• Grèce : Le clap de fin d’un scénario fou ?

    Depuis le début de la semaine, les négociations se sont tendues entre Athènes et les différentes parties prenantes de l’Eurogroupe et de la Troïka. Alors que les créanciers refusent d’accorder à la Grèce un nouveau plan d’aides tant que le gouvernement d’Alexis Tsipras ne se sera pas engagé sur des réformes plus radicales, la banqueroute menace le pays, les banques frémissent et les épargnants grecs craignent pour leurs économies. Nous assistons à un mauvais film à suspens, où les rebondissements s’enchainent et peuvent mener au pire, à une gestion de crise irresponsable qui appelle une réorganisation des institutions dirigeant la zone euro.

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Sur le Web

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Derniers commentaires

  • Comment l’idée européenne a été dévoyée

    14 mai 2015  18:08, par El gaucho francés

    « Etats-nations n’ont plus les moyens d’exercer leurs souverainetés nationales respectives et de peser sur les affaires du monde comme elles le faisaient autrefois. »Je ne vois pas pourquoi, la suisse y arrive bien.

    « Notre puissance militaire est inexistante car notre armement n’a pas changé depuis les années 1970. » Cela est dû à un choix délibéré de détruire notre puissance millitaire. (et encore, pour la France, ça va mais d’autres sont totalement démillitarisés) Surtout, nous avons décidé de nous soumettre à l’oTAN. Je rappelle le paragraphe 2 de l’article 42 du TUE : "2. La politique de sécurité et de défense commune inclut la définition progressive d’une politique de défense commune de l’Union. Elle conduira à une défense commune, dès lors que le Conseil européen, statuant à l’unanimité, en aura décidé ainsi. Il recommande, dans ce cas, aux États membres d’adopter une décision dans ce sens conformément à leurs règles constitutionnelles respectives. La politique de l’Union au sens de la présente section n’affecte pas le caractère spécifique de la politique de sécurité et de défense de certains États membres, elle respecte les obligations découlant du traité de l’Atlantique Nord pour certains États membres qui considèrent que leur défense commune est réalisée dans le cadre de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN) et elle est compatible avec la politique commune de sécurité et de défense arrêtée dans ce cadre." Pour plus de précision, je vous enjoins à regarder cet interview de Regis Chamagne, ancien colonel de l’armée de l’air et récompensé en stratégie aérienne : https://youtu.be/9yFiMFHMWI0

    Pour la puissance diplomatique, c’est aussi délibéré. Par exemple, sur la francophonie, je rappelerai que : _Sarkozy a défendu une vision racialiste du monde dans son discours de Dakar _que lors du sommet de 2008 au québec, il n’avait passé que quelques heures, à la consternation de l’ensemble des pays de la francophonie, pour aller faire le beau devant son maître américain. _Beaucoup de pays non francophones ont été admis (Arménie, Quatar,...), ce qui a détruit l’idée même de solidarité francophone. _la loi Fioraso permet à des établissement français de faire leurs cours entièrement en anglais. _que la francophonie est maintenant dirigée par l’ex représentante de la Reine d’angleterre ! _...

  • La forteresse européenne

    13 mai 2015  16:33, par Guillaume Bucherer

    D’accord, mais que proposez-vous ?

  • Comment l’idée européenne a été dévoyée

    12 mai 2015  11:18, par Alexandre Marin

    Quant à votre quatrième paragraphe, il part du principe que la France ne devrait satisfaire qu’un intérêt, et que donc les lobbies y seraient absents. J’ajoute que la France a failli faire capoter le mécanisme d’union bancaire à cause des lobbies bancaires qui ont fait pression sur l’exécutif français (ce qui montre que l’Europe ultra-libérale face à l’Etat-providence n’est qu’un cliché). Les lobbies ne comprennent pas que les grosses entreprises, il y a aussi les associations de consommateurs, les ONG, etc. Il est important de s’enquérir des différents points de vue des acteurs du milieu que l’on veut légiférer. Le problème, ce ne sont pas les lobbies, ce sont leur gestion,et leur transparence. En France, on a choisi de faire comme s’ils n’existaient pas. Résultat, on ferme les yeux sur les phénomènes d’influence et sur les conflits d’intérêt. En Europe, on a choisi de les reconnaître pour les encadrer. Le résultat n’est toutefois pas parfait, loin de là. Les négociations sur le TAFTA par exemple sont ouvertes au lobbies des grandes entreprises, mais pas aux associations qui représentent le reste de la société civile.

