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Derniers commentaires

  • Un stage à la Commission européenne : comment faire ?

    Hier  14:40, par PASMANTIER

    Bonjour
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    Je me ferais un plaisir de vous envoyer une Invitation Gratuite à l’évènement.
    ipasmantier@qs.com

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    ipasmantier@qs.com

  • Une souveraineté accrue grâce à l’intégration européenne

    Lundi dernier  17:01, par Xavier Chambolle

    Erreur de ma part concernant la Suède. Mea culpa. Néanmoins vous en trouvez, en zone euro, des pays qui dépensent beaucoup plus que d’autres.

    « Le Québec, par son propre pouvoir fiscal, peut lever les impots nécessaires à sa politique « socialiste ». »
    Une fédération européenne minarchiste ne s’ingère pas dans la fiscalité des Provinces. Et une Constitution claire empêcherait qu’elle s’en mêle, même pour de vagues raisons d’harmonisation.

    « Cet équilibre nécessaire nous est imposé, en partie, par la monnaie commune. »
    S’endetter pour rembourser les emprunts et payer les traitements est malsain. Tout comme le crédit à la consommation à l’échelle de l’individu. Ce "critère" de Maastricht, pour la monnaie commune, n’est jamais qu’une logique formalisée. Cela tombe sous le sens qu’il faut un budget équilibré. Rare sont les États à l’avoir respecter. Et on voit bien où ça les mène. Pourquoi ? Parce que l’outil monétaire aurait changer quelque chose ? Bien sûr que non. Les politiciens ont besoin de faire des promesses pour être élu et de graisser les pattes pour être réélu. "Après moi le déluge". L’euro n’est qu’un bouc-émissaire. Les responsables sont ceux qui nous ont gouverné depuis plusieurs décennies.

    « Concernant la Californie : c’est l’Etat le plus prospère des Etats-Unis. »
    L’économie est prospère, le gouvernement lui est dans une situation catastrophique.
    http://www.sfgate.com/cgi-bin/artic…
    Enjeu électoral majeur.
    Il serait préférable que l’équilibre budgétaire soit une règle. Mais au fond, peu importe. Si une Province est mal gérée, elle paye les pots cassés. Je parle bien sûr de l’État et non de son économie. Ce n’est pas parce que l’État de Californie croule sous les dettes que son économie ne fonctionne pas. Ce problème de dette en Californie est d’ailleurs très local, vu sa taille, comparé à la Grèce… C’est amusant de voir le pouvoir de nuisance, très différent, qu’ont ces États de taille largement différente. Cette crise Grecque est un prétexte pour pointer du doigt l’euro et justifier des politiques menées de manière non démocratique.

    « J’entends « gouvernance économique partagée ». »
    Mais c’est quoi la gouvernance économique ? Regardez aux USA, au Canada, en Suisse. Ils ont une monnaie unique, un budget fédéral et autant de budgets locaux (à l’échelle de l’État/Province/Canton) : chacun ses oignons. La Federal Reserve est totalement indépendante des États, il n’est qu’en relation avec l’échelon fédéral… Et il y a encore mieux : la BCE (du moins avant son détournement).

    Il faut visiter ces pays pour saisir l’incroyable diversité entre chaque entité… et mesurer l’ampleur de leurs compétences, prérogatives, bref, de leur souveraineté. Que vous visitiez la Bretagne et la Provence, il n’y a que les paysages et les mentalités qui changent. Heureusement qu’en Alsace-Moselle nous avons notre droit local !

    « la seule politique budgétaire qui pourra en découler sera l’équilibre. »
    Je vous réfère à la théorie des cycles économiques de l’école autrichienne : la monnaie n’est pas un outil magique. Il faudrait arrêter de croire qu’on peut faire fonctionner la planche à billet pour financer des politiques, ou bien dévaluer une monnaie pour des gains en compétitivité. C’est un jeu séduisant, mais très dangereux. "Plus c’est payant, plus c’est risqué". Si ça marchait, pourquoi ne pas offrir aux citoyens la santé, l’enseignement, les frais de justices, la bouffe, tout !?

    Alors certes avec la planche à billet vous réglez le problème de la dette public notamment… Mais encore faut-il soustraire de ce bilan positif les innombrables effets négatifs engendrés. Renflouer l’État au prix du pillage des épargnants et d’un coup de poignard dans le dos pour les ménages les moins aisés : non merci !

    Quand nous avions le Franc, personne ne venait voir la Communauté Urbaine de Strasbourg pour lui dire "fais gaffe si tu gères mal ton argent tu vas faire exploser notre monnaie et toute notre économie, DONC on va fixer ton budget avec toi".

