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Symboles européens

Le Drapeau européen

Un drapeau, un cercle de 12 étoiles, une unité …

, par Pauline Gessant

« 12 étoiles ?, mais on est 27 ! » Combien de fois avons-nous entendu cette remarque au sujet du drapeau européen lors d’actions de rue ou d’interventions dans les écoles. En effet si beaucoup de personnes identifient le drapeau bleu étoilé, peu connaissent sa signification et son histoire.

Auteurs

Mais pourquoi un cercle de 12 étoiles sur un fond bleu ?

Le drapeau bleu aux douze étoiles à cinq branches disposées en cercle fut d’abord adopté comme symbole par le Conseil de l’Europe le 8 novembre 1955. Cette origine est symbolique en soi car le Conseil de l’Europe fut créé pour défendre les droits de l’homme et promouvoir la culture européenne et ces valeurs se retrouvent dans le drapeau étoilé, aujourd’hui considéré comme un des symboles de l’Union Européenne. Le drapeau européen est donc avant tout le symbole de l’unité européenne et de ses valeurs.

En effet le bleu représente le ciel du monde occidental et les étoiles les peuples d’Europe. Le cercle d’étoiles dorées est un symbole de solidarité et d’harmonie entre les peuples d’Europe. C’est également un symbole d’ouverture vers l’extérieur (en l’occurrence le monde) car les pointes des étoiles ne se touchant pas, le cercle reste ouvert.

Le nombre de 12 étoiles renvoie à la perfection et à la plénitude. Ce nombre est symbolique dans de nombreuses traditions où il représente la complétude. On peut ainsi penser aux douze mois de l’année, aux douze chiffres sur le cadran d’une montre représentant les douze heures du jour et de la nuit, aux douze tribus d’Israël, aux douze apôtres, aux douze signes du zodiaque… Le nombre d’étoiles n’est donc pas lié au nombre d’Etat membres et le drapeau ne change pas avec les élargissements de l’Union européenne, ce qui constitue un gage de reconnaissance par tous les Etats-membres.

Le symbole d’une unité retrouvée et … à conserver

Le drapeau européen symbolise ainsi l’unité et la Paix entre les peuples d’Europe. Et c’est d’abord parce qu’il symbolise cette unité qu’il est impossible d’accepter son retrait du traité modificatif qui devrait remplacer le Traité instituant une Constitution pour l’Europe qui, lui, faisait pourtant bien référence aux symboles européens. Heureusement, le fait que les symboles de l’Union ne soient pas mentionnés dans le Traité modificatif ne signifie pas pour autant leur disparition et ne changera rien en pratique puisque le Traité constitutionnel ne créait pas ces symboles mais leur donnait « uniquement » un rang constitutionnel.

En effet suite à une initiative d’abord prise en 1979 par le Parlement européen qui siégeait alors dans des bâtiments du Conseil de l’Europe à Strasbourg où flottait déjà le drapeau européen, le Conseil des Ministres des Communautés européennes adopta en juin 1985 le drapeau bleu aux douze étoiles à cinq branches disposées en cercle comme emblème officiel des Communautés. Depuis le début de l’année 1986, le drapeau sert de symbole à toutes les institutions européennes et est utilisé aujourd’hui pour faire référence à l’Union européenne.

Rappelons aux Chefs d’Etat qui ont souhaité retirer les symboles du Traité modificatif les paroles de Vaclav Havel en 1990 à Strasbourg : « Pour moi les douze étoiles de votre emblème signifient que l’on pourrait vivre mieux sur terre si l’on osait de temps en temps lever les yeux vers les étoiles ». Peut-être que si les chefs d’Etat européens levaient davantage les yeux vers le drapeau européen, ils réaliseraient sa force symbolique et l’importance de l’aventure européenne, synonyme de réunification d’un continent longtemps déchiré par les guerres…

Un drapeau, une identification, une citoyenneté européenne

Le drapeau européen constitue, de plus, un élément indiscutable de la citoyenneté européenne. En effet la quasi-totalité des citoyens européens le connaissent (95 % selon l’Eurobaromètre 67 du printemps 2007) et estiment qu’ils représentent quelque chose de bien (78 % des sondés).

