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Pour la démocratie fédérale, contre l’État

, par Ferghane Azihari

Un État n’est jamais une fin en soi. Ce n’est qu’un moyen. Un simple outil devant servir la protection des libertés de la plus petite minorité : l’individu. Dès lors que les circonstances font qu’il n’est plus indispensable pour protéger lesdites libertés, il doit s’adapter ou disparaître. C’est valable tant pour la France que pour l’Europe. Tout comme la démocratie, le fédéralisme est une philosophie qui s’inscrit dans une démarche libérale afin que l’individu puisse se doter d’instruments pour définir lui-même les règles qu’il va s’appliquer. Or la liberté est universelle car elle découle de la raison humaine. C’est pourquoi tout comme la démocratie, le fédéralisme n’est pas plus consubstantiel à la nation qu’il ne l’est à l’État. Il est compatible avec toutes les collectivités humaines. Or en l’espèce, qu’il s’agisse de l’Europe ou de la France, l’absence d’État permettrait davantage au fédéralisme et à la démocratie de remplir leurs objectifs communs : défendre les libertés individuelles. C’est pourquoi l’État français est tout aussi indésirable qu’un éventuel État européen.

Auteurs

La disparition de l’État français serait une opportunité démocratique

L’absence d’État français serait une opportunité démocratique pour tous les citoyens se trouvant sur son territoire. En effet cette disparition permettrait aux collectivités territoriales nouvellement investies de la souveraineté étatique de se rapprocher des centres de décision post-nationaux dont le caractère indispensable ne fait aucun doute en raison de l’existence d’interdépendances qui tendent à s’intensifier aux échelles continentales et globales. C’est donc en plébiscitant des régimes démocratiques auxdites échelles que l’on se donne les moyens d’être libre. L’absence d’État français permettrait par exemple à l’Île-de-France ou à n’importe quelle autre région de siéger directement dans les instances intergouvernementales sans intermédiaire. Elles pourraient mieux faire valoir leurs intérêts auprès de l’Union européenne mais aussi des autres institutions internationales telles que l’ONU ou le FMI par exemple. Or ce rapprochement des collectivités territoriales conforte la liberté des individus qui les composent. D’autant plus que plus une communauté politique est petite, plus elle est proche du citoyen et plus sa représentativité est grande, ce qui une fois de plus conforte l’idéal démocratique. Bien entendu cela n’empêche pas ces régions souveraines de s’organiser à une échelle post-territoriale et infra-européenne pour gérer leurs interdépendances comme le font certains pays européens (Bénélux, Conseil Nordique, Groupe de Visegrád) même si une organisation post-territoriale à dynamique fédérale est plus souhaitable car plus démocratique qu’une organisation à dynamique intergouvernementale. Évidemment ce raisonnement est intégralement applicable à l’échelle européenne.

L’apparition d’un État européen serait une tare démocratique

De même qu’il faut souhaiter la disparition de l’État français pour permettre aux collectivités territoriales de participer directement à l’élaboration des politiques européennes sans intermédiaire, il ne faut pas souhaiter l’apparition d’un État européen qui ne ferait que rajouter un fossé inutile entre les collectivités souveraines et les autres instances internationales. Cela n’infirme pas la nécessité pour l’Union européenne de poursuivre son intégration vers une perspective résolument fédérale afin d’abolir l’unanimité et les rapports de force économiques dans sa gouvernance pour au contraire privilégier l’égalité juridique de ses citoyens et sa capacité à protéger nos libertés en ce qu’elle serait débarrassée d’un carcan institutionnel paralysant. Pour autant rien ne nous oblige à raisonner avec les anciens schémas en décrétant que la finalité de toute construction politique est l’État, ce qui est totalement faux. Confondre fédéralisme européen et étatisme n’apporte aucune valeur ajoutée si ce n’est la garantie d’une puissance coercitive qui serait propre aux institutions européennes. Or celles-ci n’en ont pas besoin et cela pour deux raisons. La première est que le droit européen n’est pas moins respecté que le droit interne. Cela montre que la coercition ne fait pas tout. La seconde est que le principe de l’administration dite indirecte se vaut parfaitement. Sa bienveillance est même supérieure à celle de l’administration directe en ce que la séparation verticale des pouvoirs qu’elle engendre (l’Union européenne resterait une puissance normative tandis que la coercition serait dévolue aux entités qui la composent) est une puissante garantie anti-autoritaire au service de la liberté. N’est-ce pas à ce titre là que nous séparons la puissance normative du législateur et du juridictionnel de la puissance coercitive de l’administration dans le cadre de la séparation horizontale des pouvoirs ? Or c’est justement le concept d’État-de-droit qui fait que l’administration, qui est la détentrice exclusive de la coercition, accepte de se soumettre aux règles de droit et au principe de légalité. À cet égard l’État-de-droit est bien plus un concept sociologique qu’un concept juridique. Son effectivité ne dépend finalement que de pré-requis culturels comportementaux. Or il semble que les Européens les aient déjà.

