• « Die Deutschland-Illusion »

    Aujourd'hui, par Théo Girard

    C’est un livre qui fait grand bruit en Allemagne : L’Illusion allemande. Pourquoi nous surestimons notre économie et avons besoin de l’Europe. Ecrit par Marcel Fratzscher, un ancien de la Banque centrale européenne et proche du ministre de l’économie Sigmar Gabriel, il dénonce l’illusion selon laquelle l’Allemagne pourrait rester prospère en ne changeant rien, qu’elle n’a pas besoin des pays de la zone euro et que ces derniers jalousent les fruits de sa production.

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Sur le Web

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Derniers commentaires

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    30 septembre 2014 12:49, par Ferghane Azihari

    Il y a deux conceptions de la politique ou plus modestement du militantisme.

    Celle qui consiste à dire qu’il faut se soumettre à une opinion publique apeurée, et celle qui consiste à dire qu’il faut changer cette opinion dès lors qu’elle n’est pas conforme à des valeurs bienfaisantes. J’appartiens à la seconde école.

    Vous admettrez que le concept de citoyens du monde n’est pas mauvais en soi. De nombreux pays ouvrent leur citoyenneté locale aux extra-communautaires. Il suffit simplement d’appliquer la logique à l’échelle continentale.

    Et ce que je vais dire va sembler cynique mais n’en demeure pas moins vrai selon moi : le fait est que la citoyenneté européenne est aujourd’hui considérée comme une citoyenneté de seconde zone, il nous faut expérimenter sa post-nationalisation dès maintenant pour montrer aux Européens que celle-ci tend vers le progrès humain.

    L’utopie consiste à vouloir reproduire un nationalisme mortifère à l’échelle du continent en dépit de la mosaïque qui l’agite. Je pense qu’une approche universelle a bien plus de chance de conforter « unité dans la diversité » qu’une approche mythologique aux contours totalement arbitrairement définis.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    30 septembre 2014  10:32, par tnemessiacne

    @ polochon

    Tout à fait d’accord.

    Je rajouterais qu’il ne faut pas oublier que le 25 mai 2014 aux élections européennes le FN est devenu le 1er parti de France dans les Urnes !

    25 % de suffrage contre 18% pour l’UMP/PPE.

    C’est la première fois dans l’histoire de France je pense qu’un parti d’extrême droite est devenu le 1er parti de France...

    « Malheureusement » les réactions c’est souvent « oh bac c’est une déception » et rien ne change et tout s’amplifie.

    @Xavier C.

    « Purge » car c’est un mot employé pour signifier réduction des déficits. On peut dire assainissement des finances mais c’est trop soft. Ou régime express.

  • L’indépendance de la Catalogne, un danger pour l’Espagne ?

    30 septembre 2014  10:21, par xaro

    Pour opiner sur le problème de la Catalogne avec son oppresseur l’Espagne, il faut vivre là-bas. Catalogne paie des millions pour les autres communautés, et le gouvernement retourne une petite quantité, que nous laisse sans argent pour paier presque rien. Un exemple : le TGV espagnole ça fait plus de 20 anys qui va arriver a l’Andalusie dès Madrid. Catalogne, plus a côté d’Europe a été le dernier coin pour avoir le train. Nous sommes les derniers pour améliorer notres rutes, notres R.E.R., etc. et pourtant dans la Catalogne, en contre des impôts, (superieurs au reste d’Espagne), nous faissons « pusser » les emplois, et nous sommes capables de faire que quelques entreprises importants du monde, ont mis ses usines et bureaux à Barcelone.... Nous parlons catalán et castillane sans difficulté, (il faut se rappelé de que dans l’Espagne il y a quatre langues : le castillán, le catalán, le galego et l’euskera, encore que Madrid voudrais que soit le castillane (dit pour eux « espagnol »), soit la langue de tout le monde..!) Pourquoi interdire notre langue dèsde le gouvernement central ? Pourquoi interdire aussi la demande de faire une consultation pour savoir les désires des catalans pour être indépendants o pas ? La démocratie pour Rajoy c’est quoi ? Interdire, souspendre, continuer les idées du dictateur anterieur ? Les catalans nous sommes fatigués de supporter des insultes, haine, mensonges,etc. Nous voulons voter per savoir l’opinion et les désires des citoyans de la Catalogne, c’est juste et démocratique..! ...

