Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

Une lourde responsabilité et une remarquable constance dans l’erreur...

, par Ronan Blaise

Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

Et voilà, en ce vendredi 13 juin 2008, l’Europe a donc renoué avec ses vieux démons. En Irlande ce fut donc « NON ». Un « NON » à quoi, au juste on ne sait pas. Et bien malin celui qui peut définitivement prétendre tirer à soi ce « NON » là. Mais c’est là un « NON » qui était pourtant au combien prévisible. Qui faut-il donc remercier ?!

Un proverbe de la culture populaire dit que le poisson commence toujours à pourrir par la tête. (Et le résultat final, rarement admirable...).

Regardons donc rapidement la lourde responsabilité de nos actuels dirigeants européens (on pense là essentiellement à nos chefs d’Etats et de gouvernements...) dans ce nouveau désastre pourtant prévisible (et souvent annoncé).

Le péché originel du Traité de Nice

Tirant une leçon de l’obsolescence des institutions communautaires et des sordides marchandages de la conférence intergouvernementale de Nice qui (en décembre 2000) avaient accouché de ce fameux « Traité de Nice » actuellement en vigueur [1], nos chefs d’Etats et de gouvernements avaient pourtant ponctuellement montré un (bien trop) bref éclair de lucidité en lançant le « processus de Laeken » (en décembre 2001).

A Laeken, le Conseil européen avait fixé un objectif et défini une méthode : Dans un environnement mondialisé « L’Europe doit devenir plus démocratique, plus transparente et plus efficace ». Face à l’élargissement de l’UE prévu pour 2004, il faut « améliorer l’efficacité du processus décisionnel et du fonctionnements des institutions dans une Union de quelques trente Etats membres ». Et la déclaration adoptée à Laeken par les Etats membres posait enfin la question clef : « Cette simplification et ce réaménagement ne devraient-ils pas conduire à l’adoption d’un texte constitutionnel ? ».

Souvenez-vous : il s’agissait donc là de réunir une « Convention rassemblant les principales parties prenantes au débat sur l’Union » : soit une Assemblée consultative formée de représentants des Parlements nationaux, du Parlement européen, des gouvernements des Etats membres et de la Commission. Objectif : remettre à plat les institutions de l’Union, rédiger une Constitution (rebaptisée « Traité constitutionnel européen » - TCE - pour les besoins de la cause et pour ainsi mieux encore symboliser le respect dû aux Etats membres...).

La Convention : fols espoirs

Certes, ce n’était pas « Philadelphie » [2] et les membres de cette Convention "rédactionnelle" ne disposaient effectivement pas d’un mandat populaire "explicite" pour remplir à bien cette mission (de même qu’ils n’avaient pas été élus pour cette tache lors d’un scrutin "ad hoc" spécifique...).

Certes, cette "Convention" n’était donc pas une "Constituante" à proprement parler mais seulement une "Assemblée consultative" dont le seul mandat était « d’examiner les questions essentielles que soulève le développement futur de l’Union, et de rechercher les différentes réponses possibles ». Certes, mais on n’avait encore jamais vu ça en Europe.

En gestation, donc : une Constitution européenne, rédigée de manière démocratique, dans un cadre supranational et par des représentants démocratiquement élus (pas nécessairement pour cela, mais tout de même...). Et tout cela dans une transparence rare à faire rougir n’importe quel parlement démocratique moderne (avec débats en direct, compte-rendus de séances, voire échanges participatifs avec les citoyens sur internet...). Une révolution.

Seulement voilà, rien de plus parcimonieux que la sagesse des Nations. Puisque nos chefs de gouvernements n’ont alors rien trouvé de plus intelligent à faire que d’alourdir l’ample et déjà ambitieux travail de la Convention en lui fixant également la mission délicate de compiler en un même texte (et dans le même texte) tout l’acquis communautaire. D’où la naissance de la fameuse encombrante « partie III » dont la seule existence a définitivement plombé en France la campagne référendaire de 2005 (et jusqu’à l’idée même d’une Constitution européenne...).

Le naufrage référendaire de 2005

Suit alors la campagne référendaire française de 2005 pour défendre un texte déjà en grande partie détricoté par une bien funeste « Conférence intergouvernementale » (CIG) décidée - une nouvelle fois - par nos seuls chefs d’Etats et de gouvernements, souverainement.

Une campagne référendaire de 2005 marquée par la trop lourde complexité d’un texte prétexte à toutes les controverses, des mensonges de campagne innombrables, des maladresses de campagne comme s’il en pleuvait [3] et - comme de bien entendu - un funeste résultat final.

Au « NON » français allait donc s’additionner un « NON » néerlandais (aux racines souvent contradictoires d’avec le précédant...). Puis les britanniques suspendaient à leur tour leur processus de ratification. Et s’ouvrait alors une « année de réflexion » (qui s’avérera année d’inaction, en fait...).

Au terme de cette « année de réflexion » - surtout marquée par l’attentisme et une communication communautaire post-adolescente, caractérisée par des bavardages futiles, les initiatives communicantes à coups de gadgets et par un vide conceptuel quasi absolu - il fallut bien s’y résoudre : exit le TCE, définitivement enterré (au grand dam des vingt et quelques Etats signataires l’ayant malgré tout ratifié).