Parce que les symboles ont toute leur importance dans notre société qui est avant tout une société de l’image, parce que le drapeau européen constitue un élément d’identification à l’Union européenne, parce qu’il contribue à établir cette « union sans cesse plus étroite entre les peuples européens », le drapeau européen devrait être utilisé le plus possible.

Il est ainsi indispensable que tout projet qui bénéficie de financement européen arbore le drapeau étoilé. C’est non seulement une obligation de communication quant à l’origine des subventions mais c’est aussi le moyen de rendre les citoyens européens conscients de l’action de l’Union et de leur appartenance à la grande famille européenne.

Nous sommes citoyens français, allemand, portugais, italiens … ET citoyens européens et « Il n’y a pas de contradiction entre l’amour de nos patries et l’esprit européen » pour reprendre les termes de Monsieur Barroso le 14 juillet dernier. Arborons alors le drapeau européen comme nous arborons nos drapeaux nationaux.

On peut ainsi saluer l’initiative de Monsieur Jean-Pierre Jouyet, Secrétaire d’Etat aux affaires européennes, qui a hissé lui-même au dessus du Quai d’Orsay et de façon définitive le drapeau européen au coté du drapeau français le 13 juillet dernier. Et nous ne pouvons que nous associer aux 65 % de Français qui jugent que le drapeau européen « devrait se trouver sur tous les bâtiments publics de France » selon l’Eurobaromètre 67 du printemps. Monsieur Jouyet a laissé sous-entendre que d’autres Ministères pourraient bientôt suivre son exemple. Espérons également qu’il puisse en être de même pour tous les bâtiments où flotte un drapeau français : mairies, préfectures, monuments aux morts, etc… tous devraient bénéficier d’un double pavoisement. La France devrait suivre l’exemple de nombreux pays européens, tels que le Portugal ou l’Irlande, qui associent quasiment toujours, le drapeau européen à leur drapeau national.

Il serait également souhaitable que le drapeau européen flotte lors des compétitions sportives continentales. Rêvons même d’un double pavoisement lors de la montée des drapeaux qui accompagnent les podiums dans toutes les compétitions internationales ou lors du défilé des délégations nationales et ceci dès les Jeux Olympiques de Pékin en 2008. Les Européens devraient être fiers d’arborer ce drapeau, symbole de paix et d’unité de leur continent.

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P.-S.

Illustration : drapeau européen sur le site de la Commission européenne.

Vos commentaires

  • Le 23 octobre 2007 à 13:18, par Shokut En réponse à : Le Drapeau européen

    « Il n’y a pas de contradiction entre l’amour de nos patries et l’esprit européen » dit Barosso. Certes, mais il y a une incompatibilité entre d’une part le construction européenne en général (et en particulier le Traité de Maëstricht et le nouveau traité de Lisbonne) et d’autre part la souveraineté de la Nation. Les symboles patriotiques (drapeau français de Ségolène Royal, lettre de Guy Môquet de Sarkozy) ne sont que de la poudre aux yeux. J’ai déjà souvent entendu des européistes (se voulant rassurants) dire : "nous sommes pour conserver les identiés nationales". Bien sûr, mais au delà de son identité, la Nation française est avant tout une nation politique, c’est à dire souveraine. Lui retirer sa souveraineté pour la confiner dans un rôle identitaire et foklorique revient à la vider de sa substance.

    "le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation. Nul corps, nul individu ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément". (Déclaration des droits de l’Homme et du Citoyen, 1789)

  • Le 23 octobre 2007 à 16:19, par Fabien Cazenave En réponse à : Le Drapeau européen

    A vous écouter, la Nation a toujours existé... De plus, vous ne tenez absolument pas compte du principe de subsidiarité. Bref, vous mettez tout dans le même sac. Mais les raccourcis sont rassurants, il est vrai.

  • Le 23 octobre 2007 à 20:03, par Ronan En réponse à : Le Drapeau européen

    Le nombre d’étoiles n’est donc pas lié au nombre d’Etat membres et le drapeau ne change pas avec les élargissements de l’Union européenne, ce qui constitue un gage de reconnaissance par tous les Etats-membres.