Seule l’immaturité des peuples pourrait justifier un État européen

Pierre Clastres, célèbre anthropologue et ethnologue français, dans son ouvrage La société contre l’État, développe une anthropologie politique à tendance libertaire dans laquelle il énonce la théorie selon laquelle loin d’être la finalité des sociétés, l’État n’apparaît au contraire que lorsque ces dernières ont échoué à se passer de celui-ci pour s’organiser pacifiquement. Prenant à contre-pieds les conceptions évolutionnistes qui font de l’État la forme privilégiée et l’aboutissement final des sociétés, il met en lumière comment la plupart d’entre elles se construisent au contraire de manière à éviter la naissance d’un pouvoir coercitif, celui-ci étant perçu comme étant un danger potentiel pour les libertés individuelles. Il en résulte que l’apparition de l’État est en fait un désaveu pour les individus qui composent la société. Un désaveu qui met en lumière leur immaturité et leur incompétence morale en ce qu’ils sont incapables de créer les conditions culturelles propices à l’existence d’un ordre collectif sans contrôle social coercitif. La naissance de la fédération américaine valide cette théorie. Les États-Unis étaient en premier lieu une confédération qui nouvellement indépendante vis-à-vis de la couronne britannique n’aspirait en rien à être de nouveau coiffée d’un autre État. Cette perspective était crainte. Et si les Américains se sont ultérieurement résolus à l’adopter, c’est en raison de leur incapacité à organiser le vivre-ensemble sans pouvoir central. Mais les peuples européens ne sont-ils pas capables de prendre suffisamment de recul sur leur histoire ainsi que sur celles d’autres peuples pour éviter de commettre les erreurs du passé ? Ne sont-ils pas arrivés à un stade de maturité où ils pourraient continuer à privilégier la norme sans la force ? Tant qu’ils continueront à faire ce qu’ils font aujourd’hui, c’est-à-dire démontrer leurs aptitudes culturelles à intérioriser les normes démocratiquement et constitutionnellement fondées sans avoir recours à la coercition, alors un État européen n’aura aucune raison de voir le jour. Et une fois n’est pas coutume, l’originalité de la construction européenne pourra servir de précédent aux peuples en quête de progrès.

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Vos commentaires

  • Le 1er mai 2014 à 19:51, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Entre fédéralimse et anachirsme il n’y a qu’un pas. Encore une j’ai du mal avec la ligne éditoriale du Taurillon.

    Mais bon si le Taurillon envisage la fin de l’Etat comme une certaine nécessité, on peut en discuter. C’est tout de même un virage pour l’histoire du Taurillon , il faudrait que je regarde les articles précédents, à part ceux récents avec des mots doux comme l’« éradiction ».

    Donc pour en discuter et apporter ma pierre en débat, vis a vis des titres de ces articles. Celà revient un peu à l’image des Américains qui pour certains sont contre les fédéraux, l’Etat Central mais là depuis tout temps aux Etats-Unis les fédéraux sont assimilés à l’Etat fédéral. Donc ce serait un nouveau fédéralisme sans Etat central donc sans pouvoir central, c’est un peu paradoxal c’est exactement les relations internationales entre pays souverrains. Mais il faudra un jour lacher le mot mondialisme dont le fédéralisme n’est qu’un cheval de Troie, nan ? Je sais que ce mot est connoté car utilisé par les exrêmes, mais c’est bien de ça dont il s’agit nan ?

  • Le 1er mai 2014 à 20:40, par Xavier C. En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Très intéressant. Ni en accord ni en désaccord avec certains concepts avancés, mais un point d’interrogation.

    @tnemessiacne Il me semble que la ligne éditoriale du Taurillon c’est l’Europe fédérale, sans ligne partisane.

    Ainsi pourrions-nous trouver un article prônant la création d’une Europe fédérale marxiste anticapitaliste ou bien une Europe minarchiste/libérale classique, ou bien une Europe sans État, une Europe chrétienne, une Europe laïque, etc.

  • Le 1er mai 2014 à 20:42, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @Tnemessiacne,

    Combien de fois faudra t-il rappeler que les articles publiés dans le Taurillon n’engagent que leur(s) auteur(s), et cela même si ces derniers font partie des administrateurs ;) ?

    « Entre fédéralisme et anarchisme, il n’y a qu’un pas ». Oui et non, c’est relatif.

    Oui car le fédéralisme est l’antithèse du centralisme et vise par conséquent à limiter au maximum les prérogatives de l’Etat central pour laisser le plus de marges de manoeuvre possible aux individus.

