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Derniers commentaires

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  14:20, par Ben

    L’Europe ce n’est q’une étape. Dans un monde toujours plus connecté virtuellement e réellement, ou les moyens de transports voyagent toujours plus vite et rendent la terre plus petite, qui à peur d’un gouvernement mondial ??? Moi non. Hélas ont est bien loin encore d’une citoyenneté globale. Je ne suis pas pour remplacer les états-nations par un euro-nationalisme, du tout. Le nationalisme ça craint, l’identité nationale un truc pour gens limité mentalement. La tradition un série d’habitudes qui ne sont pas forcement bonnes, que les gents érigent contre les changements. Les racines, c’est les arbres, qui ne bougent pas. Cependant, même si je n’aime pas du tout le concept de patrie et ses symboles, je me rends compte que beaucoup des gens ont besoin de ces symboles. En autres mot, avant de atteindre la citoyenneté mondiale faudra forcement passer d’une façon ou un autre par un exaltation identitaire de niveau continental. C’est un compromis douloureux mais nécessaire, dit de quelqu’un que n’aime pas les identitaires et les patriotes. Ont ne choisi pas l’endroit ou notre mère nous met au monde, par contre ont peut décider ou vivre et mourir, sans le glorifier pour autant. Ma patrie c’est le monde entier car, les frontières sont un obstacle à ma liberté et celle des autres. Jusqu’à quand la dernière frontière existera nous ne seront pas vraiment libre. Liberté c’est vivre ou je veut pour le temps que je veut, partout dans le monde, sans que l’ont me pose tout sorte de limitation en me reprochant d’être né « ailleurs », quand c’est pas un truc que l’ont choisis. Les nations sont comme des prisons dorée, des ghettos identitaires, des fictions que les gens s’imposent et imposent aux autres, géré comme des propriétés privées et qui nous limitent dans ce que je retiens un droit naturel et universel, la liberté définitive et totale, celle de mouvement. C’est pourquoi la stigmatisation de l’immigré, c’est de la vileté, car en plus demain tu pourrais le devenir toi même, immigré. Déjà le mot même est moche car « bouger dans » remarque bien le concept possessif et fermé du territoire. Comme les chiens qui marquent le territoire. Ont dirais que ont est pas des animaux plus évolue que ça au final.

  • Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) : les projets nationaux entravent la politique européenne des transports

    23 septembre 2014  13:15, par pierre verat

    2/2 Le nouveau projet d’interconnexion des transports européens

    Le 11 septembre 2014 la Commission européenne a proposé aux Etats-membre de lui fournir des projets à financer en utilisant l’équivalent du Pib français soit 12 000 milliards d’euros. A des fins de meilleures interconnexions des réseaux de transport européens. Les Etats-membre ont jusqu’au 26 février 2015 pour transmettre leurs informations. L’objectif est de créer et renforcer 9 axes principaux de transports et de « révolutionner les connexions Est-Ouest ». Le budget dédié aux transports à tripler d’une mandature à l’autre. De 8 000 milliards d’euros en 2007-2013 à 28 000 milliards pour la période 2014-2020. Le projet actuel est prévu d’être réalisé en 2030. L’ancien Commissaire Sim Kallas passera le flambeau à Maroš Šefčovič. Ce dernier étant en charge précédemment de l’éducation, la formation, la culture et la jeunesse durant la Commission Barroso II. Il serait intéressant de voir quels projets seront présentés à la Commission.

    http://ec.europa.eu/transport/themes/infrastructure/news/corridors_en.htm

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  • Le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) : les projets nationaux entravent la politique européenne des transports

    23 septembre 2014  13:13, par pierre verat

    Malheureusement cette article n’a pas pu être publié sur le Taurillon, donc le voici en commentaire...

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    L’interconnexion européenne

    Une des légitimités de l’Union européenne, parfois remise en cause est son interconnexion factuelle et historique. Interconnexion de structure et conjoncturelle. Ou interconnexion historique et actuelle.