    Mais toutes les normes de protection des consommateurs de protection de la concurrence entre les entreprises, ou d’investissement dans la recherche viennent de l’U.E, secteurs capitaux de nos vies quotidiennes dans lesquels les Etats-nations s’étaient largement désinvestis au profit de grandes entreprises nationales, plus soucieuses de leurs intérêts que de ceux de leurs compatriotes.

  • Comment l’idée européenne a été dévoyée

    12 mai 2015  11:16, par Alexandre Marin

    @El gaucho francés

    Il ne s’agit pas dire parce qu’on est plus gros, on est plus fort. On parle simplement du constat que les Etats-nations n’ont plus les moyens d’exercer leurs souverainetés nationales respectives et de peser sur les affaires du monde comme elles le faisaient autrefois. Notre puissance militaire est inexistante car notre armement n’a pas changé depuis les années 1970. Notre puissance diplomatique est un vestige et les atouts qui constituent notre puissance (comme le siège de sécurité au conseil de sécurité des Nations Unies) correspondent à des réalités de 1945 qui ont bien changé avec l’arrivée des pays émergents. La mondialisation impose à l’Europe de s’unir pour reconquérir la souveraineté perdue par les nations, en matière fiscale, sociale, industrielle, écologique, énergétique, de lutte contre la fraude et la criminalité transnationale, etc.

    Sur le deuxième point : Marie-France Garaud n’est pas une source fiable, et ses opinions sur Jean Monnet sont d’une objectivité très douteuse. Elles s’appuient sur des archives hypothétiques qui auraient été ouvertes, et qui dévoileraient un grand complot, sans que celui qui prétendait les avoir étudiées ait pu fournir le moindre document prouvant ses dires. Puis, à supposer qu’il l’ait dit, et pensé (ce qui reste à démontrer), les institutions européennes n’ont pas pris comme parole d’évangile tous les dires de Jean Monnet.

    Non l’UE n’affaiblit pas les Etats, car les pouvoirs transférés hors de l’échelon national s’exercent par des décisions qui doivent être approuvées par la majorité qualifiée des Etats, quand ce n’est pas l’unanimité comme en matière diplomatique.

  • Perspective européenne : la voix des urnes en Grande Bretagne

    12 mai 2015  10:55, par El gaucho francés

    « D’une certaine manière, les élections en Grande Bretagne était un référendum pour le référendum » Je crois que vous surestimez l’importance de cette question dans le choix des britanniques. Si cela avait été central, ils auraient voté UKIP. Vu le score de ce dernier, je ne suis même pas sûr que David Cameron respectera sa promesse.

    « Il souhaiterait renégocier les termes des traités européens en faveur de la Grande Bretagne. Cependant, personne ne veut renégocier les traités en Europe. » bravo, enfin quelqu’un qui le dit. L’Union Européenne, aimez-la ou quittez-la !

  • Comment l’idée européenne a été dévoyée

    12 mai 2015  00:57, par El gaucho francés

    Tout d’abord, je vous rejoins pour dire qu’il est faux de penser que « faire l’europe » servrait à être plus gros dans le but d’être plus prospère car il n’existe strictement aucune corrélation entre la superficie d’un pays et sa prospérité (http://hpics.li/607e6c2).

    « La puissance publique européenne est envisagée comme un moyen possible pour dépasser et déconstruire ces formes de pouvoir devenues de véritables outils d’oppression des peuples. » Sur ce point, je suis en désaccord. Je vous invite à regarder ça : (https://youtu.be/1Atyvt9TlcQ?t=75 entre 01:15 et01:39) où on apprend que Jeam Monnet considérait les peuples comme facteurs de guerre et qu’il fallait donc leur enlever tout pouvoir.

    « L’Union européenne n’affaiblit pas les États. » le principe à la base de l’UE est justement de transférer des pouvoirs hors del’échelon nationale. C’est donc faux de dire que l’UE n’affaiblit pas les Etats. Pour rappel, voici les pouvoir transférés à l’UE : http://ec.europa.eu/citizens-initiative/public/competences/faq?lg=fr

    « l’Union ne sait rien faire d’autre que rajouter des barrières au profit des élites établies » La raison en est simple : comme l’UE doit tenir compte de 28 intérêts nationaux dvergents (rien que ça !), elle ne peut en satisfaire aucun. Comme la politique a horreur du vide, ce sont les lobbys qui s’y mettent : http://www.lemonde.fr/europeennes-2014/article/2014/05/07/bruxelles-les-lobbies-a-la-man-uvre_4412747_4350146.html

    Plus généralement, concernant les libertés publiues, je vous invite à regarder cette vidéo : https://youtu.be/AJD8k-FPeRc

    @Mathieu Henceval : N’est-ce pas une bonne chose ? Je ne trouve pas très sain que des gens acquiescent à un projet uniquement parce qu’ils ont peur.

