DIRECT : les résultats des élections européennes

, par La Rédaction du Taurillon, Loris Birkemeyer, Louise Guillot, Marine Delgrange

DIRECT : les résultats des élections européennes
Crédits : © Ludovic Helbling Parlement européen à Strasbourg.

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00h00 : Les déclarations des candidats tête de liste pour la présidence de la Commission, les Spitzenkandidaten entrent dans la danse

Tous les candidats se sont félicités de la forte participation électorale (en moyenne au-dessus de 50%), une bonne nouvelle pour la démocratie européenne. C’est Manfred Weber, Spitzenkandidat pour le Parti populaire européen (PPE), qui a ouvert le bal, déplorant des résultats plus faibles qu’espérés mais rappelant comme la vice-présidente du groupe Esther De Lange l’avait fait quelques heures plus tôt que le PPE reste le premier parti au Parlement (avec une estimation de 178 sièges). Comme elle, il a également mentionné le besoin de “stabilité” de l’Union Européenne, et réaffirmé que le PPE était la réponse à ce besoin. Cela inclue donc, selon lui, la nécessité de rester fidèle au principe du Spitzenkandidat, qui le projette en favori pour la présidence de la Commission européenne. Manfred Weber a insisté sur l’importance du “contenu” du mandat des députés, et invité les sociaux-démocrates, les libéraux et les Verts à “s’asseoir ensemble”, le PPE restant “ouvert à toute contribution”. Enfin, il a appelé à “mettre fin aux temps de crise” et à démarrer ce mandat avec une “perspective optimiste”, afin d’agir en faveur d’une “Commission pour le peuple”.

Le candidat des sociaux-démocrates Frans Timmermans quant à lui, a réaffirmé les priorités du groupe : lutter contre l’injustice sociale et fiscale et contre le changement climatique. Il a ensuite appelé à l’union avec “tous les partis démocratiques partageant la même vision d’une Europe progressiste”. Interpellé sur sa position face au PPE, il a annoncé que si le parti populaire prônait la stabilité, c’était par peur qu’une majorité sans le PPE soit à présent possible. Il a rappelé que la priorité était les négociations et la formation de coalitions solides avant de jouer à “game of thrones” qui déterminera “qui aura quel poste”, laissant planer par la même occasion le doute sur qui pourrait devenir le prochain président de la Commission. En effet, certains chefs d’Etat s’étant montré sceptiques quant à la nomination automatique du Spitzenkandidaten du parti arrivé en tête, toute chance n’est pas perdue pour Frans Timmermans, notamment parce que la “coalition arc-en-ciel” (partis de gauche et libéraux) obtiendrait la majorité si les différents groupes décidaient de s’allier.

Margrethe Vestager, Spitzenkandidaten nouvellement déclarée de l’ALDE, après des mois d’incertitudes, a affirmé que “le monopole du pouvoir était brisé”, soulignant l’arrivée des libéraux comme véritable force alternative au milieu des deux partis traditionnels (105 sièges estimés). Pour elle, un certain nombre de sujets, comme la nécessité de promouvoir plus de justice climatique, vont permettre la formation de coalitions. Margrethe Vestager a également insisté sur la nécessité de montrer le chemin vers une Commission paritaire, afin de faire de la participation des femmes dans la politique européenne une priorité des cinq ans à venir. Interpellée sur l’annonce très tardive de sa candidature officielle à la présidence de la Commission, elle a répondu qu’elle avait tout autant fait campagne dans le cadre des élections que le reste de la « Team Europe » de l’ALDE, et que l’étiquette de Spitzenkandidat y changeait peu de choses.

C’est le sourire aux lèvres que Bas Eickhout et Ska Keller ont salué les résultats des Verts européens, supérieurs à ce que les sondages prédisaient. Du fait du score particulièrement élevé des Verts en Allemagne d’abord, mais également de résultats positifs dans d’autres pays où les Verts faisaient traditionnellement de faibles scores, comme en Hongrie. Cela reflète une véritable prise de conscience en Europe de la réalité du changement climatique, une véritable “responsabilité” pour les cinq ans à venir. Ils ont appelé les autres partis et groupes à rejoindre leur combat.

