
À l’occasion du débat en cours sur la réforme de la constitution française [1], plusieurs élus de la majorité présidentielle ont déposés en février dernier une proposition de loi modifiant l’article 88-1 de la Constitution afin de reconnaître les symboles européens.
Ses auteurs regrettent que, en ne signant pas la déclaration n° 52 annexée au traité de Lisbonne, la France ait pu donner l’impression de renoncer à ces symboles : le drapeau européen, l’hymne, l’« Ode à la Joie », la monnaie, l’euro, la devise, Unie dans la diversité, et la fête de l’Europe, le 9 mai. Ce regret est partagé par le Taurillon et par tous ceux qui se sentent Européen, quel qu’ait été leur vote en 2005 sur feu le traite constitutionnel. Valéry Giscard d’Estaing s’est ainsi exprimé à plusieurs reprises en faveur de la signature de cette déclaration.
La proposition de loi constitutionnelle est la suivante :
« Elle reconnaît les symboles de l’Union européenne qui sont le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de l’“Ode à la joie” de la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie et la journée de l’Europe célébrée le 9 mai. »
II. – Après le deuxième alinéa du 2° de l’article 2 de la loi constitutionnelle n° 2008-103 du 4 février 2008 modifiant le titre XV de la Constitution, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :
« Elle reconnaît les symboles de l’Union européenne qui sont le drapeau représentant un cercle de douze étoiles d’or sur fond bleu, l’hymne tiré de l’“Ode à la joie” de la neuvième symphonie de Ludwig van Beethoven, la devise “Unie dans la diversité”, l’euro en tant que monnaie et la journée de l’Europe célébrée le 9 mai. »
Cette excellente proposition n’a malheureusement pas à ce jour été suivi d’effets.
L’Union pour l’Europe Fédérale s’est adressé directement au chef de l’État afin de demander la signature de la déclaration n°52. La réponse confirme la non-signature de cette déclaration sans proposer d’explication.
Cette obstination dans la politique de l’autruche est d’autant plus consternante que le président de la République utilise comme ses prédécesseurs le drapeau européen lors de ses interventions officielles, et que l’hymne européen est joué aux cérémonies officielles du 14 juillet.
Espérons que la présidence française du Conseil de l’Union européenne [2] soit l’occasion — enfin — pour la France de signer cet engagement de principe sur l’udage de nos symboles, élément non négligeabnle dans la mise en valeur de la dimension européenne de notre citoyenneté. Mais peut être est-ce celle-ci que le gouvernement veut occulter ?