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    30 septembre 2014  07:57, par polochon

    Toujours très particulier à lire... Le concept de citoyen du monde est celle des idéaliste/utopistes. Ce n’est pas ce que veulent les peuples européens. Il suffit de le constater par les résultats des élections . Cette vision qui n’est pas réaliste ne peut faire que le jeux des partis extrêmes en faisant peur aux français et aux européens. Un peuple se réunit sur une histoire et une identité commune. Par sur des notions vagues de rêveurs.

  • Pourquoi NewDeal4Europe ? (2)

    29 septembre 2014  03:44, par Xavier C.

    Pourquoi parlez-vous de « purge » ?

    Un État peut avoir un budget très faible ou un peu budget très élevé (nombreux services par exemple), peu importe. Mais est-il si dingue de penser qu’il faut avoir un budget équilibré ? Qu’il est fondamentalement malsain d’avoir un budget instable et déficitaire à répétition ?

    Mon point reste le suivant : M. Barthalay parle d’un fondamentalisme budgétaire (stabilité et équilibre) 1) comme si cela était mauvais (prône-t-il l’instabilité et le déficit ?) et 2) comme si c’était la règle (qu’on me montre donc les pays qui sont « victime » de ce fondamentalisme..... quel pays peut aligner 30 ans de budget à peu près équilibré ?).

    Bref. C’est le fantasme total. Et NewDeal4Europe est donc basé sur un fantasme.

    Il convient d’être lucide et réaliste : nos problèmes actuels proviennent en partie de ce déficit et la solution, sur le long terme, réside dans un budget équilibré. Encore une fois, cela n’influe pas sur le « modèle » : on peut opter pour un État frugal qui ne s’ingère pas dans l’économie ou bien un État très dépensier qui redistribue à tour de bras.

    Tout le reste, avec leur belle économie numérique et écolo, c’est de l’esbroufe. Ils achètent une éphémère sacro-sainte croissance sur le dos de nos enfants, c’est scandaleux.

  • Pourquoi NewDeal4Europe ? (2)

    28 septembre 2014  19:02, par tnemessiacne

    @Xavier C

    Mais il n’y a pas d’alternative à la « purge » ? Ce n’est que qu’une question de délais ?

    Le pour le contre. Peut-être qu’un « économiste » (étudiant ou sympathisant) peut répondre à cette difficile question.

    En 97 et 2007 il y avait un certain déficit et 3 % de croissance avec un chômage en légère baisse.

    Le changement idéologique après la belle époque, 1929, 1945 et 1971. La nouvelle révolution industrielle, écologique, numérique et, démocratique. L’avènement de l’Union européenne

  • Pourquoi NewDeal4Europe ? (2)

    28 septembre 2014  01:09, par Xavier C.

    « un double fondamentalisme : de stabilité budgétaire et d’équilibre budgétaire » Dont on n’a pas vu la couleur en France depuis les années 80 !

    Et COMME PAR HASARD, les États qui ont un budget stable et équilibré, qu’ils optent pour une politique redistributrice ou frugale, sont ceux qui s’en sortent le mieux, surtout sur le long terme.

    Inutile d’aller chercher plus loin.

  • 22 propositions pour l’Europe de demain

    25 septembre 2014  04:58, par Xavier C.

    #11 Une banque centrale ne peut pas avoir comme mandat « l’emploi ». Elle ne peut pas créer d’emplois. On ne crée pas d’emplois en imprimant des billets, ni en modifiant le taux directeur.

    #12 Soigner la dette par de la dette... Faire payer tous les Européens pour des dettes contractées localement... AVANT de parler de mutualiser une dette, faisons donc respecter les traités. Les pays de la zone euro ne devaient pas dépasser les 3% de PIB de déficit, ceux qui sont actuellement dans une merde prodigieuse sont passés outre le traité de Maastricht, allègrement et avec grande légèreté. En aucun cas nous devrions mutualiser leurs dettes. Cessons de prendre les contribuables européens pour des pigeons à disposition pour essorer le manque total de responsabilité d’une certaine classe politique démago.