    Re : Le nombre d’étoiles n’est donc pas lié au nombre d’Etat membres, certes. Mais juste rappeler qu’il l’a - cependant - un court moment été.

    En fait, quand naît ce drapeau (i. e : au tout début des années 1950, dans le cadre du Conseil de l’Europe, sur suggestion du Comte Richard Niklaus Coudenhove-Kalergi...), alors le Conseil de l’Europe compte quatorze membres (dont la Sarre). Et on envisage donc alors très clairement un drapeau à... quatorze étoiles.

    Or, l’Allemagne fédérale de l’époque (i.e : la RFA) souhaite alors que la Sarre* réintègre - à terme - la ’’mère patrie’’ (ce qui sera d’ailleurs le cas après le référendum ’’local’’ d’octobre 1955) et ne VEUT pas - mordicus - que la Sarre soit représentée sur le nouveau drapeau ’’européen’’ par sa propre étoile individuelle et portative.

    * : La Sarre, alors territoire au statut international ’’flottant’’ placé sous administration internationale et franco-allemande, promis à une prochaine consultation référendaire pour décider de son avenir : pour devenir - au choix - (1) territoire français, (2) land allemand, (3) devenir ’’condominium’’ franco-allemand voire (4) ’’district européen’’ (pour y abriter les institutions ’’communautaires’’ alors en gestation...).

    Du coup, restent alors treize étoiles. Oui, vous lisez bien : treize, cet horrible chiffre néfaste (voire maléfique...) dans l’univers mental des Européens, ces Occidentaux au substrat culturel judéo-chrétien (i. e : référence bien connue à Jésus et les douze apôtres - dont le ’’traître’’ Judas - lors du repas de la Cène, leur dernier repas commun, avant les événements que vous savez...).

    Du coup, patatras, personne ne veut de ce drapeau à treize étoiles. Et, sans plus attendre, on passe donc à douze. Et, somme toute, c’est pratique : le douze étant effectivement (comme le sept) un chiffre symbolique ’’positif’’ de la ’’pensée magique’’ occidentale : douze heures du jour, douze heures de la nuit, douze signes du zodiaque, douze travaux d’Hercule, douze tribus d’Israël, douze apôtres (encore eux), etc. Mais, donc, certainement pas treize à la douzaine.

    D’où l’idée de plénitude, de complétude, de perfection, de concorde et d’harmonie explicitement sous-jacente dans cet emblême dont - comme dit plus haut - le cercle ouvert symbolise également le ressemblement de tous dans l’ouverture à autrui (on dirait presque un feu de camp...). Amis numérologues et vexillologues (i. e : amateurs de drapeaux, oriflammes et bannières), bonsoir !

  • Le 23 octobre 2007 à 21:32, par Ronan Blaise En réponse à : Le Drapeau européen

    Suis heureux de voir qu’on peut donc enfin déconnecter l’identité culturelle du combat politique !!! (Enfin !!!). (Nb : Si certains ’’européistes’’ affirment être ’’pour conserver les identiés nationales’’ (sic), ce n’est pas pour se montrer ’’rassurants’’ (resic) : c’est parce qu’ils pensent que les sentiments d’appartenance et la construction européenne ne sont pas des choses incompatibles, pourvu qu’on ne cherche pas - à tout prix - à vouloir politiquement les opposer.

    Quant à la Souveraineté nationale, ce concept mérite qu’on s’interroge très sérieusement sur son absence de pertinence quant au réglement des problèmes de proximité (soluble à l’échelle locale sans avoir besoin de faire appel à la ’’Nation’’...) ou quant au réglement de certains problèmes se posant à l’échelle globale (environnement, migrations, codéveloppement, trafics, etc).

    Quant à la Démocratie, valeur fondamentale s’il en est (ou quant au contrôle démocratique des instances gouvernementales) : oui, elle peut s’exercer dans d’autres cadres que la Nation (infranantionaux, transnationaux, supranationaux et multiculturels, polyglottes). Et non, la Nation n’est certainement pas un horizon politiquement indépassable.

