Europe centrale

Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

Pour manipulation politique, pour mensonges délibérés à l’opinion publique magyare et pour discours ultranationalistes, irrédentistes et révisionnistes.

, par Ronan Blaise

Carton rouge à l'extrême-droite nationaliste hongroise

La ville de Budapest a connu, ces trois dernières semaines, une très importante vague de manifestations politiques (les plus importantes depuis la chute du Communisme, en 1989...) organisées pour demander le départ du premier ministre (socialiste) hongrois Ferenc Gyurcsany.

Trois semaines de protestation contre le gouvernement qui auront tout de même fait 250 blessés et qui ont finalement culminé, dans la journée de ce vendredi 6 octobre dernier.

Avec, à cette date, une manifestation regroupant près de 50 000 personnes dans le centre-ville de Budapest, devant le parlement : place Kossuth...

Objet de la colère de la population hongroise : des aveux - récemment diffusés par la radio publique hongroise, le 17 septembre dernier - de ’’mensonges à l’opinion pour gagner les élections’’.

Lesquels aveux le PM hongrois a fait à huis clos, le 26 mai dernier (à l’issue de la campagne des dernières élections législatives, alors remportées de peu...), lors d’une réunion de travail tenue dans une salle de réunion des bords du lac Balaton, avec les parlementaires de la formation politique à laquelle il appartient : le parti social-démocrate (MSZP).

Depuis lors, la confusion sur cette affaire est telle qu’une candidate aux prochaines élections présidentielles françaises (et à l’investiture du parti politique français ’’cousin’’ de celui de Ferenc Gyurcsany...) a même crû utile de s’offusquer publiquement d’une telle situation, s’égarant même à lui conseiller (le 19 septembre dernier) de donner immédiatement sa démission [1].

Laquelle candidate socialiste, au discours européen manquant déjà singulièrement de substance réelle (on y reviendra...), aurait donc une nouvelle fois sans doute mieux fait - comme on va le voir ci-dessous - d’examiner très attentivement la situation ainsi que les protagonistes de l’affaire (et leur programme...) et de tourner sept fois sa langue dans sa bouche plutôt que de dire, en l’occurrence, de telles énormités.

Où est le vrai mensonge ?

« Nous avons menti tout au long des derniers dix-huit mois. Il est clair que ce nous disions n’était pas vrai [...] Nous mentions matin, midi et soir. »

Voilà l’extrait des propos du Premier ministre hongrois qui – diffusé à la radio – est censé avoir mis le feu aux poudres et jeté une partie de l’opinion publique magyare dans la rue. Propos par lesquels le premier ministre dénonçait la stratégie de son propre parti d’avoir sciemment caché à l’opinion publique hongroise la nécessité de la mise en place prochaine et urgente d’un plan économique d’austérité draconien, et d’avoir sciemment choisi de différer cette douloureuse annonce aux lendemains des élections législatives du printemps dernier.

Mais ces mêmes médias complaisants se sont bien gardés de diffuser la suite et l’intégralité des propos du premier ministre hongrois, tant il est clair que celui-ci n’est pas un cynique qui se serait ainsi glorifié ouvertement ni même félicité de ces fameux mensonges en question qu’il désaprouvait et, loin de les cautionner, condamnait en fait lui-même !

« Dire que les hôpitaux fonctionnent bien est un mensonge (...) La qualité des soins médicaux auxquels a accès un citoyen rom est dix fois inférieure à celle dont je bénéficie. C’est un scandale. Et notre système éducatif (...) qui creuse les inégalités est, à mon avis profondément injuste. Il favorise les plus riches, ce que je trouve absolument honteux »

Puisque c’est ce genre de propos (tronqués, diffusés hors contexte et non reproduits intégralement par cette même presse tant soucieuse de dénoncer les ’’mensonges’’...) qu’a martelé devant ses pairs Ferenc Gyurcsany, avec force de jurons à la fin d’une discussion houleuse de quatre heures pour - l’a-t-on alors suffisamment souligné ? – convaincre son parti d’approuver un plan d’austérité [2].