Enfin c’est Nico Cué, Spitzenkandidat pour le Gauche Unitaire Européenne, qui fermait la marche. Il s’est dit très heureux de la forte participation électorale dans toute l’Union qu’il a trouvé rassurante dans la mesure où elle montre que l’Union a un avenir dans les yeux des citoyens. Il a tout de même souligné « l’éclatement et la fragmentation » du Parlement, mais se dit ouvert et prêt à discuter avec les autres forces politiques pour construire un programme qui fasse progresser l’Europe sociale et la démocratie dans toutes les institutions européennes.

23h30 : Nouveaux résultats - Victoire des eurosceptiques en Italie et au Royaume-Uni, percée des socialistes en Espagne

Comme annoncé dans les sondages, c’est la Ligue du Nord menée par Matteo Salvini qui arriverait loin devant avec 34%, et qui permettrait donc au groupe d’extrême-droite ENL (Europe des Nations et des Libertés), au sein duquel siège le Rassemblement National, d’acquérir 22 nouveaux députés. C’est donc une progression considérable pour le parti qui obtenait à peine 6% des voix en 2014. Le report d’un grand nombre de voix italiennes par rapport aux dernières élections se ferait au détriment du parti démocrate (de 41 à 23%) et du mouvement de Silvio Berlusconi, Forza Italia (de 17 à 9%). Le Mouvement 5 étoiles subit aussi cette tendance, mais de façon plus modérée (de 21 à 17%).

Au Royaume-Uni, c’est également sans surprise le parti du Brexit, mené par Nigel Farage, qui remporterait la majorité des voix (32%). La progression n’est pourtant pas immense, puisque le parti eurosceptique UKIP avait déjà remporté 27% des voix en 2014. L’écart se creuse toutefois avec les deux autres partis qui parvenaient dans le trio de tête il y a cinq ans : le parti travailliste (Labour) perd 10 points, tandis que les Conservateurs subissent la plus lourde défaite, passant de 23 à 9% des voix, un score sans doute lié à l’échec de la Première Ministre Theresa May de parvenir à faire sortir le Royaume-Uni de l’Union dans les délais prévus. L’avancée est par contre notable chez les libéraux-démocrates, qui passeraient de 7 à 18% des voix, se positionnant comme deuxième parti du pays. Enfin, bien que la progression ne soit pas aussi importante que dans d’autres pays, le Green party parviendrait à doubler les Conservateurs et à se placer comme quatrième force.

Etonnamment, l’Espagne semble faire figure d’îlot rouge au milieu du continent : les socialistes (PSOE/PSC) réaliseraient 33%, confirmant la tendance positive dont bénéficie le parti de Pedro Sanchez depuis les élections législatives il y a un mois. Alors que le PSOE était au coude à coude avec le parti populaire (PP) en 2014, il creuse ainsi l’écart cette année, puisque le PP n’aurait réussi à réunir que 20% des voix. Ciudadanos et Podemos suivraient de loin, avec respectivement 12 et 10% des voix. La percée du parti de centre-droit est toutefois particulièrement notable, puisqu’il ne réalisait que 3% il y a cinq ans.

En Suède, les résultats semblent assez proches de ceux de 2014, à deux exceptions près : les démocrates de Suède, nationalistes et anti-immigration, gagnent 5,5 points, une évolution qui reflète la tendance générale. Surprise cependant, les Verts perdraient 3 points dans le pays, ce qui pourrait s’expliquer par le fait que la thématique environnementale ait été couverte par la quasi totalité des partis pendant la campagne.

En Hongrie, le parti du FIDESZ conserverait son score et sa majorité absolue (52%). Loin derrière suit ensuite la coalition démocratique, qui progresserait tout de même de plus de 6 points. Le Jobbik, parti ultranationaliste, perdrait au contraire plus de 8 points, ce qui lui vaudrait de passer de deuxième à cinquième force du pays. A noter, l’entrée au Parlement européen du mouvement centriste et pro-européen Momentum, créé en 2017, celui-ci ayant récolté 10% des voix.