    Quant à nos Nations, juste constater qu’elles ne sont pas sorties toutes armées de la Préhistoire (telles ’’Minerve sortant armée du crâne de Jupiter’’...), qu’elles ne sont sans doute pas des créations de la ’’Divine providence’’, qu’elles n’ont pas toujours existé... mais que notre monde ne s’en est pourtant pas porté ni mieux ni plus mal (guerres nationales exceptées).

    Les cités-état de Sumer ont disparu, la thalassocratie malaisienne du Crivijaya également, l’empire andin "quéchua-aymara" des Incas, la « Grand duché d’Occident » burguignon (la Lotharingie ?) et le Monomotapa de même, etc. Bref, des Nations il en est comme des Etats ou des êtres humains : elles naissent, elles vivent, elles meurent, ’’mutent’’ ou disparaissent... mais notre petite planète et l’humanité restent, elles.

  • Le 23 octobre 2007 à 21:45, par valéry En réponse à : Le Drapeau européen

    Vous faites références à la période révolutionnaire sans vous rendre compte de l’anachronisme que vous faites. Les textes de l’époque doivent être situés dans leur contexte : pourquoi les révolutionnaires parlent-ils de Nation ? parce qu’ils cherchent à amoindrir puis remplacer la souveraineté ryale. Mais s’il le roi n’ets plus le souverain alors qui exerce cette souveraineté ? Qu’est-ce qui unit ces territoires et peuples divers rassemblés alors uniquement par la Couronne ? C’ets pourquoi on a inventé cet objet théorique qu’est la nation et que l’on s’est efforcé au cours des deux siècles suivant de tenter d’en faire une réalité, et pas seulement un concept politique mais aussi une réalité linguistique et culturelle, en deux mots ethnique. C’est ainsi que l’on a eradiqué les langues régionales et pourchassé les différences et les diversités. Votre vision est purement scolaire et ne prend pas en compte les réalités historiques et politiques.

    C’est précisément parce que l’on ne construit pas l’Europe comme on a construit la France que l’identité nationale n’a rien à craindre.

    La souveraineté est exercée en commun, elle n’est pas supprimée, au contraire. Nos gouvernements ne défendent pas nos intérêts nationaux et font de la souveraineté une pure fiction en refusant que l’Union se dote des moyens de se gouverner et de mener une politique étrangère commune véritable. Le drame des nationalistes c’est qu’ils obtiennent précisément le contraire de ce qu’ils se proposent de « protéger ».

  • Le 23 octobre 2007 à 21:48, par Daniel RIOT En réponse à : Le Drapeau européen

    Très pretinente et opportune votre série sur le symboles Pour la petite histoire:le drapeau européen a été dessiné, pendant ses loisirs, par le responsable du courrier du Conseil de l’Europe, juste après l’installation dans des locaux très provisoisres de cette organisation intergouvernementale. C’est donc l’oeuvre d’un amateur, d’un militant de la cause européenne. L’époque n’était pas encore celle des boîtes de com’... Salutations européennes.

  • Le 28 octobre 2007 à 21:52, par Dominique En réponse à : Le Drapeau européen

    Une « légende urbaine » donne au symbole des douze étoiles une autre signification : l’auteur du graphisme aurait confessé, sur son lit de mort, avoir voulu ainsi placer l’Europe sous la protection de la Vierge Marie (les douze étoiles sont en effet un symbole marial classique).

    Bien entendu invérifiable et très certainement nié !

  • Le 29 octobre 2007 à 08:27, par Valéry-Xavier Lentz En réponse à : Le Drapeau européen

    En même temps peu importe ce qui a inspiré l’auteur du drapeau, ce qui compte c’est le sens qu’ont voulu lui donner ceux qui l’ont retenus comme étant notre drapeau.

  • Le 29 octobre 2007 à 10:04, par Ronan En réponse à : Le Drapeau européen

    En même temps, ces nouvelles explications ne sont pas complètement incompatibles d’avec les précédantes. Quant à leur véracité, elle n’est pas non plus complètement improbable. Même si l’exploitation politicienne (et cléricale) qui pourrait en être fait serait - bien évidemment - absolument détestable.