Car, le véritable mensonge, c’est surtout « de continuer à dire que l’Etat-providence fonctionne bien » puisque, en fait : « il est urgent de faire des réformes de fonds, de renoncer à nos privilèges de députés et, enfin, de parler vrai ». Puisque - contrairement à ce qu’affirment certains - telle fut la véritable substance des propos, tronqués par une certaine presse, de l’actuel chef du gouvernement hongrois. Lequel a pourtant même menacé de démissionner immédiatement de ses fonctions si le parti ne le suivait pas...

Qui ment ? Qui sont les véritables menteurs ?

Par la suite Ferenc Gyurcsany allait avoir l’occasion de préciser sa pensée [3] :« Est-ce que nous devons nous excuser ? Oui. Pourquoi ? Parce que nous avons tardé à faire face à la situation et poursuivi une politique économique insoutenable, parce que nous avons bercé les électeurs en leur faisant croire que les problèmes se résoudraient d’eux-mêmes" ».

« Fuir la vérité est le plus grand mensonge en politique », a alors souligné le premier ministre en dénonçant « les promesses exagérées, le double langage et les interprétations mensongères des faits » qui ont tant émaillé la vie politique hongroise ces dernières années. Mais M. Gyurcsany a toutefois catégoriquement démenti que son gouvernement ait volontairement falsifié des données et délibérément trompé les gens, réaffirmant ainsi la nécessité de poursuivre les réformes...

Ainsi, plutôt de que de s’autocomparer cyniquement à Pinocchio (comme on ne l’aura pourtant que trop dit...), le PM hongrois s’est, dans ces fameux ’’aveux’’ diffusés ce 17 septembre dernier, donc surtout comporté comme un entraîneur de foot qui - après une victoire chanceuse obtenue à l’arraché - aurait ainsi vertement ’’engueulé’’ son équipe dans les vestiaires.

Ainsi, au lieu de les féliciter d’avoir gagné le match il a en fait très clairement dit à ses ’’joueurs’’ qu’ils avaient été complètement nuls. Et que si, décidément, ils n’étaient vraiment pas capables de faire mieux, autant qu’ils ne se représentent plus jamais ni dans un stade, ni sur la pelouse [4]...

Mais alors, vu que le PM hongrois n’a donc pas commis de véritables mensonges, il convient de s’interroger très sérieusement sur qui sont ces fameux ’’opposants’’ qui cherchent à profiter d’une telle aubaine pour demander sa démission. Et c’est là que les très désagréables surprises commencent...

Qui sont les manifestants ? Que veulent-ils vraiment ?

Car les émeutiers (voire casseurs) [5] à la tête du mouvement de ce ’’révolte prétendument spontanée’’ qui a récemment secoué l’opinion publique hongroise sont principalement membres de certaines forces d’opposition situées très clairement à l’extrême-droite du prisme politique hongrois.

A savoir : le « Parti de la justice et de la vérité » (Miep) d’Istvan Csurka (au discours obsessionnellement antisémite, parti fondé en 1993) [6], le parti « Jobbik » (parti politique dirigé par David Kovacs) et le « Mouvement de la jeunesse des 64 Comtés de la Hongrie historique » (mouvement dirigé par Laszlo Toroczkai, transfuge autrefois ’’débarqué’’ du Miep par Istvan Csurka...).

Soit des mouvements politiques résiduels (et sans représentation parlementaire, n’ayant pas même assez de voix aux élections de 2002 et 2006 pour entrer au parlement de Budapest...) d’extrême droite, très largement composés de skinheads et de hooligans des clubs de foot de Budapest. Tous partis qui ont un programme commun assez clair : non à l’Union européenne, non à l’OTAN et non aux droits des minorités nationales de Hongrie (en particulier slovaques, roms et juifs).

Nostalgiques du régime autoritaire ’’protofasciste’’ de l’entre-deux guerres, admirateurs de l’Amiral Miklos Horthy et – surtout – du Dictateur plus clairement fasciste et antisémite Ferenc Szalasi, leur programme politique est clairement antioccidental, teinté d’antisémitisme et ultranationaliste.

« La Hongrie aux Hongrois ! »

Un programme qui est de nature à mettre le feu à toute l’Europe centrale. En effet, ces partis politiques et leurs adhérents ne cachent guère leur nostalgie irrédentiste de la « Grande Hongrie », telle qu’elle existait à l’époque de l’Empire austro-hongrois sous le nom de Transleithanie (ou Royaume de Hongrie).

