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« Plus jamais »

70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale

, par Jeunes Européens Fédéralistes - Allemagne, Les Jeunes Européens - France

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Dans un communiqué de presse commun, les Jeunes Européens - France et la JEF Allemagne appellent « à tirer des leçons de l’Histoire et à construire une Europe plus forte » en ce 8 mai 2015, 70e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale et de la chute du régime nazi. Ils s’expriment en ces termes.

En ce 8 mai, François Hollande s’est rendu sur la tombe du soldat inconnu sous l’arc de triomphe et a rappelé combien la paix est précieuse pour les Européens. - Marie-France Durieux

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Il y a 70 ans exactement, était signé l’armistice qui marquait la fin de la Seconde Guerre mondiale, mettant ainsi un terme au conflit le plus épouvantable que l’Europe, et même le monde, aient connu. Le « Jour de la Victoire en Europe », le continent fut libéré du fardeau du régime nazi, et des horreurs qu’il avait commis, causant ainsi la mort de 60 millions de personnes et dévastant notre cher continent.

Depuis, le projet européen, né juste après la fin de la guerre grâce à la vision optimiste et pourtant réaliste des Pères fondateurs, nous a aidé à construire paix et espoir sur les cendres et les restes de la guerre.

Il s’agissait d’un pari risqué que de penser que des ennemis tels que la France et l’Allemagne, en conflit l’un contre l’autre depuis des siècles, pourraient arrêter de se battre et, éventuellement, même coopérer l’un avec l’autre. Rien de cela n’aurait pu être possible sans le projet européen, dont les idéaux ont conduit des anciens ennemis à finalement se considérer comme partenaires, partageant le même destin commun. Ce projet a progressivement ramené la paix et la solidarité sur le continent, permettant ainsi à une véritable communauté européenne de grandir.

Parvenir à rétablir une paix durable a été une étape essentielle pour l’Europe dans sa construction, comme l’a montré le Prix Nobel de la Paix attribué en 2012 ; mais c’est encore loin d’être suffisant.

C’est pourquoi, les Jeunes Européens - France et la JEF Allemagne veulent rappeler que seule une Europe intégrée pourra assurer tolérance et liberté sur le continent. Nous devons constamment garder à l’esprit qu’aucune nation ne doit être perçue comme supérieure à d’autres. Nous devons nous rappeler que l’intolérance, la plus minime qui soit, envers une partie de la population, peut causer un tort bien plus grand que ce qu’on ne pourrait imaginer. Nous devons continuer de travailler ensemble et pour une meilleure compréhension mutuelle, plutôt que de nous battre à cause de quelques préjugés simplifiés. Des millions de gens sont morts dans une guerre déclarée par un régime nationaliste, avec une idéologie intolérable. Aujourd’hui, le moins que puissent faire nos sociétés est d’empêcher les partis politiques extrémistes d’agiter la peur et la méfiance parmi les citoyens et de revendiquer un pays comme étant « le leur ».

Les Jeunes Européens - France et la JEF Allemagne appellent également leurs gouvernements à respecter leur devoir envers un projet européen plus fort. Les États membres tels que la France et l’Allemagne doivent prendre leurs responsabilités dans la construction du projet européen et user de leur poids pour atteindre une Europe plus intégrée, en y incluant tous les autres États membres, et notamment les plus petits. Nous appelons nos gouvernements et nos sociétés civiles à continuer et à renforcer la relation solide commencée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’à être une source d’inspiration positive pour les autres pays.

Les Jeunes Européens - France et la JEF Allemagne ont la certitude que l’idéal européen imaginé par les Pères fondateurs mérite d’être défendu. Ils ont eu la force et la vision de croire à un futur positif et constructif pour l’Europe après le conflit le plus meurtrier de l’Histoire. Nous devons avoir la volonté d’être à la hauteur de leurs convictions et de faire de cette vision une réalité.

Nous devons construire une véritable Europe fédérale, respectueuse des droits des individus et peuples, garante d’une réelle paix durable. C’est la seule manière fiable que nous avons d’empêcher que le futur soit porteur de ce qui a pu dévaster l’Europe par le passé. Plus jamais de Seconde Guerre mondiale ! Plus jamais !