En Belgique, où trois élections se tenaient de façon simultanée, les résultats sont très similaires à 2014, mis à part une progression des deux partis écologistes (les ECOLO passeraient de 4 à 8%, obtenant par l’occasion 3 sièges en ajoutant celui des Verts), au détriment du parti des chrétiens-démocrates (baisse de 13 à 9%).

23h00 : La participation électorale est globalement en nette hausse par rapport à ce qui avait été annoncé

Plus de 50% des citoyens européens se sont déplacés aujourd’hui pour aller voter, un chiffre en augmentation de près de 10 points par rapport à l’année dernière (42,5%).

La Belgique et le Luxembourg, où le vote est obligatoire, sont sans surprise les deux pays où le taux de participation est le plus élevé belges (respectivement 88,5% et 84,1%). Toutefois, bien que le vote soit aussi en théorie obligatoire en Grèce, à Chypre et en Bulgarie, les taux de mobilisation y sont nettement plus faibles. Parmi les pays où le vote n’est pas une obligation, c’est à Malte (72,7%) et au Danemark (66%) que les gens se sont rendus le plus massivement aux urnes.

Du côté des mauvais élèves, on retrouve la Slovaquie (22,7%), qui voit tout de même son score augmenter de près de 10 points par rapport à 2014, suivie de la Slovénie, de la République tchèque et de la Croatie, où la participation est inférieure à 30%.

La palme de la progression la plus importante revient à la Pologne (+22 points), suivie de l’Espagne (+20,5 points).

En France, la participation atteint presque la moyenne européenne, où un citoyen sur deux est allé voter. C’est tout de même 7 points de plus qu’annoncé, et 8 de plus qu’en 2014, reflétant la tendance générale observée dans le reste de l’UE.

Source : Parlement européen, résultats provisionnels

22h00 : Victoire du parti conservateur en Pologne, progression du parti national libéral en Roumanie

En Pologne, c’est une victoire massive pour le parti conservateur et eurosceptique Droit et justice (PiS), dont le score augmente de 10 points par rapport à l’élection de 2014 (de 32 à 42%), ce qui lui permettrait de passer devant la “coalition européenne”, formée pour les élections de 2019 et se revendiquant en alternative comme étant centriste et pro-européenne. Le grand nombre de partis qui la composent (Alliance démocratique de gauche, Parti populaire, Verts) et la présence de la Plateforme civique, parti arrivé en tête des élections il y a cinq ans, n’auront pas suffi à arrêter la vague eurosceptique en Pologne. Sur les 51 sièges attribués au pays, 21 sont estimés pour le groupe des conservateurs et réformistes (ECR).

En Roumanie, c’est un ex-aecquo pour les deux partis arrivés en tête, les sociaux-démocrates et le parti national libéral (26% chacun), alors que le parti social-démocrate (USD) menait le second de plus de 20 points en 2014. C’est donc une progression énorme pour le parti national libéral (PNL), qui devrait permettre au PPE de remporter le plus grand nombre de sièges parmi ceux attribués à la Roumanie. Les deux partis seraient talonnés par la coalition “alliance 2020” entre l’USR (l’Union pour sauver la Roumanie) et le parti de la liberté et de l’unité sociale (PLUS), libérale et pro-européenne, qui devrait obtenir 24% des voix.

Les résultats au Portugal semblent assez similaires à ceux de 2014, avec le parti socialiste en tête (32%) suivi des sociaux-démocrates (membres du PPE), qui se sont cette année présentés indépendamment du parti populaire. A noter, la progression du bloc de gauche, qui gagnerait 6 points par rapport à 2014.

En Grèce, la coalition de la gauche radicale Syriza, en tête en 2014, conserve son score, mais se fait doubler par le parti conservateur Nouvelle Démocratie qui gagne 9 points (de 23 à 34%). Le parti néo-nazi Aube Dorée, lui, perd 3 points, ce qui lui vaut d’être relégué de troisième à cinquième parti du pays.

