Etat comme une co-propriété

    Cette idée revient à adhérer à la fiction rousseauiste du contrat social. Si l’Etat est le propriétaire légitime du territoire, on rentre dans une logique communiste qui légitime l’arbitraire gouvernemental. Ou bien le droit de propriété est individuel ou bien il ne l’est point.

    - > La peur d’une société discriminante

    Le droit d’exclusion est une conséquence inévitable de la rareté des ressources et du temps. C’est là d’ailleurs le fondement du droit de propriété : choisir d’exclure qui on veut des services qu’offrent notre personnalité, nos biens et notre temps. Le problème de l’immigration tient à ce que l’Etat s’est arrogé le droit d’exclure. IL n’a aucune légitimité à faire ceci. Est-ce qu’une société libérale serait plus discriminante ? Je n’en suis pas sûr. Il y aurait sans doute quelques exclusions à l’échelle locale, mais parce que ces phénomènes ne pourront être que décentralisés, il y aura nécessairement moins d’arbitraire qu’aujourd’hui. Les exclusions répondront aux attentes des populations et personne ne pourra soulever l’argument du choc des cultures si chacun est maître des rapports sociaux qu’il veut entretenir avec autrui.

    - > Le caractère utopique

    Bien sûr, il serait naïf de croire que ce modèle est applicable à court terme. Il s’agit simplement de faire comprendre que c’est le seul viable et que tout autre système verserait dans l’arbitraire et dans la destruction de vies humaines et de richesses.

  • L’Europe n’a pas besoin de politique migratoire commune

    9 février 2016  14:23, par Xavier

    Je pense que la solution est tellement radicale qu’elle en devient utopique. J’aurai donc tendance à proposer ceci :
    - quasi-ouverture des frontières : pour pouvoir résider on fait une demande simple avec des frais raisonnables, l’État vérifie dans la mesure du possible que la personne n’est pas un assassin, un criminel recherché, l’aspirant résidant signe une sorte de contrat où il reconnaît les lois locales (notamment sur l’égalité homme-femme), s’engage à les respecter, avec des conséquences s’il les enfreint,
    - s’il est un réfugié, il peut entrer comme dans le point précédent, mais peut demandé à être reconnu comme tel par l’État et si c’est le cas, il peut être parrainé (accompagné et financé) par les citoyens qui en font la demande (exit donc les camps, le traitement par des fonctionnaires et le financement par l’impôt), dans le cadre donc d’un programme public encadré par l’État, mais où celui-ci fait très peu de choses, laissant la place au citoyen. Ceci n’empêchant pas les citoyens de s’organiser d’une autre manière sans passer par lui. C’est surtout pour offrir une alternative attrayante à ceux qui veulent financer l’accueil de toutes ces personnes, mais qui souvent ne veulent pas de ces derniers derrière leur jardin (« oui oui avec l’argent des autres »).

  • L’Europe n’a pas besoin de politique migratoire commune

    9 février 2016  14:23, par Xavier

    Bravo Ferghane pour cette réflexion. :)

    Je vais me faire l’avocat du diable.

    Il est beaucoup question d’économie finalement. Seulement dès lors que ça touche à l’immigration, il me semble que pour beaucoup de monde l’aspect économique ne constitue pas leur plus grande préoccupation. Ils ont peur, à tort ou à raison, d’être dilué dans d’autres cultures, d’autres mœurs et je pense qu’on peut légitimement se poser la question de l’influence de telles cultures (notamment par rapport à la place de la femme, mais aussi de la religion) sur l’État dans le cadre d’une démocratie où celle-ci est souvent interprétée comme dictature de la majorité plutôt que comme défense de la plus petite minorité (l’individu).

    Concernant la deuxième inquiétude, "l’invasion", il y a une différence majeure entre l’Europe de l’Est et le Moyen-Orient : la guerre civile, l’insécurité réelle et concrète pour les familles. C’est d’ailleurs pour ça qu’on n’a jamais vu de colonnes de civils polonais sur les routes dans les années 90 et 2000. Alors qu’on en voit qui viennent de Syrie et d’Irak. Ceci me semble être le point faible de l’article. Combien y a-t-il de réfugiés en Europe qui ont bravé les dangers du parcours et les barrières administratives ? On ne parle pas de quelques plombiers et camionneurs puisque ça s’exprime très bien en % de la population totale de l’UE.