D’où le nom, d’ailleurs, de l’un des principaux groupe actifs lors des récentes manifestations : le « Mouvement de la jeunesse des 64 Comtés de la Hongrie historique ».

Et d’où la volonté proclamé par celui-ci d’un rétablissement de la Hongrie dans ses frontières d’avant la première guerre mondiale et de revenir sur le Traité de Trianon qui, signé le 4 juin 1919, a délimité le tracé des frontières de la Hongrie actuelle : la faisant ainsi passer de 325 000 à 93 000 km² (Cf. carte, ci-contre [7]).

La Hongrie, avant et après le Traité de Trianon

Car le ’’hic’’ dans les revendications ouvertement nationalistes de ces manifestants (et tout le problème pour la stabilité géopolitique de l’Europe centrale et de tout l’espace danubien...), c’est que les « 64 comtés » en question de l’ancien Royaume de Hongrie couvrent en fait une bonne partie de l’actuelle Croatie, de la Slovaquie, de la Roumanie (i. e : l’actuelle Transylvanie) ainsi que des ’’bouts’’ non négligeables des actuelles Autriche (i. e : Burgenland), Serbie (i.e : Vojvodine) et Ukraine (i. e : Ruthénie subcarpathique).

Voilà donc un programme de révision des frontières qui - s’il venait jamais à être mis en application - aurait en tout cas de quoi redessiner totalement la carte de la moitié de l’Europe : l’Europe centrale, une région du continent Europe où la question des minorités et la tracé des frontières inter-étatiques ne sont, contrairement à ce qu’on pense généralement à ce sujet en Europe occidentale, ni consensuels ni encore réglés, quinze ans seulement après la fin du communisme [8].

Mais pourquoi une telle flambée de violence ?

Mais pourquoi une telle flambée de violence ? Et bien parce que la Hongrie est aujourd’hui à quelques jours d’un nouveau scrutin (municipal) et qu’en ce mois d’Octobre 2006 on y célébrera également le 50’ anniversaire du soulèvement de Budapest contre l’occupation soviétique, en 1956.

Et parce que cela fait déjà des mois que l’on sent dans les milieux d’extrême droite magyare (dont les partis politiques ont perdu tous leurs mandats parlementaires lors des élections législatives de 2002) une sourde volonté de se faire entendre, via quelque chose de fracassant, à l’occasion de l’anniversaire de ce soulèvement contre les Communistes (auxquels ils assimilent le social-démocrate et post-communiste Ferenc Gyurcsany). Quitte à ce que cette répétition des événements de l’automne 1956 n’en soit cependant qu’une sinistre parodie [9]...

Occasion inespérée par le principal parti (conservateur) d’opposition de droite (i. e : le Fidesz, dirigé par Viktor Orban, rival ’’historique’’ de Ferenc Gyurcsany...) de ’’laisser faire’’ et d’instrumentaliser un tel mouvement pour essayer de renverser l’actuel gouvernement ’’libéral-social-démocrate’’ récemment reconduit dans ses fonctions au cours d’élections législatives âprement disputées, en avril dernier. Quitte à, pour ce faire, durcir son discours, le teinter de démagogie et de mensonges éhontés, de populisme voire de nationalisme (et quitte à fréquenter l’extrême-droite en ses formations les plus violentes...).

Une stratégie politicienne qui se sera en tout cas avérée payante puisqu’elle aura effectivement permis au parti conservateur hongrois Fidesz de remporter un succès éclatant lors de ces élections municipales du dimanche 1er octobre dernier, faisant là subir un très lourd revers au parti du premier ministre Gyurcsany. Le Fidesz ayant repris là le contrôle de 18 des 20 assemblées départementales (avec 52,62% des voix contre 37,73% à la coalition sociale-libérale actuellement au pouvoir) et ayant remporté le scrutin municipal dans 16 des 23 principales villes du pays (Budapest, bastion social-démocrate, faisant là figure d’exception), retournant ainsi le score d’il y a quatre ans [10].

