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Derniers commentaires

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  19:27, par Shaft

    Voici le vrai visage de L’Europe.UN monstre technocratique, autoritaire qui bafoue les peuples.Au nom de l’Europe, regardez ce qu’on inflige aux Grecs, les insultes et les humiliations qu’on leur envoie.Le problème, c’est qu’on parle d’une Europe fantasmée alors que l’Europe réelle et vécue cause des souffrances aux peuples qu’elle devrait aider et protéger.L’Europe a été faite par les élites sans l’accord explicite des peuples et je crois qu’elle sera détruite de manière très explicite par ces mêmes peuples

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  14:13, par Alexandre Marin

    « on proteste tout le temps sur le fait que l’UE nous impose des choses dont on ne veut pas. »

    C’est vrai ! Mais ça vient du fait qu’on ne sait pas qui décide dans l’UE. Parce que les institutions intergouvernementales, le conseil européen, et le conseil des ministres décident dans le secret sans rendre de compte à personne. C’est l’opacité qui provoque les protestations. Déléguer à la commission et au parlement, deux institutions nettement plus transparentes la prise de décision fera que les citoyens identifieront davantage ceux qui prennent les décisions, et les accepteront mieux car ils pourront éventuellement sanctionner ces décideurs aux élections européennes.

    Pour ce qui est de l’Irlande du Nord, la moitié des habitants sont catholiques,et ont plus de points communs avec les habitants de l’Irlande du sud, qu’avec les Anglais.

    Quant à la Grèce, elle a déjà été asservie par les créanciers en 1893 et en 1920, à l’issue de deux faillites. L’euro n’existait pas à ce moment là. Pour ce qui est de Maurice Allais, il a dit que l’euro n’était pas viable sans une structure politique intégrée au niveau européen, condition sine qua non pour assurer sa bonne gestion. Le présent lui donne raison : la structure intergouvernemental se révèle incapable de gérer l’euro correctement. Donc il faut une autorité centrale qui soit responsable devant un Parlement démocratiquement élu, ce qui n’est actuellement pas le cas, d’où la méfiance des citoyens.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    14 juillet 2015  14:12, par Alexandre Marin

    « Des fonds sont transférées massivement des zones les plus compétitives vers les zones moins compétitives cas nation : cela se fait tout le temps sans que personne n’y songe car c’est ressenti comme un ensemble se donnant à lui-même (qui connaît les transferts entre les régions françaises ?) cas UE : dès qu’il faut donner un centime aux grecs, c’est le psychodrame ».

    Tout le monde accepte les fonds structurels, c’est-à-dire les aides européennes que reçoivent les régions les moins compétitives et personne n’y songe. Aucun polonais n’est choqué que l’Auvergne ou le sud de l’Espagne reçoivent ce genre d’aides européennes. Aucun Français ne se choque que la Sicile ou les régions de la Roumanie soient bénéficiaires de ces aides, alors que toutes ces nations sont très différentes les unes des autres. Pourtant, au sein de mêmes nations, les gens peuvent faire des psychodrames autour des aides financières. C’est le cas en Italie pour les aides à l’Italie du Sud ou en Allemagne pour la solidarité envers certaines provinces d’Allemagne de l’Est.

    Tout cela n’est qu’une histoire d’institutions et de communications. Si on communiquait sur l’argent que nous coûte la Corse, personne ne voudrait débourser le moindre centime. Mais on ne communique qu’autour de la Grèce. C’est pour cette raison que le psychodrame se joue autour de la Grèce. De plus, si la France était gouvernée par ses régions, le soutien à la Corse ferait l’objet de tractations sans fin.

    Quant aux mouvements de population, il y a plus d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest de l’Allemagne, que d’Alsaciens qui vivent dans l’Ouest ou le sud de la France, du fait de la proximité géographique.

    L’obéissance à l’autorité naturelle que serait la nation est elle-même contestable. En Italie, on conteste quasi-systématiquement ce qui se décide à Rome, et l’Ecosse, qui a son propre parlement, réclame toujours plus de transfert de compétences depuis Londres. La France étant très centralisée est un cas particulier.