    Une liberté de circulation encore à finaliser

    Les interconnexions historiques se font jour sous la forme politique et culturelle. Aux ensembles politiques couvrant le continent se succèdent de nombreux conflits entre Etats ou entre idées. Mais l’objet de cet article se concentrera sur l’Union européenne actuelle et son intégration sociale, culturelle et économique. Les priorités de la Commission et les arguments des promoteurs de l’Europe se font essentiellement sur les projets d’infrastructures et de réseau. Le marché unique est la plus forte réalisation de l’Union. Grâce à la libre circulation. Des marchandises, des capitaux, des personnes et des services. Mais cette liberté n’est pas absolue. En effet, l’établissement des entreprises, services, personnes et capitaux nécessite encore des réformes. Que ce soit pour les capitaux, investir sur certains marchés est plus onéreux que d’investir sur le marché de son pays. Même si il y a la possibilité d’investir sur d’autres marchés européens aux mêmes conditions que le marché de son pays. On note également l’existence de l’indice financier Eurostoxx 50, un Cac 40 à l’européenne. Qui regroupe 50 entreprises de la Zone Euro. Telles que Total, Banco Santander, Siemens AG, Telefonica, Sanofi Aventis, E.ON ou Bnp Paribas. Pour ce qui est de la libre circulation des personnes, Mitterrand, à l’époque du traité de Maastricht évoquait la notion des travailleurs. Et aujourd’hui, s’établir dans un pays européen est conditionné par le fait de n’être pas « une charge pour le système d’assurance sociale » du pays d’établissement. Donc la circulation n’est pas absolue comme elle pourrait l’être aux Etats-Unis. Mais à part ceci, les moyens de communications européens sont très perfectionnés et se développent toujours et encore sauf immobilisme politique.

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  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  13:07, par Valéry

    3) Sur l’identité : oui les identités multiples y compris européenne sont une réalité et le reconnaître est précisément l’objectif du fédéralisme. Il existe en effet, dans une certaine mesure une identité européenne c’est à dire le ressenti, chez un nombre significatif d’individus en Europe, de faire partie d’une communauté humaine ayant en partage un certain nombre de caractéristiques. Ce qui est contesté, je crois, c’est l’idée - transposée à nouveau de la démarche nationaliste - selon laquelle une identité d’ordre essentiellement culturelle - est nécessaire comme fondement d’une communauté politique.

    Si l’on construit l’Union européenne ce n’est pas parce qu’il existe une identité européenne, mais parce que nous avons besoin d’une puissance publique et de normes communes au niveau de l’Europe, lesquelles doivent selon nos être issues d’une démarche démocratique et non pas de processus d’ordre diplomatiques ou intergouvernementaux. La démarche dite post-nationale prétend ici que l’on peut construire du politique sur la base de la raison, de l’utilitariste et non pas comme dans la démarche nationaliste sur la base d’une mythologue, d’un roman national qui prétend fonder le politique sur une communauté nationale qui serait distincte de l’État mais en serait la légitimation et le fondement. En réalité (cf. “L’État national” de Mario Albertini ) la nation est moins un phénomène spontané objectif que le produit d’une démarche idéologique visant soit à fonder un État soit à le renforcer, en produisant de la croyance et de l’affectif intériorisé par les nationaux de telle sorte qu’il constitue un habitus les conduisant à servir l’État auquel ils « appartiennent ». La contestation d’un européisme fondé sur l’identité vise dont à ne pas céder à la même tentation de construction d’une entité politique fondée sur une la création d’un mythe (attention, un mythe n’est pas une fiction), démarche proche de celle des nationaliste et donc susceptible de produire les mêmes effets, notamment de légitimer la violence sur la base de ce mythe.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  13:07, par Valéry

    Merci pour ces différents commentaires.