    « ce nécessaire « équilibre » conduit certains Etats à mener de graves politiques d’austérité. »
    S’ils conduisent des politiques d’austérité, ce n’est pas pour ce "nécessaire équilibre". Ils le font parce qu’ils ont adopté une politique irresponsable basée sur l’endettement. Il est tout à fait révélateur qu’on cherche aujourd’hui des solutions pour qu’ils s’endettent à meilleur coût. Et puis il y a politique d’austérité et politique d’austérité. Vous pouvez faire comme la Grèce (ou la France) : augmenter les impôts, c’est une austérité pour l’économie et les contribuables. Vous pouvez faire comme la Suède ou la Nouvelle-Zélande : réduire drastiquement les dépenses et, pour les kiwis, baisser également l’imposition, réduire les formalités bureaucratiques ; c’est une austérité pour l’État.

    « même bien délimitées, les compétences entre Etat fédéral et landers n’empêchent pas que chacun de ces échelons doivent présenter des budgets en équilibre. »
    Et c’est tant mieux ! Encore une fois, même avec un budget équilibré, vous pouvez mener des politiques écologiques, socialistes, libérales, etc.

    Les institutions publiques ont une responsabilité envers nous. Il est normal, logique, qu’ils montrent patte blanche à une instance légitime, démocratique. Si vous vous endettez au-delà du raisonnable Magali, c’est votre problème à vous. Quand vos responsables politiques le font, ça nous regarde tous.

    « la démocratie n’existe qu’à l’échelle des Nations. Etant donné qu’il n’existe pas de peuple européen, il ne peut y avoir de démocratie à l’échelle de l’Europe. »
    Etymologiquement, la démocratie c’est la souveraineté du peuple. Concrètement, c’est que chaque individu majeur puisse peser sur la politique… de sa ville, de sa région, de son pays. Peu importe l’échelon.
    Donc non, la démocratie n’existe absolument pas qu’à l’échelle des Nations ! La preuve, je suis Alsacien, pourtant je vais élire le futur président Français, tout comme j’ai élu le maire de Strasbourg, mon député au parlement ainsi que mon eurodéputé.
    Pas besoin d’un peuple unique et homogène pour avoir une démocratie avec une instance représentative.

    Au sujet de la guerre d’Irak. Imaginez une Constitution qui dise, explicitement, que la guerre est une compétence fédérale et qu’elle ne peut être qu’une réponse à une agression. S’il fallait "porter la guerre", alors il faudrait l’accord du peuple (votation, vote des députés, il y a plusieurs possibilités). La guerre d’Irak aurait-elle eu lieu avec la participation des européens ? J’en doute fortement. La participation de certains pays, si vous y regardez de plus près, s’est faite malgré une forte défiance des populations.

    « je maintiens que ces compétences seront nécessairement contrôlées par le niveau fédéral, puisque vous souhaitez construire une fédération dans laquelle la monnaie serait « indépendante ». »
    Si la banque est indépendante, c’est que même le fédéral ne la contrôle pas. Mais je vous assure, pour orienter une politique sociale et économique, il n’y a pas que la monnaie qui rentre en ligne de compte. ;)

    « Je ne reconnais que peu de légitimité au système représentatif. »
    Je vous rejoins, personnellement je préfère de loin les votations, comme en Suisse.

    Je ne cherche pas à défendre l’UE.

    Quel est l’objectif ? Faire en sorte que les Européens (en tant qu’individus) 1) vivent dans un environnement démocratique 2) où leurs libertés fondamentales seraient protégées et 3) où ils seraient en mesure de déterminer l’orientation politico-socialo-économique de leur territoire (et donc leur prospérité, leur modèle de Société, leur culture).

    Nous pouvons avoir plusieurs États qui coopèrent plus ou moins. Seul le point 3 serait certain… Pour 1 et 2 cela dépendrait finalement de chaque État.

    Dans l’Union Européenne actuelle, nous n’avons pas vraiment le 1, le 2 est quand même bien réel (certes loin d’être parfait), quant au 3 nous nous en éloignons de plus en plus.

    Enfin dans l’article il y a cette possibilité de fédération minarchiste, déjà suffisamment détaillée. Il me semble que le 1, 2 et 3 sont respectés. Vous doutez de la méthode "couches d’oignons" pour "diriger" l’économie et la Société, moi non (cf. USA, Canada, Suisse). Vous persistez à croire qu’il faut une "gouvernance commune"… mais ça c’est l’argument de l’UE européenne pour rentrer dans vos chaumières et nuire ainsi au principe de subsidiarité. Quant à la perte de souveraineté, je vous répondrai simplement que nous, Alsaciens, ne sommes pas souverains en Alsace et que ce projet fédéraliste ferait de nous une Province autonome sur les points essentiels que sont la fiscalité, l’enseignement, la santé, le filet social, etc.