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    13 juillet 2015  22:12, par Lame

    Donc, l’idée, c’est de donner aux citoyens de 16 ans la majorité pour le droit de vote mais pas pour le reste. Quelle est la logique ?

    Nonobstant l’argumentation des opposants à la réforme, selon lesquels les jeunes ne seraient ni assez mûrs ni assez éduqués sur le plan politique pour être capables de voter, depuis la modification de la loi en 2007, les statistiques sur les élections autrichiennes démontrent que les jeunes de 16 et 17 ans votent sensiblement plus que les générations plus âgées. En outre, une expérimentation conduite lors des élections de 2011 en Norvège a montré une tendance analogue.

    Étendre le droit de vote pourrait également remédier au déficit démocratique qui caractérise les pays européens, où les jeunes citoyens se voient imposés des lois et des impôts sans la possibilité de participer à la gouvernance des systèmes politiques. Ici, à nouveau, la légitimité des revendications démocratiques de ces pays est en cause.

    Il s’agit d’une bête rustine apposée à la particratie pour faire disparaître un taux d’abstention dérangeant pour l’image de marque des nos dirigeants. Plutôt que de se pencher sur les sources du problème, les particrates préfèrent créer des fournées d’électeurs, comme les despotes d’antan nommaient des fournées de sénateurs ou de pairs pour se créer des majorités.

    Un pis-aller pour maintenir une aristocratie d’urne qui sert ses intérêts patrimoniaux et ceux des lobbies les plus offrant. Une enième astuce pour tenter d’éviter la démocratie référendaire.

  • Austérité, histoire d’une tragédie grecque

    13 juillet 2015  21:42, par Lame

    Nous sommes en 2015 et la Grèce d’aujourd’hui n’a plus rien à voir avec la démocratie masculine athénienne tant vantée. Les Grecs sont si fiers des avancées de leurs ancêtres qu’ils ont oubliés d’évoluer ou même de conserver leurs acquis démocratiques. La Suisse et la Californie soutiennent bien plus la comparaison avec l’Athènes d’antan que la République grecque actuelle.

    La Grèce d’aujourd’hui, c’est plutôt :
    - Une particratie somme toute classique qui n’a pas encore achevé sa « dénazification » depuis la chute de la dictature des colonels,
    - une quasi-théocratie orthodoxe qui n’a perdu ses aspects les plus autoritaires que sous la contrainte du droit européen,
    - un électorat très conciliant avec des partis extrémistes (LAOS, Aube dorée),
    - un Gouvernement russophile,
    - des citoyens qui n’ont pas perdu leur habitude de ne frauder le fisc depuis le départ des Ottomans,
    - un Etat qui a besoin d’une aide étrangère pour créer un cadastre.

    Nous, Européens, sommes pas les otages de l’histoire et nous ne devons rien aux Grecs en raison de leur « passé glorieux ». C’est plutôt aux Grecs d’arrêter de regarder leur nombril et prendre exemple sur les autres.

    Néanmoins, je ne pense pas qu’au plan géopolitique, le Grexit soit la meilleure option pour les peuples créanciers de la Grèce. Ils n’y gagneraient qu’une hausse de leur dette publique et du discrédit de l’UE sur la scène internationale.

    L’UE, satellite des USA qui n’était déjà plus pris au sérieux par le reste du monde avant la crise grecque. Inutile d’aggraver la situation.

  • Austérité, histoire d’une tragédie grecque

    13 juillet 2015  21:07, par Xavier C.

    C’est précisément à cause de cette vision romantique (la Grèce blabla 2500 ans blabla doit être en Europe) qu’on en est là.

    Et c’est précisément le pragmatisme des Allemands qui aurait pu éviter cela.

    Rappelons juste les faits. Car dire ceci est faux « L’Allemagne souhaite que la Grèce paye jusqu’au dernier centime ».

    Non, l’Allemagne et "les pays du Nord" ont au contraire milité pour une restructuration de la dette :
    - réduction d’une partie (donc défaut partiel),
    - baisse du taux de change,
    - revue de l’échéancier (retarder les paiements).