    Mais d’un autre côté, la plupart des États-fédéraux puisent leur légitimité dans l’existence d’une Nation afin de renforcer leur contrôle. Et on assiste dans la plupart des fédérations à une centralisation du pouvoir (Suisse, Allemagne et Etats-unis, pour ne prendre que ces exemples).

    Ensuite notons que l’article n’appelle pas à la disparition de l’État comme institution coercitive mais seulement à une fragmentation de celui-ci. De même que tout dépend de ce que vous entendez par « Anarchie ». Si par anarchie vous entendez le refus de toute autorité politique, alors non. Cet article admet la nécessité d’une autorité démocratiquement fondée pour organiser le vivre-ensemble.

    En revanche rien ne nous oblige à décréter que cette autorité doit être un État. C’est donc uniquement si vous concevez l’anarchie comme le rejet de l’État que l’idéologie peut s’appliquer à l’article.

    Tout dépend aussi de ce que vous entendez par mondialisme. Si vous entendez par là « État mondial », alors non.

    S’il s’agit en revanche de mondialiser la démocratie, alors oui, l’article ne cache pas sa volonté de démocratiser l’ordre international, un ordre gangréné par les rapports de force économiques et militaires et la loi du plus fort. Il veut donc mettre fin à l’état de nature hobbesien qui règne aujourd’hui.

    Et je ne vois pas en quoi vouloir pacifier les relations internationales par des procédés démocratiques est comparable au cheval de Troie, sauf si bien sûr, on ne conçoit pas qu’une démocratie puisse s’émanciper de la Nation (nationalisme).

    Un fédéralisme sans État, ce n’est pas nouveau. Le secteur privé fonctionne déjà de la sorte.

    La JEF Europe est une ONG fédérale présente sur tout le continent européen.

    Le Mouvement européen également.

    Beaucoup d’ONG sont transnationales(fédérales). Pourquoi une organisation gouvernementale ne pourrait-elle pas faire la même chose ?

  • Le 1er mai 2014 à 23:10, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @ Ferghane Azihari

    Je pense que le Taurillon a une ligne éditoriale du fait notamment qu’il privilégie les articles qui concernent les questions européennes ce qui est normal, après je pense que parmi les articles qui lui sont proposé sur ce sujet, il doit bien en refuser quelques-uns d’où la ligne éditoriale. Sur ce point comment pouvez être contre ? On sait jamais peut-être avez vous l’idée de contradiction.

    Concernant le fédéralisme, en politique toutes les définitions font référence à un Etat. Après qu’on vous utilisez ce mot vous faites référence à l’Etat unitaire. Tout Etat est central sinon il n’y a pas ne serait ce un minimum de souveraineté. Toute la question encore une fois est la question du degré ou de l’existence de la souveraineté. Si il y a pas cette souveraineté centrale, les entités qui compose ce goupe auront elles une souveraineté centrale qui peut être remise en cause etc...

    Et quand vous parler de donner le pouvoir aux individus, on est bien d’accord comme disait Churchill je crois la démocratie est le moins pire des systèmes politique. Car et c’est peut-être ça l’anarchisme et vous pourrez peut-être me répondre une société où l’individu est totalement libre, en connaissez-vous ? Dès qu’on naît on est le plus souvent dans une famille, je ne connais pas de société où l’individu est totalement libre. Les ermites sont libres mais ils ne forment pas société, un groupe de 2 ermites est antinomiques, ce ne sont plus des ermites si ils sont en groupe.

    « En revanche rien ne nous oblige à décréter que cette autorité doit être un État »

    Oui comme il transparaît dans votre propos, les entreprises mondiales peuvent très bien remplacer l’Etat, enfin en science fiction. Mais pour le coup où est la démocratie ?

    Les entreprises mondiales utilisent des les sciences sociales pour toujours réaliser le plus de rendement et misent souvent sur l’émancipation des individus qui je sais pas peut-être rime avec rentabilité économique.

    Mais pour revenir à l’Europe. Il suffit de voir un domaine de compétence tel, l’environnement de voir quelles compétences ont les pays et celles de l’Union et de supprimer les doublons, de voir la notion de subsidiarité et pour ma part allez un peu audelà car l’Europe postule légitiment à avoir un certain pouvoir et là la légitimité et c’est ce qui vous « énerve » et est une question délicate, c’est l’histoire la culture etc... dont l’économie par exemple découle, il ya des intérêts économiques commun. Au niveau global il vaut mieux aggréger ses forces au niveau européen et envisager des stratégies communes que de tout vendre aux Américains et aux Chinois. Et attendre de voir ce qu’ils ont décidé pour nous.