  • Le 14 novembre 2007 à 14:35, par nounoucha En réponse à : Le Drapeau européen

    vous avez bien raison brave garcon reste à savoir l’origine et le raisonement des personnes qui ont eu la grande chance de pouvoir choisir définitivement notre drapeau européen § !!!

  • Le 24 février 2008 à 17:07, par Jean-Jacques En réponse à : Le Drapeau européen

    l’origine du drapeau européen est très facilement vérifiable. Ce n’est en aucun cas une légende urbaine. Le dessinateur est Arsène Heitz, simple employé au service du courrier du Conseil de l’Europe à qui M. Gérard Lévy, premier Directeur au Service de Presse du Conseil de l’Europe, avait fait appel à cause de ses talents de dessinateur et tous deux fervents catholiques. Arsène Heitz s’est effectivement inspiré de la célèbre Médaille Miraculeuse de la Rue du Bac et il ne s’en est jamais caché.Il n’a bien sûr pas dévoilé les sources de son inspiration avant le choix définitif et son dessin a été choisi parmi 101 autres projets. Je trouve ce clin d’oeil d’un organisme qui a refusé d’inscrire les racines chrétiennes de l’Europe dans sa Constitution assez cocasse, mais ça restera une petite histoire ....... miraculeuse ! qu’il ne faut pas trop dévoiler. ( pour plus d’infos consulter Arsène Heitz sur Internet )

  • Le 22 mai 2008 à 16:54, par Byzance En réponse à : Le Drapeau européen

    Dominique il ne semblerait pas que ce soit une « légende urbaine ».

    Le concepteur du drapeau Arsène Heitz a revendiqué l’inspiration par la symbolique mariale suite à une visite à la Cathédrale de Strasbourg. La réaction de Spinelli suite à l’adoption du drapeau donne un peu de poids à cette légende en disant,ironiquement, que ce drapeau était un joli cadeau fait aux chrétiens (ou à l’Eglise je ne sais plus).

  • Le 22 mai 2008 à 17:39, par médecinbéarnais En réponse à : Le Drapeau européen

    Je ne sais pas si ça ne fait pas un peu poupées russes en tissu mais il y a sur mon bureau un drapeau béarnais (Béarn resté tout de même souverain assez longtemps), un drapeau français et un drapeau européen. Personnellement je milite pour un fédéralisme intégral, je me sens béarnais, français et européen.

  • Le 24 mai 2008 à 11:47, par PHV En réponse à : Le Drapeau européen

    Pour les 12 étoiles, ce n’est pas l’explication de son créateur M. Arsène Heitz...

  • Le 30 novembre 2008 à 01:30, par Jorgos En réponse à : Le Drapeau européen ...et l’Europ

    Et savez-vous qui a proposé à Romano PRODI le nom d’Euro pour notre monnaie unique ?

    Rien à voir avec la gamine de Bethléem protégée d’un vieux charpentier et adorée par quelques adeptes de diverses églises catholiques, principalement la romaine, et autres orthodoxes.

    C’est mon pote Germain P., d’Oostende.

    Js.

  • Le 2 décembre 2008 à 06:56, par Martina Latina En réponse à : Le Drapeau européen ...et l’Europ