  • Comment l’idée européenne a été dévoyée

    11 mai 2015  19:22, par Mathieu Henceval

    Très bon article ! Cependant, la puissance des Etats-nations n’est’elle pas de plus en plus artificielle (même si l’Etat produit 11000 lois). Intrusif : oui, mais puissant ? Dans 20 ans, quel Etat membre de l’UE sera encore dans le G8 ?

    Le problème est que le message d’une « Europe, continent en paix » ne semble plus faire recette auprès les jeunes générations d’européens. Pascal Lamy écrit « La mémoire d’un passé, si atroce fut’il, ne fait pas un avenir ». Sans oublier que la paix n’est jamais acquise pour toujours, nous devons réinventer le message européen. Je crois que seule une Europe fédérale sera capable de relever les plus grands défis : civiliser la mondialisation et défendre les valeurs et acquis européens, lutter contre le changement climatique....

  • « Plus jamais »

    10 mai 2015  11:56, par Bernard Giroud

    Suite de l’envoi précédent

    C’est un peu le contraire de la bataille de chiffonnier que l’on vit aujourd’hui entre nos pays, situation dans laquelle nombre d’entre nous ne peuvent se reconnaitre.

    Le dire aujourd’hui, c’est accepter d’entrer en conflit, conflit de la méthode, voir ce qui peut être acceptable , et ce qui ne l’est pas.

    Ainsi par exemple accepter les facilités commerciales qu’implique la zone euro ne permet pas au plus fort de s’exclure d’une suite qu’il bouleverse dans la région ou il intervient. C’est l’intérêt de chacun de prévoir à long terme, et de faire repousser « l’herbe qu’il a brouté »

    Simple bon sens, qui exclurait de devoir être amené à prendre d’autres méthodes moins coopératives !

    Si l’on pouvait le comprendre, on aurait fait un grand pas en Europe

  • « Plus jamais »

    10 mai 2015  11:39, par Bernard Giroud

    En matière de développement, en matière d’expansion, au sens universel, on comprend bien que le nombre, le grand nombre, est le vivier de la ressource.

    Ainsi, la probabilité de trouver un potentiel rare, adapté à la réalisation d’idée d’inventions nouvelles, est plus élevée. Ce faisant, les chances pour chacun d’en bénéficier en est augmenté. Tout ceci est bien compris, et ne souffre guère de contradiction.

    Il est cependant une condition essentielle à la réalisation d’une telle part de l’architecture sociologique, c’est celle de la confiance ;

    Or celle-ci ne peut exister, subsister, être pérenne, que dans le cadre attentionné de l’amitié, elle-même conditionnée au respect que chacun se doit de porter à l’autre de façon suivie. Voilà bien une sorte de quadrature du cercle ; En effet, d’un coté, le grand nombre, condition nécessaire, et de l’autre, l’individu, condition indispensable, qui à elle deux font la cohérence, donc l’efficacité.

    C’est ici, que devrait intervenir, de façon toujours intelligente, donc adaptée, le résultat de nos meilleures « habitudes » sociétales, résultats des expériences humaines séculaires,. Elles existent bien, on pourrait les appeler chrétiennes, et sont un cadre solide, profondément respectueux de l’architecture qui entraine le vivant.

    Chacun de nous les a inscrites en lui, plus ou moins clairement, cela dépend souvent de la sincérité avec laquelle on accepte d’aller les chercher, de les regarder, d’en comprendre l’indispensable utilité, d’en retrouver à la suite des unes et des autres le fil d’Ariane, le fil de vie qui les relie.

    Ainsi, l’on comprend mieux pourquoi, nos interventions, nos réflexions, les choix et les directions que nous prenons on plus de chances de durer en s’inscrivant naturellement dans la suite de la croissance du vivant.

    Exit l’orgueil, exit la suffisance, exit la peur du futur et ce qu’on y découvrira, , l’important d’une ambition commune n’est pas le remake d’une situation antérieure, il est la recherche d’un plus grand absolu et d’une direction qui nous en rapproche, plus grand absolu, qui comme son nom l’indique est le bénéfice qui englobe chacun, puisque sans trop savoir encore ou nous allons, nous en venons tous..