  • Le 1er mai 2014 à 23:30, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Après lorsqu’on voit cette article http://fr.wikipedia.org/wiki/R%C3%A9gime_politique

    le fédéralisme ne constitue pas un régime politique, il ya les républiques, les monarchies et les gouvernements militaires. Pour l’UE c’est deux derniers ne sont pas envisageables donc il faut choisir entre les régimes présidentiels (Etats-Unis), semi-présientiel etc.. Même l’Inde est assimilé à une République alors que sur ce site on la considère comme une fédération ce qu’elle est mais ça enduit en erreur à faire un amalgame entre fédéralisme et république.

    Après le mieux serait de savoir quelle république choisir. Malheureusement je doute que les commentateurs à défauts des auteurs (2 groupes distincts c’est drole) pourrait apporter une réponse.

    "Républiques à régime présidentiel Républiques à régime présidentiel liées à un régime parlementaire Républiques à régime semi-présidentiel Républiques à régime parlementaire Républiques dont la constitution n’accorde le droit à gouverner qu’à un parti unique ou un parti dominant"

  • Le 2 mai 2014 à 00:08, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Encore une fois la ligne éditoriale du taurillon est fédéraliste, ce qui est large.

    Au nom de quoi tout tournerait autour de l’Etat en politique ? Le terme Etat apparaît pour la première fois avec Machiavel. Or avant la renaissance, il existait d’autres formes de sociétés me semble t-il. Aujourd’hui comme hier, de nombreuses collectivités humaines, qu’elles soient publiques ou privées, ne sont pas forcément étatiques, l’UE n’étant qu’un exemple parmi d’autres.

    Et pour le reste, je suis un démocrate et considère qu’il n’y a de démocratie que dans un cadre universel. Le seul fondement du contrat social, c’est la liberté, une notion universelle qui peut être prise en dehors des cadres étatiques et ethno-culturels traditionnels, contrairement à ce que le nationalisme ne cesse de clamer.

  • Le 2 mai 2014 à 12:45, par Ŝarl Bodler En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @Ferghane Azihari

    Le seul fondement du contrat social, c’est la liberté

    Et l’égalité ? Et la fraternité ?

    Le droit à une école, à des soins de santé, à une protection militaire ne font pas parti du contrat social ?

  • Le 2 mai 2014 à 12:50, par Azihari Ferghane En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Il semble que la liberté soit compatible avec l’égalité, la fraternité, et la protection sociale & militaire ;)

    Pour autant il existe des sociétés où les individus sont également libres de faire le choix de ne pas souscrire à certaines valeurs collectives.

  • Le 2 mai 2014 à 13:15, par Ŝarl Bodler En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Il semble que la liberté soit compatible avec l’égalité, la fraternité, et la protection sociale & militaire ;)

    Ben justement, non ! Trop de liberté tue l’égalité (ultra-libéralisme) ; trop d’égalité tue la liberté (communisme). L’enjeu de la démocratie est de trouver le juste milieu. Qu’en France on privilégie trop l’égalité face à la liberté, je peux être d’accords. Mais trop de liberté termine en « loi de la jungle ».

    La vrai liberté c’est de ne pas payer d’impôt par exemple, sauf que sans impôt rien de cela n’est possible, ni la police, ni l’armé, ni la justice, ni l’école, ni le système de santé…

    La liberté n’est pas le seul fondement de du contrat social ; la protection des plus faibles aussi (cf déclaration universelle des droits de l’homme qui ne parle pas que de liberté).

    C’est pour ça que l’état reste important, pour « forcer » les plus puissants à aider et/ou à respecter les plus faibles. La liberté seule termine toujours par laisser le pouvoir au plus fort (ça sert à rien d’être libre sans toit, malade et sans instruction).

    Il me semble que vous oubliez dans votre approche ce rôle de l’état (qui du coup n’est effectivement plus nécessaire).

  • Le 2 mai 2014 à 13:24, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    La démocratie n’est que le corollaire de la liberté. C’est la forme de société dans laquelle les individus choisissent les règles de celle ci

    Et c’est en fonction de cette liberté que les individus choisissent le degré d’égalité dans lequel ils veulent vivre. Vous avez des sociétés dont les individus choisissent librement un système communiste tout comme elles peuvent choisir de vivre dans un système extrêmement inégalitaire.

  • Le 2 mai 2014 à 13:33, par Ŝarl Bodler En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Donc si j’ai bien compris, la liberté que vous défendez, c’est la liberté d’un peuple et non (uniquement) celle des individus ?

    Que se passe-t-il si le peuple choisit un système communiste qui me prive de ma liberté d’être propriétaire ? Suis-je libre en tant qu’individu ?

    Quel est alors la différence fondamentale entre ce que j’appelle « état » et ce que vous appelez « société » si les deux peuvent imposer (démocratiquement) un système à leur citoyen ?

  • Le 4 mai 2014 à 00:53, par Xavier C. En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Pour info, « liberté, égalité, fraternité »... l’égalité dont il est question est l’égalité devant la loi.