Mini-traité, Mini-ambition

Une fois le TCE enterré, nos dirigeants allaient donc enfin s’atteler à la rédaction du « Plan B » tant attendu. "Cornaqués" par un Nicolas Sarkozy décidément pas à vide d’idées originales [4], nos dirigeants européens se réunirent donc en conclave et accouchèrent donc - il y a un an - du Traité de Lisbonne (« Mini-Traité » pour les intimes, ou « Traité Simplifié » pour les amateurs de paradoxes).

En effet, nulle simplification dans ce complexe document additionnel aux traités communautaires antérieurs : nos dirigeants européens venant là, dans un bel élan d’euroscepticisme inavoué, d’enterrer jusqu’à l’idée même d’un texte strictement institutionnel, jusqu’au projet et jusqu’au terme même de "Constitution".

Exit le préambule, exit les symboles, exit le terme même de Constitution (mais des clauses d’exemptions pour une « Charte des Droits » dont on ne sait plus alors [5] si elle est encore juridiquement contraignante ou pas, ni pour qui...) : pas de soufle, pas de projet européen global bien défini, pas d’ambition européenne clairement affirmée : juste un inventaire "à la Prévert" et une addition baroque de réformettes reclassées autrement que dans le texte précédant (sinon refourguées en vrac...).

Jusque là, Nicolas Sarkozy avait affirmé (lors de sa campagne électorale des élections présidentielles françaises de 2007) que son « Mini-Traité » ne devait n’être qu’une compilation des dispositions essentielles au bon fonctionnement de l’Union n’ayant pas donné lieu à controverse lors de la campagne référendaire française de 2005. Restait donc à déterminer lesquelles. Mais comment : au pifomètre ?!

Et c’est là que tout dérape. Car on aimerait alors donc bien savoir pourquoi on retrouve alors dans ce nouveau traité, certaines des thématiques, certaines des dispositions économiques et certaines des stipulations sociales qui avaient pourtant mis le feu à la campagne référendaire française de 2005. Pourquoi ?! Mais parce que nos partenaires y tiennent mordicus (et c’est d’ailleurs parfaitement leur droit...). Et surtout parce qu’on est revenu à l’intergouvernementalisme de Nice, ma bonne dame !!!

Lisbonne : Nice en pire

Et oui, car c’est là en fait le gros problème. Avec la nouvelle « Conférence intergouvernementale » (CIG), avec ses rotations secrètes de "sherpas diplomatiques" longtemps restés anonymes pour l’opinion publique, et avec la rédaction - par une méthode strictement intergouvernementale - du Traité de Lisbonne, l’Union européenne venait là - méthodologiquement parlant, en tout cas - de faire un prodigieux bond en arrière dans le temps d’au moins dix ans.

Exit le projet constitutionnel, exit la Convention et retour aux bonnes vieilles "méthodes de grand-papa" : l’intergouvernementalisme à tous les étages accouchant là - à nouveau - d’un texte sans soufle ni ambition pour une Europe a minima (et d’un texte rédigé en catimini, bien loin d’opinions publiques pourtant méchamment agitées - et agichées - par les campagnes référendaires de 2005...).

Non pas que les stipulations du Traité de Lisbonne soient intraséquement pires que celles du Traité de Nice ; ce n’est effectivement pas le cas. Et il faut même reconnaître que « Lisbonne » améliore considérablement « Nice » sur bien des points [6]. Mais c’est quand même terrible d’avoir constaté et diagnostiqué des travers en 2000-2001 pour retomber immédiatement dedans - et, à peu de choses près, exactement les mêmes - à peine huit ans plus tard !!! (Surtout quand on a connu, dans l’intervalle, l’expérience exceptionnelle et exceptionnellement grisante de la Convention...).

D’où « Lisbonne », ce projet "fourre-tout" venu d’en-haut : compromis "croupion" encore moins satisfaisant que celui autrefois né de la Convention (bien que retoqué à la baisse par une première CIG). Mais un texte ne portant pas de réponses claires à l’égard des inquiétudes formulées en 2005. Et - gros souci - un texte ressemblant étrangement, par bien des égards, à la « Constitution européenne » rejetée par certains en 2005 (et remisée par tous en 2006). Suscitant là de nouveaux nombreux hurlements dans l’opinion...

S’en suit alors le déroulé funeste que vous savez : une procédure de ratification apparemment verrouillée d’en haut (surtout pas de référendum...) ; en France, une ratification parlementaire menée au forceps (et dans une ambiance psychodramatique...) ; et, cerise sur le gateau : en Irlande, le référendum négatif de ces derniers jours.

Quelque chose de pourri au royaume d’Europe

Mais qu’est-ce qui ne va donc pas en Europe pour qu’on en soit là ? Et bien disons que - du fait même de l’élargissement de l’Union à désormais près d’une trentaine de partenaires souverains - les compromis sont de plus en plus difficiles à conclure (et mécaniquement, quand ils ont lieux : de plus en plus fadasses...).

Disons également que les procédure actuelles de rédaction (par des conférences diplomatiques strictement intergouvernementales) et de ratification des traités (à l’unanimité) sont donc devenues complètement obsolètes (sinon complètement absurdes).