    Si cette logique avait été suivie jusqu’au bout, la Grèce n’aurait plu été en mesure de s’endetter davantage à des taux raisonnables et aurait du équilibrer son budget primaire au plus vite, sachant que la dette passée n’aurait plus été un problème pendant quelques années.

    Cette logique n’a été suivie que partiellement.

    Qu’ont proposé la France et "les pays du Sud" ? Soigner la dette par de la dette : faire tout son possible pour que la Grèce puisse s’endetter davantage pour lui donner le temps d’équilibrer son budget primaire. Son budget primaire, à ce qui paraît, est positif depuis 2014, mais entre-temps la Grèce s’est encore endettée, puisqu’on lui a prêté et qu’on lui a "donné des facilités de paiement" et avec cette dette-là, ben le budget reste négatif.

    Le fait d’avoir été prêt à tout pour "sauver la Grèce" (en réalité ses créanciers) a été perçu par Athènes, comme au bon XIXème siècle, comme une invitation au laxisme. La Grèce a étrillé le contribuable, pourchasse l’évadé fiscal... mais où sont les réformes structurelles ? Où est la modernisation du pays ? Ce qui assurerait un budget équilibré sur le long terme, en somme.

    On ne bâtira pas une Europe solide sur le romantisme, le laxisme et la démagogie.

    Cracher sur les Allemands est à la mode ces temps-ci et on oublie qu’à la base, c’est bien l’État grec qui a gaspillé à tout-va pendant des années et qu’aujourd’hui c’est le contribuable européen qui lui vient en aide.

    Comment ne pas penser à la fable de la cigale et de la fourmi ? Comment promouvoir avec tant de décontraction le sauvetage de la Grèce quand on regarde un quart de seconde les efforts menés par les anciens pays communistes ou encore par l’Allemagne qui, 15 ans auparavant, était considérée comme l’homme malade de l’Europe ?

    Le seul argument qui vaille c’est bien celui de la géopolitique et vous faites bien de le rappeler. Seulement les Grecs doivent aussi bien réfléchir : pensent-ils que Poutine le fera un cadeau ? Et cette géopolitique surpasse-t-elle le droit à l’autodétermination des peuples ? Si les Grecs ne veulent plus de l’aide européenne, pourquoi diable leur imposerions-nous celle-ci ? Pourquoi vouloir mordicus garder la Grèce ?

  • Napoléon et l’Europe : l’utopie inachevée

    13 juillet 2015  15:22, par Le Robespierriste

    « Parce que la terreur à partir de septembre 1793, c’était conforme aux idées de la révolution ? » Il y a eu certes des débordements pendant la Terreur, dus aux thermidoriens qui s’enrichissaient illégalement avec les possessions des condamnés ; mais la Terreur, l’idée de la Terreur elle-même est vertueuse. On n’est pas en période de paix comme aujourd’hui, on est en révolution. On n’est pas encore en démocratie, on fait tout pour y être. Par conséquent les principes démocratiques normaux sont suspendus en période révolutionnaire, et ce parce que l’on n’a pas le choix. La France étant attaquée partout, on ne peut pas s’occuper de tout. Un tyran est aujourd’hui, en période de paix, envoyé en prison tandis qu’il aurait été guillotiné en période de révolution. Reste l’opposition « Danton-Robespierre ». On sous-entend que Danton est le gentil en prétendant qu’il voulait à un moment arrêter la Terreur, pensant qu’elle avait trop durée. Robespierre avait raison, il fallait la maintenir, car le régime n’était pas encore entièrement stable. La preuve : le coup d’Etat de fructidor contre le Directoire, la conjuration des Egaux. Robespierre incarne cet idéal de vertu, et n’est en aucun cas responsable des débordements de la Terreur - ces responsables étant ses tueurs. Danton lui n’est qu’un homme qui erre sans conviction, pensant la Révolution déjà accomplie (on n’oublie pas ici l’homme de la Patrie en danger).