    Donc trop d’égalité devant la loi ne tue pas la liberté et il ne s’agit pas de communisme. De même que trop de liberté ne tue pas non plus l’égalité devant la loi (la liberté des uns s’arrête là où celle des autres commence, autrement dit je ne peux pas prendre la liberté de tuer ni voler autrui, par exemple).

    Toute autre égalité est fondamentalement liberticide - ce qui n’empêche pas d’être pour ou contre telle ou telle égalité (matérielle, physique, intellectuelle...).

  • Le 4 mai 2014 à 15:47, par Azihari Ferghane En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @ Sarl Bodler

    Je ne comprends pas votre interrogation. Qu’est - ce que le « peuple » sinon un ensemble d’individus ? La démocratie est consubstantielle à l’individualisme au sens premier du terme.

  • Le 4 mai 2014 à 23:23, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @ Xavier C.

    Je m’en tient à cette phrase : "L’association « Les Jeunes Européens-France » a pour objet de rassembler les Jeunes désireux d’agir en faveur de la construction européenne et de promouvoir une union politique fédérale européenne."

    Ni plus ni moins

    Article 3 - Objet et moyens

    Statuts des jeunes européens.

    Mon interprétations de cette phrase c’est les questions européennes et le fédéralisme audelà du fait encore une fois que c’est un mot chargé émotionnellement, le fédéralisme est une évidence les Etats ne peuvent pas être supprimé ce serait comme supprimer minimum 500 ans d’histoire institutionnelle, sociale, économique etc.

  • Le 5 mai 2014 à 01:35, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Je ne vois pas en quoi citer nos statuts montre quoi que ce soit compte-tenu de la complexité de la philosophie fédérale.

    Ensuite pour l’histoire commune....Oui, c’est ce que les États-nations nous apprennent afin de nous transmettre le virus du nationalisme. On nous apprend que l’État puise sa légitimité dans l’existence d’une communauté partageant une histoire qui lui serait propre et antérieure à l’Etat.

    Bien évidemment tout cela est un mensonge. En 1789, la langue française était minoritaire sur notre territoire et il existait bien plus de points communs culturels et historiques entre les aristocrates européens qu’entre un Breton et un Niçois.

    Encore aujourd’hui, je peine à voir en quoi la Réunion, l’Alsace-Lorraine, La Bretagne ont des points communs historiques antérieurs à l’État français. Tout ceci est bien évidemment fabriqué, ce qui veut dire que l’Etat-nation puise sa légitimité dans un mensonge. Or lorsqu’une chose se fonde sur un mensonge, elle n’a en vérité aucune raison d’exister.

    D’autant plus que je ne vois pas ce que viennent faire les considérations historiques quand la seule finalité d’une société est la protection des libertés des individus qui la composent. Or de fait, l’existence de l’Etat-nation français bride la liberté des individus.

    L’Etat français n’a donc plus aucune raison d’être, fut-il peut-être utile durant une certaine époque.

  • Le 5 mai 2014 à 14:36, par Ŝarl Bodler En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @Azihari

    Donc en fait vous n’êtes pas tant contre le concept d’état (une organisation démocratique de citoyen) que contre le concept d’état-nation (un état qui tire sa légitimité d’un roman national).

    L’Etat français n’a donc plus aucune raison d’être, fut-il peut-être utile durant une certaine époque.

    Un sentiment n’est jamais faux. Oui le roman français n’est pas légitime d’un point de vu historique. Il n’empêche qu’il existe chez nos concitoyens un vrai sentiments d’appartenance au peuple français. Et c’est normal, la raison numéro de ce sentiments est d’abords la langue commune (on a tué toutes les langues régionales, c’est triste mais c’est un fait) et une politique commune.

    Pourquoi vouloir cassé la France en petit morceaux ?

    la seule finalité d’une société est la protection des libertés des individus qui la composent.

    Non ! La finalité d’une société est le respect des droits de l’homme ! Il n’y a pas que la liberté dans les droits de l’homme ! La liberté du peuple (la démocratie) a pour objectifs la mise en place des droits de l’homme mais n’est pas un fin en soi (mais un début).

  • Le 5 mai 2014 à 15:41, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Je ne rejette pas l’État en soi. Seulement j’estime que si les individus peuvent se passer de la violence légitime pour s’organiser, cela est bien plus valorisant pour ces derniers car cela témoigne d’une certaine maturité.

    Ensuite vous me parlez à juste titre des droits de l’Homme. Mais qu’est-ce que les droits de l’Homme sinon un concept créé au 18ème siècle dans le cadre de la philosophie constitutionnaliste (Etat-de-droit etc.) et du libéralisme politique pour protéger les libertés individuelles ?

    Donc vous ne faites qu’apporter de l’eau à mon moulin. En ce sens, la finalité de la société réside dans la protection des libertés individuelles au sens large, ce qui inclut bien évidemment les droits fondamentaux...puisque ce sont ces droits qui nous permettent de vivre libre.