    Quelles sont vos solutions pour une Europe plus démocratique & apte à relever les défis (menaces) et demain ?

  • Une souveraineté accrue grâce à l’intégration européenne

    Lundi dernier  11:59, par Magali

    Merci pour cette longue réponse !

    - Sur le principe de subsidiarité
    Je maintiens mes propos.
    Vous avez une définition, certes plus honorable que celle qui est pratiquée actuellement dans l’UE, mais : mettre en place un principe de subsidiarité suppose de s’interroger pour chaque action du niveau d’action le plus pertinent.
    Vous prétendez que c’est le niveau local, très bien.
    L’UE prétend que c’est le niveau communautaire, et elle a ses arguments : économie d’échelle, harmonisation, etc. On peut ne pas être d’accord mais, en défendant le principe de subsidiarité, vous vous contraignez à argumenter pour chaque action.
    De ce fait, c’est pour cela que j’écrivais que ce que « vous défendez en réalité, ce n’est pas le principe de subsidiarité mais un partage clairement établit des compétences entre l’échelon fédéral et local. »
    Vous voulez graver dans le marbre, au travers de la Constitution, quelles sont les compétences locales et fédérales.

    - Sur la politique budgétaire
    Vous le dites vous même : « ne politique budgétaire stricte c’est l’équilibre ». Cet équilibre nécessaire nous est imposé, en partie, par la monnaie commune.
    * Concernant le Québec : le Canada n’est pas marqué par une orthodoxie monétaire telle qu’en Europe. Le pays est donc prospère. Le Québec, par son propre pouvoir fiscal, peut lever les impots nécessaires à sa politique « socialiste ».
    * Concernant la Suède : l’adoption de l’euro a été rejetée par référendum.
    * Concernant la Californie : c’est l’Etat le plus prospère des Etats-Unis.

    - Sur la gouvernance commune
    J’entends « gouvernance économique partagée ».
    Je maintiens qu’avoir une monnaie commune suppose de mettre en commun la politique budgétaire.
    Tant que l’Europe aura pour seule politique monétaire la limitation de l’inflation, la seule politique budgétaire qui pourra en découler sera l’équilibre. Etant donné les disparités existantes au sein de l’UE, ce nécessaire « équilibre » conduit certains Etats à mener de graves politiques d’austérité.
    Concernant l’Allemagne : même bien délimitées, les compétences entre Etat fédéral et landers n’empêchent pas que chacun de ces échelons doivent présenter des budgets en équilibre.

    - Sur l’autonomie des Provinces
    J’entends l’autonomie comme une composante de la souveraineté.
    Est-on autonome quand on tient nos pouvoirs d’une instance supranationale/provinciale ? Votre exemple suisse le prouve : la Constitution limite la souveraineté des cantons.
    Il en va de même de la compatibilité. L’exemple hongrois est parlant.
    Je regrette que vous n’envisagiez le débat que sous les deux extrêmes : intégration/isolement. Une France indépendante/autonome n’est pas, dans mon esprit, une France isolée et faible. Rappelons-nous que si l’armée et la politique extérieure étaient des compétences communautaires, le non de France a la guerre d’Irak n’aurait pas existé.
    J’entends bien votre argument « La fédération minarchiste c’est mieux que l’UE actuelle ». J’en concède. De mon coté, je pense que la démocratie n’existe qu’à l’échelle des Nations. Etant donné qu’il n’existe pas de peuple européen, il ne peut y avoir de démocratie à l’échelle de l’Europe.

    - Sur les compétences économiques et sociales
    Encore une fois, je maintiens que ces compétences seront nécessairement contrôlées par le niveau fédéral, puisque vous souhaitez construire une fédération dans laquelle la monnaie serait « indépendante ».

    - Sur l’Alsace
    Je pense que les autonomistes pro-européens trouvent dans l’Europe un très bon échos des revendications régionalistes. Je ne considère pas les régionalistes comme des partisans du repli identitaire. Il en va de même pour les nationalistes.

    - Sur la construction européenne
    Je ne reconnais que peu de légitimité au système représentatif. Nos dirigeants, certes élus, n’ont jamais promis à leurs électeurs de transférer la souveraineté française aux institutions communautaires.
    Par ailleurs, quand ils ont bien voulu nous consulter (il a quand même fallu attendre Maastricht), ils sont passés outre le refus des français (TCE).