21h30 : Les déclarations des présidents des groupes politiques au Parlement européen

Gabrielle Zimmer, cheffe du groupe de la Gauche Unitaire Européenne (GUE/NGL) se réjouit de la hausse du taux de participation dans l’Union et déclare que les estimations de ce soir montrent déjà que les citoyens européens veulent du changement pour des politiques climatiques plus ambitieuses et plus de justice sociale. Elle s’inquiète en revanche de la montée de certains partis d’extrême droite comme le Rassemblement National en France et rappelle que ces partis n’ont pas soutenus les droits sociaux et le climat au Parlement européen.

Les deux vice-présidents du groupe des Verts / ALE montent à leur tour sur la scène qui a pris place au centre de l’hémicycle du Parlement à Bruxelles. Ska Keller se réjouit des résultats et de la progression des partis verts en Europe, insistant sur le déferlement d’une vague verte. Et à Philippe Lamberts de rajouter que les partis écologistes ont toujours leur place : « les citoyens préfèrent l’original à la copie » lorsqu’on constate que les propositions écologistes ne sont plus l’apanage des partis verts mais ont dominé les programmes d’autres forces politiques autant de droite que de gauche. Il insiste également sur le fait que le groupe des Verts, en tant que quatrième force de l’hémicycle d’après les estimations du Parlement européen, aura un puissant levier pour imposer une majorité stable pro-européenne et des propositions ambitieuses pour l’Europe sociale et le climat. Le mot d’ordre est donc de défendre la présence des Verts dans les institutions européennes, à la Commission mais pas seulement.

Puis c’est au tour du patron de l’Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe, Guy Verhofstadt, de s’exprimer. Il se réjouit également de la progression du taux de participation qui dépassera peut-être les 50% espère-t-il. Il accueille également la venue de Renaissance dans le groupe politique et annonce que ces élections sont l’occasion de refonder un groupe libéral et du centre pro-européen. En effet, que ni les sociaux-démocrates du S&D, ni le Parti Populaire Européen n’auront une majorité pour gouverner et que l’ALDE sera par conséquent un allié indispensable pour gouverner lors des cinq années à venir. Guy Verhofstadt souhaite qu’une ALDE refondée pousse pour une Europe plus ambitieuse, qui se concentre par exemple sur la mise en place d’une taxation plus juste et l’achèvement du marché intérieur. Il soutient également le système des Spitzenkandidaten et assure que le prochain président de la Commission devra rassembler une large majorité pro-européenne autour de lui, lisez entre les lignes qu’il se verrait bien lui ou un autre représentant de la « Team Europe » prendre la tête de l’exécutif européen pour incarner cette synthèse entre la droite et la gauche.

Les présidents de groupe vont et viennent sur la scène et c’est à Hans Olaf Henkel de prendre la parole pour le groupe des Conservateurs et des Réformistes Européens (CRE). Il commence par rappeler que son groupe politique ne soutient pas le système des Spitzenkandidaten, regrette le fait que ni Manfred Weber (PPE) ni Frans Timmersmans (S&D) n’ont véritablement réussi à se faire connaître dans l’UE et à dynamiser la campagne selon lui. Il s’en remet donc au Conseil Européen, composé des chefs d’Etat et de gouvernement, pour décider du prochain ou de la prochaine présidente de la Commission européenne. Interrogé par les journalistes présents dans l’hémicycle sur une possible entrée du Fidesc (le parti du Premier Ministre hongrois Viktor Orban) au CRE, il répond qu’il y est personnellement opposé.

Esther de Lange, la vice-présidente du PPE, se félicite elle aussi de l’augmentation du taux de participation et réaffirme l’attachement du groupe au système des Spitzenkandidaten puisqu’il est transparent par rapport aux électeurs et reflète leur choix pour ces élections. Elle s’inquiète cependant de la fragmentation accrue du Parlement européen et de la diminution des forces centristes. Elle poursuit donc en disant que le PPE doit être le groupe qui renforcera ce centre pro-européen.