    La conception de la démocratie de cette époque n’avait pas tout à fait rien à voir avec la conception actuelle. En fait, on s’en éloigne aujourd’hui avec le capitalisme : les plus pauvres meurent de faim. La comparaison effectuée sert à démontrer l’absurdité de vénérer le Tyran Corse.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    12 juillet 2015  23:41, par El gaucho francés

    « La Grèce était endettée bien avant l’avènement de l’euro. » ils le sont bien plus depuis l’euro : http://www.les-crises.fr/wp-content/uploads/2012/07/01-dette-publique-grecque.jpg Avant la crise, elle s’est endetté plus que de raison à cause de taux bas car les créanciers pensaient que la zone euro serait solidaire (c’est-à-dire qu’elle paierait les dettes de la Grèce). Pendant la crise, on s’est rendu compte que cette solidarité n’existait pas vraiment et que l’euro n’était pas viable (même si tous les grands économistes, à commencer par Maurice Allais, le disait depuis la création). Ainsi, le risque de convertibilité (risque que le pays sorte de l’euro et que l’on soit donc remboursé dans la monnaie du pays) a fait exploser les taux pour la grèce. De plus, la surévaluation de la monnaie par rapport à sa compétitivité a créé des difficultés économiques, qui ont détruit ses capacités de remboursement. Sans l’euro, l’asservissement aurait pu avoir lieu (asservissement simplifié : http://hpics.li/e8637f0) (Si vous ne comprenez pas ce schéma, demandez à une personne ayant fait une prépa scientifique)

    « Soit, on demande aux créanciers de renoncer à leur dette, soit on contraint les débiteurs à rembourser. Dans les deux cas, on impose à un peuple une politique dont il ne veut pas, euro ou pas euro. » Relis mon commentaire, ce n’est pas de cela dont je parlais : je parlais du fait que l’euro n’est possible, selon les économistes, que si l’on réalise la ZMO, c’est-à-dire que l’on fait payer les zones les plus compétitives pour les zones les moins compétitives et que l’on force tout le monde à suivre les politiques d’une autorité centrale, qui va imposer des politiques spécifiques aux zones les moins compétitives. C’est ton Parlement qui s’en occuperait. Ce dont vous parler là est un rapport normal de créancier à débiteur avec un risque de solvabilité.

    « Ce n’est pas parce que le créancier n’a pas la même monnaie que le débiteur qu’il est nécessairement moins endetté et qu’il ne peut pas être contraint de rembourser sa dette, ou imposer son annulation. » De quoi parlez-vous ? Je n’ai jamais parlé du fait que le créancier et le débiteur ont la même monnaie. D’ailleurs, avant que les banques soient renflouées, la grèce n’était pas endettée uniquement vis-à-vis de la zone euro.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    12 juillet 2015  23:40, par El gaucho francés

    « Les intérêts économiques des régions sont elles aussi divergentes. La convergence des intérêts économiques ne se réduit pas aux frontières nationales. » Remarque très intéressante, qui montre pourquoi une monnaie nationale survie alors que toutes les monnaies plurinationales de l’histoire sont mortes assez rapidement. C’est ce que l’on appelle les zones monétaires optimales : quand il y a des choc assymétriques au sein d’une ZOE : _Des fonds sont transférées massivement des zones les plus compétitives vers les zones moins compétitives cas nation : cela se fait tout le temps sans que personne n’y songe car c’est ressenti comme un ensemble se donnant à lui-même (qui connaît les transferts entre les régions françaises ?) cas UE : dès qu’il faut donner un centime aux grecs, c’est le psychodrame _Des travaileurs circulent au sein de cette zones : cas nation : les gens déménagent sans problème pour le travail et ne sont pas considérés comme des étrangers là où ils s’installent cas UE : les mouvement ne sont que temporaires. Ainsi, malgré les difficultés espagnoles, les expatriations d’espagnols ne sont que temporaires. _Des politiques communes cas nation : tous les gens acceptent une seule autorité, qu’ils jugent légitime (ex : les marseillais obéissent à Paris de façon naturelle) cas UE : on proteste tout le temps sur le fait que l’UE nous impose des choses dont on ne veut pas.