    @Thomas #2 :

    1) Il me semble que l’universalisme, la conviction que l’ensemble des humains devront tous finir par avoir les mêmes droits et les mêmes devoir, jusque là réservés à certains en fonction de leur carte d’identité, est l’essence même du projet européen. Oui ! Et c’est pour cette raison qu’il importe de se méfier des réflexes qui consisteraient à transposer au niveau européen les réflexes intellectuels propres à la pensée nationaliste.

    2) Sur les hymnes à proprement parler, non ce n’est pas la même chose de se lever pour la Marseillaise ou l’Ode à la Joie !!! Tout ne se vaut pas ! : indépendamment des paroles et du sens de ces chants, ce que je conteste est la démarche consistant à transposer aux symboles d’une entité politique, État ou Union européenne, des marques de soumission ou de respect qui relèvent plutôt de l’ordre du sacré ou du religieux. Le nationalisme c’est la démarche qui consiste à imposer une vision du monde dans laquelle l’individu doit, de part sa nationalité, fidélité et dans une plus ou moins grande mesure soumission, à cette entité. Cette sacralisation des symboles de la nation, je l’estime suspecte. Elle relève, même pour un chant aux paroles plus aimables comme l’Ode à la joie, d’une démarche similaire.

    Pour info, au passage on joue la 9e symphonie à l’Opéra de Paris l’été prochain (prière de rester assis pendant le passage incriminé :-)

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  11:53, par Barthalay

    Je crois que Thomas et Ferghane ne parlent pas de la même chose. Je souscris tout à fait à la vision de Ferghane, mais il parle de la singularité de l’Union ou du futur gouvernement, de la future puissance publique, européens. Thomas parle de culture. Oui, les Européens sont singuliers, mais pas autant qu’on le dit, car notre histoire se confond avec celle du monde. L’Europe a porté le fer partout, mais comme Athènes ou Rome jadis, par rapport à l’Orient, elle a fonctionné comme une éponge, elle s’est gorgée d’apports multiples qui font, ensemble, sa singularité et son universalité, tout à la fois. C’est pourquoi l’idée européenne selon Ferghane, celle qui est implicite dans la pensée des fondateurs, mais oubliée par les « professionnels » de l’Europe, n’a pas germée ailleurs. Et c’est parce que les Européens ont confondu (fusionné conceptuellement) Etat et nation, avec les conséquences mortifères que nous savons, qu’elle est seule en mesure de les dissocier, de les détacher l’un de l’autre pour le plus grand bien du reste de l’humanité. Nous pouvons seuls rendre ce service à la planète.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014 11:31, par Ferghane Azihari

    @Thomas

    « Sur l’identité (que j’assimile pour ma part à la culture), pourquoi serait-il absurde de considérer qu’il y ait une identité Européenne ? »

    Ce n’est pas ce qu’on dit. L’identité européenne, qu’elle soit ou non une réalité, ne doit pas servir à justifier l’action politique et ne doit pas s’immiscer dans le fonctionnement de la démocratie. Autrement on bride son universalité, ce qui la dénature.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  11:08, par François Brunot

    SUR LES SYMBOLES

    Comme le soutient Valéry-Xavier Lentz :

    Il n’est pas inutile en termes de communication que l’Union ait ses symboles

    En effet, des symboles me semblent nécessaires. Soyons pragmatiques : pour représenter des délégations de l’Union aux Jeux Olympiques, ou lors d’autres manifestations internationales, un drapeau voire un hymne sont requis, pour représenter l’Union au conseil de sécurité de l’ONU un drapeau semble pertinent (certes ce dernier point est actuellement plus idéaliste que pragmatique), etc...

    C’est pourquoi, pour ma part, je défendrai un brin de conscience européenne, un européanisme « sui generis » pour reprendre un terme s’appliquant actuellement à l’Union mais qui aurait comme valeur la complémentarité et non la supériorité, la reconnaissance des différences plutôt que l’exclusion, l’ouverture permanente au dialogue plutôt que le refus de débattre.