Enfin, Udo Bullmann du groupe des Socialistes et Démocrates ferme la marche en réaffirmant les trois priorités du groupe pour les cinq ans à venir : réduire la pauvreté dès le plus jeune âge, s’attaquer radicalement au changement climatique et lutter plus activement contre l’évasion fiscale. Selon lui, le Parlement européen a besoin d’une nouvelle alliance et le S&D souhaite y tenir une place centrale en tant que deuxième force politique au Parlement d’après les estimations.

21h00 : Première projection officielle de l’hémicycle 2019-2024

(Source : Parlement européen en collaboration avec Kantar)

20h30 : nouvelles estimations pour le Danemark, la Slovaquie et la Bulgarie - entrée au Parlement de la coalition rouge-verte danoise et défaite des sociaux-démocrates slovaques

Les résultats au Danemark seraient marqués par la défaite du parti populaire (DF) qui perd plus de 13 points par rapport à 2014 (de 27 à 13%), passant du premier au troisième parti des élections. Le parti social-démocrate arriverait en tête (+3), suivi du Venstre (+4). A noter, la coalition rouge-verte (EL) entrera au Parlement, ayant gagné 6.2% des voix.

En Bulgarie, les résultats seraient assez similaires à ceux de 2014, avec toutefois une progression de la gauche (+4) et un plus faible résultat pour le mouvement des droits et des libertés (-3.5%).

Les sociaux-démocrates slovaques perderaient 8 points face à la coalition entre les socio-libéraux du PS et le parti libéral-conservateur SPOLU ("Ensemble"), qui arriverait en tête avec 20% des voix.

20h00 : les estimations pour la France tombent : le Rassemblement National en tête avec 24%, suivi de la liste Renaissance à 22,5%

D’après les estimations de l’IFOP, comme en 2014, le Rassemblement National arrive en 1ère position avec 23,7% des voix. La liste Renaissance (LREM, MoDEM, Agir) recueille 22,5% des suffrages, suivi par Europe Ecologie Les Verts à 12,6%. Les Républicains récoltent quant à eux 8% des voix.

De justesse, la France Insoumise (6,3%) et l’alliance Place Publique – PS – Nouvelle Donne – PRG (6,5%) auront quelques élus puisqu’ils dépassent la barre fatidique des 5% qui leur permet d’accéder à l’hémicycle européen.

En revanche, pas de siège pour Génération.s (3%), Debout La France (3,5%), le Parti Communiste Français (2,5%) et l’UDI (2,1%).

19h30 : Un taux de participation globalement en hausse dans toute l’Union

L’appel au vote dans de nombreux pays semble avoir fonctionné. D’après Europe Elects sur Twitter, le taux de participation serait en hausse dans la quasi totalité des Etats membres.

18h30 : point presse du groupe des Verts / ALE au Parlement européen

Les militants commencent déjà à déboucher le champagne à l’annonce des premiers résultats (encore des estimations) en Allemagne. Les Verts arriveraient en deuxième position avec 22% des suffrages, derrière les chrétiens-démocrates (CDU/CSU) à 28% et devant les sociaux-démocrates du SPD avec 15,5%.

Ska Keller et Bas Eickhout, le duo de candidats tête de liste à la présidence de la Commission européenne pour le parti vert européen, entrent alors dans la salle réservée pour le groupe politique au Parlement ce soir, ils sont accueillis par une standing ovation. Ska Keller commencent par remercier les militants pour leur implication tout au long de la campagne et souligne la victoire des partis verts en Allemagne et ailleurs (Autriche, Irlande) : « c’est une belle célébration, qui s’accompagne de grandes responsabilités ».

En effet, il est probable que le groupe des Verts s’agrandisse dans l’hémicycle européen, ce dont Bas Eickhout se réjouit : « a green wave is coming ! » (une vague verte arrive !). Attendons maintenant de voir si l’essai va se transformer dans les autres Etats membres...

18h15 : les premières estimations tombent

Source : Parlement européen

En Autriche, le parti populaire autrichien arriverait en tête avec 34.5% des voix, un score plus élevé que celui de 2014 (27%) et 11 points devant le parti social-démocrate. Le FPÖ serait troisième, avec un score pourtant inférieur de 2.2 points par rapport à celui de 2014.