  • Interview de M. Hervé Morin : « La réponse à cette situation réside dans le fédéralisme européen »

    Lundi dernier  09:13, par Xavier

    « une vraie politique industrielle et de recherche européenne »
    Un interventionniste de plus. J’aime ce terme de "politique industrielle", ça ne veut rien dire, c’est beau et ça cache l’horrible réalité : on investit à la place des citoyens (qui ne sont pas plus bêtes que les bureaucrates). Qu’est-ce qui nous dit que le bureaucrate va mieux investir que le citoyen ?

    « une harmonisation sociale, avec un socle social minimum commun »
    Liberticide.

    Pas mal l’idée de "fils refondateurs". Excellent même ! À reprendre ! :)

    Quoiqu’il en soit je reste sceptique envers Hervé Morin. Il y a doublon avec Bayrou, cela ne peut qu’affaiblir le centre. Stratégie malvayante ?

  • Une souveraineté accrue grâce à l’intégration européenne

    Lundi dernier  00:30, par Xavier Chambolle

    Je reviens sur vos deux commentaires.

    1) PRINCIPE DE SUBSIDIARITÉ
    « Ce que vous défendez en réalité, ce n’est pas le principe de subsidiarité mais un partage clairement établit des compétences entre l’échelon fédéral et local. »
    Principe de subsidiarité : souci de veiller à ne pas faire à un niveau plus élevé ce qui peut l’être avec plus d’efficacité à une échelle plus faible, c’est-à-dire la recherche du niveau pertinent d’action publique.

    Pourquoi ne pas mener cette réflexion maintenant ?
    L’armée et la diplomatie sont plus efficaces (et efficacement gérés) à un plus grand échelon. La justice, la police, la santé et l’enseignement le sont à un plus petit échelon. De même que l’environnement, la gestion de l’eau, des déchets, etc. Néanmoins il peut y avoir un deuxième niveau de justice, plus grand, notamment pour les recours. Il faut évidemment une coopération entre les polices et les services de santé, de même que sur l’environnement.
    Cela ne nécessite pas d’uniformisation. Pour coopérer il suffit de s’entendre et d’agir en concertation.

    Bref. Déterminer clairement les compétences du fédéral et du provincial (celui-ci pouvant déléguer à volonté à ses composantes ou bien ne pas assumer la mission) revient…. à formaliser le principe de subsidiarité. Il n’y a donc aucune incohérence.

    En revanche si on donne au fédéral l’ensemble des compétences (comme cela tend à l’être avec l’UE), alors là nous sommes d’accord : c’est nier le principe de subsidiarité. Je défend donc un partage des compétences qui correspond au principe de subsidiarité.

    Une fédération social-démocrate nie le principe de subsidiarité, comme l’UE, comme l’État central français. Une fédération minarchiste le matérialise.

    « En effet, le principe de subsidiarité est particulièrement bien appliqué aujourd’hui dans l’UE et conduit à ce que de plus en plus de compétences soient gérées au niveau communautaire. »
    Au contraire ! L’UE se targue d’appliquer le principe de subsidiarité, alors qu’il n’en est rien. Il me semble que vous inversez la définition. Si l’UE s’ingère de plus en plus dans des domaines où le "local" est plus efficace, alors qu’elle laisse l’armée et la diplomatie (qui gagneraient énormément à être géré au niveau communautaire), c’est bien qu’elle est complètement à l’opposé du principe de subsidiarité ! Cette attitude de l’UE on la doit à l’influence de la France notamment (centralisatrice, interventionniste) et à la prépondérance des sociaux-démocrates et conservateurs (s’il y a plus de libéraux, au sens classique, cela ne se passerait pas ainsi) ; pour ces politiciens, l’objectif est d’avoir le plus d’impact possible. On sent bien qu’il nous manque cruellement une Constitution pour calmer leurs ardeurs.

    2) UN OIGNON A PLUSIEURS COUCHES
    « On le voit avec l’euro, avoir une monnaie commune nécessite de respecter des règles budgétaires strictes. Je m’oppose donc à l’idée qu’une Province pourrait, dans ce modèle, mener à son gré une politique socialiste. »
    Le Québec ne maîtrise pas le dollar canadien et mène pourtant une politique socialiste (ou en tout cas très proche). La Suède, qui a l’euro, mène une politique socialiste (taxes et impôts élevés, forte redistribution, nombreuses prestations publiques). Non je vous assure, la monnaie n’est qu’un outil pour faciliter les échanges. Regardez la Californie, c’est la débandade totale… pourtant cela n’impacte pas le dollar. On se plante totalement sur l’analyse de cette pseudo crise de l’euro. Nos politiciens n’assument simplement pas leur responsabilité : ils sont pourtant les seuls responsable de l’endettement.

    Une politique budgétaire stricte c’est l’équilibre. Vous avez deux extrêmes : se permettre de dépenser beaucoup grâce à d’importants revenus et limiter les dépenses pour ne pas avoir à trop prélever.