    S’il est vrai que j’arrive bien tard après le lancement de ce thème par le TAURILLON, il n’est jamais trop tard pour bien faire ou contribuer à la réflexion commune. Car, à mes yeux et à plus d’un titre, L’EUROPE a tout pour réussir la Paix comme « risque » et comme « aventure », en se référant aux expressions choisies par G. Bernanos dans LES ENFANTS HUMILIES : non seulement une longue HISTOIRE qui l’a progressivement détournée de la guerre et unifiée en définitive par l’essor de la démocratie, mais aussi l’énergie d’un TAUREAU primordial qui acclimata par-delà les âges et les mers, en Grèce, le nom oriental d’EUROPE désignant désormais la LARGE-VUE, mais surtout les découvertes déjà rappelées au TAURILLON, symbolisées ou plutôt pour ainsi dire diffusées par la jeune princesse phénicienne EUROPE, découvertes qui portent encore la circulation des hommes comme des idées, c’est-à-dire la NAVIGATION la plus lointaine et l’ALPHABET familier. Ainsi, outre ses sources strasbourgeoises et mariales, le DRAPEAU européen réunit l’azur qu’EUROPE aurait traversé d’est en ouest sur l’échine du dieu solaire Jupiter ET les étoiles qui brillèrent pour cette fille du Levant tandis qu’elle se rapprochait du Couchant et changeait à mesure le crépuscule en aurore... Récapitulons : L’EUROPE dipose d’un NOM, d’un SYMBOLE vivant et d’un DRAPEAU venus de très loin. Ajoutons ce qui se greffe maintenant sur cette légende toujours porteuse et qui peut, ou plutôt doit, la mener plus loin pour le BIEN COMMUN : sa DOUBLE DEVISE, certes monétaire sous la forme de l’EURO, mais avant tout humaine et politique sous les termes L’UNION DANS LA DIVERSITE. Il y va de l’avenir EUROPEEN que nous incarnions nos idées, d’une part au moyen de SYMBOLES vivants qu’il nous appartient de nous approprier toujours mieux, d’autre part à travers notre NOM, qui nous est donné comme une VOCATION commune, aussi noble qu’accessible. Sans doute ne manquait-il au projet EUROPEEN qu’un TAURILLON pour avancer de plus belle : à lui donc bonne inspiration, à travers les vents de l’indifférence et les marées de l’espérance, vers la construction d’une union dynamique ! Car, disait encore G. Bernanos, « construire est toujours une oeuvre d’amour ».

  • Le 5 avril 2011 à 15:24, par Arthur En réponse à : Le Drapeau européen

    Pour mettre fin à la discussion futile sur le sens des 12 étoiles :

    "Les figures imposées par la commission : simplicité, lisibilité, harmonie, esthétique, équilibre, valeur symbolique, sont respectées. Paul M.G. Lévy, [2] s’adressa à Arsène Heitz, qui proposa un simple cercle de douze étoiles d’or, sur fond bleu, allusion discrète mais évoquée par le concepteur du drapeau lui-même, « les 12 étoiles qui entourent la couronne de la Vierge Marie »[3]... Après de nouvelles discussions sur le nombre de ces étoiles, on a fini par en conserver ce nombre de douze, bien que le Conseil de l’Europe n’ait jamais comporté douze membres. En fait, le nombre douze, depuis des milliers d’années, a une grande valeur symbolique et représente le mouvement dans la stabilité. On le retrouve dans les douze heures du matin et de l’après-midi, dans le nombre de mois dans une année, mais aussi dans le nombre de signes du zodiaque, le nombre de divinités olympiennes, etc... Le 25 octobre 1955, l’Assemblée parlementaire choisit à l’unanimité un emblème d’azur portant une couronne de douze étoiles d’or. Le Comité des ministres du Conseil de l’Europe adopta définitivement cette proposition lors de sa réunion du 9 décembre 1955 alors que le texte portant adoption du drapeau soit signé le 8 décembre 1955, qui, par coïncidence se trouve être le jour de l’Immaculée conception[4]. La bannière est inaugurée solennellement le 13 décembre de la même année à Paris."

    (source : WIKIPEDIA http://fr.wikipedia.org/wiki/Drapeau_europ%C3%A9en)

    Et au fond, cela n’a rien de très étonnant : les pères de l’Europe étaient pour la plupart chrétiens (Adenauer, Monnet, Schuman, de Gasperi, Bech... le procès en béatification de Robert Schuman est en cours.)

    Mais cet état de fait dérange bien trop les tenants de la laïcité pour qu’il soit mentionné dans les manuels d’éducation civique français...