    #13 Cela porte un nom : centralisation. Nous devrions faire exactement l’inverse et bien des fédérations se passent de ces taux minimaux et maximaux, et de ces salaires minimums, etc. Ne nous essuyons pas les pieds sur le principe de subsidiarité pour atteindre une égalité matérielle inatteignable et fondamentalement liberticide.

    #18 Autrement dit, incarner la propagande ?

    #19 #20 Franchement, c’est ça l’Europe de demain ? Instrumentaliser l’histoire pour former nos têtes blondes et créer des chaînes publiques, que personne ne regardera ?

    Ces points sont clairement d’inspiration socialiste, sont coûteux, inefficaces et liberticides.

    Je rejoins Ferghane sur le fait que certaines propositions sont partisanes, or, les JE étant une asso transpartisane, l’ensemble des propositions devrait l’être.

    Les propositions pour l’Europe de demain, ça se résume en quelques mots et il s’agit en fait simplement de reprendre les principes mis en avant par l’UE, mais pas toujours appliqués avec un grand zèle :
    - principe de subsidiarité
    - respect de la diversité (linguistique, culturelle, religieuse, fiscale, sociale...)
    - unis dans cette diversité (donc faire front commun avec une armée commune et une diplomatie commune)
    - défense de la plus petite minorité : l’individu.

    Bâtir un État européen omnipotent et obèse n’est absolument pas une perspective attrayante. Cessons un peu de penser « État », laissons donc de la place aux Européens (associations, citoyens, entrepreneurs, etc.).

  • Que faut-il retenir de la conférence de presse de François Hollande ?

    24 septembre 2014  21:36, par Giraud jean-guy

    Excellente analyse - à laquelle on pourrait ajouter les points suivants :

    - la France (gauche et droite confondues) demeure obstinément réfractaire aux Institutions non-intergouvernementales de l’UE : Commission et Parlement. Ce n’est pas le cas de l’Allemagne qui respecte - voire même protège - leur légitimité et leurs compétences,

    - la prise de position du Président français sur le referendum écossais constituait un « obiter dictum » malvenu ; le referendum ayant été décidé par le Parlement britannique, la France n’avait pas à s’engager en faveur d’une des thèses en présence,

    - par « défense européenne », la France (gauche et droite confondue) entend : accords intergouvernementaux à la carte sans intervention des Institutions autres que le Conseil européen ; cette approche est très minoritaire parmi les États membres et inacceptable pour l’Allemagne,

    - l’Allemagne affiche de plus en plus clairement son peu d’appétit pour une coopération intergouvernementale franco-allemande dans les domaines régis par les Traités ; elle entend remettre les Institutions (y compris la Commission et le PE ) au centre du jeu comme le prévoient ces Traités,

    - l’approche française, récemment réitérée par le premier ministre à Berlin, concernant le Pacte de stabilité (et la règle des 3% et 60% en matière de déficit et de dette) ne sera pas soutenue par Berlin qui respectera le point de vue et les propositions de la Commission ; il est même possible que la majorité requise des États membres soit sur la même ligne.

    Au delà, de tous les problèmes auxquels elle doit déjà faire face, la France risque de voir fortement déstabilisée sa position au sein de l’UE dans les mois qui viennent. Son attitude inutilement désinvolte - voire parfois carrément méprisante - vis à vis des Institutions ne crée pas un climat propice à la défense de ses intérêts. JGG

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    24 septembre 2014  21:18, par Bernard Giroud

    Merci Monsieur Ferghane de cet article de haute tenue

    Je sais bien que le Christ allait jusqu’à dire : « Si l’on te frappe sur la joue droite, tend la gauche..." ; Ainsi ont fait les martyrs, qui ont contribué à répandre l’idée chrétienne du fondamental lien universel entre le Créateur et les crées, l’amour. Combien d’entre nous sont capables de comprendre le fait, et surtout de le reproduire ?