Disons enfin que - depuis la création de la citoyenneté européenne, en 1992 - les "citoyens européens" (ou présumés tels) ne supportent sans doute plus que l’Europe se construise sans eux. Et qu’on ne leur demande en fait leur avis que pour leur conseiller "à peine gentiment, mais fermement" de dire « Oui » à des textes rédigés dans un style juridique incompréhensible du commun des mortels (ainsi qu’à des compromis politiques boiteux, élaborés sans eux et dans d’autres sphères, forcément lointaines...).

Alors, il y aurait sans doute d’autres procédures à mettre en place : relancer la méthode conventionnelle, mettre en place une véritable assemblée constituante, donner un mandat constituant au prochain Parlement européen, organiser une procédure de ratification par référendum européen, faire en sorte que ce texte entre en application après qu’une majorité qualifiée de ses signataires l’auraient effectivement ratifié, etc. Bref : redéfinir le projet européen. Et, autant que possible, avec les citoyens.

Mais las, à l’évidence : nos dirigeants européens n’en veulent pas. Et ont donc - récemment, ces dernières années - sciemment pris le risque et la responsabilité historique d’envoyer l’Europe dans le mur que vous savez. Pire encore, ces chefs d’Etats et de gouvernements qui avouent, à peine "mezzo vocce" - comme, ces derniers jours, le premier ministre portugais, M. Luis Amado - qu’on pourrait, après tout, fort bien en rester au Traité de Nice (très bien ce traité, n’est-ce pas ?!).

Une responsabilité historique dans le désastre

Alors, au banc des responsables historiques de ce « fiasco européen » qui dure depuis bientôt près de dix ans, pointons donc surtout du doigt nos actuels dirigeants européens, accrochés comme des berniques à leurs petites souverainetés nationales. Et décidément incapables de faire franchir à l’Europe le seuil qualitatif lui permettant de surmonter ses actuelles difficultés structurelles, institutionnelles et politiques.

Tels, ils sont effectivement lamentables, nos actuels dirigeants "européens" nationaux en ce début de XXIe siècle : tant est consternant, leur manque d’ambition pour l’Europe ; tant est invraisemblable, leur manque total d’imagination politique ; tant semble être incroyable, l’absence totale de perspective historique qui semble aujourd’hui les habiter.

Situation surréaliste : ils restent ainsi désespérément « scotchés » au seul prisme d’analyse national et à un culte de la souveraineté nationale qui fleure bon le XIXe siècle ; hallucinante : leur incapacité totale à la remise en question, leur manque d’écoute à l’égard des cris qui montent de l’opinion publique, et leur incapacité totale à savoir tirer la moindre leçon de tous les couacs, flops et désastres de ces dernières années.

En résumé, nos actuels dirigeants "européens" : est-il vraiment besoin qu’on s’appesantisse davantage encore à leur sujet tant leur bilan (provisoire) est aujourd’hui calamiteux et absolument consternant ?!

Soit le résultat - pourtant prévisible et si souvent annoncé - d’un riche florilège et d’une collection rare d’erreurs politiques, de mauvais choix pourtant clairement assumés, de renoncements historiques ainsi que d’innombrables gaffes, bévues et boulettes diverses et variées.

Cela ira sans nul doute beaucoup mieux quand la génération qui a "fait" et vécu « Erasmus » sera aux affaires [7]. Mais devrons-nous vraiment attendre jusque là ?!

- Illustration :

Le visuel d’ouverture de cet article est une photographie représentant les chefs d’Etats et de gouvernements européens, réunis au sommet de Lisbonne de juin 2007.

Si vous voulez absolument la voir en beaucoup plus grand, cliquez là.

- Pour aller plus loin :

« Plaidoyer pour une Constituante ».

« Une Constitution européenne ».

Notes

[1Ce Traité de Nice qui - comme on peut le constater chaque jour - rend la prise de décision si difficile dans l’Union : ce "calamiteux" Traité de Nice qui - en quelque sorte, comme quelqu’un d’autre l’a dit - "institutionnalise le bordel"...

[3Souvenez-vous du zèle excessif de la Commission européenne et d’un certain Commissaire européen néerlandais (dont les média n’ont alors pas assez relevé qu’il s’agissait en fait là d’un libéral et eurosceptique notoire, viscéralement hostile à toute forme d’Europe politique et faisant alors là profession de sabotage électoral...) dans la promotion de la si contestée « directive services » qui alors portait son nom. Souvenez-vous également des déclarations maladroites d’un Jacques Delors - reprises, tronquées, dans les média français - à propos de quelque hypothétique « Plan B »...

[4Celui-ci reprenant alors à son compte les nombreuses initiatives allant dans ce sens déjà lancées par la Chancelière allemande Angéla Merkel lors des six mois précédants ; l’Allemagne présidant alors le « Conseil de l’Union » : de facto "présidence symbolique" de l’Union européenne.

[5"Alors", i. e : en juin 2007, à Lisbonne : où les Britanniques et les Polonais allaient demander une clause d’exemption (ou "opting-out" dans le jargon européen) quant à l’application de cette Charte à leur sujet (même si les choses allaient - semble-t-il - se clarifier par la suite : notamment avec le renoncement des Polonais à cette ultime clause d’exemption...).