    « Concernant la gouvernance commune 
Vous ne pouvez pas mettre de coté cette compétence commune dans votre projet de fédération, même minarchiste, car celle-ci est indispensable à la survie d’une monnaie commune. »
    Commencez donc par m’expliquer ce qu’est le terme vague de "gouvernance commune"… Concrètement c’est quoi ?
    Nous n’avons pas besoin d’une "gouvernance commune" à partir du moment où les compétences sont réparties (chacun ses oignons) et que le niveau fédéral est sous contrôle des citoyens.
    Je constate néanmoins que le Canada, qui n’a qu’une monnaie, qui ne peut être influencée par les Provinces, est un pays qui fonctionne bien, dans le respect (certes relatif) des politiques provinciales. Il en va de même en Suisse. C’était pareil en Allemagne. Etc. Ces pays ont-ils pour autant une "gouvernance commune" ? Ils ont simplement des compétences délimitées.
    C’est la raison pour laquelle j’avance l’idée d’une fédération minarchiste : les compétences fédérales seraient réduites au strict minimum, garantissant une grande marge de manœuvre aux Provinces. Et cette marge de manœuvre ne pose pas problème à la monnaie. Et la monnaie commune ne pose pas problème aux politiques provinciales (parce que, je le répète, la monnaie n’est pas un outil magique).

    « Une fédération impliquera nécessairement que les Provinces détiennent leurs compétences de la Constitution fédérale. Elles ne seront donc pas, par définition indépendantes et souveraines. Les québécois pourront vous le confirmer. »
    Je n’ai jamais parlé d’indépendance, mais d’autonomie. ;) Et qu’est-ce que la souveraineté ?
    C’est le droit exclusif d’exercer l’autorité politique (législative, judiciaire et/ou exécutive) sur une zone géographique ou un groupe de peuples.
    Aujourd’hui, avec l’UE, vous en conviendrez, la souveraineté des peuples est faible. Leurs Lois sont des transpositions de directives européennes à 80%. Leurs politiques parfois dictées par Sarkozy et Merkel.
    Avec la fédération minarchiste que je défend, le législatif "provincial" ne serait pas la transposition de directives, mais n’aurait qu’à être "compatible" à la Constitution fédérale. Celle-ci ne s’exprimant pas sur tous les sujets, loin de là. Il n’y aurait, à part la délimitation des compétences, que des grandes règles à respecter (liberté d’expression, liberté de circulation, etc.).
    Donc, avec une structure fédérale, donc une plus forte intégration européenne, parce qu’elle serait minarchiste, cela engendrerait une souveraineté accrue pour les européens, à travers leurs Provinces.
    Elles seraient plus souveraines qu’avec l’UE, mais, évidemment, elles ne le seraient pas totalement. Il faut néanmoins se poser la question suivante :
    vaut-il mieux confier une partie (armée, diplomatie, défense des libertés fondamentales) de sa souveraineté à une fédération européenne à travers laquelle on pourrait se faire entendre, ou bien s’isoler et risquer de ne pas être en mesure de défendre nos intérêts, notre liberté et… notre souveraineté ?
    Je suppose que cette question, les hommes libres des vallées d’Ur, de Schwytz et de Nidwald se la sont posée ! Les cantons de Lucerne, Zoug, Bern etc. se la sont également posée.
    Il faut bien comprendre qu’une fédération minarchiste telle qu’énoncée dans l’article, c’est, comparé à la situation actuelle de l’UE, une grande avancée démocratique. Et la démocratie, c’est "l’individu souverain".

    Regardez ce que Wikipedia nous dit au sujet de la Suisse : « La répartition actuelle des compétences entre la Confédération et les cantons est formalisée dans la constitution fédérale, qui précise les limites de leurs souverainetés respectives. ».

    3) IN VARIETATE CONCORDIA
    « les problèmes découlant du caractère hétérogène de l’UE »
    À Strasbourg il y a des quartiers pauvres, mixtes et aisés. En France il y a des régions moins riches et riches. En Europe il y a des pays pauvres, voire miséreux et d’autres très riches. L’hétérogénéité on la trouve partout, à tous les niveaux.
    L’égalité ne doit pas être un but à atteindre (c’est simplement liberticide). La seule égalité pour laquelle il faut se battre, c’est l’égalité devant la Loi.
    L’objectif d’une fédération européenne minarchiste n’est pas d’aplanir les différences (sociales, fiscales, économiques, politiques, culturelles) entre les Européens. L’objectif est d’avoir un système démocratique en mesure de se défendre (armée et diplomatie au fédéral), qui garantit les libertés fondamentales aux citoyens européens (Constitution) et c’est tout. Donc dans tout le vide qu’il resterait à combler, cela appartient aux citoyens des Provinces d’en faire ce qu’ils souhaitent, avec leurs moyens.
    Je pense que se donner une mission simple et limitée pour l’Europe est la meilleure manière de réussir.
    La situation économique et sociale ne concernerait donc pas la fédération : c’est du ressort des Provinces. La fédération n’est là que pour garantir une situation de paix intérieure, avec des libertés fondamentales respectées, une stabilité monétaire et la non-ingérence des pays extérieur.