    Voilà pourquoi si nous voulons nous entendre entre nos différentes sensibilités, personnelles et européennes, il nous faut situer la méthode à ce niveau.

    Il nous faut nous détourner de nos habitudes prédatrices exclusives, comme la loi de la compétition suicidaire entre nous, et bien garder en tète l’idée, l’esprit, le sens du moteur exigeant, la stimulation de l’entraide, qui nous emmène vers le futur, courageuse découverte, pour soi, comme pour autrui ;

    C’est une bonne manière ainsi, de tenir la flamme allumée pour chacun, une flamme de consensus ;

  • Perspective européenne : la voix des urnes en Grande Bretagne

    9 mai 2015  17:46, par Jean-Luc Lefèvre

    « Mettre la pression sur l’Europe » ? Un bras de fer ? Certes ! Avec les états-membres de l’Union européenne, mais aussi, on l’oublie trop souvent, au sein de son propre royaume prétendument uni. Avec ces fiers écossais, favorables à l’Union européenne et aussi avec une bonne partie de ses Tories, conscients de l’importance économique de l’Europe pour la fière Albion et sa City de Londres. Trop exigeant avec ses homologues européens, il cabrera certains conservateurs et incitera l’Ecosse à davantage de radicalisme. Si CAMERON considère sa négociation avec ses partenaires du continent comme un jeu à somme nulle, où il aurait tout à gagner, il pourrait aussi perdre beaucoup. Nous devons le savoir pour ne plus nous présenter, une fois encore, une fois de plus, devant les froggies comme de gentils bourgeois de Calais. La méthode THATCHER a vécu, comme aussi l’arrogance qui la suscitait : le royaume d’outre - Manche n’a plus les moyens de sa politique. De cela, comme d’autres sur le continent, tous nostalgiques de leur empire, CAMERON n’a rien dit à ses électeurs. Une victoire à la Pyrrhus donc !

  • L’ombre de sanctions européennes plane sur la Hongrie

    9 mai 2015  16:39, par Thomas

    Exactement Alain, ainsi que l’Etat d’Israël, dont le respect pour la vie et les droits des palestiniens laisse à désirer.

  • L’ombre de sanctions européennes plane sur la Hongrie

    6 mai 2015  21:40, par Alain

    Avouons une grande hypocrisie de cette Europe qui à côté de la condamnation de la peine de mort soutient indéfectiblement les Américains dans leur guerre contre le terrorisme qui a déjà fait 1,3 Mio de morts innocents au minimum !!!!

  • L’ombre de sanctions européennes plane sur la Hongrie

    6 mai 2015 10:19, par Hervé Moritz

    Il me semble que Manfred Weber est président du groupe PPE au Parlement européen alors que Joseph Daul est président du PPE en tant que parti européen.

  • L’ombre de sanctions européennes plane sur la Hongrie

    5 mai 2015  20:19, par Alexandre Marin

    Juste une remarque :le président du PPE n’est plus Jospeph Daul, c’est Manfred Weber, un Allemand de la CSU.

  • Drames en Méditerranée : la politique européenne coupable

    5 mai 2015  19:31, par Alexandre Marin

    « Focalisons nous d’abord sur les questions politiques, les véritables questions de fond : dénoncer l’intergouvernementalisme, l’Europe des nations ou je ne sais quoi d’autre alors que plusieurs centaines de personnes se sont noyées dans la Méditerranée, c’est risible ».

    Dénoncer l’« hypocrite UE » est au moins tout aussi risible que de dénoncer les actions de l’Etat sachant qu’elle ne peut rien faire.

    L’Italie et la Grèce font en effet leur possible pour mettre fin à la tragédie, personne ne dit le contraire. Le problème, c’est que ces deux Etats sont débordés et les Etats du nord de l’Europe ne font rien pour les aider. Chaque pays décide dans son coin alors que le problème des drames en Méditerranée est un problème européen qu’aucun pays ne peut gérer seul et qui nécessite une action européenne. Or, seuls l’Italie et la Grèce sont disposés à mettre en place une action commune, par conséquent, on continue à tourner en rond. L’Union européenne n’y est pour rien.