[6Notamment en octroyant plus de pouvoirs au Parlement européen, par exemple ; en ouvrant la porte à de futures Conventions susceptibles de réformer ultérieurement les traités ; en élargissant le champs d’application de la majorité qualifiée dans les décisions communautaires ; en permettant à l’Union de se doter d’une personnalité juridique ; en essayant de donner une valeur juridique incontournable à la « Charte des Droits fondamentaux », etc.

[7Nb : Ayant aujourd’hui trente-cinq ans, décidément trop vieux pour avoir fait « Erasmus », juste préciser que, personnellement, je n’en suis pas...

Vos commentaires

  • Le 16 juin 2008 à 07:29, par Valéry En réponse à : Excellent article

    Bravo et merci pour cet excellent article !

  • Le 16 juin 2008 à 11:58, par Oxygène En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Merci pour cet excellent article. Quelle serait la meilleure solution aujourd’hui selon-vous ? L’élection d’une assemblée constituante en même temps que les élections européennes ?

  • Le 16 juin 2008 à 12:21, par Fabien Cazenave En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Cela serait bien en effet... mais est-ce que les partis européens oseraient le faire ?

    Le tout avec un référendum paneuropéen pour décider !

  • Le 16 juin 2008 à 13:23, par Gemede En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Newropeans, sans doute.

  • Le 16 juin 2008 à 17:22, par arturh En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Ronan Blaise, que dire ? Bravo ! C’est tout ! Tout y est. De profondis l’intergouvernementalité ! Et cet article qui dresse le bilan sans appel de l’intergouvernementalité d’après Traité de Maastricht, il faut aussi le lire comme l’annonce, évidente, d’une autre temps politique en UE. Il faut lire cet article comme le signal que maintenant, quelque chose va se passer en UE. Nous sommes à la veille, c’est évident, après les derniers sauts quantitatifs réussis, d’un immense saut qualitatif dont il n’est pas besoin d’être expert pour deviner la nature en lisant entre les lignes de cet article, tant il résume les blocages actuels de manière limpide. Et ne soyons pas trop sévères avec nos « pères fondateurs », en explorant toutes les impasses, ils ont préparé le terrain de ceux qui vont faire l’UE de demain. Encore bravo Ronan !

  • Le 16 juin 2008 à 20:05, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Merci arthurh non seulement pour vos encouragements mais surtout pour votre réaction.

    Preuve que - si l’on veut bien faire preuve d’un petit peu de bonne volonté - il est donc possible de dépasser - en revenant à l’essentiel - le clivage « OUI / NON » de la dernière campagne référendaire française de 2005. Et d’en sortir par le haut : en proposant à nos concitoyens européens un projet constructif et démocratique dans la lignée de l’idéal de nos Pères fondateurs.

    Dépasser ce clivage, en sortir par le haut et proposer un projet constructif qui nous rassemble par-delà nos diverses sensibilités : si ce modeste petit article pouvait juste y contribuer, il n’aura donc pas été écrit en vain. Merci encore.

  • Le 17 juin 2008 à 07:55, par arturh En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    C’est ce que j’apprécie particulièrement dans votre article : rappeler « l’idéal des pères fondateurs ». A postériori, il apparait d’autant mieux comme la ligne directrice à suivre. Encore bravo pour cette mise en perspective.

  • Le 17 juin 2008 à 09:09, par Jacques Chauvin, Pdt, UEF-France. En réponse à : Excellent article

    Merci à Ronan. Et merci à Valéry, toujours premier à son clavier, d’avoir publié ce que tout fédéraliste ressent à la lecture de cet article, écho de notre rage.

    Après cette rage que nous inspirent les « imbéciles » que nous, citoyens européens, avons élus, que faire ?

    En élire d’autres... Mais tenir ceux-là sous notre pression jusqu’à leur élection et, ensuite, les harceler sans cesse. Cela est à faire tout de suite : la campagne pour les prochaines élections au Parlement est déjà ouverte, de facto. Une assemblée résolument favorable à une union toujours plus étroite, c’est une Constituante en puissance. Qui oserait lui opposer la force des baïonnettes ?

  • Le 17 juin 2008 à 10:18, par m th cade En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Merci pour ce constat si fidèle et si bien exposé ! Sommes nous, les moins jeunes, qui rêvons d’une Europe puissance depuis des décennies, condamnés à « quitter la barque » en laissant notre idéal dans les mains de « carrieristes » sans aucune vision continentale de moyen ou long terme ? Que pouvons nous donc faire ? Pourquoi ne pas profiter des élections de 2009 pour lancer une liste de « jeunes européens » à l’assaut de l’Europe ? Même si son but n’était autre que celui d’avoir la parole pour diffuser vos/nos idées sans l’arrière pensée inévitable de nos « éternels » hommes/femmes politiques. Nous les « anciens », nous serions là pour assurer la logistique ! Merci encore de croire et ... continuez

  • Le 17 juin 2008 à 12:01, par Fabien Cazenave En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Merci pour vos encouragements... les « Vieux » peuvent écrire pour le Taurillon, c’est déjà un début.

    Sur votre idée de liste aux Européennes, faut-il entrer en concurrence avec les partis ou les « surveiller » en tant qu’électeur et utiliser nos outils (personnel, association, Taurillon...) pour les interpeller à chaque fois qu’ils dévient ?