    En clair, il faut un sentiment d’appartenance commune et on a là un excellent exemple qu’un tel sentiment n’existe pas au niveau de l’union européenne.

    « Quant à ce que dit la Cour constitutionnelle allemande, ça n’a aucune valeur scientifique. » Certes mais ça a une valeur juridique fondamentale (constitution allemande= loi fondamentale) Je crois que vous n’avez pas lu la décision de justice, celle-ci dit bien que le Parlmeent européen « n’est pas un organe de représentation du peuple souverain ». (http://www.sciencespo.fr/ceri/sites/sciencespo.fr.ceri/files/art_mbg.pdf)

    Quant au peuple britannique, encore une fois, il existe, malgré les revendications séparatistes. Quant à l’Irlande du Nord, relis l’histoire : les nord-irlandais sont des grand-bretons s’étant installés en irlande. En particulier, contrairement au Irlandais de la République d’Irlande, ils sont protestants.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    12 juillet 2015  21:35, par Jean-Luc Lefèvre

    Les arguments d’Alexandre me paraissent plus convaincants que ceux de « El gaucho francès ». Quant à la forme, j’ai toujours préféré, comme les adversaires de la troïka, la transparence des intentions et des propos à l’anonymat des pseudonymes. Car il n’est ni cohérent ni honnête intellectuellement de dénoncer les carences - réelles - de l’Union en matière de fonctionnement démocratique et d’avancer masqué pour la combattre ! Bas les masques, donc, M. « El gaucho francès » !

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    12 juillet 2015  17:57, par Alexandre Marin

    « Ce qui dresse les peuples les uns contre les autres, c’est que les intérêts des peuples divergent quant à l’euro ».

    Mais les intérêts des peuples divergent aussi selon qu’ils sont riches ou pauvres, selon qu’ils vivent en ville ou à la campagne. Et la situation économique de l’est de l’Allemagne ressemble plus à celle de l’Espagne, tandis que l’intérêt de l’Ouest de l’Allemagne converge davantage avec celui de l’est de la France ou du nord de l’Italie. Les intérêts économiques des régions sont elles aussi divergentes. La convergence des intérêts économiques ne se réduit pas aux frontières nationales.

    Quant à ce que dit la Cour constitutionnelle allemande, ça n’a aucune valeur scientifique. La cour est garante de la loi suprême allemande. Or, cette loi dit qu’il y a un peuple allemand, c’est tout. De là, la cour conclue que, selon la constitution allemande, il n’y a pas de peuple européen.

    Quant au peuple britannique, le sentiment d’appartenance est très mitigé en Ecosse. Les Ecossais ont une vision de la chose publique plus proche que celle des Français. Ils sont davantage attachés à l’Etat-providence. Ils ont leur propre modèle social, qui est plus généreux que celui Anglais. Les universités sont moins coûteuses, etc.

    Et les Irlandais du Nord ? Appartiennent-ils au peuple britannique ou au peuple irlandais ? Parce que si nation=peuple, les Irlandais du nord sont britanniques, cependant, culturellement, ils sont Irlandais.

    La Grèce était endettée bien avant l’avènement de l’euro. Donc le problème aurait été exactement le même. Soit, on demande aux créanciers de renoncer à leur dette, soit on contraint les débiteurs à rembourser. Dans les deux cas, on impose à un peuple une politique dont il ne veut pas, euro ou pas euro.

    Ce n’est pas parce que le créancier n’a pas la même monnaie que le débiteur qu’il est nécessairement moins endetté et qu’il ne peut pas être contraint de rembourser sa dette, ou imposer son annulation.