    Les peuples européens ne sont pas « Un », ils sont d’abord complémentaires et c’est par leur diversité, dans la reconnaissance inconditionnelle de leurs richesses et de leurs particularismes, que l’unité seule peut être fondée.

    J’ai néanmoins une ultime question : Qu’entendez-vous par la citation suivante ? Que la culture politique qui serait créée serait décorrélée de tout nationalité ?

    rien n’empêche les institutions de façonner à posteriori une certaine culture politique qui serait propre aux citoyens qui les pratiquent

    Merci pour ce débat et la défense de votre point de vue M. Azihari.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  11:05, par François Brunot

    Elle n’aurait aucune chance de développer un quelconque impérialisme pour nuire aux autres nations de la planète sous peine de menacer son unité

    Cela pose en effet la problématique de la perception de l’Union vue de l’extérieur. Un impérialisme perçu comme tel par des citoyens de pays proches de l’Union pourrait être délicat.

    Comment l’Union est-elle considérée dans les sphères géopolitiques proches (par les diplomates de Moscou ou d’Ankara par exemple) ? Un modèle que nous pouvons imiter ou dont nous pouvons tirer le meilleur ? Un cancer qui vient ronger nos sphères d’influences historiques et dont nous devons nous méfier ?

    Mon opinion est que moins l’Union donnera l’image d’un « bloc » ou d’un « faucon impérialiste », moins des crispations seront susceptibles de se manifester à ses frontières. Pour briser cette représentation d’un « bloc menaçant », il pourrait être utile de bien faire apparaître, vu de l’extérieur de l’Union, les différences entre les peuples européens. Et le fossé est ici étroit, me semble-t-il, avec un argumentaire eurosceptique qui pourrait développer l’idée que donner une image pacifique de l’Union passe nécessairement par un combat fort contre toute tendance fédérale. En effet, si la représentation que les hommes vivant aux frontières de l’Europe se font de l’Union est celle d’états indépendants et divisés, il est peu probable qu’une quelconque représentation mentale de « bloc » européen puisse être facvorisée. « Comparaison n’est pas raison » mais pensons à l’image de l’Allemagne vue de France avant 1871 : un état divisé et moins menaçant qu’avant son unification.

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014  10:35, par Thomas

    Intéressant... Ceci étant, il semble assez clair que les europhiles, loin de vouloir reproduire le nationalisme (et donc la xénophobie, ou, tout du moins, la « xénoméfiance » de principe), hérité des Etats-nations, conçoivent plutôt leur rêve européen comme une manière de faciliter la plus grande intégration possible, sur le territoire de l’UE, qui, démontrant les bienfaits, pour ses citoyens, de l’ouverture des frontières accompagnée de l’établissement de règles communes prévalant sur les Droits nationaux, aurait vocation, dans un avenir (beaucoup) plus lointain, à faire bénéficier l’ensemble des terriens de ces mêmes droits et bienfaits. Il me semble que l’universalisme, la conviction que l’ensemble des humains devront tous finir par avoir les mêmes droits et les mêmes devoir, jusque là réservés à certains en fonction de leur carte d’identité, est l’essence même du projet européen. Que cela doive se faire progressivement, pour éviter que ceux qui ont le pouvoir de l’argent entre leurs mains ne détruisent les droits des autres, est plutôt une sage idée, qui ne veut pas du tout dire que ce serait de l’« euro-nationalisme »... Sur les hymnes à proprement parler, non ce n’est pas la même chose de se lever pour la Marseillaise ou l’Ode à la Joie !!! Tout ne se vaut pas ! Non ce n’est pas la même chose de chanter « qu’un sang impur abreuve nos sillons », quel qu’en soit son interprétation historique, que de chanter « Alle Menschen werden Brüder » ! Sur l’identité (que j’assimile pour ma part à la culture), pourquoi serait-il absurde de considérer qu’il y ait une identité Européenne ? Il y a une identité bretonne, une identité de mon quartier, une identité française, une identité européenne, une identité frontalière, une identité basque (qui ne correspond à aucune frontière actuelle), une identité parisienne, etc, etc... Et alors ? Pourquoi ne pourrait-il pas y avoir d’identité européenne ? Elles peuvent toutes se superposer, s’additionner, se conjuguer, se remplacer, tout ça pour une même personne... Par contre en effet, il faut arrêter de croire que les identités peuvent se figer dans des cartes d’identité !