  • Le 17 juin 2008 à 18:00, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Pourquoi ne pas profiter des élections de 2009 pour lancer une liste de « jeunes européens » à l’assaut de l’Europe ?

    Re : Surprenante de prîme abord, l’idée - excitante, néanmoins - d’une telle liste peut paraître intéressante mais il me semble qu’il faudrait donc qu’une telle initiative reçoive - au minimum - le soutien motivé et appuyé (sinon l’imprimatur) ainsi que l’aide "sonnante et trébuchante" du ME-France, de l’UEF-France et des JE-France (voire du ME-International, de l’UEF-International et de la JEF-Europe).

    Même si son but n’était autre que celui d’avoir la parole pour diffuser vos/nos idées sans l’arrière pensée inévitable de nos « éternels » hommes/femmes politiques.

    Re : Si les moyens mobilisés sont bel et bien à la hauteur de l’enjeu, cela permettrait d’obtenir là une belle tribune pour défendre et faire avancer nos idées.

    L’objectif étant là d’exposer nos idées mais certainement pas de prendre quelques voix à ceux qui partagent celles-là (mais que nous pourrions ainsi - peut-être - pousser à la surrenchère...).

    Auquel cas, bien que "vieux" parmi les "jeunes" (et sans autre espoir que de participer là à un petit baroud excitant...), juste dire que je marche bien volontiers.

  • Le 17 juin 2008 à 18:07, par NingúnOtro En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Mais oui, Ronan... ce clivage OUI/NON n’est qu’un clivage sur la métodologie à suivre pour atteindre un certain but... une métodologie plus ou moins appropriée selon les uns ou les autres, et unie à cette doute... celle qui nous fait nous demander nous-mêmes si ils n’auraient pas un autre but qu’ils n’osent avouer, nos politiciens... pour tant insister dans le même sens et tant nous ignorer dans nos demandes de plus de social dans l’Europe.

    ¿Est-ce que on peut encore leur faire confiance ? Même pour les elections européennes... j’en doute.

    Faudrait inscrire des nouveaux partis citoyens et les voter en masse... et je croix que c’est bien cela qu’ils essaient d’empecher avec leur initiative contre les petits partis, même si ils prennent pour boucemissaire le FN de Le Pen et quelques autres labeles d’extremistes et nuisances.

  • Le 17 juin 2008 à 18:12, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Tout comme Fabien, moi aussi je m’interroge sur les meilleures stratégies possibles à mettre en place pour « bousculer » les partis et pour les amener là où nous souhaiterions qu’ils aillent...

    Etre dedans ou à côté ? Entrisme délibéré, veille permanente, modeste concurrence, tout ça à la fois ?!

    A tout prendre, essayons donc déjà d’avoir un regard critique et constructif, des propositions originales et innovantes : ce sera déjà pas si mal.

  • Le 17 juin 2008 à 18:26, par Fabien Cazenave En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    En même temps, les JE - France ont vocation à rassemblé les jeunes de manières transpartisanes qui ont envie de se bouger pour la construction d’une Europe fédérale. Comment dès lors rassembler ces mêmes jeunes si nous en venions à créer notre propre parti ?

  • Le 17 juin 2008 à 18:29, par Fabien Cazenave En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Qui ça « ils » ? Les petits partis comme l’ALDE ou les Verts sont contre cette inititative des grosses machines du PPE et du PSE.

    Par ailleurs, ne pensez-vous pas que pour faire l’Europe sociale, il faudrait déjà avoir une Europe politique, à savoir avec un choix fait par l’électeur lors des élections européennes et que cela soit ça qui permette de teinter l’Europe de manière libérale ou sociale ?

  • Le 17 juin 2008 à 18:44, par NingúnOtro En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Faudrait pour cela que des nouvelles candidatures aux elections de 2009 puissent se présenter... sinon les grands comme vous dites monopoliseront la répresentation en limitant les possibilités d’acces des autres... et ils auront le culot de vendre cela comme quoi tout le monde les à voté démocratiquement...

    Évidemment que les petits déjà dans le parlement sont contre... ;)

  • Le 17 juin 2008 à 20:07, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    En fait, il s’agit là moins de créer un parti que de surtout ’’turbuler’’ la campagne...

    (« turbuler », comme l’aurait dit un certain ancien ministre de l’intérieur et de l’éducation nationale, souverainiste de gauche notoire...).

  • Le 17 juin 2008 à 21:00, par Valéry En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    "Pourquoi ne pas profiter des élections de 2009 pour lancer une liste de « jeunes européens » à l’assaut de l’Europe ?"

    J’espère que nous aurons des adhérents sur plusieurs des listes qui se présenteront !

  • Le 17 juin 2008 à 23:09, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Ce serait en effet un très bon signe pour notre vision de l’Europe que de voir ainsi les grands partis proposer sur leurs listes des places d’honneur à des jeunes gens formés à la « JEF-Europe ».

    Mais autant dire que je n’y crois pas du tout : déjà, des jeunes, il n’y en aura pas des masses...

    (mais en plus des jeunes fédéralistes adoubés par des partis nationaux "nationo-centrés" ; franchement, je crois qu’il ne faut tout de même pas trop rêver...).