  • Drames en Méditerranée : la politique européenne coupable

    5 mai 2015  18:25, par thomas

    Merci d’éviter les comparaisons hâtives et désagréables : le droit n’est que l’expression du politique. Focalisons nous d’abord sur les questions politiques, les véritables questions de fond : dénoncer l’intergouvernementalisme, l’Europe des nations ou je ne sais quoi d’autre alors que plusieurs centaines de personnes se sont noyées dans la Méditerranée, c’est risible. Dénoncer les actions des Etats aussi, surtout lorsque l’on sait que l’Italie hier, et la Grèce aujourd’hui, font leur possible pour mettre un terme à la tragédie.

  • Les États fédéraux dans le monde

    5 mai 2015  00:05, par owona vincent

    trè bon Article intérésant

  • Drames en Méditerranée : la politique européenne coupable

    4 mai 2015  14:49, par Komrad

    « Je ne suis pas juriste, ces débats de droit ne m’intéressent pas ». C’est avec ce genre d’arguments que l’on construit les dictatures.... Et pourquoi pas « Quand j’entend le mot »Droit« , je sors mon revolver... » ?? Cela prouve encore une fois l’absolue nécéssité de distinguer l’UE de l’« Europe ». L’Europe est certainement hypocrite avec sa NIMBY attitude mais, comme le fait trés justement remarquer A.Marin, l’UE ne fait que ce qu’elle a le pouvoir de faire. Si chaque pays décide dns son coin d’une attitude à avoir vis à vis des migrants, accueil, expulsion, camps de réfugiés, retour à l’envoyeur...etc... cela ne fonctionnera pas. Le minimum serait d’avoir une politique commune entre tous les pays dMirectement concernés (Espagne/France/Italie/Croatie/Grèce/Malte/Chypre et pourquoi pas l’Albanie et le Montenegro ) ET un financement par l’UE global. L’Hypocrisie ne me semble pas être du coté de l’UE mais du coté de ceux qui raisonnent encore à l’échelle de la « Nation ».

  • Drames en Méditerranée : la politique européenne coupable

    3 mai 2015  17:24, par thomas

    Je ne suis pas juriste, ces débats de droit ne m’intéressent pas. La réponse qu’exige ce drame humain ne peut pas être un bidouillage institutionnel compris uniquement des détenteurs d’une licence de droit. Je préfère me poser de véritables questions politiques. L’article a le mérite de le faire, même si sur certains points, j’ai apporté des nuances (cf commentaire précédant). Les réponses concrètes dignes de ce que les européens prétendent être sont venues de certains Etats : hier l’Italie, avec l’opération Mare Nostrum, et aujourd’hui de la Grèce (extrémiste, paraît-il...), dont le gouvernement souhaite accorder l’asile aux migrants et a annoncé son souhait de fermer les ignobles camps de rétention « made in EU » gérés par Frontex. Ou est l’UE pour appuyer ces initiatives ? Même le commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a dénoncé le cynisme des politiques migratoires de l’UE...

    Alors, avant d’aller donner des leçons au monde entier, sous la bannière de l’universalisme des valeurs européennes, commençons par en être dignes et les concrétiser dans nos pays, ce sera déjà un bon début.

  • Drames en Méditerranée : la politique européenne coupable

    3 mai 2015  12:40, par Alexandre Marin

    « Dommage que l’hypocrite UE, toujours prompte à se poser comme garante des droits de l’Homme, ait contribué à mettre fin à l’opération en n’apportant qu’une aide limitée à l’Etat italien pour la conduire. »

    Les institutions de l’UE compétentes pour les questions d’immigration sont les institutions intergouvernementales, c’est-à-dire le conseil européen, qui regroupe les 28 chefs d’Etat et de gouvernement, et le conseil des ministres, qui regroupe les 28 ministres des affaires étrangères des Etats-membres de l’UE. Les décisions s’y prennent à l’unanimité.

    Donc là où vous voyez l’« hypocrite UE », je ne vois rien d’autre qu’un rassemblement de dirigeants nationaux représentant chacun leurs pays. C’est l’Europe des nations tels que chérie par les Eurosceptiques. Pour moi, les deux institutions aptes à représenter l’U.E sont la Commission et le Parlement européen. Or, en matière d’immigration, ils n’ont aucun moyen de contrainte sur les institutions intergouvernementales.

    Donc, c’est terriblement injuste d’accuser l’UE de ces drames pour la simple raison qu’elle n’a pas les compétences pour faire quoi que ce soit, ce sont les Etats qui décident à l’unanimité. Les seuls responsables de ces drames sont les Etats qui ont refusé de soutenir l’Italie, et qui refusent toujours de financer des programmes efficaces de sauvetage de migrants et de développer une politique d’immigration légale pour l’UE.

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