
Energique enfant (croisement improbable, mais éditorialement réussi…) de la mythologie grecque et des visionnaires à l’origine de la construction européenne, le « Taurillon » défend une vision critique de l’évolution actuelle de l’Union européenne (UE) : proposant un regard éminemment fédéraliste sur les errements actuels.
Une vision critique de la construction européenne
Depuis sa fondation le Taurillon a l’ambition - face à l’intergouvernementalisme et face à l’Europe « a minima » défendue par certains de nos gouvernants (et ainsi réduite à sa seule dimension mercantile et commerciale…) - de proposer et de défendre la vision d’une Europe politique qui serait plus intégrée, plus démocratique, plus transparente et - au bout du compte - plus ambitieuse.
La grande force du « Taurillon » : ne pas être un site se contentant de reproduire des discours stéréotypés, qu’ils soient « pro » ou « anti-européens ». C’est aussi l’un des intérêts de posséder des rédactions linguistiques séparées et de cultures différentes. Cela nous permet de ne pas rester dans une vision franco-française de l’actualité européenne.
Ainsi, ce webzine a pour ambition d’être « eurocritique » : de soutenir la construction européenne lorsqu’elle semble aller dans le bon sens tout en se démarquant des propos convenus ; de se tenir à l’écart de toute propagande émanant d’un bord comme de l’autre.
« Jeune, Européen, Fédéraliste ! »
La défense des idées fédéralistes sur un média « français » paraissait une gageure en France, pays qui a une longue tradition de centralisation… Défendre l’idée d’une répartition des pouvoirs sur plusieurs niveaux de décisions et proposer une telle vision pour l’Europe, tel est notre défi. Dès l’origine, le « Taurillon » semblait donc être un « OWNI éditorial » (Objet Webzinien Non Identifié) dont le discours semblait voué à rester inaudible.
L’équipe éditoriale de ce webzine s’est donc lancée à corps perdu dans cette ambition de faire le « pédagogisme utile » de ces doctrines fédéralistes si méconnues en notre Hexagone et d’en démontrer leur caractère profondément démocratique ainsi que leur nécessité pour construire une Europe plus démocratique, plus efficace et plus juste. Il s’agissait alors de renouer avec l’ambition initiale des pères fondateurs et de dénoncer les manques et les dérives qui ont éloigné nos opinions publiques du projet européen. Sûrs qu’une autre voie est possible entre l’actuel « avançons doucement pour ne pas effrayer les peuples » et le triste « repli sur les frontières » que proposent aujourd’hui les souverainistes.
L’intergouvernementalisme, faux ami
Article après article, le « Taurillon » souhaite montrer à quel point « faire confiance aux gouvernements pour faire avancer l’Europe » est désormais devenu une faiblesse.
Réhabiliter la construction européenne, c’est défendre l’intérêt général des citoyens européens contre les seuls intérêts nationaux (ceux pour lesquels les représentants nationaux au Conseil de l’Union européenne ont reçu mandat) tels qu’ils s’expriment aujourd’hui dans les conférences intergouvernementales, négociations diplomatiques et autres conversations de couloirs.
Tristes réflexes de marchands de tapis, ne songeant qu’à leur intérêt à courte vue, alors qu’il est aujourd’hui clair - à l’heure de la mondialisation des échanges - que nous ne pourrons jamais construire quelque projet de vie en commun ainsi.
Remettre le citoyen au cœur du projet communautaire
Ainsi, il s’agit de remettre le citoyen au cœur du projet européen. En lui donnant - comme ici - de nouveaux éléments de réflexion susceptible de le rendre plus conscient des choix qui lui restent à faire et des alternatives qui se proposent à lui.
C’est pourquoi le « Taurillon » propose donc - pour enfin sortir par le haut de cette hypocrisie - que les citoyens européens soient enfin pleinement associés - démocratiquement - à la construction communautaire. Qu’ils puissent enfin s’exprimer en tant que tels, dans le cadre politique d’un véritable espace démocratique européen vraiment digne de ce nom.
Et là où l’Europe « officielle » et « bruxelloise » semble avoir aujourd’hui perdu la « bataille de l’opinion », le « Taurillon » propose la vision, le projet et l’ambition d’une Europe plus démocratique, plus transparente, plus efficace et mieux définie dans ses objectifs comme dans ses modalités de fonctionnement ; bref : une Europe… fédérale !
Nous croyons au principe issu des traités communautaires qui affirme que le Parlement, c’est la démocratie. Il s’agit ici de la meilleur façon de recentrer l’Europe sur le citoyen : donner au Parlement européen une place importante dans l’équilibre institutionnel communautaire.
« Unir l’Europe pour changer le monde ! »
Modèle pour le monde, l’Europe fédérale à venir montrera le chemin : elle encouragera d’autres encore, de par le monde, à dépasser leurs antagonismes, leurs nationalismes et leurs égoïsmes pour se rapprocher et avancer ensemble vers la paix.
Il s’agit donc d’unir l’Europe pour en faire un modèle démocratique et pacifique : une « force par la probité » qui puisse rayonner de par le monde. Il s’agit d’unir l’Europe pour changer le monde.
Cette Europe fédérale et démocratique serait enfin capable de proposer à ses partenaires une nouvelle voie dans les relations internationales mondiales, oeuvrant ainsi sans relâche - par exemple - pour la réforme et la démocratisation de l’Organisation des Nations unies.
Il s’agit ici d’unir l’Europe pour changer l’avenir, donc unir l’Europe pour unir le Monde.
L’Europe de demain, c’est nous
Telle est - depuis désormais près de trois ans - l’ambition du « Taurillon » : apporter à nos lecteurs un regard original - jeune, européen et fédéraliste - sur cette construction européenne aujourd’hui si controversée qui n’en n’est pas moins, pourtant, l’une des clefs de l’avenir.
Enrichir le débat, provoquer la réflexion et - in fine - rapprocher le citoyen de cette construction européenne qui lui paraît, souvent, si lointaine. Nous sommes persuadés que l’Europe unie qui reste à construire devrait être notre nouveau bien commun pour le siècle à venir.
Car l’Europe de demain - chers lecteurs - c’est vous !



