
Le Traité de Lisbonne crée notamment la fonction de Président du Conseil européen élu par le Conseil européen pour une durée de deux ans et demi, renouvelable une fois. Notre association se félicite du fait que ce Président ne pourra pas exercer de mandat national et bénéficiera par conséquent d’une relative indépendance. Nous regrettons toutefois que l’Union européenne penche davantage vers une Europe intergouvernementale donnant la primauté au Conseil de l’Union européenne plutôt qu’aux représentants du peuple européen, à savoir le Parlement européen.
Par ailleurs, les Jeunes Européens-France regrettent que le Président du Conseil européen soit qualifié par les médias de Président de l’Union européenne. D’une part, il s’agit d’une erreur sémantique par rapport à l’article 9B du TUE modifié par le Traité de Lisbonne. D’autre part, nous tenons à rappeler que ce Président ne pourra s’exprimer que lorsqu’il y aura un consensus entre tous les États-membres, or l’exemple récent de la déclaration d’indépendance du Kosovo montre la limite de l’exercice.
Les Jeunes Européens-France demandent donc une clarification des rôles du Président du Conseil européen, du Président de la Commission européenne et du Haut Représentant pour la PESC car la rédaction du Traité de Lisbonne laisse planer des doutes sur les fonctions de chacun, ce qui est préjudiciable pour la démocratie européenne. Ils soulignent également la légitimité accrue de la Commission européenne dans la mesure où son Président serait élu par le Parlement européen en tenant compte des résultats des élections européennes, comme prévu par le Traité de Lisbonne.
Les Jeunes Européens-France souhaitent donc :
- que la Commission européenne s’affirme comme un véritable gouvernement de l’Union européenne étant donné l’élection de son président et de son collège par le Parlement européen représentant direct des citoyens européens,
- que les partis politiques jouent réellement le jeu du Traité de Lisbonne, et ceci même si son entrée en vigueur est reportée, en annonçant avant les élections européennes leur candidat pour la Présidence de la Commission en cas de victoire aux élections.
Notre association insiste sur l’avancée démocratique que constitue l’élection par le Parlement européen du Président de la Commission européenne en tenant compte du résultat du scrutin européen. Cette innovation contribuera à renforcer la légitimité du Président de la Commission européenne, qui pourra se prévaloir d’une élection représentant près de 500 millions de citoyens européens et pourra ainsi s’exprimer d’égal à égal avec les chefs d’Etat et de gouvernement.
Dans ce contexte, les Jeunes Européens-France soutiennent la campagne « who is your candidate » et invitent à signer la pétition présente sur le site http://www.who-is-your-candidate.eu.