Mais un discours nationaliste et une attitude irresponsables qui risquent d’avoir des répercussions catastrophiques dans toute l’Europe centrale tant on sait que la Serbie, la Pologne et la Slovaquie (voire la Roumanie...) sont bien loin d’être totalement exemptes de tout reproche en la matière : après l’arrivée aux affaires, en juillet dernier, de la coalition ’’rouge-brun’’ à Bratislava, après les manifestations antimagyares récemment organisées en Slovaquie (par le parti d’extrême droite « SNS ») ou en Roumanie (par le parti d’extrême droite « Romania Mare ») ou après l’avènement récent (en juin dernier) de la coalition ’’national-cléricale-conservatrice’’ à Varsovie.

Des manipulations politiques, une dangereuse agitation nationaliste, des flambées de violence politiques et des tensions interethniques qui doivent nous inciter à rester vigilants. Tant l’Europe centrale n’en finit pas de regarder dans le rétroviseur de l’Histoire.

Une raison de plus, Mme Royal, de ne pas faire preuve d’une myopie irresponsable et ne pas ainsi confondre certains récents manifestants de Budapest avec la très (et véritablement démocratique) « Révolution orange » ukrainienne !

- Illustration :

Le visuel d’ouverture de cet article, représentant les récentes manifestations anitigouvernementales de Budapest, est tirée du site de l’hebdomadaire français « le Nouvel Observateur » (article en date du 25 septembre 2006).

- Avertissement :

Juste préciser que cet article a déjà fait l’objet d’une première publication dans nos colonnes : le 8 octobre dernier.

Mots-clés

Notes

[1Cf. Article du « Nouvel Observateur » à ce sujet (en date du 21 septembre 2006).

[2Lequel plan d’austérité - destiné à ramener le déficit public à 3,2% du PIB en 2009 (contre 10,1% attendus cette année...), par des mesures draconiennes de hausses d’impôts et des réductions des prestations publiques - a, depuis lors, été validé par la Commission européenne .

[3i. e : Lors du débat parlementaire extraordinaire de ce vendredi 6 octobre...

[4Cf. article du journaliste Florence La Bruyère, document publié dans le quotidien « Libération » du lundi 25 septembre 2006 (ici : page 8).

[5Ceux-ci ayant investi, pris d’assaut, occupé et saccagé les locaux de la télévision publique, dans la nuit du 18 au 19 septembre dernier.

[6Seul d’entre ces partis à avoir aujourd’hui une véritable représentation dans l’ensemble des régions et une véritable expérience politique : avec quatorze sièges au Parlement, en 1998.

[7Document tiré du site www.thomasgraz.net.

[8Comme en témoignent la récente ’’indépendance-séparation’’ obtenue par le Monténégro à l’égard de la Serbie, ainsi que les questionnements encore en suspens à propos du Kosovo et de la ’’Républika srpska’’ de Bosnie ou à propos de la république autoproclamée de Transnistrie, aujourd’hui encore en conflit ouvert avec la Moldavie.

[9Cf. Interviewes donnée par les politologues Jean-Yves Camus (chercheur à l’IRIS) et Pierre Kende (membre de l’Académie hongroise des sciences) aux quotidiens français « le Monde » et « Libération » des jeudi et vendredi 22 septembre 2006 (ici : pages 8).

[10A la suite de quoi le président de la république de Hongrie Laszlo Solyom (conservateur ’’indépendant’’) lui-même - ce dimanche 1er octobre - a appelé le Parlement à voter une motion de censure contre le Premier ministre : celui-ci ayant ’’utilisé des moyens inadmissibles pour conserver le pouvoir’’.

Ce à quoi le PM Gyurcsany a alors répondu en proposant de soumettre son gouvernement à la question de confiance devant le Parlement : enceinte où il a finalement obtenu, ce vendredi 6 octobre, le soutien d’une très nette majorité des députés, soit 207 députés sur 386.

Le leader de la Droite magyare - Viktor Orban - ayant par ailleurs appelé ses partisans à se rassembler à ce même jour devant le Parlement (soit 50 000 personnes, au total) pour demander la démission du premier ministre Gyurcsany...