  • Le 18 août 2012 à 01:51, par Charles-Edgar de LaTruite En réponse à : Le Drapeau européen

    Comme déja dit à plusieurs reprises, ces couleurs sont les couleurs symbolisant la Vierge Marie (le bleu marial, la couronne d’étoiles...). C’est donc clairement sinon un symbole chrétien, un symbole d’inspiration chrétienne. est-ce là la seule chose qu’on ait pu trouver pour fédérer les peuples d’Europe, le christianisme ? Quelques pays en Europe ne sont pas chrétiens, par contre nombreux sont ceux qui le sont en Amériques, en Afrique, en Australie et dans une moindre mesure en Asie Mineure... Il y a comme un « couac » je trouve en ce qui concerne la représentation de la « culture européenne ». Et question ouverture au monde on repassera : ce drapeau ne vaut pas mieux sur ce plan que le drapeau Turc ou celui Saoudien, affirmant très clairement leur religion. D’autre part la symbolique or-azur est et a été -au moins en France, probablement ailleurs également- le symbole de pouvoirs monarchiques ou impériaux. Le lys d’or sur fond bleu, les abeilles d’or sur fond bleu, les aigles d’or sur fond bleu, les étoiles d’or sur la francisque bleue du cher maréchal etc. Les couleurs mariales y avaient un rôle alors évident : montrer que le pouvoir provenait de Dieu, et que le peuple étaient alors au service des dirigeants, et non l’inverse. En france, tous les drapeaux portant ces couleurs étaient les drapeaux des régimes non-démocratiques, du pouvoir qui n’avait aucun compte à rendre au peuple, et ce dernier qui n’avait qu’à se soumettre. Là encore un magnifique aveu de la part de ceux qui ont choisi ce drapeau. Car en effet, l’explication tordue quant à l’amitié entre les peuples est loin de convaincre. Depuis quand des étoiles d’or représentent les peuples ? La Fraternité entre eux ? Ce ne sont pas les étoiles du drapeau américain, qui elles représentent bien chaque Etat de ce pays, mais elles, elles sont blanches.

    Pour moi ces significations exposées n’apparraissent de nulle part... Certes 12, c’est la perfection, et bleu c’est le calme, mais est-ce réellement le message ? Je ne suis pas sûr. Tout ce que représente ce drapeau, c’est le christianisme, le droit divin, et tout ce qui se fait de plus antidémocratique en matière de régime politique. J’ai sincèrement du mal à voir la dedans l’amitié entre les peuples qui marchent main dans la main et ouverts sur le monde...

  • Le 14 janvier 2013 à 09:43, par Alberto Bazzurri En réponse à : Le Drapeau européen