    L’Europe, une construction pacifique, à rebours des guerres de conquêtes et de soumissions forcées ; Pour la première fois dans l’histoire, des peuples par dizaines s’assembleraient sans guerre !

    C’est bien ce nous avions compris du message de nos pères.

    Cependant, en revenant sur terre, dans le monde tel qu’il est, s’il est bon de se rappeler la haute valeur du principe, il n’est pas non plus interdit d’être "prudent comme le serpent", comme le disait encore le christ.

    Donc, à faire le tour de la question, une idée me conviendrait bien, qui consisterait (par sa cervelle, l’avance technologique par ex.,) à assurer sa propre sécurité, sans nuire irrémédiablement à l’adversaire tueur, pour lui permettre de reprendre ses facultés raisonnables et humaines.

    Ainsi, pour un groupe humain comme le notre, l’idée de nos pères, la paix, ne nous ferrait pas courir le risque dans ce monde réel, d’être, comme ont peut le craindre aujourd’hui, la poule aux œufs d’or qu’il faut ménager et dont on peut se servir jusqu’à...…, jusqu’à…, jusqu’à… ?

    La fin.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    24 septembre 2014  19:43, par Bernard Giroud

    Merci ,Monsieur Ferghane pour cet article de haute tenue.

    Je sais bien que le Christ allait jusqu’à dire :« Si l’on te frappe sur la joue droite , tend la gauche... » ; Ainsi ont fait les martyrs, qui ont contribué à répandre l’idée chrétienne du fondamental lien universel entre le Créateur et les crées.

    Combien d’entre nous sont capables de comprendre le fait, et surtout de le reproduire ? L’Europe, une construction pacifique , à rebours des guerres de conquêtes et de soumissions forcées ; Pour la première fois dans l’histoire, des peuples par dizaines s’assembleraient sans guerre ! C’est bien ce nous avions compris du message de nos pères.

    Cependant, en revenant sur terre, dans le monde tel qu’il est, s’il est bon de se rappeler la haute valeur du principe, il n’est pas non plus interdit d’être « prudent comme le serpent », comme le disait encore le christ.

    Donc, à faire le tour de la question, une idée me conviendrait bien , qui consisterait (par sa cervelle, l’avance technologique par ex.,) à assurer sa propre sécurité, sans nuire irrémédiablement à l’adversaire, pour lui permettre de reprendre ses facultés raisonnables et humaines, lorsqu’il devient tueur.

    Ainsi, pour un groupe humain comme le notre, l’idée de nos pères, la paix, ne nous ferrait pas courir le risque dans ce monde réel, d’être, comme ont peut le craindre aujourd’hui, la poule aux œufs d’or qu’il faut ménager et dont on peut se servir jusqu’à...…, jusqu’à…, jusqu’à… ?

    La fin.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  14:22, par Ben

    L’humanité a connu pour longtemps le nomadisme, et la technologie et la globalisation vont a nouveau (mais de façon évolué) nous faire retourner vers ce type d’organisation sociale, à ce moment, nations et drapeaux n’auront plus aucun sens d’exister. Le monde est plein d’efforts de coopération de tout sortes, l’Union Européenne n’est que une d’entre elles. Faut pas oublier l’UNASUR, L’ASEAN, L’Union Africaine, etc. Transports, commerce et communication sont la clef. La dimension du vivre humain n’arrête pas de évoluer et s’agrandir depuis l’histoire de l’humanité, penser que l’état-nation est la dernier dimension possible est complètement insensé. Non, le futur est continental, puis sera planétaire. Je ne dit pas que ça sera simple, je ne dit pas non plus que des régressions de dimension poussé par la peur (le plus grand ennemie du progrès de l’humanité) n’est pas possible, malheureusement. Au contraire, cela semble presque inévitable, quand l’humanité avance de deux pas, la peur la fait régresser d’un, ça s’appelle « réaction »*, le cancer de l’humanité.