    Or si la seule finalité de la société réside dans la protections des libertés (selon un principe d’égalité des citoyens devant la loi) et qu’il apparaît que l’Europe des régions (puisque c’est de ça dont il s’agit quand je parle du démantèlement de l’Etat français) permettrait de mieux garantir les libertés que l’Europe des Etats-nations (construits sur des sentiments engendrés par le mensonge...), alors ces derniers n’ont plus aucune raison d’être...car j’estime que la raison s’oppose au mensonge et que le seul fondement rationnel qui existe en politique est la liberté...Et en effet tout le monde se réclame de la liberté, tout simplement.

    Donc pourquoi vouloir casser la France ? D’une part parce qu’elle est fondée sur un mensonge, ce qui est répréhensible en soi. Et d’autre part parce que sa disparition permettrait aux individus qui composent les collectivités territoriales actuelles d’être plus libres en défendant mieux leurs intérêts en Europe et corrélativement dans le Monde.

    C’est donc au nom de la rationalité, de la vérité et de la liberté (ces trois concepts étant finalement presque synonymes d’un point de vue philosophique) que la France doit laisser place aux régions, celles-ci n’ayant pas vocation à se fonder sur une identité quelconque puisque vous avez effectivement compris que la confusion de l’identité et de la politique (confusion inhérente à l’Etat-nation) est quelque chose que je condamne car elle dénature les fondamentaux du contrat social.

  • Le 5 mai 2014 à 17:03, par Ŝarl Bodler En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Seulement j’estime que si les individus peuvent se passer de la violence légitime pour s’organiser, cela est bien plus valorisant pour ces derniers car cela témoigne d’une certaine maturité.

    Je ne partage malheureusement pas votre optimisme.

    la confusion de l’identité et de la politique est quelque chose que je condamne

    Formulé comme ça je comprends mieux votre point de vue. Cependant, je crains qu’une unité politique a forcément pour conséquence une identité commune.

  • Le 5 mai 2014 à 17:10, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Ce n’est pas être optimiste que de constater que le droit européen est relativement bien appliqué et cela en l’absence de coercition.

    Et pour l’identité commune, sa nécessité relève de la fiction. Aujourd’hui, si on ne cesse de crier sur tous les toits qu’il faut une identité commune pour vivre ensemble, évidemment cela va être intérioriser par les individus.

    Mais l’inverse est tout aussi vrai. Alors plutôt que de fonder notre projet sur une identité fictive, arbitraire voire tout simplement fallacieuse, attachons nous simplement à dire la vérité : Aucune loi naturelle obligeant les individus à partager une identité a été découverte. Il n’appartiendrait donc qu’aux individus de prendre en compte cet état de fait.

    Tout comme nous avons accepté depuis deux siècles de mettre fin à l’amalgame politique/identité religieuse, mettons fin à l’amalgame politique/identité nationale. Cela fait après tout 200 ans que l’on se réclame d’un soi-disant suffrage UNIVERSEL. Le temps est venu de se conformer à nos dires.

  • Le 30 juin 2014 à 07:53, par David Gasnier En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @Ferghane Azihari, je suis tout a fait d’accord avec votre position contre le concept dangereux d’état-nation, la nation est un concept culturel, il est absurde de vouloir faire correspondre état et nation, cela abouti a des drames sans fin, chaque nation voulant son état ce qui est évidemment impossible, les états-nations aboutissent a une homogénéisation culturelle autoritaire, niant la diversité culturelle intrinsèque a l’Humanité, les diasporas, etc, évidemment la France et la Turquie sont des modèles autoritaires d’effacement des peuples minoritaires, pourquoi un état ne serait il pas multinational ? Comme l’Autriche-Hongrie, ou même le Royaume-Uni ? Ce concept d’état-nation qui a ensanglanté l’Europe depuis Valmy et Napoléon est une tragédie pour l’Humanité, cela remonte a la monarchie Française, mais j’en veut a la Révolution française d’avoir consacrée idéologiquement cette monstruosité barbare et d’avoir accomplis l’oeuvre absolutiste des rois de France. L’état Français est une plaie pour le genre Humain, par le modèle utopique et dangereux qu’il exporte, détruisons cet instrument de tyrannie, ancêtre des totalitarismes, peut m’importe l’Europe ou le mondialisme ici, toute solution est bonne pour en finir enfin avec l’état Français et sa soit-disant modernité.