    UNA BANDIERA PER L’EUROPA All’indomani della nascita delle Comunità europee si pose la questione della scelta dei simboli che avrebbero dovuto rappresentare questa nuova istituzione . Nel 1949 il Consiglio d’Europa , un organismo poco più che simbolico privo di effettivi poteri politici, incaricato però di porre le basi per una auspicata federazione del continente, affidò ad una commissione il compito di progettare la bandiera dell’Europa. Il primo passo fu quello di escludere possibili contrasti o eccessive somiglianze con bandiere di altri Stati. Nel Settembre 1953 il francese Robert Bichet propose una bandiera bianca con 15 stelle verdi, a simboleggiare il numero dei membri dell’organizzazione in quel momento. La sua proposta fu rigettata ma la commissione fece proprio il numero “15”. La scelta del numero era però contrastata dalla Germania poiché uno dei 15 membri della Comunità era la Saar , il cui status era ancora in discussione poiché i francesi non avevano ancora restituito il territorio alla Germania. L’ipotesi delle 14 stelle fu bocciata per analoghi motivi promossi invece da parte francese, mentre il numero 13 non fu preso in considerazione per ragioni di superstizione. Dopo altrettanto lunghe discussioni si arrivò alla decisione che il colore rappresentativo della nuova entità sarebbe stato il blu . Nel gennaio del 1955 il segretario generale del Consiglio d’Europa organizzò per i rappresentanti dei Governi una rassegna dei numerosi progetti presentati, al termine della quale, il campo si ridusse a sole due proposte : quella del diplomatico spagnolo Salvador De Madariaga , che propose una costellazione di stelle su un fondo blu, e quella di Arséne Heitz, disegnatore e bozzettista, funzionario del Servizio di posta interna del Consiglio d’Europa, che sottopose alla commissione una pluralità di disegni fra i quali la corona di 12 stelle su drappo blu. Il 25 ottobre 1955 l’Assemblea Parlamentare del Consiglio d’Europa – con raccomandazione 88 (1955) - decise in via definitiva per l’adozione del bozzetto che prevedeva 12 stelle . Lo stesso Heitz, in un primo momento sostenne che il numero 12 era, per sapienza antica, un simbolo di pienezza e non avrebbe dovuto essere mutato neanche se i membri dell’Europa avessero superato quel numero, come avvenne in seguito. Il bozzettista tenne nascoste, però, le fonti religiose che gli furono di ispirazione. Egli, come moltissimi cattolici, portava al collo la cosiddetta “medaglia miracolosa” coniata in seguito alle visioni di Santa Catherine Labouré del 1830. Questa religiosa dichiarò di aver avuto dalla Madonna stessa l’incarico di far coniare una medaglia dove campeggiassero le 12 stelle dell’Apocalisse e l’invocazione “Maria, concepita senza peccato, prega per noi che ricorriamo a Te”. Arsene Heitz, che aveva per l’Immacolata una particolare venerazione, pensò di ispirare il suo disegno alle stelle disposte in circolo su uno sfondo di azzurro mariano. Oltre che la completezza e la perfezione, e quindi anche l’armonia e la concordia, il numero 12 rappresenta i dodici mesi dell’anno, i dodici segni dello zodiaco, le dodici fatiche di Ercole, i dodici apostoli, le dodici tavole della legge romana, le dodici porte della Gerusalemme celeste, le dodici tribù di Israele. Ciò, evidentemente, sottolinea con ancora maggior forza il legame e l’ispirazione religiosa alla base dell’idea di Europa che è stata trasfusa nei simboli che rappresentano l’Unione stessa. Curiosamente il bozzetto fu scelto da una commissione presieduta da Paul M. G. Lévy , un belga di religione ebraica, che non conosceva le origini del simbolo proposte da Heitz ma che probabilmente fu colpito dai colori del bozzetto. L’azzurro ed il bianco , erano i colori della bandiera del neonato Stato di Israele. Lo stesso Levy, raccontando la sua conversazione con Leon Marchal subito dopo la scelta del bozzetto, rivela come quest’ultimo lasciando la sala ove era terminata la riunione gli disse “abbiamo ritrovata la questua della messa dell’Assunzione”. Solo a quel punto gli fu chiaro il riferimento al simbolismo cristiano racchiuso nel disegno approvato. Diversi anni più tardi il figlio dello stesso Marchal rivelò che il padre aveva collegato il disegno sottoposto alla commissione al dodicesimo capitolo dell’Apocalisse allorché si descrive “una donna con il sole per manto, la luna sotto i piedi e sulla testa una corona di dodici stelle”. Sorvolando sulla lunga diatriba circa l’attribuzione della paternità della attuale bandiera dell’Europa preme in questa sede sottolineare come solo negli ultimi anni, da un’intervista rilasciata da Heitz, sia emerso con chiarezza il riferimento religioso, fino a quel momento soltanto ipotizzato, che ha ispirato il bozzetto. Heitz stesso, infatti, affermò che “le drapeau de l’Europe est le drapeau de Notre Dame” . Alcuni, al contrario, ipotizzano che l’ispirazione del cerchio di stelle possa derivare da un’immagine vista da taluno dei componenti della delegazione del Consiglio d’Europa a Roma, il 4 novembre del 1950, in occasione della cerimonia per la firma della Convenzione europea per i diritti dell’uomo e la tutela delle libertà fondamentali, avvenuta nel grande salone del piano nobile di Palazzo Barberini. Nella volta del grande salone l’affresco di Pietro Berrettini da Cortona rappresenta “il trionfo della Divina Provvidenza ed il compiersi dei suoi fini sotto il pontificato di Urbano VIII Barberini” . Nella scena centrale, a sinistra della Provvidenza, avvolta in un manto dorato e con la testa circondata da un alone di luce, vi è una grande figura avvolta da veli fluttuanti, l’Immortalità, la quale tiene nelle mani una corona di dodici stelle luminose. Secondo lo studioso Carlo Curti Gialdino però, questa ricostruzione, sebbene affascinante perché ricollegherebbe la nascita dell’emblema dell’Europa a quella della tutela dei diritti fondamentali, appare poco verosimile.

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