    *http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9action_(politique)

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  14:20, par Ben

    L’Europe ce n’est q’une étape. Dans un monde toujours plus connecté virtuellement e réellement, ou les moyens de transports voyagent toujours plus vite et rendent la terre plus petite, qui à peur d’un gouvernement mondial ??? Moi non. Hélas ont est bien loin encore d’une citoyenneté globale. Je ne suis pas pour remplacer les états-nations par un euro-nationalisme, du tout. Le nationalisme ça craint, l’identité nationale un truc pour gens limité mentalement. La tradition un série d’habitudes qui ne sont pas forcement bonnes, que les gents érigent contre les changements. Les racines, c’est les arbres, qui ne bougent pas. Cependant, même si je n’aime pas du tout le concept de patrie et ses symboles, je me rends compte que beaucoup des gens ont besoin de ces symboles. En autres mot, avant de atteindre la citoyenneté mondiale faudra forcement passer d’une façon ou un autre par un exaltation identitaire de niveau continental. C’est un compromis douloureux mais nécessaire, dit de quelqu’un que n’aime pas les identitaires et les patriotes. Ont ne choisi pas l’endroit ou notre mère nous met au monde, par contre ont peut décider ou vivre et mourir, sans le glorifier pour autant. Ma patrie c’est le monde entier car, les frontières sont un obstacle à ma liberté et celle des autres. Jusqu’à quand la dernière frontière existera nous ne seront pas vraiment libre. Liberté c’est vivre ou je veut pour le temps que je veut, partout dans le monde, sans que l’ont me pose tout sorte de limitation en me reprochant d’être né « ailleurs », quand c’est pas un truc que l’ont choisis. Les nations sont comme des prisons dorée, des ghettos identitaires, des fictions que les gens s’imposent et imposent aux autres, géré comme des propriétés privées et qui nous limitent dans ce que je retiens un droit naturel et universel, la liberté définitive et totale, celle de mouvement. C’est pourquoi la stigmatisation de l’immigré, c’est de la vileté, car en plus demain tu pourrais le devenir toi même, immigré. Déjà le mot même est moche car « bouger dans » remarque bien le concept possessif et fermé du territoire. Comme les chiens qui marquent le territoire. Ont dirais que ont est pas des animaux plus évolue que ça au final.

  • Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) : les projets nationaux entravent la politique européenne des transports

    23 septembre 2014  13:15, par pierre verat

    2/2 Le nouveau projet d’interconnexion des transports européens

    Le 11 septembre 2014 la Commission européenne a proposé aux Etats-membre de lui fournir des projets à financer en utilisant l’équivalent du Pib français soit 12 000 milliards d’euros. A des fins de meilleures interconnexions des réseaux de transport européens. Les Etats-membre ont jusqu’au 26 février 2015 pour transmettre leurs informations. L’objectif est de créer et renforcer 9 axes principaux de transports et de « révolutionner les connexions Est-Ouest ». Le budget dédié aux transports à tripler d’une mandature à l’autre. De 8 000 milliards d’euros en 2007-2013 à 28 000 milliards pour la période 2014-2020. Le projet actuel est prévu d’être réalisé en 2030. L’ancien Commissaire Sim Kallas passera le flambeau à Maroš Šefčovič. Ce dernier étant en charge précédemment de l’éducation, la formation, la culture et la jeunesse durant la Commission Barroso II. Il serait intéressant de voir quels projets seront présentés à la Commission.

    http://ec.europa.eu/transport/themes/infrastructure/news/corridors_en.htm

    2/2

  • Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) : les projets nationaux entravent la politique européenne des transports

    23 septembre 2014  13:13, par pierre verat

    Malheureusement cette article n’a pas pu être publié sur le Taurillon, donc le voici en commentaire...

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    L’interconnexion européenne

    Une des légitimités de l’Union européenne, parfois remise en cause est son interconnexion factuelle et historique. Interconnexion de structure et conjoncturelle. Ou interconnexion historique et actuelle.