    Enfin la conclusion, l’alternative, avec des villes et quartiers privés : « Dans un régime de marché, la nationalité aurait très peu de sens car sa fonction discriminatoire serait neutralisée. N’importe qui serait libre de se mouvoir n’importe où pour peu qu’un propriétaire consent à l’accueillir »

    L’État ne discriminerait plus sur la nationalité, mais ces acteurs privés, vu les sondages, seraient probablement nombreux à discriminer sur la couleur de la peau, la religion, etc. Cela est-il une avancée ?

    Peut-on considérer que les citoyens sont, par l’intermédiaire de l’État, propriétaires de l’espace public et pourraient donc légitimement déterminer les conditions d’entrée ?

    Fin de l’avocat du diable.

  • Carton rouge à Jean-Luc Mélenchon pour son « plan B »

    8 février 2016  15:12, par Bernard Giroud

    Laissons de coté les impuissants et les roquets.

    Il faut à la foi, bienveillance, cordialité, fermeté, et le sens du long terme entre partenaires européens. Il faut en même temps veiller aux vertus d’individualités entreprenantes, voire même d’individualisme d’avant garde, et aussi veiller à la participation de chacun donc de l’ensemble.

    Nous avons toutes ces notions dans nos « bagages » Il faut les appliquer, et circonvenir les sauvages, y compris par des barrières les plus efficaces.

    Exemple : la sagesse recommande de ne pas créer le désert autour de soi ou chez le voisin, , de limiter, ou d’utiliser sa force pour ne pas détruire ce qui existe avant de savoir comment le remplacer.

    Cette précaution évidente, est encore plus utile aujourd’hui que jamais, alors que toute l’industrie sidérurgique des voisins européens est menacée de faillite par le dumping de l’acier chinois. Même Arcelor –Mittal est à la faillite

    Si les Chinois ont assimilé en un temps record un certain nombre de techniques industrielles, trop d’opportunistes cupides d’ici et là-bas, ont multiplié les mauvais exemples : Pollution, dilapidation du savoir faire, accumulés par temps d’efforts journaliers, comportements sans scrupules, ou à courte vue, etc.…

    Le niveau de vie en Chine s’est, pour bon nombre élevé rapidement. C’est une bonne chose. Mais les mauvaises écoles ont aussi prospéré ; Nous nous trouvons aujourd’hui dans des situations que nos « concurrences farouches » ont contribues à développer. Nos pays seuls, ne sont guère en capacité de faire face. Nous avons besoin les uns des autres.

    Il est donc urgent de revenir à cette bienveillance cordiale entre nous, signe du civilisé exigeant, et à cette fermeté dans l’application d’un certain nombre de vieux principes connus de longtemps, prudence des siècles, comme l’équilibre dans les échanges commerciaux ; En somme surveiller sa bourse de bon père de famille.

    En réexaminant la substance de ces principes, nous retrouveront, n’en doutons pas une voie plus sure. Il nous faudra, je le répète, de la bienveillante mais de la fermeté dans leurs applications, donc tenir bon, avec un peu de bon sens.

    Personne ne doit rougir parmi nos peuples européens des meilleurs aspects de nos meilleures qualités, et ne pas avoir peur de s’y référer.., et d’abord entre nous en Europe.

  • « Hisser des murs ne nous protégera pas »

    6 février 2016  15:58, par Juju

    Donc il y a un drame humanitaire, 1,1 million de réfugiés, et l’Europe se vautre dans une espèce de pornographie politique : confiscation des avoirs des migrants, propositions de l’AfD de tirer sur femmes et enfants, pendant qu’hors d’Europe, une quinzaine de pays hébergent, eux, des millions de réfugiés sans broncher. On aurait aimé des mots plus durs à ce sujet. Non. Les Jeunes européens restent au niveau macro-politique (Schengen), et proposent des camps (hotspots), des garde-frontières qui regardent les papiers à l’entrée, et un procureur, pour poursuivre... qui ?