  • « Non » au Grexit, « Oui » à une véritable Union économique et politique

    12 juillet 2015  14:52, par Jean-Luc Lefèvre

    Les Jeunes Fédéralistes Européens ont raison. L’Europe doit « rester un projet d’unité et de solidarité ». Etre fidèle au « logos » des Pères fondateurs, mais comment ? En se cramponnant à des images dépassées d’un vieux couple franco-allemand au bord du divorce ou en accordant à chacun, quel que soit son poids démographique ou financier, une place égale dans l’appareil institutionnel et les procédures décisionnelles ? Quelle image d’unité et de solidarité donnons-nous aujourd’hui, sinon celle des intérêts nationaux bien compris ? Le vieux couple a pris corps dans un contexte historique déterminé, avec des géants conscients que leurs initiatives heurteraient l’intérêt des citoyens qu’ils représentaient ( pactiser avec les Teutons belliqueux pour les uns, s’humilier économiquement avec les vainqueurs de la guerre pour les autres), avec quelques partenaires qui avaient été les victimes expiatoires des rivalités des deux grands...Le vieux couple a pris un coup de vieux, quand il n’a pas renoué avec la nostalgie du passé...L’heure est venue pour lui de passer la main, de céder le flambeau aux enfants...Humiliation ? non, lucidité ! Faiblesse ? non, grandeur !

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    10 juillet 2015 10:34, par Hervé Moritz

    Je pense, pour le cas de la France, que l’âge légal pour le droit de vote devrait passer à 16 ans. En effet, le modèle du collège unique l’indique. Si le collège est unique, c’est pour qu’en théorie tous les citoyens reçoivent le même enseignement à la citoyenneté. Si cet enseignement commun fondamental pour chaque citoyen se termine au brevet, c’est parce qu’il est censé être complet. Il me semble donc légitime de permettre aux jeunes de voter dès 16 ans.

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    10 juillet 2015  00:19, par El gaucho francés

    « Le problème serait le même, et les rapports de force beaucoup plus violents » Encore une fois, était-ce le cas avant la zone euro ? Est-ce le cas entre les pays qui ne sont pas dans l’euro ? Sans l’euro, les grecs ne se seraient pas autant endettés. (Pour comprendre pk la Grèce avait des taux si bas, je vous invite à regarder cette conférence d’un ancien économiste de la BCE, y ayant passé 15 ans dont 4 ans au sein du département de la politique monétaire, entre 2008 et 2012 au plus fort de la crise, https://youtu.be/rSYuTiaia1s)

  • « Non » en Grèce : changeons de méthode pour décider en Europe !

    10 juillet 2015  00:19, par El gaucho francés

    « l’euro est une monnaie fédérale » Non, l’euro est une collection de 19 monnaies nationales homonyme avec un change de 1 pour 1 sans limitation de transfert.

    « elle dresse les peuples les uns contre les autres, chacun racontant ce qui l’arrange à son opinion. » Ce qui dresse les peuples les uns contre les autres, c’est que les intérêts des peuples divergent quant à l’euro et qu’on les force à le garder quant même ==> Les peuples sont dans un combat permanent car chacun veut que l’euro, commun, satisfasse son intérêt. Ce n’est donc pas l’intergouvernemental, comme vous le dites, mais l’euro en lui-même qui dresse les peuples les uns contre les autres.

    «  »il ne peut y avoir de démocratie car il n’y a pas de peuple européen« Vous l’affirmez comme une vérité générale, absolue, et scientifique »

    démocratie= démos cratos = pouvoir du peuple. Il n’y a pas de peuple européen selon la plus haute instance judiciaire allemande (et selon l’expérience) ==> Il ne peut y avoir de démocratie CQFD (c’est donc scientifique ^o^)

    « Y a-t-il un peuple britannique ? » Oui. Ce qui s’est passé en Ecosse n’est que l’avatar de la politique des euro-régions mais non-représentatif des écossais, qui se considèrent britanniques. A ce propos : https://youtu.be/bYZ-hsF3CSs?list=PLKVgrNogVYWIAOTPmQjs2IKTeadJ3C8uT

    « Il existe déjà un Parlement européen. Le conseil constitutionnel ne l’a pas invalidé, pourquoi invaliderait-il un parlement de la zone euro ? » 1) Ce Parlement que vous appelez de vos vœux auraient beaucoup plus de pouvoir (surtout en matière de transferts financiers et de politique économique) 2) Le conseil Constitutionnel a montré plus d’une fois qu’il ne défendait la Constitution que lorsque ça l’arrangeait : https://youtu.be/zwYxFduOsXU Je pense en effet que l’existence du Parlement européen remet en cause la souveraineté et l’indépendance nationale. Le CC a dû ne rien dire pour « éviter un clash Politique »