    Une liberté de circulation encore à finaliser

    Les interconnexions historiques se font jour sous la forme politique et culturelle. Aux ensembles politiques couvrant le continent se succèdent de nombreux conflits entre Etats ou entre idées. Mais l’objet de cet article se concentrera sur l’Union européenne actuelle et son intégration sociale, culturelle et économique. Les priorités de la Commission et les arguments des promoteurs de l’Europe se font essentiellement sur les projets d’infrastructures et de réseau. Le marché unique est la plus forte réalisation de l’Union. Grâce à la libre circulation. Des marchandises, des capitaux, des personnes et des services. Mais cette liberté n’est pas absolue. En effet, l’établissement des entreprises, services, personnes et capitaux nécessite encore des réformes. Que ce soit pour les capitaux, investir sur certains marchés est plus onéreux que d’investir sur le marché de son pays. Même si il y a la possibilité d’investir sur d’autres marchés européens aux mêmes conditions que le marché de son pays. On note également l’existence de l’indice financier Eurostoxx 50, un Cac 40 à l’européenne. Qui regroupe 50 entreprises de la Zone Euro. Telles que Total, Banco Santander, Siemens AG, Telefonica, Sanofi Aventis, E.ON ou Bnp Paribas. Pour ce qui est de la libre circulation des personnes, Mitterrand, à l’époque du traité de Maastricht évoquait la notion des travailleurs. Et aujourd’hui, s’établir dans un pays européen est conditionné par le fait de n’être pas « une charge pour le système d’assurance sociale » du pays d’établissement. Donc la circulation n’est pas absolue comme elle pourrait l’être aux Etats-Unis. Mais à part ceci, les moyens de communications européens sont très perfectionnés et se développent toujours et encore sauf immobilisme politique.

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  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  13:07, par Valéry

    3) Sur l’identité : oui les identités multiples y compris européenne sont une réalité et le reconnaître est précisément l’objectif du fédéralisme. Il existe en effet, dans une certaine mesure une identité européenne c’est à dire le ressenti, chez un nombre significatif d’individus en Europe, de faire partie d’une communauté humaine ayant en partage un certain nombre de caractéristiques. Ce qui est contesté, je crois, c’est l’idée - transposée à nouveau de la démarche nationaliste - selon laquelle une identité d’ordre essentiellement culturelle - est nécessaire comme fondement d’une communauté politique.

    Si l’on construit l’Union européenne ce n’est pas parce qu’il existe une identité européenne, mais parce que nous avons besoin d’une puissance publique et de normes communes au niveau de l’Europe, lesquelles doivent selon nos être issues d’une démarche démocratique et non pas de processus d’ordre diplomatiques ou intergouvernementaux. La démarche dite post-nationale prétend ici que l’on peut construire du politique sur la base de la raison, de l’utilitariste et non pas comme dans la démarche nationaliste sur la base d’une mythologue, d’un roman national qui prétend fonder le politique sur une communauté nationale qui serait distincte de l’État mais en serait la légitimation et le fondement. En réalité (cf. “L’État national” de Mario Albertini ) la nation est moins un phénomène spontané objectif que le produit d’une démarche idéologique visant soit à fonder un État soit à le renforcer, en produisant de la croyance et de l’affectif intériorisé par les nationaux de telle sorte qu’il constitue un habitus les conduisant à servir l’État auquel ils « appartiennent ». La contestation d’un européisme fondé sur l’identité vise dont à ne pas céder à la même tentation de construction d’une entité politique fondée sur une la création d’un mythe (attention, un mythe n’est pas une fiction), démarche proche de celle des nationaliste et donc susceptible de produire les mêmes effets, notamment de légitimer la violence sur la base de ce mythe.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  13:07, par Valéry

    Merci pour ces différents commentaires.

    @Thomas #2 :

    1) Il me semble que l’universalisme, la conviction que l’ensemble des humains devront tous finir par avoir les mêmes droits et les mêmes devoir, jusque là réservés à certains en fonction de leur carte d’identité, est l’essence même du projet européen. Oui ! Et c’est pour cette raison qu’il importe de se méfier des réflexes qui consisteraient à transposer au niveau européen les réflexes intellectuels propres à la pensée nationaliste.