Voir en ligne : Photo : CC

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Vos commentaires

  • Le 10 mai 2015 à 11:39, par Bernard Giroud En réponse à : « Plus jamais »

    En matière de développement, en matière d’expansion, au sens universel, on comprend bien que le nombre, le grand nombre, est le vivier de la ressource.

    Ainsi, la probabilité de trouver un potentiel rare, adapté à la réalisation d’idée d’inventions nouvelles, est plus élevée. Ce faisant, les chances pour chacun d’en bénéficier en est augmenté. Tout ceci est bien compris, et ne souffre guère de contradiction.

    Il est cependant une condition essentielle à la réalisation d’une telle part de l’architecture sociologique, c’est celle de la confiance ;

    Or celle-ci ne peut exister, subsister, être pérenne, que dans le cadre attentionné de l’amitié, elle-même conditionnée au respect que chacun se doit de porter à l’autre de façon suivie. Voilà bien une sorte de quadrature du cercle ; En effet, d’un coté, le grand nombre, condition nécessaire, et de l’autre, l’individu, condition indispensable, qui à elle deux font la cohérence, donc l’efficacité.

    C’est ici, que devrait intervenir, de façon toujours intelligente, donc adaptée, le résultat de nos meilleures « habitudes » sociétales, résultats des expériences humaines séculaires,. Elles existent bien, on pourrait les appeler chrétiennes, et sont un cadre solide, profondément respectueux de l’architecture qui entraine le vivant.

    Chacun de nous les a inscrites en lui, plus ou moins clairement, cela dépend souvent de la sincérité avec laquelle on accepte d’aller les chercher, de les regarder, d’en comprendre l’indispensable utilité, d’en retrouver à la suite des unes et des autres le fil d’Ariane, le fil de vie qui les relie.

    Ainsi, l’on comprend mieux pourquoi, nos interventions, nos réflexions, les choix et les directions que nous prenons on plus de chances de durer en s’inscrivant naturellement dans la suite de la croissance du vivant.

    Exit l’orgueil, exit la suffisance, exit la peur du futur et ce qu’on y découvrira, , l’important d’une ambition commune n’est pas le remake d’une situation antérieure, il est la recherche d’un plus grand absolu et d’une direction qui nous en rapproche, plus grand absolu, qui comme son nom l’indique est le bénéfice qui englobe chacun, puisque sans trop savoir encore ou nous allons, nous en venons tous..

    Voilà pourquoi si nous voulons nous entendre entre nos différentes sensibilités, personnelles et européennes, il nous faut situer la méthode à ce niveau.

    Il nous faut nous détourner de nos habitudes prédatrices exclusives, comme la loi de la compétition suicidaire entre nous, et bien garder en tète l’idée, l’esprit, le sens du moteur exigeant, la stimulation de l’entraide, qui nous emmène vers le futur, courageuse découverte, pour soi, comme pour autrui ;

    C’est une bonne manière ainsi, de tenir la flamme allumée pour chacun, une flamme de consensus ;

  • Le 10 mai 2015 à 11:56, par Bernard Giroud En réponse à : « Plus jamais »

    Suite de l’envoi précédent

    C’est un peu le contraire de la bataille de chiffonnier que l’on vit aujourd’hui entre nos pays, situation dans laquelle nombre d’entre nous ne peuvent se reconnaitre.

    Le dire aujourd’hui, c’est accepter d’entrer en conflit, conflit de la méthode, voir ce qui peut être acceptable , et ce qui ne l’est pas.

    Ainsi par exemple accepter les facilités commerciales qu’implique la zone euro ne permet pas au plus fort de s’exclure d’une suite qu’il bouleverse dans la région ou il intervient. C’est l’intérêt de chacun de prévoir à long terme, et de faire repousser « l’herbe qu’il a brouté »

    Simple bon sens, qui exclurait de devoir être amené à prendre d’autres méthodes moins coopératives !

    Si l’on pouvait le comprendre, on aurait fait un grand pas en Europe

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