Vos commentaires

  • Le 24 octobre 2006 à 11:51, par Angéline En réponse à : violences contre les minorités

    Concernant la question des minorités dont la droite se fait la championne, quelles sont ses réactions et prises de décisions face aux violences commises en Serbie, Slovaquie, Roumanie ?

  • Le 24 octobre 2006 à 14:00, par Ronan Blaise En réponse à : violences contre les minorités

    J’avoues ne pas très bien comprendre votre question.

    Mais s’il s’agit de dire que les forces nationalistes de tous ces pays (chacune d’entre elles s’estimant injustement persécutée par l’autre et chacune d’entre elles s’estimant l’objet d’épouvantables persécutions : perception souvent irrationnelle et vraiment très exagérée de faits divers isolés souvent sciemment montés en épingle voire provoqués par ces nationalistes eux-mêmes...) participent conjointement et de concert à une montée des tensions savamment orchestrée en jettant, à dessein et à profusion, de l’huile sur le feu...

    Alors oui : tant sont encore importantes les défiances et animosités réciproques et tant sont effectivement rares, à ce sujet, les voix vraiment appaisantes, calmes et modérées dans le contexte politique actuel.

    Et les actuels discours singulièrement ethnocentriques et les visions curieusement unilatérales de la « FIDESZ » en Hongrie en la matière (ou de ses ’’filiales’’ dans les territoires slovaques, serbes et roumains où vivent effectivement des minorités hongroises...) (ainsi que les discours, plus extrémistes encore, des diverses formations nationalistes dont nous avons parlé ci-dessus, certes marginales sur le plan électoral mais au combien activ(ist)es sur le plan strictement politique, comme on l’a donc vu récemment...) ne valent aujourd’hui guère mieux que ceux du « SNS » (parti national slovaque) de Jan Slota (12% des voix au scrutin législatif de juin dernier, troisième force politique du pays et parti politique représenté au gouvernement slovaque...) ou du « PRM » (Romania Mare, Parti de la Grande Roumanie) de Vadim Tudor (8% des voix au scrutin législatif de 2004, leur candidat étant arrivé en ’’finale’’ des élections présidentielles roumaines de décembre 2000).

    Une situation actuelle préoccupante de montée des discours nationalistes et xénophobes exclusifs dont se fait écho l’hebdomadaire « Courrier International » dans son numéro du 12 octobre dernier (pp.46-53). D’où l’intérêt d’oeuvrer concrètement à la naissance d’une Europe unie, démocratique et supranationale enfin débarrassée de toutes ces (ses) maladies nationalistes...

  • Le 25 octobre 2006 à 09:12, par mik En réponse à : Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

    en même temps on ne peux pas lui reprocher de dire la vérité....

    il dit que il ne trouve pas normal par exemple que les gens qui son soigné a l’hopital n’aient pas les memes soient que lui...

    c’est tout a son honneur !!! il pense au peuple lui au moins !

  • Le 25 octobre 2006 à 11:14, par Kossuth En réponse à : violences contre les minorités

    C’est marrant, quand des gens défendent leur pays, en sont fiers et sont contre la chienlit européenne ils sont toujours accablés de tous les commentaires les plus méprisants. Mais il est vrai que l’on préfère ceux qui rampent devant les malfaisants et qui sont aux ordres des technocrates de Bruxelles, comme en France par exemple...

  • Le 25 octobre 2006 à 20:30, par Ségolène En réponse à : Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

    Je suis stupéfait de lire cet article.

    Il laisse supposer en effet qu’une bonne partie des hongrois sont des révisionnistes ou mêmes des fascistes.

    L’auteur a soigneusement évité de mentionner le nombre des manifestants dans la rue. Pour information, le 23 octobre dernier il y avait plus de 100 milles manifestants dans la rue seulement à Budapest (sans parler des villes de province). Il serait tout de même très étonnant que dans un pays de 10 millions habitants qu’il y ait 100 milles fascistes qui descendent spontanément dans la rue.

    Je pense qu’il faut chercher les causes de ces manifestations ailleurs :
    - dans une paupérisation extrême de la population (classe moyenne) ;
    - dans une arrogance de la classe politique gouverante qui fête aujourd’hui en grande pompe le 50ème anniversaire de la révolution alors que très souvent soit eux- mêmes, soit leur famille ont activement contribué à ce que cette révolution échoue ;
    - dans une perte de crédibilité de la classe politique hongroise.