  • Le 30 juin 2014 à 15:44, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    Je suis globalement en accord avec votre discours Monsieur Gasnier. Cependant prendre l’exemple du Royaume-Uni n’est à mon sens pas pertinent. L’Etat britannique fonde lui aussi son autorité sur l’existence d’une nation britannique. La seule différence avec la France tient à ce que les britanniques n’ont pas une conception jacobine et uniformisée de la Nation, un peu comme les Suisses. Sans doute pouvons nous retrouver dans ces cas de figure les vertus d’une certaine conception du libéralisme bien qu’elle n’empêche pas les britanniques et les suisses d’avoir une conception résolument nationaliste de la liberté, d’où leur défiance accrue envers l’Europe citoyenne qui est en train de naitre et de l’immigration.

    L’Etat-nation, fut-il utile à une certaine époque (notamment en ce qu’il fut le cadre de naissance de la « démocratie moderne » (je mets démocratie entre guillemets car je considère que nous n’avons pas encore atteint la meilleure forme de démocratie)), il n’en reste pas moins un concept xénophobe qui gangrène l’humanité sur de nombreux continents (dont le notre).

    Mais il ne s’agit pas tant d’une responsabilité française que d’une responsabilité européenne (bien que la France ait grandement contribué à façonner l’histoire de l’Europe, en particulier dans les derniers siècles). L’Etat-nation est avant toute chose un concept crée et exporté par les Européens. Ainsi l’Europe doit être le fer de lance avant-gardiste de la déconstruction de sa propre invention. Nul doute que cela aurait des répercussions sur le Monde entier étant donné le Soft Power de notre continent.

    C’est à mon avis le sens principal de la construction européenne.

  • Le 1er juillet 2014 à 09:01, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    La culture ne peut cessez d’exister. L’Etat est le garant des libertés, de la justice, de la stabilité, de la croissance, de la préservation de la culture etc...

  • Le 14 janvier 2015 à 01:19, par Lame En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    « L’absence d’État français permettrait par exemple à l’Île-de-France ou à n’importe quelle autre région de siéger directement dans les instances intergouvernementales sans intermédiaire. »

    En admettant que les autres membres de ces institutions acceptent de siéger. En admettant qu’une ribambelle de micro-Etats français soit plus apte à faire entendre leur voix qu’un Etat unique. La grande majorité des micro-Etats étrangers sont soit dans l’impossibilité de se faire admettre dans ces institutions, soit dépourvus d’influence. Et tant qu’on y est, pourquoi vouloir faire disparaître l’Etat français et pas les autres ? Ah oui, parce que les gallophobes ont décidé que l’Etat français avaient à tout jamais tous les défauts de la terre quel que soit son organisation. Organisation qui n’a plus rien à voir avec celles instituées par les Jacobins.

    « D’autant plus que plus une communauté politique est petite, plus elle est proche du citoyen et plus sa représentativité est grande, ce qui une fois de plus conforte l’idéal démocratique. »

    Pour reprendre l’exemple de l’Ile de France, les citoyens français qui y résident ne sont pas plus proche des institutions parisiennes que des institutions nationales. C’est le niveau de démocratie qui comptent, pas la taille de l’Etat.

    « La première est que le droit européen n’est pas moins respecté que le droit interne. »

    Sauf que la Commission inflige des amendes aux Etats qui ne respectent pas le droit européen et peut suspendre leurs prérogatives en cas de crise grave (Ex : la Grèce pendant la dictature des colonels) : c’est de la coercition.

    « Et si les Américains se sont ultérieurement résolus à l’adopter, c’est en raison de leur incapacité à organiser le vivre-ensemble sans pouvoir central. Mais les peuples européens ne sont-ils pas capables de prendre suffisamment de recul sur leur histoire ainsi que sur celles d’autres peuples pour éviter de commettre les erreurs du passé ? Ne sont-ils pas arrivés à un stade de maturité où ils pourraient continuer à privilégier la norme sans la force ? »

    Nous avons déjà tenté de nous contenter le soft power. Le résultat est que l’Europe est impuissante sur la scène internationale chaque fois qu’elle est confrontée à des opposants armés : Pensons à la dernière guerre des Balkans et à la crise ukrainienne.

  • Le 14 janvier 2015 à 10:46, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    « Et tant qu’on y est, pourquoi vouloir faire disparaître l’Etat français et pas les autres ? Ah oui, parce que les gallophobes ont décidé que l’Etat français avaient à tout jamais tous les défauts de la terre quel que soit son organisation. »

    Bon. Outre l’imposture traditionnelle, typiquement nationaliste, qui consiste à confondre la France et l’État français (la première est une réalité historique, culturelle et sociale suffisamment riche pour prospérer en dehors de la construction bureaucratique à l’utilité relative que constitue le second), ce raisonnement est parfaitement applicable aux autres Etats. Vous remarquerez également que le « gallophobe » que je suis s’est efforcé à appliquer le raisonnement à l’échelle européenne.

    « Organisation qui n’a plus rien à voir avec celles instituées par les Jacobins. » Oui, il est vrai que notre pays est un havre de subsidiarité.