  • Le 17 juin 2008 à 23:44, par Ronan En réponse à : Une « couillon » de moins : Barroso out

    Le récent « non » au référendum irlandais aura quand même au moins fait une victime collatérale : l’actuel si médiocre Président de la Commission européenne, José-Manuel Durao-Barroso (qui envisageait très sérieusement - et sans rire - de devenir « Président du Conseil de l’Union » : poste récemment créé par le Traité de Lisbonne, traité européen aujourd’hui placé "sous perfusion"...).

    L’article en lien ci-dessous rappelle sa très mauvaise influence lors de la rédaction du TCE (alors qu’il n’était encore que premier ministre du Portugal...) ainsi que ses interventions intempestives, hors-propos et complètement désastreuses lors des campagnes référendaires françaises de 2005 et irlandaises de ces dernières semaines.

    Récemment, Mme Sylvie Goulard (Pdte du « Mouvement Européen -France ») aurait déclaré qu’au poste de « Président de la Commission européenne », il faudrait désormais peut-être songer à mettre autre chose que des "couillons". En tout cas en voilà un de moins...

    Merci pour cet article, M. Quatremer...

  • Le 18 juin 2008 à 07:39, par arturh En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Pourquoi ne pas faire table rase du passé ? Parce qu’on ne fait pas table rase du passé. On construit sur les fondations. Il est normal que dans un temps de vide polique comme en ce moment en UE la tentation soit grande de « repartir à zéro ».

    Il faut être pragmatique. Il y a des partis au Parlement Européen, c’est sur eux qu’il faut s’appuyer.

  • Le 18 juin 2008 à 11:30, par Ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Arthurh, svp, ne « contre-interprétez » pas mes propos, svp.

    A vrai dire, même en ce temps de vide politique, je ne propose pas de faire "table rase du passé" : je sais bien qu’il y a des partis au Parlement européen, et je pense effectivement que c’est sur eux qu’il faudra prioritairement s’appuyer.

    Seulement voilà : je doute fort de leur volonté initiale (1) de faire monter "en première ligne" des jeunes pour un tel scrutin (et d’une ; même si ce n’est là qu’un détail, effectivement non prioritaire...) et (2) de proclamer naturellement des idées « fédéralistes » (ou sensiblement équivalentes).

    En tout cas, si cela devait pourtant se produire, ça m’étonnerai néamoins fort que cela se fasse de façon complètement naturelle et de toute évidence. Les partis politiques ?! Ils vont donc sans nul doute avoir besoin d’être très sérieusement « stimulés »...

    Donc, je serai d’avis que - dès ce jour - nous prévenions tous ceux-là que nous n’apporterons décidément nos voix qu’à ceux qui se prononceraient en faveur d’un projet politique européen vraiment ambitieux et d’une Union plus étroite. Voire que nous ne donnerons nos voix qu’aux candidats s’engageant à oeuvrer pour la convocation d’une future Constituante ! Bref : qu’à ceux qui prendraient vraiment leur futur mandat européen au sérieux.

    Quant à « stimuler » les partis politiques, nul doute que le Taurillon et la JEF, l’UEF (le Mouvement européen ?!) y prendront leur part. Reste donc à établir une belle et bonne stratégie. Et juste dire (après ces déjà quelques tous premiers jours d’ « entrainements » et de « rodage ») : « Vivement qu’on commence !!! ».

  • Le 18 juin 2008 à 12:02, par Ronan En réponse à : Un « couillon » chasse l’autre : Vaclav Klaus

    Ces dernières heures, à l’occasion de la visite de Nicolas Sarkozy à Prague (visite consécutive au « Non » irlandais, visite préparatoire de la future "présidence" française du « Conseil de l’Union » à partir du 1er juillet prochain, visite également motivée par les menaces qui planent aujourd’hui sur le processus de ratification du « Traité de Lisbonne » de la part de la République tchèque)...

    ...le président tchèque Vaclav Klaus, coutumier du fait (voir lien électronique ci-dessous), s’est à nouveau illustré par de tonitruantes déclarations eurosceptiques : qualifiant l’Europe politique de « projet erroné » et lançant : « Laissons les gens qui vivent sur le continent européen être Tchèques, Polonais, Italiens, Danois et ne faisons pas d’eux des Européens ».

    C’est vrai - t’as raison, pépère - les gens ne sont "Européens" que de manière totalement artificielle et il n’y a absolument aucun idéal politique commun là-dedans qui justifie d’ailleurs quoi que ce soit.

    Laissons donc les gens qui vivent sur notre continent être de bons nationaux à oeuillères - bien maléables et tout et tout - pour qui voudra bien encore "nationalement" les manipuler.

    Laissons les donc se livrer entre eux à une saine concurrence, à une belle et bonne émulation, laissons-les prospérer sur les difficultés du voisin ; avec le moins possible de dialogue politique entre eux, svp, et avec des règles telles que seuls les plus malins, les plus roublards voire les plus truqueurs s’en tirent.

    Laissons l’anarchie et la défiance puis la haine s’installer entre eux. Et - en cas de dérapages - laissons-les tranquillement s’entretuer...

    Bref : chacun chez soi, chacun pour sa gueule, et vive l’Europe des Nations ! (Et que le meilleur gagne !)