    Arrêtons de mettre l’échec d’une personne au dos de l’extrême droite.

    Comme l’article le dit, l’extrême droite hongroise est aujourd’ hui très affaiblie, ils ne sont même pas représentés dans le parlement de Budapest ... Miracle ? Ils sont capables malgré tout de mobiliser tout d’un coup des foules énormes formant une manifestation que le pays n’a jamais connu depuis 1956 !

  • Le 25 octobre 2006 à 22:27, par Ronan Blaise En réponse à : Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

    A l’évidence, Ségolène, vous n’avez pas vu la date de parution de cet article (d’où votre stupéfaction et votre réaction...), lequel article a été publié le 8 octobre dernier et ne concerne guère que les ’’coulisses’’ inavouables de certaines manifestations (’’anti-Gyurcsany’’) de la fin septembre dernier...

    Et non pas (effectivement...) les actuelles manifestations de commémorations du 50’ anniversaire des événements de 1956 (parmi lesquelles l’extrême droite, contrairement aux épisodes précédants, n’occupe plus guère qu’une position extrémement marginale ; ce qui n’était pas nécessairement le cas en septembre dernier...).

    Bien évidemment - vous l’aurez parfaitement compris - il ne s’agit pas ici de dire que les Hongrois d’aujourd’hui sont massivement portés à se tourner naturellement vers l’extrême-droite, mais juste de pointer le doigt sur l’existence de celle-ci, visiblement toujours prête à essayer d’entraîner le peuple hongrois dans on ne sait trop (ou on ne sait trop bien) quelle direction...

    Pour le reste, je partage votre diagnostic sur les causes socio-politiques de ces manifestations à une exception près : le lien que vous tracez entre les sociaux-démocrates hongrois aujourd’hui au pouvoir et les staliniens de 1956 me paraît quelque peu excessif et relativement contestable (plus, en tout cas, que le lien idéologique - revendiqué d’ailleurs - existant aujourd’hui bel et bien entre le MIEP et le HVIM d’aujourd’hui et les ’’Croix flêchées’’ fascisantes de Ferenc Szalasi, lesquelles sévissaient en Hongrie dans l’entre deux guerres...).

    Tant l’actuel PM social-démocrate d’aujourd’hui (i. e : Ferenc Gyurcsany) me semble être (idéologiquement et politiquement, en tout cas...) plus proche d’un Imre Nagy (Leader réformateur hongrois à l’origine puis à la tête de la ’’révolution’’ de 1956, lequel se disait pourtant communiste réformateur, ’’Gorbatchévien’’ avant l’heure...) que d’un (si on devait continuer à le comparer à des personnages clefs des événements de l’année 1956...) Matyas Rakosi (alors Secrétaire généal du parti), Ernest Gerö (Chef du gouvernement hongrois avant l’arrivée d’Imre Nagy aux affaires) ou Janos Kadar (Homme fort du régime soviétique hongrois après la répression d’octobre-novembre 1956) : communistes staliniens et pro-soviétiques effectivement purs et durs.

  • Le 25 octobre 2006 à 23:53, par Ronan Blaise En réponse à : violences contre les minorités

    ’’Chienlit européenne’’, ’’technocrates de Bruxelles’’ et autres ’’malfaisants’’ : vous êtes parfaitement libre de l’usage des mots que vous utilisez. Reste à savoir si ces termes délibérément insultants nuisent (ou pas) à la crédibilité de votre intervention.

    Quant à défendre son pays, certes, mais de quoi ?! Quant à être fier de quelque chose, certes, mais être fiers de quoi ?! Quant à être contre l’Europe, soit : mais quel est le projet politique alternatif que vous proposez ?!

    Quant à nous (i. e : la rédaction de ce webzine) nous estimons en effet que le projet politique alternatif proposé effectivement par certains des manifestants de cette fin septembre dernier est une menace pour la paix et pour la cohabitation pacifique (voire l’existence) des peuples en Europe centrale (dont le peuple hongrois, au tout premier chef...). Ce pourquoi il nous semble que ce carton rouge, encore d’actualité, reste tout à fait justifié... Il n’y a là nul mépris : il s’agit là - en tout bien tout honneur - d’un engagement politique autre, effectivement.