    « Indiquez-vous que la construction de la république française n’a pas remis en cause les identités régionales ? 
Aussi, je comprends que vous entendiez défendre l’indépendance régionale. Pour autant, cette revendication ne me semble pas forcément aller de paire avec une revendication européenne. »
    À partir de la victoire des jacobins, les identités de France ont été malmenées. C’est un fait.
    Je ne défend pas l’indépendance de l’Alsace, mais son autonomie. Je suis pour une autonomie dans le domaine de l’enseignement, la santé, la fiscalité, le social, etc. Et pour confier la défense et la diplomatie à l’Europe.
    On peut parfaitement construire son identité sans nier celle des autres. On peut également avoir plusieurs identités, pourquoi pas en cercles concentriques ?
    Vous seriez surpris du nombre d’autonomistes pro-européens en Alsace ! Nous bien bien content de ne pas correspondre à la caricature de l’autonomiste xénophobe qui ne cherche que le repli identitaire. Je pense que cette attitude ouverte et foncièrement tolérante illustre bien la confiance que nous avons en notre culture et le profond respect que nous avons envers notre prochain, fut-il d’une autre culture.

    « L’Union des cantons a été l’aboutissement de leur volonté respective. Cela ne semble pas être le cas des Nations européennes. 
La dévaluation du franc suisse n’a pas été une décision irresponsable. »
    L’UE n’a envahi aucun pays. Les citoyens ont élu des dirigeants qui ont décidé de créer (ou de rejoindre) cet ensemble communautaire.
    On peut critiquer le manque de démocratie (et à raison !), mais dans les faits, ce sont des représentants légitimes qui ont adhérer à l’UE. Au fond, ce n’est pas tant l’UE qui est critiquable, mais plus ses membres ! Et je suis d’avis que la France est un pays qui souffre de grosses lacunes au niveau démocratique. La Suisse serait d’ailleurs un admirable exemple.

    Le fédéralisme européen, s’il est minarchiste ou largement inspiré de ce courant libéral classique, rentre difficilement dans les cases actuelles de la politique… Il faut savoir adopter d’autres grilles de lecture et, force est de constater qu’il est aussi bien en phase avec des revendications régionalistes et souverainistes, que pro-européennes, ce qui est loin d’être paradoxal.

  • Engageons-nous contre le national-populisme hongrois !

    Samedi dernier  21:07, par Giroud Bernard

    Il ne suffit d’afficher des gros bras ou de se couvrir de belles casquettes, pas plus que de faire porter le drapeau par une garçon nette bien encadrée pour régler des problèmes de pauvreté ou de mal-vivre ;
    Il ne suffit pas de crier sa colère, de se mettre en bataille, et de casser ce qu’ont fait les parents pour croire que l’on va sortir de l’ornière.
    Il ne suffit de penser que l’on est les plus forts, de se priver de ceux qui pensent autrement et de rejeter l’idée que l’on ne comprend pas, pour aller vers des jours meilleurs ;
    Il semble bien que ce soit le contraire, qu’aient trouvé les modèles ou les expériences d’un passé encore pas si lointain.
    Il faudrait rappeler à ceux qui sont tenté par des discours de haine, d’orgueil, ou de séparation, que si eux ne semblent pas trouver de porte de sortie dans notre Europe, pour entrer dans un nouveau monde, il n’en est pas de même pour bien plus grands et bien plus forts que nos petits pays.
    Même si les gros bras batailleurs voulaient en découdre avec voisins ou opposants, il faudrait rappeler à leurs petites cervelles à casquettes militaires que d’énormes moyens lointains et précis peuvent en quelques secondes les jeter en dehors du grand jeu, eux et toutes leurs cliques.
    Personne ne permettra que l’incendie ne s’allume, et la crainte de Dieu, a toujours été le commencement de la sagesse.
    Si l’on parle donc de sagesse, et qu’il faille recourir à ses voies, je crois qu’il serait bon pour tous et pour chacun, de chercher à comprendre comment retrouver les chemins de concorde.
    Comme toujours, la nature a horreur du vide. Il faut bien reconnaitre que les déséquilibres, les trop grandes différences, les difficultés journalières pour subvenir à leurs premiers besoins, pour nombre de nos concitoyens permet à la peur, cette gangrène de l’esprit, cette peste, de se développer. Elle est mauvaise conseillère.
    Mais la question est : Ou aller, comment faire, à qui faire confiance ?
    Faire confiance au meilleur !
    Comment reconnaitre ce meilleur, à travers tous ces brouillards du mensonge ?
    Il nous faut chercher, en premier lieu, le meilleur témoin des vertus exemplaires, celui qui les applique pour lui ; Celles-ci sont bien connues, et enseignées depuis longtemps ; Elles constituent, de toujours, le phare le plus sur, dans la tempête.
    En second lieu il faut user d’intelligence, pour « remettre à l’heure », sans faiblesse, certaine pendules du gaspillage de l’inefficacité ou de l’outrance financière.
    Enfin il faut compter aussi sur la bienveillance du ciel "Aides-toi, et le ciel t’aidera".
    Autrement dit, ne croit pas que tu sois seul, à vouloir faire bien, ou mieux : Fais confiance à ceux que tu connais pour être digne de foi ; Élargis ton cercle à la mesure que ton cœur et ta raison te le permettent ; Tu rencontreras le courage et l’intelligence ; Tu rencontrera la force et la connaissance ; Et tu rencontreras surement, si tu persévères, le chemin qu’éclaire l’étoile, celle qui mène à la réconciliation, et aux projets que l’on peut alors, réaliser en commun.
    Rappelle-toi ; Ceux qui te parlent de ces projets que l’on réalise en commun, et qui les appliquent à la mesure des besoins, ceux-là sont sur le bon chemin.