  • Les europhiles n’ont pas le droit de critiquer les nationalistes

    23 septembre 2014 07:33, par Valéry-Xavier Lentz

    Comme souvent parfaitement d’accord avec ce qu’écrit Ferghane. L’obsession des européistes à définir une identité européenne, à proposer une relecture de l’histoire du continent faisant de son unification la fin de l’Histoire, à honorer les drapeaux et l’hymne (je trouve absurde de se lever pour l’ode à la joie alors que je ne me lève pas pour la Marseillaise), et à exclure a priori un pays comme la Turquie sur une base culturelle sont autant de réflexes qui me semblent fondamentalement opposée aux valeurs des fédéralistes les plus progressistes.

    On retrouve fondamentalement ces comportement dans l’Establishment politique national quand il essaie de « vendre » l’idée européenne à nos concitoyens, il est vrai élevés dans la vulgate nationaliste dès le plus jeune âge, en transposant des notions issues de la tradition politique de l’État-(nation et de revêtir le projet européen de ces oripeaux.

    Il n’est pas inutile en termes de communication que l’Union ait ses symboles - ne serais-ce que pour, en les juxtaposant aux symboles des États membres et des régions, rappeler qu’elle existe, les tentatives de leur donner une signification symbolique du même ordre, c’est à dire du domaine de la violence qu’incarne l’État (par définition) en général et l’État national en particulier relèvent de la même vision autoritariste et réductrice que celle des nationalistes affirmés.

    La violence symbolique dont l’Union européenne fondée sur l’intergouvernementalisme contre les citoyens européens a été réaffirmée dans les débats sur l’hypothèse - pour le moment plus d’actualité - d’une « indépendance » de l’Écosse où, parce que la citoyenneté européenne est, dans les traités conçus par les États, dérivée dde la nationalité de ces États, pourrait être confisquée contre leur gré à des personnes dès lors que le territoire où elles résident changerait de statut. Tu as donc parfaitement raison à appeler à la remise en cause de la conception étriquée de la citoyenneté qui prévaut aujourd’hui.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    21 septembre 2014  11:10, par Jean-Luc Lefèvre

    @ Alain

    Où est le procès d’intention ? qui serait ciblé dans ce texte qui se veut une analyse réaliste de la situation ? Je ne contexte à personne - relire mes réactions antérieures - le droit de faire valoir ses choix démocratiques ! Je me livre à une analyse objective de la situation actuelle et des orientations très différentes de chacun.

  • Référendum : nous sommes tous écossais !

    20 septembre 2014  22:06, par Alain

    Cette opinion est avant tout un procès d’intention. Elle est aussi la démonstration que l’Europe est en train de virer en empire désirant avant tout s’étendre (voir les partenariats tout azimut alors que c’est au détriment des « bénéficiaires » qui n’ont rien à gagner de briser leurs liens économiques avec la Russie si ce n’est de devenir le réservoir de main d’oeuvre à bon marché de l’industrie allemande et de subir l’austérité version troïka, et au risque de s’aliéner définitivement un partenaire stratégique) qui risque d’endosser la qualificatif que l’on donnait à l’empire austro-hongrois : la prison des peuples. Je suis Belge et je ne vois pas pourquoi la Flandre ne peut pas prendre son indépendance parce que le vote wallon lui impose toujours un gouvernement fédéral qui va à l’encontre de la politique qu’ils souhaitent démocratiquement. La situation est identique en Ecosse même si la configuration politique est inverse (vœu d’une politique de gauche dans un état fédéral de droite)