    Ce qui est cocasse dans cette afffaire, c’est que c’est la République tchèque qui est censée succéder à la France à la tête de l’Union européenne, le 1er janvier 2009. (J’en profite donc pour en remettre une couche : Honte aux imbéciles qui nous gouvernent ! A bas l’intergouvernementalisme !).

  • Le 18 juin 2008 à 16:09, par Jean-Jo En réponse à : On en redemande !

    Excellent, on en redemande. Il peut paraître facile de casser du sucre sur nos responsables politiques, mais force est de constater qu’aucun d’entre eux n’est capable de « penser Europe ». C’est peut être encore plus vrai des responsables français qui sont pour la plupart issus d’écoles du type ENA et n’ont d’autre horizon que l’Etat-nation=> la preuve le ministère chargé des affaires européennes est lié au ministère des affaires étrangères, comme si la construction européenne nous était étrangère. Que dire d’un des slogans de la campagne du « non » irlandais : « nous voulons conserver notre commissaire », alors que les commissaires européens sont là pour représenter l’intérêt général... c’est de la fumisterie généralisée, de l’incompétence organisée et de la propagande de caniveau !

  • Le 18 juin 2008 à 16:52, par Ronan En réponse à : On en redemande !

    Je partage votre point de vue : Oui, beaucoup de nos contemporains (et sans doute la plupart de nos dirigeants) ne voient dans l’Europe que l’ "étranger proche". D’où la nécessité de bien faire réfléchir tout ce beau monde sur le sens des mots « Union » et « Communauté » : cette « Union » et cette « Communauté » que nous sommes censés aujourd’hui former avec ces européens qui - désormais - devraient normalement être pour nous beaucoup plus que de "simples étrangers plus voisins de nous que les autres".

    Entre ceux qui veulent ’’my money back’’ et ceux qui veulent ’’garder leur commissaire’’, leur ristourne, leur clause d’exemption (que sais-je encore...) on perçoit bien toute la difficulté qu’il y à combattre la culture nationaliste et l’égoïsme national.

    A cet égard, si nos gouvernants (élus) sont bel et bien des imbéciles parfaitement représentatifs de nos sociétés, alors nous n’avons guère que les imbéciles de gouvernants que nous méritons effectivement d’avoir. On aurait juste souhaité que ces dirigeants là aient un peu de recul et beaucoup plus de hauteur de vue, un peu plus le sens de l’histoire et beaucoup plus d’imagination : qu’ils ouvrent la voie et nous montrent le chemin. Bref, on attendait là des visionnaires capables d’imaginer le futur. Raté.

  • Le 18 juin 2008 à 17:04, par arturh En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Ronan. Ma réponse était destinée à Valery et ce qui ressemble à une idée de nouveau parti dont le programme serait d’être djeun et zeuropéen. Ce qui n’a aucun intérêt. Evidemment, tout va se jouer lors de la constitution des listes des partis au niveau national. Gageons que cette fois, il ne s’agira plus d’y caser les incasables, les has been et la maîtresse du chef. Mais je crois qu’en plus ça va commencer à bouger et s’agiter au PE dans les groupes parlementaires dès l’approche de la fin de cette législature. Pour moi, le premier test sera le prochain congrès du PS. Est ce que la question sera abordée ? Comment pourront-ils y échapper ? Qui va le premier allumer la mèche ? Parce qu’en terme de relance et d’échéance électorale, quelle opportunité de se refaire une santé sur le dos de Sarkozy. Et Sarkozy Président (de l’Europe), se laissera-t-il prendre de vitesse ? Comme je le connais, ça m’étonnerait.

  • Le 18 juin 2008 à 22:45, par Ronan En réponse à : Comment on dit « Couillons » en gaélique ?!

    Car c’est exactement le mot qui conviendrait pour qualifier l’attitude récente, lors de la dernière campagne référendaire irlandaise, du Commissaire européen (et irlandais) Charlie MacCreevy (marché intérieur) et du premier ministre Brian Cowen (celui qui avait annoncé qu’il fallait voter oui à un texte qu’il avouait publiquement n’avoir lui-même pas lu...).

    Ah, l’Irlande, cet autre beau pays du ’’to win, the yes need the No to win against the No". Félicitations.

  • Le 19 juin 2008 à 06:42, par ronan En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Rendons à César ce qui est à César : l’idée venait de mth. cade (le 17 juin, à 10:18). Et - si j’ai bien compris - il s’agissait de construire une liste électorale rassemblant des adhérants et/ou sympathisants de l’Association « Jeunes Européens France » dans l’intérêt - véritable - de secouer la campagne en tenant tribune avec des orientations précises (fédéralistes ?!).

    Pour le reste, si je vous suis bien, il va donc falloir assurer une veille très attentive de tout ce qui se fait au niveau des partis politiques concourrant aux prochaines élections européennes : entre Congrès des uns et mise en place des « listes » des autres.

    Quant au PS, j’espère qu’il ne va pas se contenter, comme en 2004, d’une nouvelle antienne sur l’Europe sociale (qui sera introuvable tant que les institutions communautaires resteront en l’état).