  • Engageons-nous contre le national-populisme hongrois !

    Samedi dernier  13:23, par Ronan

    Vu la situation actuelle en Hongrie, il serait peut-être en effet bien et nécessaire d’envoyer sur place, comme s’apprête à le faire le Parlement européen, d’ailleurs (à moins que cela ne soit déjà décidé à cette heure…) la fameuse commission d’enquête tant demandée pour examiner sur le terrain ce qu’il s’y passe vraiment. Nul doute que cette fameuse commission trouvera très certainement plus de facilité à travailler en Hongrie qu’elle n’en aurait trouvé en Birmanie et en Syrie (entre autres, et par exemples…). Et ce, afin de savoir s’il faut activer (ou non) les dispositions du fameux article 7 des traités européens.

    Car, de deux choses l’une : soit (1) l’opposition hongroise nous raconte des « carabistouilles » tout de même assez énaurmes (ce dont je doute, tout de même, au vu de nombreux témoignages qui s’expriment à ce propos…), soit (2) le PPE devrait nourrir une honte profonde à entretenir un tel soutien à l’égard du gouvernement et du parti de Viktor Orban (point de vue vers le quel j’aurais plutôt tendance à pencher…).

    Néanmoins, tout de même, certains arguments utilisés me laissent tout de même perplexe : dans cette affaire hongroise, il existe suffisamment d’arguments fondés et rationnels (ex : trafficotage de la loi électorale et charcutage à convenance des circonscriptions électorale…) (ou récentes « lois » sur les médias…) (ou récentes « modification » des modalités du contrôle de la constitutionnalité des lois…) pour « charger » Viktor Orban et contester utilement son pouvoir (et à raison), sans qu’il soit pour autant nécessairement utile d’utiliser à ces fins des arguments purement rhétoriques et contestables, à la limite du péché véniel (voire du grand n’importe quoi).

    Vouloir, comme dans l’un des commentaires ci-dessus, absolument dresser un parallèle entre l’actuel pouvoir hongrois et la France de Vichy (tout le monde aura compris ?!) sous prétexte que l’un et l’autre ont - un jour ou l’autre - employé l’expression « Révolution nationale », c’est too much. (Nb : il en connaît quoi, de la France de Vichy, Viktor Orban ?! Sait-il seulement que « son » expression y a effectivement été employée, mais dans un tout autre contexte ?!).

    Même chose, et « too much » également : quand Danny Cohn-Bendit prétend (dans un discours prononcé au parlement européen, pas plus tard que cette semaine…) qu’il a en Hongrie de la « famille » (? !) (alors que tout le monde sait que ce n’est factuellement pas le cas… à moins de parler là de « famille (très) élargie »…), et que ceux là ont « peur » (rien que ça…).