  • Les Ecossais ont dit no

    20 septembre 2014  17:40, par Jean-Luc Lefèvre

    Vu de Belgique, le pays du surréalisme, je partage l’opinion de Ferghane : nous avons assisté en Ecosse à une campagne électorale exemplaire. Elle est de nature à redorer le blason de nos démocraties européennes trop souvent formelles, cadenassées par les partis politiques et sevrées de débats de société au profit des petites phrases assassines, des rancoeurs dignes des bacs à sable de nos cours de récration en école.

    Ce referendum écossais avait d’abord le mérite d’exister, ce qui est impossible dans ce que l’on appelle encore la démocratie belge, où des partis revendiquent, plus ou moins masqués, plus ou moins explicites, l’indépendance de leur région et cartonnent lors des scrutins alors que leur électoral ne souhaite pas l’indépendance !

    De telles consultations populaires sont impossibles chez nous parce que la classe politique est tétanisée par les résultats de l’unique prise de température citoyenne, en 1950 ( pour ou contre le retour du roi Léopold III), avait débouché sur le constat cruel d’un fossé entre le nord et le sud du pays. Soixante ans plus tard, l’hypocrisie règne toujours, qui explique la perte de confiance dans les institutions et un certain climat délétère !

    Une chose est sûre. Quand l’Ecosse, ou la Catalogne... feront le choix de l’indépendance, ce sera de manière transparente et évidente pour tous. En Belgique, nous assisterons à la dilution lente de l’état, comme celle de l’aspirine dans un verre d’eau. Moins douloureux, peut-être, plus anesthésiant certainement, anti - démocratique dans tous les cas !!!

  • Le fédéralisme ne signifie pas plus d’Europe !

    20 septembre 2014  06:04, par Xavier C.

    @tnemessiacne Les pays dont l’économie est en crise partagent souvent ces caractéristiques :
    - droit du travail rigide,
    - fiscalité complexe,
    - État gourmand,
    - État qui s’ingère dans l’économie,
    - instabilité juridique et fiscale,
    - surendettement. La France cumule tout, avec la centralisation en prime.

    Sur chaque point, ce n’est pas l’UE qui peut agir, mais bien l’État membre.

    « Pour ce qui est des eurobonds, si ces derniers ne concernent que des investissements s’étalonnant sur plus de 3 pays européens et liés à des partenariat public-privé qui font que 1 euro dépensé aboutit à un euro gagné et même plus, alors où est le problème ? » L’eurobonds cela signifie que l’Europe se finance sur les marchés pour dépenser dans les projets, infrastructures, etc.

    1) Quand les États se financent sur les marchés, l’argent va financer les projets publics et il manque de l’argent pour les projets privés. On s’étonne que les entreprises soient sous-capitalisées et éprouvent des difficultés à se financer.... alors que les États empruntent des sommes faramineuses, asséchant les financements pour les entreprises. Demain, si les États arrêtent d’emprunter, l’argent ira dans les entreprises et ce sont elles qui créent richesse et emplois.

    2) On accroît encore la capacité de dépense du "secteur public", est-ce bien nécessaire vu le niveau élevé actuel ? Tout cet argent ne fera qu’aiguiser les appétits : collusion, connivence et corruption en bout de ligne.

    3) Qui va dépenser cet argent ? Quelqu’un de responsable qui paiera d’une manière ou d’une autre s’il y a erreur, mauvais investissement ? Non, bien sûr que non, personne n’est responsable des erreurs. Les dépenses publiques sont trop souvent des mal-investissements.

    4) Soigner la dette par de la dette n’est vraiment pas brillant.