  • Le 19 juin 2008 à 08:21, par arturh En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Si je suis tout à fait favorable à une association qui rassemble des gens disposés à discuter du futur de l’UE. Mais je ne crois pas un instant à une sorte de mécanisme vertueux qui ressemblerait à une « avant-garde ». Je crois que votre note, polémique, fonctionne aussi, comme je l’ai commenté, comme un bilan qui montre qu’après des années de débat, les citoyens européens ont acquis la maturité politique pour penser la question des institutions européennes. Et ils sont aussi dans les partis politiques actuels. Donc, mécaniquement, la question va se poser au prochain congrès du PS, parce que l’échec du Traité de Lisbonne, qui en sera toujours là en Novembre, ouvre un vide politique que les militants, les citoyens, sont en train de remplir naturellement. Il n’est cas voir ce qui se passe sur le blog de Jean Quatremer qui roronnait tranquillement en s’agitant uniquement sur les histoires belges clochemerlesques. Et ce mouvement va s’accélérer parce qu’il est articulé sur la seule échéance politique en UE qui ait un caractère démocratique : l’élection de mai 2009 du Parlement Européen. A comparer à la prochaine échéance de la réunion du Conseil qui va faire une démonstration de politique européenne de l’autruche. Il reste par contre une inconnue : la Présidence Sarkozy. Le connaissant, tout est possible. Et je l’ai personnellement entendu évoquer, en cas d’échec de son « Traité simplifié », l’ide d’une Constituante... sans autre précision. Que les « jeunes européens » pousse dans le sens de leur mouvement ne fera qu’accélérer le mouvement. Mais je parle d’un mouvement général. Et naturellement, les gens, les militants, les citoyens se tourneront vers leurs partis traditionnels. Est-ce que les partis traditionnels, plutôt favorables au Traité de Lisbonne vont parvenir à l’étouffer ? J’en doute. Surtout au PS après le OUI majoritaire de la direction sur le TCE et le NON majoritaire de la base. Ils sont déjà passé près de l’explosion la première fois. Et ça peut fournir un thème de rassemblement, justement, pour surmonter cette division. Et comme en plus le PS est en pleine recomposition idéologique... On a rarement vu une telle configuration politique en UE. Bien sur, la montagne peut accoucher d’une souris, mais vraiment, j’en doute.

  • Le 19 juin 2008 à 13:04, par m th cade En réponse à : Lettre ouverte aux imbéciles qui nous gouvernent

    Laisser l’Europe, encore une fois, dans les mains des politiques c’est la condamner à la médiocrité. Trop d’intérêts sont en jeu dans les partis dont : l’angoisse du prochain scrutin (la possibilité de réélection pollue notre démocratie) et la recherche appauvrissante du dénominateur commun. Jean Monnet, en fuyant les partis, a gardé sa capacité d’agir. Nous sommes conscients du peu d’intérêt que la presse accorde à l’Europe. Il faut donc bousculer, trouver sa place : une liste de vrais européens, pourquoi pas ?

  • Le 21 juin 2008 à 16:37, par martin En réponse à : Une « couillon » de moins : Barroso out

    Oui, ce monsieur Barroso est un heritier du dictateur Salazar, pour preuve ? Il a mis en viguer une loi dite « taxa de justiça » qui oblige les victimes d’une action en justice à payer une partie des frais, exemple : J’intente une action à mon concierge qui aurait abttu le chine que je n’ai pas- vous me suivez ?- eh bien elle doit payer au gouverneòment une taxe de justice de 98 euros, sous 10 jours, tant pis pour elle si elle est partie a l’etranger !! article 486 du CPC portugais. Ok c’est peu , mais il s’agit d’une loi inique que ce dictaeur dans l’ame a mis en place lui meme.

    Bravo aux irlandais, cette europe ne vaut rien, ou sont les « actes concrets » que voulait Robert Schumann ? Cette europe est l’europe des parasites de Bruxelle. Vive une vrai Europe des peuples

  • Le 22 juin 2008 à 17:08, par Ronan En réponse à : Un « couillon » de moins : Barroso out

    Pour ma part, j’ignore tout ou presque (et c’est là un euphémisme...) de l’action de M. Barroso sur le plan intérieur à l’époque où il était premier ministre du Portugal. Et ce n’est pas là-dessus que portent mes critiques.

    En revanche, réussir à enflammer les populations européennes contre un prétendu « hyperactivisme tous azimuts » de la Commission européenne... mais en ne foutant cependant absolument rien, en détricotant le droit communautaire et en défaisant l’Union à coups d’initiatives malheureuses, ça - par contre - ça mérite une médaille !

    Car le problème avec Barroso, c’est qu’en Irlande, même en réfutant les arguments démagogiques de certains nonistes, sa seule présence là-bas n’aurait sans doute eu pour seul effet concret que d’y faire augmenter le % de NON !!! (Et ce, tout libéral soit-il ; et bien qu’en déplacement dans un pays pourtant apparemment converti à cette vision économique de l’avenir...).

  • Le 25 juin 2008 à 21:53, par Ronan En réponse à : Top couillon européen : niveau champion du monde

    Lisez donc ce nouvel article de Jean Quatremer (voir lien électronique ci-dessous) : vous n’en reviendrez pas. Ce document littéralement surréaliste vient illustrer fort à propos la réflexion en mettant en évidence le top du top de l’inconscience politique de ces imbéciles (euphémisme) qui nous gouvernent.

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