    2) Sur les hymnes à proprement parler, non ce n’est pas la même chose de se lever pour la Marseillaise ou l’Ode à la Joie !!! Tout ne se vaut pas ! : indépendamment des paroles et du sens de ces chants, ce que je conteste est la démarche consistant à transposer aux symboles d’une entité politique, État ou Union européenne, des marques de soumission ou de respect qui relèvent plutôt de l’ordre du sacré ou du religieux. Le nationalisme c’est la démarche qui consiste à imposer une vision du monde dans laquelle l’individu doit, de part sa nationalité, fidélité et dans une plus ou moins grande mesure soumission, à cette entité. Cette sacralisation des symboles de la nation, je l’estime suspecte. Elle relève, même pour un chant aux paroles plus aimables comme l’Ode à la joie, d’une démarche similaire.

    Pour info, au passage on joue la 9e symphonie à l’Opéra de Paris l’été prochain (prière de rester assis pendant le passage incriminé :-)

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  11:53, par Barthalay

    Je crois que Thomas et Ferghane ne parlent pas de la même chose. Je souscris tout à fait à la vision de Ferghane, mais il parle de la singularité de l’Union ou du futur gouvernement, de la future puissance publique, européens. Thomas parle de culture. Oui, les Européens sont singuliers, mais pas autant qu’on le dit, car notre histoire se confond avec celle du monde. L’Europe a porté le fer partout, mais comme Athènes ou Rome jadis, par rapport à l’Orient, elle a fonctionné comme une éponge, elle s’est gorgée d’apports multiples qui font, ensemble, sa singularité et son universalité, tout à la fois. C’est pourquoi l’idée européenne selon Ferghane, celle qui est implicite dans la pensée des fondateurs, mais oubliée par les « professionnels » de l’Europe, n’a pas germée ailleurs. Et c’est parce que les Européens ont confondu (fusionné conceptuellement) Etat et nation, avec les conséquences mortifères que nous savons, qu’elle est seule en mesure de les dissocier, de les détacher l’un de l’autre pour le plus grand bien du reste de l’humanité. Nous pouvons seuls rendre ce service à la planète.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014 11:31, par Ferghane Azihari

    @Thomas

    « Sur l’identité (que j’assimile pour ma part à la culture), pourquoi serait-il absurde de considérer qu’il y ait une identité Européenne ? »

    Ce n’est pas ce qu’on dit. L’identité européenne, qu’elle soit ou non une réalité, ne doit pas servir à justifier l’action politique et ne doit pas s’immiscer dans le fonctionnement de la démocratie. Autrement on bride son universalité, ce qui la dénature.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  11:08, par François Brunot

    SUR LES SYMBOLES

    Comme le soutient Valéry-Xavier Lentz :

    Il n’est pas inutile en termes de communication que l’Union ait ses symboles

    En effet, des symboles me semblent nécessaires. Soyons pragmatiques : pour représenter des délégations de l’Union aux Jeux Olympiques, ou lors d’autres manifestations internationales, un drapeau voire un hymne sont requis, pour représenter l’Union au conseil de sécurité de l’ONU un drapeau semble pertinent (certes ce dernier point est actuellement plus idéaliste que pragmatique), etc...

    C’est pourquoi, pour ma part, je défendrai un brin de conscience européenne, un européanisme « sui generis » pour reprendre un terme s’appliquant actuellement à l’Union mais qui aurait comme valeur la complémentarité et non la supériorité, la reconnaissance des différences plutôt que l’exclusion, l’ouverture permanente au dialogue plutôt que le refus de débattre.

    Les peuples européens ne sont pas « Un », ils sont d’abord complémentaires et c’est par leur diversité, dans la reconnaissance inconditionnelle de leurs richesses et de leurs particularismes, que l’unité seule peut être fondée.

    J’ai néanmoins une ultime question : Qu’entendez-vous par la citation suivante ? Que la culture politique qui serait créée serait décorrélée de tout nationalité ?

    rien n’empêche les institutions de façonner à posteriori une certaine culture politique qui serait propre aux citoyens qui les pratiquent

    Merci pour ce débat et la défense de votre point de vue M. Azihari.

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