    5) « Chers amis, pour relancer l’économie européenne, pour retrouver le chemin de la prospérité, plutôt que de vous encourager à mener des réformes courageuses, mais douloureuses, plutôt que de vous enjoindre à délaisser certains pouvoirs et à réduire votre intervention dans l’économie, nous allons faire de grands discours, dépenser encore plus d’argent pour investir dans de belles choses et, vous verrez, cela résoudra tout ! Cela vous évitera d’avoir à mener des réformes structurelles profondes. »

    De mon point de vue, il est irresponsable de faire croire que le salut vient de l’Europe, avec des mesures très simples sur le papier et d’ignorer les véritables enjeux, de refuser de voir leur nature "locale". C’est à cela qu’on reconnaît le politicien, à la question « j’ai un problème, pouvez-vous faire quelque chose ? », il se montre incapable de répondre « désolé, je ne peux rien faire pour vous, la solution est entre vos mains ! »

  • Les limites du Plan Juncker d’investissements de l’Union européenne et les supériorités de l’ICE « NewDeal4europe » en matière de ressources propres de l’Union européenne

    20 septembre 2014  05:04, par Xavier C.

    À peu près partout en UE, des États surendettés qui jettent l’argent par les fenêtre à un rythme épouvantable, les contribuables assommés par les impôts et taxes, les entreprises asphyxiées par la fiscalité...... et on trouve encore des gens pour souhaiter une relance !

    Mais, les amis, la relance, il faut la financer. D’où sortez-vous l’argent ? D’un chapeau magique ? Ou bien :
    - relancer également les impôts, autrement dit je te donne d’un côté, je te prend de l’autre...
    - relancer par l’endettement, donc l’impôt de demain, pas brillant pour un plan d’avenir...
    - relancer par la planche à billet donc, la dépréciation du capital des épargnants, injuste et scandaleux, surtout pour du gaspillage.

    Et si on commençait pas supprimer la PAC et son budget (c’est la seule chose majeure que l’UE peut faire pour aider l’économie européenne ; ça et cesser de vouloir éponger les dettes de tout le monde) ? Et si les États membres réduisaient leur train de vie ? Libéraient les salariés des monopoles sociaux en leur donnant le plein salaire ? Simplifiaient et réduisaient la fiscalité ? Ce ne sont que quelques pistes hein... mais, bien sûr, il faut le comprendre, c’est très dur pour un politicien d’envisager de réduire son pouvoir (et d’admettre qu’il a surtout un pouvoir de nuisance).

    Il est essentiel que les fédéralistes ne s’engagent pas sur ces combats perdus d’avance qui ne feront que décrédibiliser le projet européen. Ne faites pas des promesses que vous ne pourrez pas tenir ! Vous ne relancerez RIEN en prenant un peu plus d’argent aux européens pour le dépenser à leur place.

  • Les maires d’Europe pour un “New Deal for Europe”

    20 septembre 2014  04:52, par Xavier C.

    Mais quand va-t-on en finir avec ces élus qui veulent puiser dans NOS porte-monnaie pour se substituer à notre rôle économique ???

    Donnez le plein salaire au Français, laissez-le cotiser comme il le souhaite pour son chômage, sa retraite, son assurance maladie (et instaurez un impôt négatif pour remplacer toutes les aides sociales possibles et imaginables), supprimez toutes les subventions aux entreprises en contrepartie d’une réduction du fardeau fiscal. Ajoutez à cela une sensible simplification du droit du travail et de la fiscalité, et vous allez voir comment l’économie française va repartir !

    L’État prélève plus de la moitié de la richesse produite dans ce pays alors faudrait peut-être commencer à envisager de réduire les dépenses et les prélèvements plutôt que de sans cesse vouloir rajouter une couche à l’usine à gaz.

    Au demeurant le New Deal des années trente a prolongé la crise de 1929 plus qu’il ne l’a résolu... alors vous parlez d’une idée fumeuse !