    « C’est le niveau de démocratie qui comptent, pas la taille de l’Etat. »

    Ah parce que la taille de l’Etat n’a aucune incidence sur le niveau démocratique ? Il me semble que votre poids politique sera toujours plus grand au sein de votre famille qu’au sein de la société française. Par analogie, votre poids potentiel sera toujours plus grand dans votre municipalité qu’à l’échelle du pays entier. De plus, la petitesse de l’Etat fait qu’il est plus facile d’utiliser la mobilité pour échapper à sa juridiction dans l’hypothèse où l’on ne serait plus en adéquation avec sa politique. Or la mobilité (et la concurrence politique qu’elle implique) est également un puissant moyen de contrôle citoyen.

    « Sauf que la Commission inflige des amendes aux Etats qui ne respectent pas le droit européen et peut suspendre leurs prérogatives en cas de crise grave (Ex : la Grèce pendant la dictature des colonels) : c’est de la coercition. »

    Bon déjà, vous vous plantez sur le fait que la Grèce. Elle n’était pas membre des communautés européennes lorsqu’elle était une dictature. Elle avait seulement signé un accord d’association qui a été suspendue. Ensuite, non ce n’est pas de la coercition en tant que telle. L’UE n’a pas les moyens d’utiliser la force publique, (qui suppose des prérogatives de police) pour contraindre les Etats. Même lorsque la CJUE inflige une amende, elle ne peut pas saisir de manière autoritaire des capitaux publics sur le compte des Etats (ce qu’un préfet peut faire vis-à-vis des collectivités territoriales par exemple). Dans tous les cas, l’effectivité d’une sanction européenne ne dépend que de la volonté de l’Etat membre...ce qu’une coercition n’admettrait pas.

  • Le 14 janvier 2015 à 10:46, par Ferghane Azihari En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    « Nous avons déjà tenté de nous contenter le soft power. Le résultat est que l’Europe est impuissante sur la scène internationale chaque fois qu’elle est confrontée à des opposants armés : Pensons à la dernière guerre des Balkans et à la crise ukrainienne. »

    Qu’il faille une défense européenne n’est pas incompatible avec le fait que celle-ci peut prospérer à l’extérieur du carcan étatique. CEPENDANT. Une armée européenne ne serait bienveillante qu’à deux conditions.

    La première : Le fonctionnement parlementaire de l’UE doit-être irréprochable et le contrôle de l’exécutif sans faille. Sinon, ce n’est pas la peine de penser à une défense fédérale.

    La seconde : La citoyenneté européenne doit être rationnellement fondée, c’est-à-dire sur la résidence en lieu et place de la nationalité des Etats-membres. Ainsi nous rendrons impossible le développement d’un discours euro-nationaliste (notre UE serait composée de citoyens du monde) et nous serions ainsi protégés du développement d’un impérialisme irrationnel. Notre armée ne pourra être qu’au service de valeurs universelles. L’autorité morale de l’UE sur la scène internationale n’en sera que plus grande.

  • Le 14 janvier 2015 à 15:29, par tnemessiacne En réponse à : Pour la démocratie fédérale, contre l’État

    @Ferghane Azihari

    « Organisation qui n’a plus rien à voir avec celles instituées par les Jacobins. » Oui, il est vrai que notre pays est un havre de subsidiarité.

    J’immagine que vous parlez pas du pouvoir des citoyens, car ces derniers peuvent très bien participer à la vie démocratique étatique dans n’importe quel coin de France. Il suffit juste de se déplacer et prendre rendez-vous avec son représentant à l’assemblée.

    Sans parler des conseils de quartiers ou communaux.

    Donc vous parlez du système politique professionnel, des relations de pouvoirs au sein du système.

    Ce qui est différent du pouvoir des citoyens. D’une manière théorique c’est intéressant de scinder la politique ainsi.

    Si on revient au système politique, peut-être pouvez vous me citer un exemple concret de non subsidiarité ?

    Parce qu’il s’agit bien ici de réaliser des projets à une échelle plus grande pour plus d’efficacité.

    Donc pour répondre à la question il vaut mieux partir de l’inverse.

    Mais là c’est étrange quand on pense aux 300 milliards d’euros de Juncker qui par exemple serviront à financer une ligne du super métro parisien. On peut avoir des doutes sur la subsidiarité. Mais à y réfléchir 2 fois on se rend compte que celà fait partie du projet de mégalopole internationale parisienne pour le rayonnement citadin européen.

    Donc là on est dans la subsidiarité. Donc l’inverse pour moi la non subsidiarité que vous évoquez est difficile à trouver. Car l’Etat n’empêche pas les localités de faire leurs projets locaux et en plus leur donne l’argent pour le faire.

    Donc pouvez-vous me donner des exemples de non-subsidiarité pour que je comprenne votre pensée de manière concrète ?

    Bien le merci, j’apprendrais peut-être quelque chose.

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