    « Un Parlement de la zone euro est nécessaire pour que les créanciers puissent un jour revoir une partie de leur créance et pour que les débiteurs puissent continuer à recevoir des aides. » On forcerait donc les allemands (les plus gros créanciers) à payer pour les autres : c’est exactement ce que les allemands ont voulu éviter à la création de l’euro. On forcerait donc les grecs à accepter des politiques venus d’ailleurs : vu la déconnexion qu’il y a entre le plupart des euro-députés et le peuple grec, ces politiques ne seraient pas très humanistes (on a bien vu la position des différents pays)

    « A supposer qu’il n’y ait pas de zone euro, on aurait le choix, soit les créanciers verraient leur créance augmenter sans qu’ils n’y puissent rien faire , soit les débiteurs seraient contraints de mener une politique dont ils ne veulent pas. » C’est faux. Etait-ce le cas avant la création de l’euro ?

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    9 juillet 2015  22:37, par El gaucho francés

    1) J’ai eu beaucoup de mal à lire l’article car ces photos sont juste trop sexy. 2) Il est normal que les mineurs n’aient pas le droit de vote puisqu’ils ne sont pas mûrs politiquement. Vous dites qu’ils ne sont pas représentés. A cela, j’ajouterais 2 choses : leurs parents agissent pour leurs intérêts (ex : polémique sur les réformes de l’Education Nationales) et en prolongeant ce raisonnement, il faudrait que tout le monde vote dès sa naissance. 3) La maturité politique consiste à voter sérieusement, selon des éléments programmatique, et pas avec le cerveau reptilien. Entendons-nous, j’ai adoré votre campagne « Europe is sexy » mais avouez qu’il n’y avait pas une once d’argument dedans.

  • L’Europe des corporations : le cas des taxis ?

    9 juillet 2015  12:16, par Jean-Luc Lefèvre

    Une analyse lucide, des conclusions implacables ! Il me semblait en effet que les corporations avaient été dissoutes en France sous la grande révolution !

  • Il faut « faire payer les Grecs » !

    9 juillet 2015  11:27, par Bernard Giroud

    Un bon système commercial n’est pas loin de bonnes règles de bases et du bon sens.

    1/ Éjecter un partenaire de l’ensemble, c’est diminuer la surface de vente, diminuer le nombre d’acheteurs potentiels ; Cela revient à dire que c’est, pour le futur, augmenter le prix du produit fini par l’augmentation du même pourcentage d’amortissement de ce produit.

    2/ Le bon sens est donc de comprendre, qu’un vendeur peut et doit veiller à la solvabilité de l’acheteur ;

    Pour cela le principe du bénéfice partagé, qui comme son nom l’indique est le bénéfice de chacun, permet de rendre à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu. Ainsi comptabiliser les parts d’amortissement imputables à chaque partie permet de mettre en réserve (sur le prix de vente) pour réinvestissement productif ces parts qui préserveraient l’avenir.

    On ferait bien dans notre Europe en construction de réapprendre l’adage :

    "J’ai permis à tes vaches de brouter dans mon pré

    Notre intérêt commun c’est le faire repousser."

    C’est un peu moins rustre et primaire qu’un précipice ou une porte close.

  • L’Europe des corporations : le cas des taxis ?

    9 juillet 2015  11:11, par Guillaume Bucherer

    Bravo Ferghane ! 100% d’accord avec vous sur cet article. Comme quoi...

  • Trop jeunes pour la politique ? L’Europe, le référendum britannique et l’âge requis pour voter

    9 juillet 2015  00:36, par John

    En tant que résident, étudiant et travailleur en Angleterre, je suis surtout dégouté que les citoyens UE ne peuvent voter. Ceux-ci avaient pu, comme les jeunes de 16 ans, voter lors du référendum écossais. Je comprends l’enjeu électoral et symbolique. Je le respecte. Mais il n’en reste pas moins très frustrant.

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