    Passons. Le problème n’est pas simple.

    Mais il y a un autre enjeu qui fait les gros titres, depuis une semaine. Le Brexit. Et là, silence radio...

  • Harmonisation fiscale : défi de taille à enjeux multiples pour l’Europe

    6 février 2016  10:12, par Jean-Pierre CANOT

    « Le montant annuel des transactions financières dans le monde représente 60 fois la richesse mondiale. Cela montre bien que l’essentiel des richesses aujourd’hui sont des richesses financières, réparties de manière très inéquitable, et que c’est là que la fiscalité doit peser. » C’est Jean-Pierre JOUYET qui déclarait cela, sans rire, le 14 septembre 2011, au siège de l’UNESCO. Toutes les causes de la crise dans laquelle le monde est à peine entré, de même que les incohérences et ambiguïtés de solutions que d’aucuns prétendent y apporter sont contenues dans cette phrase. L’argent, la monnaie, n’est pas un outil, mais devait servir à financer les outils conduisant à la création de cet argent par le travail, ce qui laisse à penser que vouloir créer de l’argent à partir de l’argent revient à émettre de la fausse monnaie. Or c’est ce qui est prévu avec la fameuse taxe sur les opérations financières.

    Au Paradis terrestre, lors de la création du monde. Le Père éternel dit à Adam (Au nom de l’unité du couple Ève n’a pas encore la parole, Dieu n’ayant pas respecté la théorie du genre.) : « À la sueur de ton front tu mangeras du pain. »

    Adam remercie et demande : « Mon Dieu en attendant la récolte pourrai-je emprunter du blé pour payer les autres biens dont j’aurai besoin ? ».

    Dieu répond : « Oui mais à la condition absolue que tu n’empruntes pas plus que la valeur du blé que tu produiras. ». Adam venait d’inventer la monnaie. Dieu venait d’interdire l’émission de fausse monnaie. À TIRANA, octobre 1991

    La Banque Mondiale cherche à relancer la Banque Agricole de Développement de l’Albanie, de façon à permettre la production de blé qui fait cruellement défaut.

    Elle obtient après des semaines le bilan de la banque moribonde.

    « Qui a souscrit le capital figurant au passif ? C’est l’État pour la totalité. L’unique crédit figurant à l’actif a-t-il été accordé à un producteur de blé ? Mais non ! à l’État pour la totalité. Ah bon ! Mais oui l’État n’ayant pas le moindre blé, pardon le moindre sou, il fallait lui prêter pour souscrire le capital. ».

    Dans la dernière boulangerie de l’ère de l’économie virtuelle et de la fausse monnaie ou la monnaie battue est sans cesse rebattue :

    Le boulanger : « C’est le seul pain qui me reste. ». Le client : « Prêtez le moi pour que je vous le paye. ». Robin des bois : « Je vais prélever une tranche sur le remboursement de ce prêt en monnaie de singe, c’est la taxe sur les transactions financières pour les financements innovants. Ils vont permettre de reproduire le miracle de la multiplication des pains. On pourra ainsi rembourser tous les pains impayés, mais surtout relancer la production de blé pour lutter contre la famine galopante. ». Le banquier : « Merci pour les intérêts ! »

  • Plaidoyer pour Schengen face à la menace terroriste

    5 février 2016  23:02, par Alexandre Marin

    @brouchtoukai

    quand vous dîtes que Schengen est dirigé par la commission européenne, c’est en grande partie faux. Elle est dirigée par les Etats, et les « gardes frontières » européens sont pour l’instant les gardes frontières des pays de l’UE qui ont une frontière avec des Etats hors de l’UE : Grèce, Italie, France, Espagne, Pologne, etc.

    Puis quand vous dîtes que les pays européens n’ont pas les mêmes préoccupations, c’est aussi en partie faux : tous les pays de l’UE ont intérêt à lutter efficacement contre le terrorisme, l’évasion fiscale, le réchauffement climatique, pour ne prendre que ces exemples.

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