    Pour le reste, je vois que vous vous réclamez de Lajos Kossuth lui-même, grand personnage historique de la Hongrie au XIXe siècle.

    Reste à savoir si ce personnage historique hongrois - souvent récupéré, malgré lui et à corps défendant par les milieux hongrois les plus nationalistes qui soient (mais personnalité beaucoup plus complexe que cela et pas nécessairement complètement fermée aux ’’idées nouvelles’’, ’’démocratiques’’ et ’’libérales’’ voire ’’européennes’’ de l’époque...) aurait vraiment approuvé votre démarche...

    En effet lui même - indépendantiste, certes de la Hongrie alors sous domination autrichienne - n’était-il pas alors un libéral de l’époque (i. e : un homme de gauche...) : anticlérical et (bien qu’issu de la petite noblesse...) opposé aux grands propriétaires terriens ainsi qu’au nationalisme conservateur ?!

    Par ailleurs, opposé à l’Autocratie autrichienne des empereurs Habsbourg et lui-même d’ailleurs d’origine slovaque (de même que Sandor Petöfi, cet autre héros de la révolution hongroise de 1848-1849 qui s’appelait initialement Aleksander Pétrovic et était d’origine serbe de par son père et d’origine slovaque de par sa mère...) Kossuth n’avait-il pas fait adopter (en juillet 1849) par le parlement hongrois une loi protégeant les nationalités minoritaires du royaume leur garantissant ainsi l’autonomie interne (et les protégeant de tout risque de ’’magyarisation’’ forcée...).

    De même, par la suite, n’avait-il préconisé - sur la fin de sa vie (nationaliste ’’repenti’’ de son propre aveux...) - la mise en place d’une fédération danubienne : cadre politique conçu pour rassembler pacifiquement dans une ’’maison commune’’, dans le respect mutuel et sur un pied d’égalité tous les peuples alors placés sous l’autorité de la Monarchie austro-hongroise ?!

  • Le 26 octobre 2006 à 10:48, par Bertrand En réponse à : Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

    Monsieur, permettez moi de vous dire que vous avez écrit votre article sans connître votre sujet. Les Hongrois qui ont voulu fêter l’anniversaire de la révolution de 56 ne sont ni nazistes, ni fascistes ou nationalistes d’extrême droite. Je vous laisse mon adresse email et prenez contact avec moi pour qu’on en parle. Il vaut mieux ne rien écrire que d’écrire un article aussi mensonger.

  • Le 26 octobre 2006 à 12:39, par Ronan Blaise En réponse à : Carton rouge à l’extrême-droite nationaliste hongroise

    Monsieur,

    Juste vous adresser la même remarque que celle précédemment écrite à destination de le lectrice qui s’est présentée à nous sous le ’’pseudo’’ de Ségolène :

    Dans cet article nous n’avons pas écrit à propos des Hongrois qui ’’ont voulu fêter l’anniversaire de la révolution de 56’’ en cette fin octobre 2006.

    En revanche (et, à ce sujet, regardez bien la date de parution initiale de cet article : le 8 octobre dernier...) nous avions alors écrit à propos des (autres) manifestations de la fin septembre dernier, lors desquelles l’extrême-droite nationaliste hongroise était - d’après de très nombreux observateurs présents sur place - à la fois dans les coulisses et en toute première ligne (ayant, à cette occasion, commis des actes de violence et de vandalisme absolument indéniables).

    A ce titre, et sur ce seul sujet, il me semble que cet article - pris dans son strict contexte - reste donc tout à fait valable et, contrairement à ce que vous affirmez, n’est certainement pas mensonger...

    Et ce ne sont que des raisons purement techniques (et complètement indépendantes de notre volonté...) qui ont fait que cet article soit (effectivement ’’mal-à-propos’’) repris et republié - de façon effectivement plus que malheureuse et effectivement fort inopportune - en cette fin octobre - par et sur certains de nos diffuseurs (comme « Google news » par exemple...).

    Cordialement.

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