    Nota Bene : l’article de Ferghane prend ici tout son sens : http://www.taurillon.org/le-federalisme-ne-signifie-pas-plus-d-europe Les JE ne doivent pas soutenir n’importe quoi sous-prétexte que c’est pro-européen où que ça « passe par plus d’Europe »....

  • Fédéralisme et indépendantisme, opposition ou complémentarité ?

    19 septembre 2014  10:31, par Alexandre Marin

    Soit, mais rien ne dit que l’Ecosse, une fois indépendante n’aurait pas limité le droit de vote aux citoyens ayant opté pour la nationalité écossaise.

  • Fédéralisme et indépendantisme, opposition ou complémentarité ?

    19 septembre 2014 09:59, par Ferghane Azihari

    Je me contenterais de rappeler à Alexandre Marin que parmi les électeurs, on pouvait trouver :

    _les citoyens britanniques résidant en Ecosse

    _les citoyens des 52 autres membres du Commonwealth résidant en Ecosse

    _les citoyens des 27 autres pays de l’Union européenne résidant en Ecosse

    _les membres de Chambre des Lords résidant en Ecosse, les membres des forces armées britanniques enregistrés sur les listes électorales écossaises

    De quoi tempérer le nationalisme du parti national écossais. J’ajouterais enfin que faire de l’unité des Etats-nations une fin en soi me semble irrationnel. Au regard des considérations démocratiques, ils n’ont aucune raison de subsister.

  • Fédéralisme et indépendantisme, opposition ou complémentarité ?

    19 septembre 2014  09:54, par Alexandre Marin

    Ce n’est pas une si mauvaise chose que les Ecossais aient dit non à l’indépendance : le côté pro-européen des indépendantistes était de circonstance, pour contredire les Anglais (la culture écossaise a inventé beaucoup de ses apparences dans l’unique but de se distinguer des Anglais), et pour montrer qu’elle est une nation comme les autres, pouvant être représentée au concert des nations européennes. Il s’agit donc d’euro-conservateurs, et on en a déjà 28 de trop (même si je reconnais qu’à 28, un de plus un de moins...).

    Plutôt que d’avoir un Etat euro-conservateur de plus, autant se mettre à construire le fédéralisme au niveau de ces Etats, pour les rendre, dans leurs pratiques politiques moins euro-conservateurs.

    Ensuite, j’aimerais contredire l’affirmation que les petits Etats sont moins nationalistes que les gros en faisant comparaître à la barre des témoins, la Serbie, l’Albanie, et la Croatie.Le Danemark est aussi un Etat où règne un fort euroscepticisme, à en croire les résultat des élections européennes, alors qu’il n’est peuplé que par cinq millions d’âmes. N’oublions pas l’europhobie de l’ancien président tchèque Vaclav Klaus ou de l’actuel dirigeant hongrois Victoir Orban. Sur un autre plan, on peut citer le Luxembourg, défendant bec et ongles le secret bancaire, au préjudice de l’intérêt général européen (secret bancaire qu’il refuse aux autres pays européens, mais qu’il cède aux pressions des Etats-Unis).

    Les « petites » nations n’étant pas forcément moins complexées que les grandes face à la construction européenne, on ne voit guère comment les régionalismes nationalistes seraient nécessairement moins euroscpetiques que les « grandes » et les petites nations. Les nationalistes, une fois leur indépendance acquise auraient pu se retrouver dans les propos de Vaclav Klaus « on n’est pas sorti de Moscou pour retomber dans Bruxelles ».

    Enfin, le but de l’Union européenne n’est pas de supprimer la nation, mais de la transformer, en lui faisant adopter les valeurs fédéralistes, et de faire passer l’Etat-Nation du rang d’Etat souverain (ce qu’il n’est plus qu’en théorie) à celui d’Etat fédéré.

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