En Allemagne, les Verts devraient créer la surprise en arrivant deuxième derrière le parti d’Angela Merkel avec un score de 21%, soit près de 11 points de plus que celui de 2014, ce qui leur permettrait de gagner 9 sièges supplémentaires au Parlement. La chute semble à l’inverse brutale pour le parti social-démocrate (SPD) qui perd ces 12 points. La baisse de 6 points du score des chrétiens démocrates CDU-CSU (de 35 à 29%) profite elle majoritairement à l’AfD, qui devrait arriver quatrième.

Aux Pays-Bas, alors que les sondages prédisaient la victoire du parti populaire pour la liberté et la démocratie (VVD), c’est finalement le parti des travailleurs (PvdA) qui arriverait en tête. Pourtant, les scores restent très partagés puisque les deux partis ne récoltent respectivement que 18 et 15% des voix.

En Irlande, c’est le Fine Gael, parti de centre-droit d’inspiration démocrate chrétienne, qui arriverait en tête, doublant le score des partis qui le suivent.

A Chypre et Malte, les résultats sont assez similaires à ceux de 2014 : sur l’île d’Aphrodite, le Rassemblement démocratique (appartenant au PPE) serait en tête, malgré un score plus faible de 5 points, suivi du parti progressiste des travailleurs d’influence communiste. A Malte, le parti travailliste arriverait comme en 2014 en tête avec 55% des voix, suivi du parti nationaliste proche de 40%.

En Croatie, l’Union Démocratique Croate (HDZ) arriverait en tête avec 23,43% des suffrages, suivi par le parti social-démocrate (SDP) avec 18,38%. L’indépendant Mislav Kolakušić arriverait en 3e position avec 8,20% des voix.

17h30 : mise à jour des taux de participation

En France, le taux de participation s’élève à 43,29% à 17h d’après le Ministère de l’Intérieur. C’est déjà 8 points de plus que le taux de participation final des Français aux élections européennes en 2014.

Dans les autres Etats membres, en fin de journée (d’après Europe Elects) :

  • 63% au Danemark
  • 59% en Allemagne (+10,9 par rapport à 2014)
  • 48,54% en Espagne (+14,5 par rapport à 2014)
  • 43% en Roumanie
  • 37% au Royaume-Uni
  • 32% en Croatie

15h40 : Le taux de participation en France est en hausse par rapport à 2014

D’après les chiffres du Ministère de l’Intérieur, le taux de participation en France Métropolitaine est de 19,26% dans les bureaux de vote français à 12h. En 2014, le taux de participation à midi s’élevait à 15,70% et en 2009 à 14,81%.

D’après le site Europe Elects, le taux de participation à la mi-journée dans les autres Etats membres votant aujourd’hui étaient aussi en hausse :

  • 20,3% en Suède, comparé à 17,2% en 2014
  • 29,4% en Allemagne, contre 25,6% en 2014
  • 30,5% en Hongrie, comparé à 19,5% en 2014
  • 34% en Estonie, contre 31,48% en 2014
  • 37,6% au Danemark, comparé à 30,2% en 2014
  • 31,42% en Roumanie, contre 18,41% en 2014
  • 34,02% en Espagne, comparé à 23,87% en 2014
  • 14,39% en Pologne, contre 7,31% en 2014

Les premières estimations dans les Etats membres qui votaient le 23 mai

Tous les Etats membres ne votent pas le même jour pour les élections européennes. Ainsi, les Pays-Bas et le Royaume-Uni étaient appelés aux urnes le 23 mai. Pour l’Irlande et la République Tchèque c’était le 24 mai, suivis par la Lettonie, Malte, la Slovaquie le 25 mai. Tous les autres Etats membres votent aujourd’hui et les résultats finaux ne seront pas connus avant minuit ce soir.

D’après les premiers sondages "sorties des urnes", dont il faut prendre les chiffres avec la plus grande précautions puisque ce ne sont que des estimations pour le moment, les travaillistes du PvdA étaient donnés en tête aux Pays-Bas. Le parti libéral du Premier Ministre en exercice Mark Rutte, le VVD, arriverait en deuxième position.

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