    Soyons sérieux, cinq minutes : on ne combat pas un régime qui dérape par des lois inopportunes, voire démocratiquement scélérates (car elles le sont, pourquoi pas…), en tombant également dans des outrances qui, assurément, décrédibilisent la critique ! Pas non plus en mentionnant à tout bout de champ les « heures les plus sombres de notre histoire » et la « peste brute » à chaque flambée national-populiste (ce qui, par trop de systématisme et de rhétorique inopportune, ferme la réflexion avant même qu’elle ait commencée et interdit, par cela même, tout examen rationnel et sérieux des réels problèmes tels qu’ils sont véritablement…).

    Enfin, si l’on déplore que « fin juillet un norvégien, national populiste a appuyé sur la détente avec le carnage que nous savons », il serait peut-être bon de rappeler que pour « national-populiste » qu’il soit en effet, c’est surtout et avant toute chose en militant « identitaire » d’une certaine Europe (bien blanche, prétendument aux racines chrétiennes, bien que de comportement fort païen et pour le moins déchristianisé…) que, tel le Maxime Brunerie d’un autre épisode (lui aussi militant « identitaire » d’ailleurs), ce triste personnage a agit.

    On aimerait donc que la thématique de l’ « identité européenne » (car c’est de la dynamite) soit donc maniée avec prudence, jusque dans les colonnes du Taurillon notamment… (précisément parce que c’est de la dynamite…). Car c’est bien au nom de ce « jus de crane » mortifère qu’est l’ « identité » sous toutes ses formes que l’on sépare, que l’on exclut, et - éventuellement (plus rarement, heureusement…) - que certains excités tuent.

  • Une souveraineté accrue grâce à l’intégration européenne

    20 janvier 2012  14:12, par Magali

    Bonjour Xavier,

    Merci beaucoup pour votre réponse.

    J’ai pris soin dans mon commentaire précédent d’éviter de critiquer l’Union européenne pour me focaliser sur le projet fédéraliste que vous proposez.

    Pour répondre à votre commentaire :
    - Concernant la gouvernance commune
    Vous ne pouvez pas mettre de coté cette compétence commune dans votre projet de fédération, même minarchiste, car celle-ci est indispensable à la survie d’une monnaie commune.
    - Concernant le principe de subsidiarité
    Je vous confirme que ce que vous défendez en réalité, ce n’est pas le principe de subsidiarité mais un partage clairement établit des compétences entre l’échelon fédéral et local.
    En effet, le principe de subsidiarité est particulièrement bien appliqué aujourd’hui dans l’UE et conduit à ce que de plus en plus de compétences soient gérées au niveau communautaire.
    - Concernant le partage des compétences
    Une fédération impliquera nécessairement que les Provinces détiennent leurs compétences de la Constitution fédérale. Elles ne seront donc pas, par définition indépendantes et souveraines. Les québécois pourront vous le confirmer.
    - Concernant les politiques monétaristes
    L’étalon or permet un équilibrage automatique de la balance des paiements. Cet équilibrage se fait à l’échelle de chaque nation. Ainsi, que ce soit par une telle indexation, ou une indépendance de la BCE, cela ne règle en rien les problèmes découlant du caractère hétérogène de l’UE.
    Par ailleurs, si vous vous référez au système de Bretton Woods, seule le dollar était indexé sur l’or, les autres monnaies étaient libres en matière monétaire.
    Enfin, contrairement à l’UE, la France peut régler ses problèmes de disparité régionale par, notamment, une plus forte mobilité des travailleurs.
    - Concernant votre identité alsacienne
    Cela relève de votre opinion, je ne me permettrais donc pas d’en débattre.
    Cependant : Indiquez-vous que la construction de la république française n’a pas remis en cause les identités régionales ?
    Aussi, je comprends que vous entendiez défendre l’indépendance régionale. Pour autant, cette revendication ne me semble pas forcément aller de paire avec une revendication européenne.
    - Concernant la Suisse
    L’Union des cantons a été l’aboutissement de leur volonté respective. Cela ne semble pas être le cas des Nations européennes.
    La dévaluation du franc suisse n’a pas été une décision irresponsable.

  • Engageons-nous contre le national-populisme hongrois !

    20 janvier 2012  13:58, par jpbvb

    Les contre-pouvoirs verrouillés l’un après l’autre en Hongrie.
    La personnalité inquiétante de Victor Orban.
    Un scénario politique dangereux.
    Une Europe qui réagit frileusement.

    Une crise économique profonde engendre ce genre de dérives.
    La bonne réaction sera de tout faire pour améliorer le pouvoir d’achat et l’emploi prioritairement dans les pays où ce genre de dérives s’accentue.

  • Engageons-nous contre le national-populisme hongrois !

    20 janvier 2012  12:03, par Cédric Le Pohon

    Lorsque je parle du « malaise mis en évidence hier », il s’agit en fait des débats parlementaires du 18.01.12 : http://www.lemonde.fr/europe/​art…

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